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Aurélia et Dimitrius

Mariveau

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Burdigala an 299.

Le troisième siècle se termine comme ma vie d’ailleurs, je suis là dans ma villa sur les bords de l’estuaire de la Garonne . Je regarde les flots, flux et reflux des eaux marrons de ce fleuve en lutte avec la marée venant du Grand Océan, et je repense à ma vie.

J’avais vingt ans quand las de l’oisiveté de cette vie offert par mon père avocat à Burdigala, je décidais de m’engager dans l’armée.

Ma jeune vie n’était constituée que de fêtes, d’orgies, de libertinages avec les belles femmes . Je partageais ma vie entre Burdigala et Tolosa, de l’oisiveté à des études de droit, futiles à mes yeux.

Je rejoignais les troupes de l’Empereur .

Durant trente et un an, je me suis battu pour la survie de l’Empire, parcourant les forêts de Germanie, les déserts de l’Orient. Durant ces années tout ne fut qu’anarchie, vingt six empereurs-soldats se succédant.

Mais les beaux jours de Rome allaient revenir.

En 284 mettant fin à l’anarchie ce fut l’avènement de Dioclétien, que je sers encore.

Devant cette table, je regarde vers l’Ouest, le soleil de juillet joue les prolongations. Je me présente, je me nomme Dimétrius Sextus, Tribun de la Légion Aquitania, à mes cotés, tu es là endormie ma belle Aurélia.

Tu rivalise avec Vénus, ta beauté m’envoûte chaque jour.

Les maternités, les peines, les peurs, n’ont en rien entamé ta magnificence , ta sensualité.

Je t’ai vu la première fois à Rome le jour du sacre de l’Empereur.

J’étais déjà vieux, mais il semblait que tu n’avais d’yeux que pour moi. Je n’étais

qu’un soldat, oui un chevalier de la Garde Prétorienne.

Je n’avais pas changer depuis mes vingts ans, courant les combats comme les femmes, patriciennes infidèles, esclaves offertes après une conquête, putains des lupanars de l’Empire, je ne vivais que pour le plaisir de la chaire, l’assouvissement de mes désirs.

Et ce matin alors que les légions défilaient devant le nouvel Empereur, tu étais là , faisant partie de la suite du monarque divin et tu me regardais.

Nos regards se sont croisés.

Tu étais merveilleuse, dans le drapée de ta toge, d’un blanc immaculé, tes longs cheveux bruns tombaient sur tes épaules comme l’eau d’une cascade transcendée par la lumière du soleil, perçant les frondaisons de la canopée au petit matin, comme la chevelure d’une déesse.

Tes yeux noisettes étaient rieurs, voir espiègle. Tu étais là au milieu des autres femmes de l’assistance, grande, altière, gracile.

On devinait une coquetterie réservée, qui donnait à ta timidité un air de mystère.

A la fin de cette parade, je regagnais mes hommes, et je ne te revoyais plus jusqu’au soir.

Durant la journée, un sentiment bizarre m’envahit, je ne pensais qu’à te revoir .

Le soir je fus convié au banquet en l’honneur de l’Empereur, ce dernier voulait me remercier de ma fidélité à Rome, moi un gallo-romain.

Tu étais là, nos regards se croisèrent à nouveau, nos mains s’effleurèrent. Et sans que l’on sache quel prodige intervint, nos lèvres s’effleurèrent . Il n’y eu rien d’autre entre nous. Tu rejoignis tes parents.

Le lendemain je recevais un message :

« Rejoignez moi demain à la villa Calpurnia, mais parents absentent pour Capoue »

Je te rejoignais donc.

La villa m’apparut au bout d’une allée de cyprès.

Les serviteurs me firent entrer, et attendre dans le vestibule, tout autour de moi, je ne pouvais que contempler des fresques colorées, des mosaïques aux dessins subtils.

L’atrium était constitué d’un immense bassin dont la fontaine représentait une scène de chasse avec Diane.

Il s’ouvrait sur le jardin entouré d’un péristyle aux colonne d’inspiration grecque.

Le jardin resplendissait de mille essences, je pouvais sentir des effluves de parfums délicats que je reconnaissais pour les avoir senti en Orient.

Tu apparus.

Tu étais si belle, tu portais une tunique grecque si transparente, que je pouvais voir tes courbes divine, tes hanches si fines, tes jambes au galbe parfait, tes seins aux pointes altières dardées par le frottement du délicat tissu.

Tes petits pieds étaient enserré dans des sandales dont les lacets remonté le long de tes mollets si délicat.

« Dimitrius, j’ai faim, parle moi de toi et de tes aventures »

Assis près du bassin, la fontaine chantait, libérant une onde rafraichissante en ce moins de juin si chaud.

Tu aimais ma voix douce et chaude, nous parlâmes de notre vie de nos envies.

Je dégustais des fruits avec une telle sensualité, plongeant dans ton regard. Je posais ma main sur ta cuisse , tu frissonnas, fermant les yeux et entrouvrant légèrement les lèvres.

Je déposais un baiser sur tes lèvres . A cet instant tout bascula pour nous deux être, le baiser devint fougueux, langoureux. Nous étions maintenant allongés l'un contre l'autre, nos corps nus, se caressant.

Je m’emparais de mes lèvres de corps , baisers, caresses linguales, tu te laissais aller. Tu me laissas te posséder avec douceur, tendresse, puissance. Sentir mon glaive de chair de pénétrer te donna une sensation que tu n'avais encore jamais connu.

Nous roulâmes dans les coussins, tu me chevauchas avec fougue, ton bassin ondulant sur ce membre tendu comme le mat d'une galère. Tu offris ta croupe aux doux assauts de mon rostre de chair .

Tu criais son plaisir, je te couvrais de baisers. Nous eûmes un orgasme violent puissant nous laissant épuisés dans les bras l 'un de l'autre.

Les jours qui suivirent, les nuits qui se succédèrent furent propice à des échanges d'une telle intensité. Tu honoras mon glaive étanchant ta soif à mon écume. Nous échangeâmes nos flux intimes. Je te fis connaître des plaisirs nouveaux appris lors de mes voyages.

Nous nous revîmes chaque jour, chaque nuits, nous offrant l’un à l’autre sans limite.

Puis tu es devenue ma femme.

Tu m’as suivi en cette villa du bord de la Garonne, abandonnant ta vie romaine.

Te souviens tu de ce soir, comme ce soir, où nous avons pris possession érotiquement de celle-ci.

Tu étais là nu derrière les tentures, regardant le fleuve nonchalant.

« Prends moi Dimitrius, je te veux"

J’écartais le rideau, je pouvais voir ta sublime croupe offerte aux lignes si fines, dansant et ondulant devant moi. Tu te mis à danser comme esclaves Illyriennes t’avaient appris.

A chacun des mouvements de Ton bassin, les seins semblaient dessiner dans l’espace, des arabesques virtuelles comme ces danseuses orientales que jadis j’ aimais prendre avec excès.

A chacun des mouvements de ton bassin je pouvais voir ta rose s’ouvrir. Sa peau si fine si brillante, luisait sous l’effet de la sueur qui coulait entre tes deux hémisphères fessiers, provoqué par la jouissance de mon seul regard sur ton corps désirable.

Pour mon plaisir tu avais fait tatouer un magnifique papillon au creux de tes reins qui semblait vouloir prendre son envole à chaque mouvement de tes hanches .

Je m’approchais, posant délicatement mes mains sur tes hanches, tu te retournas, sourit.

Je plongeais ma bouche entre les deux hémisphères de ma nymphe , honorant les doux pétales de rose de Damas, de ma langue, de mes lèvres. Tu gémis sous les assauts virils de ma langue , alors que mes doigts ouvraient maintenant le chemin de ton passage secret.

Tu te cambras pour mieux gouter à ce plaisir dont tu raffoles tant .

Je te présentais mon glaise à la porte de ce plaisir si convoité, appuyant mon gland, sans forcer la première défense céda, t’arrachant ce merveilleux cri de plaisir qui me rend fou à chaque fois .

Puis lentement centimètre par centimètre, je m’enfonçais. Tu jouis ton plaisir sentant mon membre pourfendant ton corps . Tu hurlas ton plaisir quand je commençais mon va et vient lentement puis de plus en plus vite, plus sauvage.

Tu te débattais jouant avec moi, tu te cambrais pour mieux ressentir ce plaisir orientale. Puis dans un puissant râle je t’inondais .

Lorsque je revis cette étreinte, je sens encore le sang inonder mon corps, et mon glaive se tend, je suis au crépuscule de ma vie, mais elle coule encore bien fortement en moi.

Tu te réveilles, tu me regardes.

« Tu es insatiable Dimitrius, comme moi d’ailleurs, viens me faire l’amour »

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