Aller au contenu
  • entries
    574
  • comments
    526
  • views
    109365

Promenade dans les dunes (suite et fin)

Mariveau

213 vues

Nous sommes là nous caressant, savourant notre orgasme, étions nous encore mari et femme, ou maitresse et amant, je ne le sais encore aujourd’hui, les mois ont passé, et bien des événements ont modifié notre vie.

Mais là nous étions amants.

Par-dessus le talus apparait d’abord la dune littorale, dont le cordon de sable, égal, réverbérant de lumière blonde, masque la grande nappe bleue ; puis se découvre peu à peu, entre la dune littorale et la notre, le champ riverain de sable que les dunes mineures mamelonnent de leurs croupes évoluantes et immaculées.

On voit de part et d’autre du chemin, à travers le rideau de pins qui débordent en avant sur le versant, s’allonger le vallon inculte ; les branches d’arbres, profilées sur le sol nu et comblé de lumière, dessinent un entrelacs de ramages sombres, qui semblent velus de suie.

Nous sommes là nous embrassant avec passion, avec avidité, Véronique se cambre sous mes caresses tactiles, mes mains empaume ses seins, ses seins, ses hanches. La bouche la dévore comme jamais.

d45246309b.jpg

En écoutant le lourd grondement des vagues, qui monte par-dessus l’amoncellement littoral de sable, il semble qu’au de-là un tumulte souterrain entretienne la lutte tenace de deux puissant éléments, l’onde agressive de l’Océan et le front dormant des terres.

Véronique gémit sous les caresses de mes doigts, glissant en ses chairs intimes, s’immisçant en elle. Sa bouche entrouverte appelle la mienne nos langues se mêlent, se font l’amour.

Étonnement en ce début d’été, il n’y a encore personne sur cette plage isolée, de plus non surveillée. Ma maîtresse car elle l’est à cet instant, veut se plonger dans l’onde.

Nous descendons par le même sentier, et vers la naissance de la pente, nous voyons s’éclaircir la multitude des arbres, décroitre leur taille, les branches rabougries par le cinglement du sable et des tempêtes replier contre le sol leurs formes estropiées, et morceler tout le long du blond vallon leurs chevelus dégénérés. On reconnait la piste sur le sable sec aux empreintes de pas, nivelées, confondues par le frôlement des vents, et nous voyons à distance ses méandres ondoyer entre les amas bousculés de petites dunes.

Véronique est radieuse, elle me fixe et prend une pose indécente.

« Qu’attends tu »

Je prends mon reflex et je mitraille, elle prend des poses des plus équivoques, sensuelles voluptueuses, aguichantes, elle rit. Elle se retourne m’offrant son dos et elle descend vers la plage.

Des plantes vivaces qui résistent à l’aridité du sol et aux températures extrêmes des saisons, végètent sur la zone farouche. Nous foulons des touffes grêles, avortées, mêlées aux herbes traçantes dont les fibres souterraines exhument à fleur de sol de mesquines fleurettes jaunes ou pourprées. Nous trouvons les chardons glauques, dont les feuilles racornies défendent le cœur de la plante avec leurs piquants, en les touchant de la semelle de nos espadrilles, ils font un bruit le froissement de papier.

Enfin, le sentier passe sur la dune littorale, qui est ensemencée de gourbet.

Véronique s’arrête, m’attend , nous nous enlaçons dans un baiser des plus passionné, elle joue, me repousse, elle rit, elle est belle. Le soleil du matin fait briller la sueur de nos ébats sur son corps mature.

cote.jpg

La brise marine, fluente et inopinée, nous accueille, puis l’horizon à nouveau se démasque, l’immuable lit de l’océan dégage sa plénitude azurée entre les proéminences du sable. Ce souffle persistant lancé sur nos visages, les franches couleurs de l’eau, du ciel et de la plage, plus claires sous la lumière vive, sont pour nous générateurs d’effusion calme, d’insolite allégresses.

Une impulsion de vie s’infuse en inhalations inassouvies dans nos poitrines.

« Vincent, fait moi jouir de ta bouche comme il y à 28 ans quand sur cette plage tu m’as prise pour la première fois, peut être ce sera notre dernière fois, mais pour l’instant je me fous de nos différences, j’en ai envie »

Elle se plante face à l’océan m’offrant son sexe totalement rasé. Je m’agenouille tel l’esclave devant sa maitresse.

Je me plonge et je fonds en ses cuisses, en caressant son ventre chaud.

Lorsque je me prosterne pour humer cérémonieusement son musc, ses lèvres intimes luisent de désir.

Son calice ruisselant dégage un arôme étourdissant. Je pointe ma langue sur la ligne sinueuse de son sexe ruisselant.

Je fais tournoyer ma langue avec avidité sur sa corolle et son bourgeon.

Elle soupire d’aise, ouvrant encore plus ses jambes

Elle utilise ses doigts pour m’aider à ouvrir ses lèvres intimes.

Véronique me permet ainsi de plonger ma langue dans son abîme inondé.

J’ai toujours aimé goût autant que ses arômes et parfums intimes. Je me délecte de sa liqueur onctueuse qui me coule dans la bouche.

Elle pose ses mains sur ma tête et me caresse les cheveux, alors que je la lèche avec un appétit redoublé son magnifique sexe échaudé.

Véronique me regarde la dévorer. Ma langue écarte les portes de sa caverne dilatée. C’est si chaud et si humide.

Je remonte sur ses seins offerts, où je peinture ses mamelons roses d’une trace généreuse de mon excitation. Elle déchaine sa langue autour de ma bouche car elle aime autant que moi gouter à cette saveur unique.

Je replonge entre ses cuisses et à nouveau je me prosterne, devant le ruisseau de son désir qui s’écoule.

J’insinue deux doigts hardis en elle et à nouveau ma langue s’empare de son clitoris si sensible.

Elle gémit de plus en plus fort de ma pénétration tactile et linguale.

Son bassin ondule et elle pousse sa vulve contre ma bouche, saisissant ses seins qu’elle pétrit avec sensualité.

J’accentue la pression de ma langue sans cesser mon jeu tactile .

Elle tremble étouffant ses pleurs de plaisir alors qu’un orgasme la secoue comme un arbre en automne. Elle jouit dans ma bouche et je sors mes doigts pour les lécher.

Elle me repousse,

« Tu n’a pas changé, je fondrai toujours sous ta langue, j’ai envie de nager»

L’apparition de cet immense orbe bleu, au fond duquel se dérobent cent frontières de rêve, la nappe stagnante radieuse d’une lagune, étalée sous la pureté insaisissable du ciel, entre l’optimisme que le vent propage avec son odeur d’embrun, nous comblent d’aise en revoyant l’océan après cet éloignement de longue durée qui nous a séparé.

Elle avance vers cette étendue lagunaire, séparée par une bande de sable de l’océan. Les vagues sont fortes sur le rivage. Même les marées les plus calmes comme aujourd’hui lancent vers la plage trois ou quatre fronts de longues vagues, qui se brisent ensemble et se recouvrent successivement sur cent mètres de marge.

On voit la première vague bouillonner avec fracas sur le sable , tandis que la suivante, à vingt mètres derrière, se cabre et s’échevèle en tonnerre pour reparaitre plus près, puis s’évanouir sur le rivage, et la quatrième au fond, comme la troisième, se sont levées et retournées en même temps.

18570860.jpg

Elles avancent de front, simultanément, perpétuellement, renaissent sans cesse, elle grondent sans répit, et leur puissant murmure nous chante le rêve tumultueux de l’océan haletant comme un géant.

Il n'y a encore personne, nous sommes seuls sur cette plage. Véronique me fixe de son regard noir, je ne peux détacher mes yeux des siens.

Elle est si belle nue, elle danse offrant son corps au rayons naissant du soleil. Ses hanches, ses fesses sont d'une beauté. Elle est belle et désirable. Puis elle plonge dans les flots de la lagune à l’eau encore fraiche.

Elle nage, non elle fait l'amour avec les flots.

Je la regarde, elle me sourit, et se dirige vers moi.

Le sable est encore frais, le soleil ne l'a pas encore rendu brulant.

Elle sort de l'eau, ses longs cheveux noirs dissimulent légèrement ses seins bronzés aux aréoles rosée. Ils sont fières, lourds superbement proportionné. Sa démarche est féline comme jamais elle l’a été, les années et ses deux maternités n’ont pas altéré sa beauté.

.

Elle s'approche de moi me fixe, c 'est une magnifique déesse, elle dépose un baiser sur mes lèvres et me faisant signe de la rejoindre elle replonge dans les flots.

Me voilà dans l'eau, en train de nager au coté de cette naïade.

Elle s'approche de moi, tourne autour de moi, elle nage lascivement, je suis jaloux des flots qui la caressent. Je m'approche et nous nous embrassons bouche contre bouche tournoyant dans les vagues.

Elle sent mon désir, entoure ses bras autour de mon cou et vient empaler son divin sexe sur mon glaive. Ses jambes enserrent mes hanches. Son sexe humide et chaud enserre le mien tout en jouant des vagues pour aller et venir sur moi.

Je la prends dans mes bras et toujours enlacés en un seul corps je sors de l'eau, et je l'étends sur le sable, m'enfonçant plus profondément en elle. Je vais et viens en elle, lui arrachant des gémissements.

Je me retire délicatement, ses genoux sont légèrement remontés, ses cuisses s’ouvrent, ses mains commencent un balai, au rythme de l’océan avec son sexe. Je plonge mon visage et mes lèvres ma langue l'accompagnent dans cette danse. Elle gémit, son souffle s'accélère.

Elle se cambre, elle est possédée par un orgasme profond. Je m'allonge à ses cotés et entreprend de la caresser à nouveau, elle se redresse et ses mains s'emparent de mon sexe et elle entame un va et vient qui me met au supplice. Puis son visage s'approche de ma lance et de ses lèvres elle dépose un baiser sur mon gland. Puis comme un fourreau sa bouche s'empare de mon glaive, elle joue au rythme de cette musique.

Le soleil se fait plus chaud, notre contact aussi.

Elle sent mon envie, et elle en joue. Ses lèvres enserrent la base de mon gland. Sa langue glisse sur fine peau de mon membre parvenu à la limite de l'explosion.

Elle me repousse, et vient à nouveau s’empaler sur moi, sa croupe danse sur mon sexe, je caresse ses seins, je me redresse pour les suçoter, elle gémit. Elle se retire une nouvelle fois pour s'empaler à nouveau me présentant son dos. Elle danse sur moi offrant son corps au soleil.

Elle se retire encore une et me présente sa croupe, appuyé sur les coudes, elle me laisse prendre ses hanches, puis j'introduis ma lance dans son vagin chaud. Des gouttes de sueur, mêlées aux gouttelettes salées de la mer brillent sous l'action des rayons du soleil, dans le creux de ses reins.

J'entame une sarabande endiablée allant et venant en elle. Je vois ses seins fermes ballotés par mes mouvements de plus en plus rapides, elle cambre encore plus ses reins.

Elle sent que je n'en puis plus, elle se redresse, plaque son dos contre mon torse, tourne la tête, je comprime ses seins, nos lèvres se cherchent se trouvent et en un orgasme commun, nous crions notre jouissance, face à la forêt de pins s'étalant devant nous.

Nous nous affalons. Nous restons encore l'un contre l'autre quelques instants. Je sens son sexe se comprimer comme pour me retenir en elle.

Portug97.jpg

Mais il est temps de partir, nous voyons au loin les premières hordes de touristes, aux marmots criant troublant la sérénité des lieux.

Comme deux adolescents nous rions, nous nous rhabillons, nous regagnons par le même chemin notre voiture.

Je songe encore à cet instant, les mois ont passé, des mots ont été dit, les blessures sont là, mais le souvenir lui reste.


×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.