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Hyperborée (1° partie)

Mariveau

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Dans l'Ancienne Tradition, on raconte l'existence, dans les régions polaires arctiques d'une terre parfaite où le soleil brille constamment de tout son éclat: l'Hyperborée. Ses habitants, les hyperboréens, formaient un peuple pur et puissant, doté d'une connaissance intime du monde et d'une sagesse supérieure. Lieu magique par excellence au centre de la spiritualité primitive, les vestiges de cette contrée nordique enchanteresse survivent dans les fables et les légendes de nombreuses civilisations.

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Partons donc au delà du Pôle Nord, à la recherche de l'Hyperborée fabuleuse.

Par de la où souffle la Borée, il se trouve une terre merveilleuse, où le soleil éternel brille de mille feux. Ces habitants ne connaissent plus la guerre et la violence, tous ne vivent que de la magie, de la science. Ces hommes et ces femmes avaient été de grands bâtisseurs forts et conquérants, mais maintenant ils aspiraient à la tranquillité avec un aveuglement qui allait leur devenir fatal.

Parmi ces femmes et ses hommes, ils en étaient qui refusaient cette fatalité. S'ils n'avaient pas été bannis des leurs, ils ne se montraient peu ou pas, ils veillaient au loin parcourant la toundra gelée, gravissant les montagnes aux neiges éternelles, traversant les forêts profondes aux arbres s'élevant jusqu'aux cieux comme une ode aux dieux protecteurs.

De ces hommes et ces femmes on ne savait peu de choses, les Rôdeurs comme on les appelaient péjorativement, étaient disait on des anciens descendant des premiers rois de Thulé, ces rois venus du ciel avec des chariots volants d'or et d'argent, on ne les croyait pas hommes. Les légendes racontaient qu'ils pouvaient voler, se matérialiser n'importe où n'importe quand.

Mais les hyperboréens dans leur quête de tranquillité avaient oublié leurs racines. On pouvait voir ces Rôdeurs, le soir dans un coin d'une taverne aux portes des grandes ville , parfois on devinait leurs ombres quittant un palais de la science au petit matin.

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Les Rôdeurs étaient initiés au secret de la vie, connaissant la vérité originelle, ils étaient devenus immortels, chamanes, magiciens, guerriers, guérisseurs. On leur attribuait tous les pouvoirs.

Ils n'étaient jamais seuls, en effet, les Rôdeurs n'étaient rien sans leur double féminin les Guerrières.

Ces femmes faisaient autant peur par le puissance guerrière, qu'envie par leur beauté, leur sensualité, leur volupté.

Elles étaient courtisanes, guérisseuses, magiciennes, les mauvaises langues les traitaient de sorcières.

On leur attribuait des pouvoirs divinatoires, des pouvoirs d'envoûtement lorsqu'un homme tombait sous sa coupe et se trouvait soumis à leur science de l'amour charnel. Elles étaient sans pitié.

Un lien unique étrange les unissait à leur double, étaient ils frères et sœurs, amants, mari et femme, ou ces fameux « doubles mystérieux : les Klönes» comme dans les contes enfantins.

On disait des Rôdeurs qu'ils étaient séducteurs, amants merveilleux, bien des pères, des frères, des fiancés, des maris, ont eu peur de ces hommes. Les femmes ne rêvaient que de s'abandonner une nuit à ces légendes, sentir leurs bras puissant les posséder avec sensualité, fougue, sentir leur écume de vie couler dans leur matrice et rêver d'engendrer le fruit de cette folie.

Mais les guerrières n'étaient elles pas les alter ego des Rôdeurs, et bien des femmes ont craint qu'elles ne jettent leur dévolu sur leur époux, fiancés ou amants.

Les hommes fantasmaient sur ces femmes, rêvant de les posséder mais, elles les soumettaient sans pitié. N'étaient elle pas les descendantes des Reines de Thulé, ces guerrières aux chariots d'airain volant au dessus des champs de bataille délivrant la foudre et conduisant vers des nefs suspendues dans le ciel les guerriers de métal blessés.

Depuis plusieurs mois, de sombres nouvelles parvenaient au Conseil de Thulé, mais les Sages ne voulaient pas voir le mal. Les forces du Royaume de l'Atlantide, de l'empire de Mu et du peuple de Lémurie s'étaient disait on alliées pour convoiter les richesses et le connaissance d'Hyperborée.

Les ténèbres allaient tôt ou tard s'abattre sur ce pays où le soleil brille constamment.

Les espions parcouraient le pays, corrompant bien des nobles, des bourgeois, des artisans. La traitrise s’immisçait lentement dans le Royaume comme le poison dans le sang

Ils ne restaient plus beaucoup de Rôdeurs et de Guerrières pour défendre cet idéal. Beaucoup avait préféré abandonner leur immortalité, et s'étaient éteint aux cotés de leur compagne, ne laissant que des légendes, et de la poussière. Les lignés des descendants des bâtisseurs de Thulé s'éteignaient.

Mais il en restait deux parmi ceux qui n'avaient pas renoncé qui allaient veiller à ce que l'héritage de leurs ancêtres ne tombent dans les mains des humains avides de pouvoir et de violence.

Ils savaient qu'ils ne pourraient sauver le Royaume, mais ils sauveraient le Mythe

Thuringwethil (femme de l'ombre secrète)

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Thuringwethil était une de ces guerrières, dernière héritière de sa lignée. Etait-elle immortelle, nul ne le savait, elle avait un corps de femme d'une trentaine d'années, sculpté par de longues courses dans les forêts, de folles chevauchées à travers les plaines, de longues heures d'escrime avec son Rôdeur.

Elle était belle , son regard était puissant, envoutant. Avait elle les yeux noirs, non, vues de près les prunelles n'étaient pas de jais mais d'ambre, cet ambre foncé comme certaines tourmalines et que l'on trouve parfois sur les plages des mers nordiques. Dans leur profondeur, les constellations dansantes s'étaient multipliées.

Elle était fière, emportée, douce, sensuelle, voluptueuse, sauvage, sans partage, unique.

Ce soir elle se trouvait dans la cité, elle assistait à un bal organisé par un noble corrompu, elle voulait savoir ses secrets. Dehors son Rôdeur veillait.

Elle avait décidait de le séduire, lui extorquer par sa science des plaisirs , les renseignements dont elle avait besoin.

Elle portait une robe d'or d'où surgissait des jambes moulées dans un cuivre sans défaut. Au dessus de la taille étroite et flexible, la poitrine était enserrées dans un réseau d'émeraudes sous lequel les seins jeunes et fermes dressaient orgueilleusement leur courbes jumelles. Les épaules plaines étaient nues ainsi que les bras souples, ornés des mêmes pierres vertes.

Le visage à l'ovale pur se modelait dans la lumière mouvante. Le relief modelé des pommettes, le dessin de sa bouche charnue affirmaient ses origines mystérieuses. Les lèvres de la jeune femme étaient étroitement serrées dans une exp
ression de dignité hautaine et pourtant on sentait que si elles s'écartaient pour sourire, le visage tout entier s'irradierait comme une promesse de volupté.

Les convives n'avait d'yeux que pour elle.

Elle s’avança vers le maitre des lieux avec une démarche féline, dégageant une sensualité qui en troubla plus d'un. Elle se pencha et susurra des mots à cet homme d'une quarantaine d'année, insignifiant, puant d'orgueil, de sueur fétide de sa trahison . Il s'éclipsèrent discrètement. L'homme était excité. Ils entrèrent dans une immense chambre où des torches diffusaient une lumière blafarde comme l'âme pourrie de cet homme.

Elle bouscula l'homme sur le lit et sans attendre le chevaucha. Elle sentait avec dégoût le membre de cet homme contre son sexe. Mais elle sentit qu'elle n'aurait pas à aller plus loin, il était faible.

Elle apposa sa main sur le front de l'homme et elle s'empara de son esprit. Elle eut les renseignements qu'elle voulait. Mais elle vit en cet homme des horreurs, un marchand de femmes, de jeunes filles, un violeur, un pervers.

L'homme ne sut jamais ce qui lui arriva car lorsqu'elle sortit discrètement de la chambre, il avait cessé de vivre, son cœur avait cessé de battre.

Le Rôdeur se chargea de faire disparaître toutes traces.

Thuringwethil quitta les lieux au bras d'un homme dont on ne pouvait voir le visage, sous une cape noire.

En sortant, elle le regarda intensément, jusqu'où irons nous pour sauver notre Race, je me sens sale, fais moi l'amour.

(à suivre)
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Qu'il est bon de te retrouver dans ces contrées mon F'Rôdeur . Tu sais comme j'aime ces lieux , ces personnages . Merci de m'y ramener .

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