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La voisine (fin) - Des vacances comme on les aime

Mariveau

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Anaïs frisonne, la fraicheur de la nuit est là, nous quittons le bord de la piscine et montons à l’étage. Nous nous réchauffons sous une douche bien chaude. Nos sens se réaniment sous l’effet de nos mutuelles caresses, de nos baisers.

Nous nous dirigeons vers la chambre, Anaïs avec un petit rire espiègle me pousse sur le lit aux draps de satin. Elle monte sur le lit, fait glisser son corps contre le mien et vient me chevaucher la bouche, ses poils blonds et très doux sur mes lèvres. Elle se caresse son clitoris alors que mes lèvres et ma langue s’active en son calice.

Je la regarde jouir sans cesser de la lécher, je plonge mon regard dans ses yeux, en goûtant au musc prononcé de son nectar secret.

Elle gémit son plaisir avec autant d’intensité que sa cyprine coule dans ma bouche.

Elle glisse à nouveau, redescendant le long de mon corps, elle se colle contre moi. Elle dépose ses lèvres sur les miennes.

Nos bouches s'entrouvrent, nos langues se découvrent, se rencontrent. Nos bouches s aiment, nos langues font l amour.

Mes mains la caressent, empaument ses seins, glissent sur ses hanches, ses fesses, Elle se colle contre moi, contre mon désir de chair tendu.

Elle s’empale sur ma verge en un gémissement profond, et telle Penthésilée, la Reine des Amazones, elle me chevauche avec fougue. Son bassin ondule, son bouton d’amour frotte sur mon pubis.

Je sens couler sur ma queue son nectar, elle se cambre, ses mouvements verticaux s’accélèrent.

Je suis sa monture, Anaïs, Belle Andromaque. Ses ongles s’enfoncent dans la peau de mon torse, laissant des traces de griffure. Elle ne quitte pas mon regard, par moment elle s’arrête et joue de ses muscles vaginaux sur mon membre, puis elle reprend ses va est vient.

« Anaïs , tu es si belle, tu me rends fou de plaisir, continue, ne t’arrête pas »

Elle me sourit et viens à nouveau m’embrasser.

Nous roulons dans les draps, dans une lutte sensuelle, guidée par notre envie, notre plaisir, je suis maintenant au dessus d’elle.

Je pénètre avec délicatesse dans ce fourreau de chair si chaud, si doux. Nos corps entament un corps à corps d'une sensualité exacerbée. Je vais et viens en elle . Ses jambes enserrent mes hanches, ses ongles labourent mon dos. Je m'enfonce profondément en elle. Je sens son sexe se contracter sur ma lance à chacun de mes mouvements. Je sens monter en moi ce plaisir égoïste que les hommes ont si facilement.

Je soulève ses hanches ses pieds prennent maintenant appui sur mes épaules, j’accélère la cadence.

Nos bassins soudés ondulent telle la houle d’une tempête naissante. Ma verge glisse en son vagin si chaud et humide, elle gémit.

Lentement, presque imperceptiblement, je la possède. Chaque millimètre gagné lui donne un peu plus le vertige, sa tête bascule en arrière. Plus rien d'autre n'existe pour ma maitresse lorsque le bélier de son amant l'investit et lui arrache des soupirs lascifs. Elle cambre les reins, creuse le haut du dos.

Je ralenti le mouvement, jusqu’à m’immobiliser, j’aime sentir ses muscles vaginaux se serrer contre ma hampe, c’est à moi de gémir.

Je pèse sur le corps de ma maitresse de toute ma force. Elle remonte ses genoux sous mes aisselles, écartant bien large les cuisses pour me laisser la remplir le plus possible.

« Défonces moi maintenant , fais moi exploser dit elle. Je n'en peux plus. »

« Ah non, tu es trop sage , trop contenue encore. Je veux t’entendre crier, implorer, gémir, baver délirer. Je veux te voir tremblante à l'agonie, les crocs acérés, prête à ruer pour jouir. »

Mes mots cuisent sa peau là voilà prise d'une furie incontrôlable.

Ses dents laissent une trace sur mon épaule et sa bouche vient rafraichir la morsure à coup de langue. Elle lèche ma peau partout, sur mon cou, mon torse, sa langue farfouillant et mouillant tout sur son passage.

Le délire s'empare à nouveau d'elle. Elle ne sait plus où elle est, ni qui elle est, elle est une bête affamée, trempée de sueur de salive, de jus. Les doigts d’Anaïs s'agrippent à mes cheveux et sa bouche se colle vorace à la mienne. Elle aspire ma langue, elle boit ma salive.

Mes mains s'arriment aux siennes. Mes yeux se plantent à nouveau dans ceux de ma belle et je m'enfonce au plus profond d 'elle, si fort qu'elle laisse échapper un cri.

Une sauvagerie sans nom nous gagne. Mes mains puissantes pétrissent sa croupe, ma bouche gobe ses seins rougis et gonflés, Anaïs griffe mon dos, nos langues se mêlent encore et encore.

Je l'emmène plus loin qu'elle n'avait jamais été et elle râle d'une voix grave m’appelant à jouir avec elle.

Je me redresse et l’attire à moi, pour la serrer tout contre mon corps , nos bouches sont soudées l'une à l'autre. Elle passe ses jambes autour de moi, nous sommes face à face. Elle passe ses bras autour de mon cou. Je me mets en tailleur, notre désir est puissant, elle va et vient sur ma lance et l'orgasme qui nous prend est violent, lorsque mon écume jaillit en elle comme les flots d'un puissant fleuve. Elle sent mon foutre gicler dans son ventre et mon explosion de mâle l'emporte dans les tourments du plaisir, décadence sublime de nos envies et de nos sens.

Nous nous affalons exsangues, et nous nous endormons dans les bras l’un de l’autre.

Je suis réveillé aux premières lueurs du jour, je descends dans la cuisine, et je prépare un petit déjeuner. Je remonte à l’étage elle est là s’étirant avec une sensuelle indécence qui réanime mon désir.

« Fais moi encore l’amour »

Nous nous abandonnons, mais une sonnerie de portable interrompe nos ébats. C’est son mari, je réalise que ma femme va bientôt m’appeler, je me rhabille et quitte ma voisine.

Elle me glisse à l’oreille.

« Tu viens ce soir »

Les quinze jours qui suivirent furent délicieux, en fonction de ses obligations, nous passions la nuit ensemble, nous nous abandonnions, dans un creux de dune, ou simplement sur la plage.

Le dernier soir fut des plus merveilleux, aussi intense et passionné qu’il était triste.

Nous nous ne sommes jamais recontactés, jamais revus, parfois je passe devant ces deux villas et les souvenirs me reviennent.

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