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Le Tournoi

Mariveau

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Qu’en ce jour solennel les chevaliers s’avancent et prêtent serment

Que la joute soit courtoise selon les règles de la chevalerie à la française

Que vive l’honneur ...

Ainsi le héraut d’armes annonce le tournoi, précédent la parade des chevaliers

Je me nomme Jacques Bretel, je suis un trouvère, et je viens vous compter l’histoire de mon ami le Chevalier Troubadours Pierre de Castelmaure.

Cet homme a voué sa vie aux belles femmes, aux sciences, aux belles lettres, à la musique et à la guerre. Il est un de ces chevaliers sans maitre, ne se battant que pour des causes perdues à travers l’Europe.

Je l’ai rencontré il y a une vingtaine d’années, allant de tournois en tournois, de couches en couches, de ripailles en ripailles.

Aujourd’hui je suis au service du Comte Henri IV de Salm et je l’accompagne pour le grand tournoi que le comte de Chiny , Louis V a organisé à Chaucency

Nous sommes arrivés avec la suite de mon bienfaiteur dans ce petit village proche de Montmédy en ce dimanche, toutes les maisons mêmes les granges étaient occupées, mais mon maitre était l’invité du seigneur des lieux.

Pendant six jours, plus de 500 chevaliers vont se défier dans des joutes et au cours de la mêlée d’un tournoi.

Le tournoi se tient juste aux limites de la France et de l'Allemagne, à la frontière des langues romanes et des dialectes germaniques. Les territoires de Montmédy et Chauvency sont terres d’Empire et relèvent alors de Rodolphe de Habsbourg même si , chaque petit prince se considère un peu, chez lui, comme le seul maître.

Une fois passé, plus à l'Ouest, le pont qui enjambe la Meuse sous les remparts de Sathenay c'est le royaume de France, administré par un roi bien plus autoritaire et bien plus fort, qui règne sur l'état le plus puissant et le plus peuplé d'Europe.

Toute la chevalerie française, lorraine, allemande, flamande ou anglaise, est réunie à Chauvency, ne parle qu'une seule et même langue : le français.

Je parcours les champs environnants couverts d’une multitude de tentes aux couleurs chatoyantes de tous ces chevaliers, leur suite, leurs hommes d’armes.

Mais mon attention se porte sur une bannière et une tente que je connaissais bien.

Une bannière représentant la Lune à la fois un coté sombre et un coté clair, et une tente noire comme la nuit.

Je m’approche je vois deux magnifiques chevaux à la robe noire, comme venu de l’enfer.

Je prends mon luth, et j’entonne en langue d’Oc la chanson du Chevalier Troubadour écrite jadis par mon ami un soir de mélancolie et de beuverie.

« Dans une taverne oubliée

Moi pauvre chevalier

Je noie mon chagrin

Dans des verres de vin

Pour moi point de Jérusalem

Car je ne peux posséder celle que j'aime

J'erre de batailles en bagarres

Et mon âme s'égare.

Je suis devenu un soudard

Assis là j'ai l'air hagard

Je ne courre que la gueuse

Ma renommée est loin d'être fameuse.

J'ai perdu celle que j'aimais

A un autre elle s'est donnée

Maintenant pour toujours

Je ne connaitrai plus l'amour.

Je festoie sans gêne

Pour noyer ma peine

Je m'amuse avec des filles de joie

Oui de chevalier j'ai perdu la foi

Pour une nuit de luxure

Je dépose mon armure.

Je bois, je baise

Mais rien de cela m'apaise

Je n'ai plus goût au plaisir

N'assouvissant que de bas désirs

Je n'ai plus aucun avenir

Que vais je devenir.

Puis devant il est venu s'assoir

Cet homme m'a redonné espoir

Poète crotté il s'est défini

Chantre des plaisirs infinis.

Nous avons couru au devant d'aventures

Avec ou sans armures.

Moi les armes à la main

Lui une plume sur son lutrin

De biens belles dames nous avons troublé l'ennui

Dans de longues étreintes d'une nuit

Mon ami poète me surpris

Car plus que moi il en avait conquis. »

Une voix chantante, chaude puissante, me répond avec cet accent que jadis j’ai entendu parcourant le Pays d’Oc, les cours d’Amour d’Aquitaine, de Guyenne, de Provence.

« Il me dit alors que les mots sont plus forts

Que les armes pour abattre un château fort.

Il m'apprit le pouvoir de la prose

Et l'effet d'une rose.

L'épée frappe de taille et d'estoc

Mais les mots des pays d'Oil ou d'Oc

Font de réveiller la flamme

De ces merveilleuses femmes.

Je reste chevalier ma-foi

Car j'aime l'amour courtois

Je me suis fait Troubadour

Pour leur raconter l'amour.

Mon ami poète a repris son chemin

Je poursuis ma quête sans lendemain

Je me bas pour mon honneur

Et j'écris pour leur bonheur.

Ici et là, plus d'épée je me sert

Mais de ma lance au bois vert

Pour votre plaisir mesdames

Ainsi je me damne

Mais un jour prochain

Le chevalier au détour d'un chemin

Abandonnera son armure.

Ainsi finira son aventure.

Il restera Troubadour

Pour raconter l'amour

Il sera galant homme

Pour le plaisir de croquer la pomme

Mais de ces aventures galantes

Après tant d'amantes

Il n’écrira plus que des mots en forme de caresses

Pour celle qui est devenue sa maitresse.

Ainsi chevalier troubadour

Il retrouvera pour toujours

Celle qu’il a aime sans détour

Pour lui même lui déclarer son amour ».

Pierre est là, les années ne semblent avoir eu aucune prise sur lui. Torse nu, je découvre qu’il a du en voir car des cicatrices nouvelles sont là.

Nous nous congratulons.

« Que viens-tu faire Pierre ici »

« Je viens faire mon dernier tournoi, je suis las, peut être que je resterai froid sur la lice, mais je n’ai rien crée de toute ma vie, je n’ai point d’épouse, point d’enfant, mon nom va s’éteindre et il n’y a plus de combat digne pour mourir l’épée à la main. »

« Mais les femmes mon ami, elles sont toujours aussi désirable »

« Je suis vieux, n’oublie pas j’ai presque 50 ans, mais oui je suis encore vert. Je bande encore pour elles et elles ne s’en plaignent pas. Mais je ne m’amuse plus, ma réputation fait que les maris les fiancés n’osent même plus me défier pour l’honneur de leurs belles, c’est navrant. Comment vivre en jouant de son glaive pour prendre des forteresses si belles, et ne plus pouvoir tirer l’épée, pour faire détaler leur mari fiancé ou amant la queue entre les jambes, à quoi ils sont d’ailleurs tout juste bon. Alors mon ami, ici ce sera mon dernier tournoi »

Il était tard, je prenais congé de mon ami, demain les premières joutes commencerons, je regagnais alors le château pour les festivités d’ouverture du tournoi.

Le soir venu j’accompagnais donc le Comte de Salm. Le banquet était des plus sublime, ménestrels, trouvères, bateleurs, montreurs d’ours, danseuses gitanes rivalisaient. Les chevaliers étaient annoncés par un héraut. Les femmes étaient merveilleuses.

Je cherchais mon ami, je me doutais qu’il allait encore faire une entrée fracassante, je le redoutais, mais je l’attendais.

Le héraut annonça :

Le Comte Pierre de Castelmaure, seigneur de Malamort, baron de Monségur.

Le silence emplit la salle, je vis mon ami tout de noir vêtu, portant son blason faisant froid dans le dos. Un homme et une femme rousse brulant dans les flammes d’un bucher.

Après ce moment de flottement, Pierre vient prendre place à la table principale, le Connétable de France, un compagnon de ripaille et de combat de Pierre l’invite et l’embrasse chaleureusement, des chevaliers d’Angleterre le saluent amicalement, au grand dam du clergé présent.

D’autres chevaliers fulminent, leur belles dames rougissant, oui se sont les cocus ; je m’en amuse. Pierre passant devant eux les salue avec son regard espiègle, je devine que ces belles dames mouillent comme des friponnes rien qu’en se souvenant, et en espérant.

J’ai remarqué qu’une femme l’observe, une femme racée, elle aussi de noir vêtu.

Elle est sublime, désirable avec ses yeux de geai brillent et font tourner la tête à bien des prétendant. Elle est veuve depuis 10 ans déjà et on ne lui tient aucune aventure.

Mais elle a toujours aimé le plaisir, et l’étreinte d’un homme lui manque, sentir un membre viril la pénétrer, se répandre en elle, elle le désire tant. Mais aucun des hommes qui lui ont offert des terres des bijoux ne lui ont convenu, et elle attend.

Elle a peur de mourir comme une fleur desséchée, elle veut encore sentir couler son nectar intime entre ses cuisses par les effets d’un homme et non pas par des lectures interdites par l’église.

Elle est fascinée par cet homme.

Durant le diner ils ne se quittèrent pas des yeux, ils parlèrent sans se soucier des convives. Ils ne virent pas qu’ils étaient seuls dans la grande salle.

Pierre était songeur regagnant sa tente. Il dormit peu pris par des sentiments contraires.

Le tournoi allait commencer le lendemain.

Les principaux règlements des tournois consistaient à ne porter des coups de lance qu'au visage et entre les quatre membres, c'est-à-dire au plastron ; à ne plus frapper un chevalier dès qu'il avait ôté la visière de son casque, ou qu'il s'était déheaumé ; à ne pas se réunir plusieurs contre un seul dans certains combats, tels que celui qui était proprement appelé joute ; à ne point blesser le cheval de son adversaire ; à ne point frapper de la pointe, mais du tranchant de l'épée ; à ne point combattre hors de son rang.

Les dames étaient installées sur l’estrade, chaque chevalier vint à tournoyer, portant la lance à laquelle sera attaché le couvre-chef qu’une dame ou damoiselle lui aura confié.

Pierre arriva le dernier, il n’avait aucune belle à défendre l’honneur, passant devant l’estrade il s’arrêta et inclina sa lance devant la Dame qui avait troublé son esprit toute la nuit.

Il y eu une rumeur dans l’assistance lorsqu’elle attacha au bout de sa lance son couvre chef. Les chevaliers ne rêvaient plus que de lui faire goûter la poussière, et les femmes rêvaient de voir cette rivale pleurer, humiliée de son choix.

Chacun des rivaux vinrent défier Pierre, et les engagements furent violents, obligeant les juges de menacer ces chevaliers de se calmer.

Les instruments des ménestrels, les cris des hérauts, célébraient chaque brillant coup de lance ou d'épée.

Pierre avait repris ses instincts de combattant sans pitié et il les fit tomber un à un.

Le soir était venu le tournoi s’interrompit.

Isabelle avait peur maintenant, mais elle ne chercha pas à troubler l’homme pour lequel des sentiments de désirs et d’amour naissaient .

Lui se concentra pour les combats du lendemain

Je venais voir mon ami, et nous passions une partie de la nuit à parler, je lui avais proposé des ribaudes mais à mon étonnement il refusa mes propositions.

Je finissais la nuit en agréable compagnie de ces deux ribaudes jeunes et girondes qui m’épuisèrent autant qu’elles puisèrent mon suc de leurs bouches avides comme quand elles tiraient de l’eau au puits.

Le lendemain les combats recommencèrent, ils défièrent Pierre, ils goutèrent la poussière.

Les lances se brisèrent, les boucliers se fracassèrent, le sang coula sur la lice.

Pierre était le démon, il faisait corps avec son cheval. Ses anciens compagnons d’arme qui le connaissaient pour être sans pitié d’abstinrent de le défier, mais profitèrent du désarroi des belles dames dont les hommes étaient tombés sous la lance de Pierre.

Isabelle n’était plus habillée de noir, mais portait une robe vert émeraude dont le décolleté laissait apparaitre des seins magnifiques.

Mercredi fut un jour de repos, il faisait des exercices torse nu quand il entendit sa voix, il se retourna elle était là.

Sans rien dire par un simple regard, ils se comprirent et ils s’embrassèrent avec passion. Il la souleva de ses bras puissant et entra dans sa tente.

C’était une fée une sublime belle dame, la réincarnation de la belle Aliénor.

Elle portait un bliaud cette robe verte à gros plis supposées masquant les lignes du corps mais il n en était rien pour lui, coureur invétéré de belle dame.

Son encolure était au ras du cou et pourvue d'une fente verticale, fermée par une énorme broche rehaussée d'une pierre d’ambre.

Il devinait que cette femme était de haut rang. Son surcot de couleur rouge sans manches et joliment ajustées, fermé sur le devant par une autre broche.

Il était si long malgré la ceinture à laquelle pendait l'aumônière. Le surcot était ouvert.

Il devinait un corsage fendu et largement échancré des hanches aux emmanchures, laissant apercevoir la cotte, tandis que le devant formait une sorte de gilet recouvert d'hermine.

Cette "fenêtre de l'enfer" laissait apercevoir les hanches sublimes de la Dame. Elle portait une coiffe de la couleur de son bliaud

Elle se tourna vers lui et l'embrassa.

Ses lèvres avaient un goût de miel, son cœur battait à tout rompre

Il la serra dans ses bras.

Ils s’embrassèrent longuement. Elle fit descendre le long de son corps sa robe laissant apparaître ses doux seins d'une blancheur de nacre, aux aréoles rosées et au pointes écarlates durcies par le désir, comme les épines de d’une rose.

Ses hanches étaient si fines, il n’osait la toucher, il devinait les courbes de son séant.

Elle s'approcha de lui et elle prit ses mains conduisant l'une sur ses seins et l'autre à l'entrée de sa caverne d’Eros. Il pouvait sentir son souffle, ses doigts s'attardèrent sur ses pointes et son bourgeon, lui laissant échapper des gémissements de plaisirs.

Il se dévêtit laissant apparaître mon désir tendu vers cette ode à Aphrodite.

Ils ‘allongèrent à même le sol leurs corps s'appelant l'un à l'autre.

Il pénétra lentement en elle sentant son désir forcer sa grotte d’amour. Ses jambes enserrèrent ses hanches et d'un coup elle le laissa la posséder totalement.

Il sentait ses hanches qui ondulaient, il allait et venait en elle, ils tournèrent sur le sol et elle vint à le chevaucher. Son cri de jouissance se mêla à son râle lorsqu’il s’épancha en elle

Ils restèrent enlacés

Elle le quitta rapidement l’embrassant avec fougue

« Monseigneur, demain revenez moi, je vous aime »

Pierre ne dormit pas de la nuit, mais il n’eut point de cauchemars

Le tournoi reprit le lendemain, les assauts furent plus violent, mais lui restait inébranlable, invaincu, les spectateurs n’avaient jamais vu un tel chevalier. Il devait venir des Enfers.

A chaque assaut il criait son cri de combat avec une rage :

« Fauve ; Enguerrand »

Nul ne savait ce que cela voulait dire sauf moi, à chaque fois mon sang se figeait dans mes veines.

Il avait gagné le tournoi, et il fut le roi du banquet final, mais Isabelle et lui n’attendait qu’une chose se retrouver

Ils s’éclipsèrent et se retrouvèrent dans la chambre d’Isabelle

Pas un mot entre eux.

Elle se dévêtit avec une légère pudeur qui la rendait encore plus délicieuse;

Elle était belle, ses cheveux noirs lâchés cachant ses jolis seins en forme de poire, aux aréoles si rosée contrastant avec la blancheur de sa peau.

Ses hanches étaient juvéniles, ses jambes au galbe parfait se prolongeaient sur des chevilles si fine et de si petits pieds. Elle frissonna, mais ce n’était pas de froid. Elle s'approcha de lui et se colla contre son corps l'embrassant langoureusement. Elle délaça sa chemise et caressa son torse.

Il la prit dans ses bras; l'allongea sur le lit, son souffle s’accélérait. Il ne voyait que ses grands yeux bleus.

« Prenez- moi » dit-elle.

« Non pas encore ma mie » lui dit il .

Il lui fit découvrir d'autres sensation et ses lèvres sa langue, ses doigts prirent possession de chaque parcelle de son corps.

A chaque caresse, son corps se mettait à vibrer, elle gémit son plaisir. Elle se cambra lorsque sa main aborda son intimité, elle se laissa aller.

Il lui pinça ses tétons dardés par le plaisir, ses mains lui prodiguaient les gestes qu’il avait appris lors de ses voyages en Orient, pour donner félicité, sérénité et plaisir.

Son désir était puissant, elle ouvrit doucement ses jambes, Il sentit alors ses mains se porter à son vît et le conduire à sa coupe de fertilité.

Elle se cambra et il s'enfonça délicatement en elle, elle gémit son plaisir. Sa gangue intime était d'une douceur infime, il ne pouvait se détacher de ses yeux, sa bouche entrouverte appela la sienne.

Leurs langues se cherchaient se trouvaient, il allait et venait lentement en elle. Son bassin ondulait.

Ils s’enlacèrent, et entamèrent une sarabande amoureuse. Il se retrouva sur le dos, elle le chevaucha, son bassin ondula encore et encore. Il caressa ses seins à travers ses longs cheveux.

Il sentit monter en lui une indicible envie de jouir en elle, elle le sentit et elle accéléra son mouvement telle la cavalière qu'elle était parcourant le domaine de feu son mari à brides abattues, fuyant vers l’inconnu.

Telle la lave d'un volcan s'écoulant dans la mer dans un jet puissant, son liquide de vie jaillit en elle lui arrachant un cri de jouissance et lui un râle de plaisir.

Il n’avait pas quitté son regard et s’affalèrent l'un contre l'autre;

« Faites moi découvrir les plaisirs que tu as appris de tes voyages » lui dit elle.

Elle entreprit à réveiller à nouveau son plaisir, de ses mains. Puis rougissante, elle lui e dit une de mes amies lui avait appris quelques secrets de l'amour.

Sa bouche si fine s’empara de sa lance, et l'enserrant de ses lèvres elle joua avec ses mains. Sa langue courrait sur son gland rougit par le désir. Elle le fixait toujours. Il était au supplice. Elle s'allongea sur le ventre lui présentant des fesses merveilleuses.

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