Aller au contenu
  • entries
    59
  • comments
    151
  • views
    22301

Les malfaiteurs sociaux

Cora

636 vues

Il y a parfois des comportements dans mon environnement familial, amical, social ou professionnel que je ne comprends pas. Depuis toute jeune, j’ai pu vivre ou observer comment certains individus peuvent user de différents comportements pour nuire à l’autre. Quelles en sont les origines ? Quels en sont les moteurs ? Que gagnent-ils à cela ?

J’avoue ne pas avoir trouvé de réponse définitive mais je continue à chercher et je ne désespère pas de pouvoir guérir un jour ces personnes de cette maladie pour l’instant incurable : la bêtise humaine.

Les origines ?

Tout commence souvent par la propension qu’a l’homme à donner son avis sur tout et n’importe quoi, ainsi qu’à juger l’autre. Oui cet « Autre » qu’il faudra détruire par divers subterfuges tels que la rumeur et la vengeance, et que j’aborderai plus loin. Il y a une sévère différence entre le fait de donner un avis et celui donner un jugement.

En l’occurrence, donner son avis qu’on nous le demande ou pas, permet de partager sur un sujet donné sa position, son opinion, son point de vue dans le but de discuter et d’avancer sur le sujet abordé.

Juger, en dehors de toute connotation pénale ou civile, revient le plus souvent à porter un jugement de valeur sur quelqu’un ou quelque chose sans but de faire avancer la situation, mais en tranchant dans le vif.

Le plus souvent, l’avis peut se transformer en conseil, quand celui-ci est donné par un ami à celui pour qui il s’inquiète. Cependant, il faut encore que la personne en face puisse faire la part des choses. Un simple conseil peut vite virer au règlement de compte quand la personne qui le reçoit, piquée au vif, ne prend pas le recul nécessaire pour analyser les mots employés. En face à face, la discussion reste possible car on voit vite sur le visage de l’autre que le conseil ne passe pas. Sur les réseaux sociaux, il est plus difficile de connaître la réaction de l’autre s’il ne répond pas à vos messages. On peut alors s’apercevoir de ses tentatives pathétiques à vous répondre indirectement en vous lançant des pics à longueur de messages postés de ci de là, au lieu de venir crever l’abcès une bonne fois pour toute et de passer à autre chose, ensemble ou pas.

Mais alors ? Vous me direz qu’il suffit de fermer sa bouche ou de ne participer à aucune conversation pour éviter le drame ? Pas du tout, ma petite dame ! Vos antécédents relationnels peuvent aussi être source de « matière à redire » sans que vous n’ayez levé le petit doigt, un sourcil ou même bougé un poil. En effet, outre la possibilité d’un acte gratuit (oui les malfaiteurs sociaux les plus expérimentés en sont capables), c’est aussi sur votre vécu que vous pourrez être attaqué. Pour quelles raisons me direz-vous ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre.

Les raisons?

Il peut y avoir autant de raisons que de malfaiteurs sociaux, mais nous pouvons quand même en ressortir les grandes catégories.

- La jalousie

Sur le net ou en dehors, les relations entre les personnes finissent implacablement par créer des tensions et de la jalousie. Sentiment que j’ai beaucoup de mal à appréhender, mais très répandu et qui peut causer énormément de tort pour qui ne sait pas le gérer correctement. Sentiment d’ailleurs beaucoup plus féminin que masculin.

En effet, quand pour certains la jalousie est une marque de son attachement à l’autre, pour d’autres c’est aussi synonyme d’exclusivité et de mise en place de systèmes de protection complexes pour éviter qu’on leur pique un jouet. Quand le jouet vient à trop fricoter avec autrui, quand autrui tourne trop autour, l’alarme se met en marche et les effets peuvent être plus ou moins destructeurs.

Cette jalousie peut aussi se manifester quand certains possèdent une chose ou un lien inconnu pour la personne concernée. Cette non-possession est alors source de frustration et par extension de jalousie. « Si je n’ai pas la chance de profiter de ça, alors les autres non plus ! » Et c’est là que les méfaits commencent, allant vers une montée progressive de la méchanceté de son auteur.

- La vengeance

Vos relations avec autrui peuvent donc être source de problèmes. Faites un pet de travers et on vous le fera payer tambours battants. Quoique même ne rien faire, peut être raison de vengeance.

La plupart du temps les vengeurs masqués le font pour faire souffrir l’autre au moins à la hauteur de ce qu’ils considèrent avoir pu souffrir. Pratique perverse, la vengeance ayant d’abord pour but de se soulager, prend alors une toute autre tournure pour le malfaiteur qui ne sait pas la gérer et le plaisir à faire souffrir apparaît.

Tout est bon pour mettre en œuvre sa vengeance. N’essayez surtout pas de vous excuser, cela ne ferait qu’empirer les choses car : il faut être sûr de s’excuser pour la bonne raison, il fallait de toute façon s’excuser plus tôt et il aurait fallu ne pas avoir à s’excuser !

- La différence de l'autre par rapport aux critères de normalité ancrés en chacun de nous (sorte de discrimination)

Sur le net, encore plus que dans la vie de tous les jours, vous vous devez d’être irréprochables, lisses, malléables et sans avis personnel. Osez faire preuve d’individualité et on vous le fera payer, d’autant plus si vous vous opposez à la « mauvaise personne », celle-ci fera s’abattre une pluie de grêle sur votre crâne chétif.

Soyez différents et vous serez jugés. Bien sûr, nous pourrions parler de l’« anormalité » dans vos choix sexuels, de la couleur de peau différente de celle du malfaiteur social ou même de différences de croyances et de religions. Cependant, il s’agit ici d’autres critères qui troublent les esprits.

Aimez différemment, osez parler de vos sentiments, ayez une approche différente du couple ou de l’amitié, ayez envie de voir la vie de façon innocente pour vous protéger de la bêtise de l’Homme, ne prêtez pas attention à ce que les autres pensent de vous, et vous voilà sûrs de vous attirer les foudres des bien-pensants, des je-sais-tout, et autres malfaisants sociaux.

- And the last but not the least! (Et le dernier et pas le moindre !) : L'ennui

Et oui ! Beaucoup d’entre nous s’ennuient dans la routine de leur petite vie. Mais seuls les plus faibles, ceux qui ne savent pas se donner un coup de pied aux fesses pour avancer en arrivent à devenir malfaiteurs sociaux, « juste pour s’occuper ».

Et c’est là le plus navrant. Comment réussir à excuser ce comportement visant à pourrir la vie d’autrui juste parce que notre propre existence n’a pas assez d’intérêt pour s’en contenter ? C’est malheureusement dans cette catégorie que nous trouverons le plus de récidivistes, car ceux-ci sont capables de sauter d’une victime à l’autre sans sourciller, pour le peu qu’elle ait un intérêt divertissant certain.

Peu importe le profil du malfaiteur social, ils partagent tous les mêmes pratiques avec plus ou moins de succès selon leur connaissance du sujet attaqué ou leur expérience dans le domaine. Mais quelles sont donc ces pratiques ?

Quelles sont leurs pratiques?

Les malfaiteurs sociaux mettent en place divers subterfuges pour discréditer leur victime aux yeux de tous en lançant des rumeurs les concernant ou en mettant en place un véritable harcèlement direct ou indirect, faisant parfois participer les gens autour à leur insu. On s’aperçoit d’ailleurs régulièrement que le malfaiteur social peut se lier à d’autres malfaisants pour le peu qu’ils aient en commun une même victime.

Le vrai malfaiteur social, l’expérimenté, sera même capable de faire germer chez une personne neutre l’idée qu’elle en veut à la victime désignée pour de véritables raisons, objectives et quantifiables, avec pour unique but : l’association de malfaiteurs !

On pourra donc observer les comportements suivants :

- Lancer une rumeur concernant la victime et l’entretenir

- Parsemer le réseau social de diverses informations peu flatteuses pour le sujet concerné et le discréditer aux yeux des autres

- Etre sans cesse en opposition avec la victime et s’arranger (grâce aux rumeurs) pour que d’autres membres du réseau social le prennent en grippe

- Se plaindre sans cesse du comportement de la victime, vue le plus souvent comme quelqu’un qui serait doté de tous les vices les plus inavouables

Cette liste est bien sûr non exhaustive et il ne tient qu’à vous de la compléter à votre bon gré selon votre expérience personnelle. Je vous serai d’ailleurs reconnaissante, pour faire avancer le schmilblik, de me transmettre tout ce qui a pu m’échapper.

Le harcèlement reste pour ma part le plus incompréhensible car le plus prenant en temps et en attention. En effet, le harceleur se doit d’être « au taquet » pour ne laisser passer aucune faille de la victime et rebondir négativement sur tout ce qui peut être dit ou fait par celle-ci. Cela me remémore une réplique pleine de sens :

"Que chacun s'occupe de sa vie sans s'occuper de celle des autres et ce sera bien!" (Malheureusement cette citation n'est pas exacte au mot près, ma mémoire me faisant défaut, mais l'idée est bien là).

Là oui je vous vois venir! Vous me direz que c'est plutôt censé comme remarque! Certes. Seulement quand celle-ci vient directement d'un malfaiteur social qui n'a pas hésité à user de calomnie, mensonge et divers autres subterfuges de la panoplie du petit auteur de méfaits en herbe...

Je vous répondrais que c'est surtout l'hôpital qui se fout de la charité!

Maintenant que notre étude nous a coupé bras et jambes devant tant d’aberrations, de causes de frustration et de détresse sociale, je vous propose de nous remonter le moral en étudiant les solutions à y apporter. Là aussi, n’hésitez pas à me contacter pour en compléter la liste.

Quelles solutions à tout ça ?

Dans une optique « faites l’amour pas la guerre », j’aurais tendance à dire qu’ignorer les auteurs de ses méfaits sociaux, reste la meilleure des solutions. Peu fatigante, elle ne vous laisse certes pas l’occasion de vous défouler mais vous permet cependant de profiter du spectacle, un peu comme chez Guignol, et de regarder vos malfaiteurs se démener en vain jusqu’à épuisement.

Dans une optique plus « participative », je pense sans mal que le dialogue peut être une solution, quand bien même l’individu en face de vous est équipé de suffisamment de bonne foi et d’intelligence dans ses relations à autrui. Mais attention, le malfaiteur social est capable de venir à vous pour tirer encore plus d’informations à utiliser contre vous par la suite. Je vous conseille donc d’être très vigilant sur les sujets abordés et vous donne l’astuce suivante : « Egrener des données de l’énoncé, inventées de toute pièce, et que vous seul (ou éventuellement une personne de confiance) connaît. Il sera alors bien simple de confondre votre bourreau. »

Enfin, nul n’est à l’abri d’un dérapage. Le mot ou le geste de trop. Le moment où le point de non retour est atteint et que vous ne maîtrisez plus votre regard assassin, votre langue venimeuse, ou vos membres qui se retrouvent alors dignes de certaines armes de destruction massive. J’oserai citer l’exemple suivant :

« Agathe*, lycéenne de 17 ans, subit depuis maintenant plusieurs mois les railleries et les attaques incessantes de certains membres masculins de sa classe sur son physique et son manque d’assurance. Jusque là, la demoiselle avait pris sur elle, pleuré avant chaque rentrée de vacances, sans rien dire et en espérant que tout s’arrête. La première optique décrite ci-dessus n’ayant pas fonctionné, elle tente alors le dialogue… de sourds… Frustrée, déçue, elle en était arrivée à demander son changement d’établissement pour avoir la paix l’année suivante.

Arrive alors le jour fatidique. Après une énième provocation de leur part, l’envoi d’une règle métallique sur notre sujet d’étude, elle craque. Non pas que la règle soit de trop dans l’histoire, mais la remarque suivante fut la goutte d’eau : Je ne comprends pas comment ta mère a pu se laisser sauter par ton père, surtout quand on voit le résultat ! Au delà du fou rire des attardés mentaux suscités, un cri de douleur se fit entendre dans la salle de cours. Agathe excédée que l’on parle ainsi de son père décédé en était venue aux mains, balançant sur son bourreau une énorme poubelle en bois aux angles tranchants. »

*Pseudonyme utilisé pour conserver l’anonymat de la victime concernée

Petite leçon à retirer de cette histoire : dès lors, elle fut tranquille pour le restant de sa scolarité. Comme quoi, en venir aux mains peut être une solution…

Cependant, je tiens à vous mettre en garde : vous risquez des sanctions plus ou moins lourdes selon la réaction épidermique que vous pourriez adopter, tout comme d’ailleurs les acteurs de médisances sur autrui. De plus, nous parlons ici d’une mise en situation IRL (In Real Life, dans la vraie vie), mais nous pouvons aussi observer ces mêmes phénomènes, cette fois-ci verbaux, sur internet et dans tous les réseaux sociaux, blogs, forums etc...

Pour conclure

Bien installés chez vous derrière votre écran, vous pensez surement être à l’abri soit des attaques à votre personne, soit des conséquences à attaquer autrui. Mais détrompez-vous ! Victimes, vous pouvez vous défendre et bourreaux, vous pouvez subir un retour de bâton !

En France, la liberté d’expression est un principe intangible. Toute personne peut librement émettre une opinion, positive ou négative, sur un sujet, mais aussi sur une personne. Il s’agit d’un droit fondamental inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Cependant, comme pour tout droit, son abus peut être sanctionné, dans les cas déterminés par la loi. C’est ainsi que les auteurs de propos diffamatoires, d’injures ou de dénonciations calomnieuses encourent des sanctions pénales.

Selon que l’infraction est commise en public ou dans le cadre privé, la sanction est donc plus ou moins lourde. Vous encourez une amende de 38 € (contravention de 1e classe) pour une diffamation ou une injure proférée en privé (articles R. 621-1 et R. 621-2 du Code pénal), contre 12 000 € si vous tenez les mêmes propos en public (sur Internet, dans un bar, sur votre lieu de travail) (articles 32 et 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

Bibliographie indicative :

Le harcèlement moral - La violence perverse au quotidien, Marie-France Hirigoyen, Etude, 12/2011

Le harcèlement moral dans la vie privée : une guerre qui ne dit pas son nom, Laurent Hincker, Etude, 11/2012

Vengeance face à face, Victime-agresseur, une relation à inventer, R. Verdier, Essai, 01/2004

  • Like 5


12 Commentaires


Recommended Comments

J'avoue que la citation number two est pas exact mais je connais la source :D

J'adhere j'adore je plussoie et à mon avis faudrait même le diffuser :D

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Un excellent article ma chère Cora dans laquelle je me suis bien reconnu (en tant qu'agressé je préfère préciser lol) notamment dans ma jeunesse et dans ton exemple de lycéenne

Concernant les rajouts vis à vis des comportements des malfaiteurs, je rajouterai juste 2/3 choses :

- se faire passer pour un ami pour ensuite poignarder et trahir la confiance de la victime alors qu'elle a besoin de soutien

- utiliser plusieurs comptes gérés par une seule et même personne en se faisant passer pour plusieurs personnes différentes (technique complexe mais très efficace si maitrisée)

- menacer de transmission de données personnelles et intimes à la famille et aux proches de la victime avec parfois du chantage en prime soit monétaire soit physique et sexuel voire les 2

- faire en sorte que la victime devienne dépendante de son bourreau pour que celui ci ait un contrôle total des mouvements et des décisions de la victime

Merci de cette lecture je vais chercher un peu les articles sur le harcèlement moral et ce que risque les agresseurs. Bisous à toi.

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

J'avoue que la citation number two est pas exact mais je connais la source :D

J'adhere j'adore je plussoie et à mon avis faudrait même le diffuser :D

Hum? Le diffuser par Corbeau voyageur? :D

Concernant les rajouts vis à vis des comportements des malfaiteurs, je rajouterai juste 2/3 choses :

- se faire passer pour un ami pour ensuite poignarder et trahir la confiance de la victime alors qu'elle a besoin de soutien

- utiliser plusieurs comptes gérés par une seule et même personne en se faisant passer pour plusieurs personnes différentes (technique complexe mais très efficace si maitrisée)

- menacer de transmission de données personnelles et intimes à la famille et aux proches de la victime avec parfois du chantage en prime soit monétaire soit physique et sexuel voire les 2

- faire en sorte que la victime devienne dépendante de son bourreau pour que celui ci ait un contrôle total des mouvements et des décisions de la victime

Merci à toi, tu donnes encore plus d'eau à mon moulin :o

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

J'adore.

Merci pour cette dernière lecture concernant ce forum mais surtout, un travail remarquable.

Tu as tout mon respect Cora^^

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Encore et toujours des mots juste.

Une présentation digne d'une dissertation estudiantine j'ai envie de dire.

Vraiment très intéressant, en espérant que cela puisse parler à certaine personne.

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Encore et toujours des mots juste.

Une présentation digne d'une dissertation estudiantine j'ai envie de dire.

Vraiment très intéressant, en espérant que cela puisse parler à certaine personne.

Merci petit diable, je n'ai pas la prétention de changer la mentalité des gens mais oui pourvu que ça serve à quelque chose :)

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

:lol: vous prenez une minorité est la fixé au lieu de majorité la quand même ...

Sinon ça reste réaliste en dehors de ce fait , et cela en est malheureux ...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Ton article est tellement juste, Cora.

J'aurais bien de l'eau à apporter à ton moulin.

Arka, je ne pense pas que ça soit une minorité malheureusement... Mais ça arrangerait bien tout le monde que ça le soit, et nombreuses sont les personnes qui ferment les yeux

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Geal, je suis assez étonnée vu ton niveau d'études que tu ne fasses pas la différence entre une autobiographie et un travail de type "mémoire de fin d'études"

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Je n'avais que eu le temps de survoler jusque là, j'ai pris le temps de le lire en entier aujourd'hui. J'apprécie la façon dont tu as rédigé cet article et je ne peux qu'approuver le fonds...

Il n'est pas toujours facile de ne pas laisser de prise possible aux personnes malintentionnées, mais tout de même, une bonne carapace, c'est indispensable :D

Enormes bises.

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.