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la métamorphose de Simon

Palmyre

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Une histoire écrite pour le défi sur le thème de l'amnésie. Je n'en suis pas totalement satisfaite, peut-être que je la reprendrai un jour pour la compléter ou l'améliorer...

Ce matin-là, Simon Dupuis se réveilla seul dans son lit. Sa copine Cécile l'avait quitté la veille au soir, après une discussion plutôt houleuse où elle lui avait reproché en vrac son manque d'attentions envers elle, sa froideur, son peu d'intérêt pour le sexe et l'aspect trop conventionnel et plan-plan de leurs ébats. Elle avait claqué la porte de l'appartement de Simon après lui avoir jeté la clé au visage en le traitant d'égoïste et de mollasson.

Pourtant, Simon aimait Cécile, sincèrement, profondément. Le problème, c'est qu'il n'arrivait pas à exprimer ses sentiments pour elle, ni dans la vie quotidienne, ni lors des soirées sous la couette. Timide et réservé de nature, il avait peur de se dévoiler, besoin de se protéger pour ne pas souffrir et la présence de Cécile le paralysait de trac dès qu'elle se montrait un peu entreprenante envers lui.

Dans ses rêves les plus fous, Simon s'imaginait la prendre dans ses bras, la couvrir de baisers fous, la basculer sur le lit avant de la déshabiller et de plonger son visage entre ses cuisses pour un délicieux cunni. Il se voyait la faire crier de plaisir et la pénétrer fougueusement, profondément pour l'emmener au septième ciel avec lui. Mais la réalité était toute autre et Simon en avait douloureusement conscience. Les rares fois où ils avaient fait l'amour, il n'était jamais parvenu à aller plus loin que de maladroites caresses sur ses seins, de furtifs attouchements sur son petit minou épilé et ça finissait généralement en missionnaire vite expédié. Le jour où Cécile avait pris l'initiative, il s'était retrouvé allongé sur le dos et chevauché par une déchaînée, ce qui avait eu pour effet de le faire jouir avant même la pénétration, et pas moyen de retrouver une érection par la suite. Pareil quand elle le prenait dans sa bouche, l'excitation était trop forte et Simon perdait le contrôle en quelques minutes sans réussir à contenter la femme qu'il aimait.

A l'origine, Simon avait pourtant presque tout pour lui. A 35 ans, il était plutôt beau gosse, avec une bonne situation au sein du cabinet de qui l'employait, il était apprécié par ses collègues et avait quelques amis fidèles sur qui il pouvait compter en toutes circonstances. Son principal problème se situait au niveau de ses relations avec les femmes. Un mariage malheureux avec une perverse narcissique et plusieurs relations de courte durée avec des femmes trop vénales avaient ébranlé sa confiance en lui, il doutait qu'on puisse l'aimer pour lui-même et sabotait inconsciemment chaque liaison débutante par sa froideur et son manque apparent d'implication.

Le réveil fut difficile pour Simon, il avait mal dormi, tournant et retournant les propos de Cécile dans sa tête, Il se leva péniblement, avec une sensation de gueule de bois, et se traina à la salle de bains. Même la douche ne parvint pas à le remettre d'aplomb et il hésita à appeler le bureau pour dire qu'il ne viendrait pas travailler. Mais il songea aussi à la quantité de dossiers qui l'attendaient en cette période de bilans annuels et décida de prendre sur lui pour partir au boulot malgré tout. Il avait neigé pendant la nuit et la chaussée mal dégagée était glissante.

En montant dans sa voiture, Simon se dit qu'il devait se secouer pour rester attentif et éviter l'accident. Mais bien vite, ses pensées revinrent à Cécile, à ses yeux pleins de colère et de déception, à ses mots durs envers lui... Il décida alors de l'appeler, il ne pouvait se résoudre à la perdre de la sorte et ressentait le besoin de lui parler pour tenter de recoller les morceaux. Il sortit son portable et composa son numéro. Avant même d'avoir obtenu la communication, ce qui devait arriver arriva. Dans un virage, Simon dérapa sur la neige durcie par le froid, perdit le contrôle de sa voiture qui termina sa course contre un platane. Comble de malchance, Simon avait oublié de boucler sa ceinture de sécurité et sous la violence du choc, sa tête heurta violemment le pare-brise de son véhicule. Simon eut juste le temps de penser « Oh merde... » puis bascula dans un trou noir.

Simon ouvrit lentement les yeux, la lumière blanche agressait ses rétines et provoquait de pénibles élancements dans sa tête douloureuse. Il était allongé dans un lit et l'environnement lui était totalement inconnu. Une machine à côté de lui émettait un « bip » à intervalles réguliers et une pénible sensation de piqûre au creux de son bras l'incommodait fortement. Où était-il ? Comment était-il arrivé ici et que faisait-il là ?

Une porte s'ouvrit et une jeune femme blonde en tunique et pantalon blanc entra dans la chambre.

  • Ah, Monsieur Dupuis, je constate avec plaisir que vous êtes enfin réveillé. Comment vous sentez-vous? Vous nous avez fait une sacré peur, je ne vous le cache pas.

Simon tourna la tête sur le côté, provoquant un nouvel élancement douloureux dans son crâne. Il n'y avait que lui dans la pièce, le lit voisin était inoccupé. Mais qui était alors ce monsieur Dupuis auquel la femme s'adressait ? Ca ne pouvait être que lui, mais le nom ne réveilla aucun écho dans son esprit.

  • Où suis-je ? Et que m'est-il arrivé ?
  • Vous êtes à l'hôpital, Monsieur Dupuis. Vous avez eu un accident de voiture et nous nous occupons de vous pour vous remettre sur pied au plus vite. Je m'appelle Amélie et je suis l'infirmière qui va prendre soin de vous jusqu'à 21h. Je vais prévenir le docteur Legrand que vous êtes réveillé pour qu'il vienne vous examiner.
  • Monsieur Dupuis, c'est mon nom n'est-ce pas ?
  • Oui, bien sûr.
  • Et mon prénom ? Comment se fait-il que je ne m'en souvienne pas ?
  • Votre prénom est Simon. Je vais prévenir le docteur, il sera plus à même de répondre à vos questions, c'est lui le spécialiste en neuro-chirurgie.
  • Neuro-chirurgie ? C'est grave alors ce que j'ai !
  • Calmez-vous, je vais chercher le docteur, je reviens très vite.

Quelques minutes plus tard, Amélie était de retour dans la chambre de Simon, avec le docteur Legrand qui expliqua exactement à son patient ce qu'il lui était arrivé. Le choc de sa tête contre le pare-brise avait provoqué une hémorragie cérébrale, nécessitant une intervention délicate et urgente pour évacuer l'hématome qui s'était formé et qui comprimait son cerveau. Malheureusement, la zone du cerveau correspondant à la mémoire avait été légèrement endommagée, ce qui expliquait son amnésie partielle. Simon devait s'estimer heureux de pouvoir encore parler. Pour le reste, seul le temps et des examens plus poussés leur permettraient d'évaluer l'étendue des dégâts. Quant aux chances de recouvrer un jour la mémoire, le médecin ne sut trop quoi dire à son patient, on n'est jamais sûr de rien dans ce domaine.

Simon était bouleversé, il ne se souvenait pas de son identité, ni de son travail, il ignorait même s'il était marié ou s'il avait des enfants. Le voyant tellement agité et redoutant une décompensation, le docteur Legrand ordonna à Amélie de lui faire une injection sédative. Quelques minutes plus tard, Simon plongea de nouveau dans les limbes de l'inconscience.

Il resta hospitalisé pendant trois semaines, le temps pour les médecins de s'assurer que physiologiquement tout allait bien, puis il fut transféré dans un centre de réadaptation fonctionnelle pour réapprendre tout ce que le traumatisme crânien lui avait fait oublier. Il y passa plusieurs mois, redécouvrant petit à petit les gestes de la vie quotidienne.

Mais s'il faisait de gros progrès au niveau de l'autonomie et de la récupération de ses fonctions physiques, sa mémoire restait vide. Malgré tous les efforts du psychologue qui le suivait quotidiennement, aucune image de sa vie d'avant ne refaisait surface. Simon se comparait à un tout jeune enfant qui découvre le monde qui l'entoure alors que sa vie était comme un livre dont les premières pages restaient désespérément blanches. Même les visages de ses plus proches amis, finalement informés de l'accident et de ses conséquences, n'éveillaient aucun souvenir, aucun écho en lui. Les anecdotes que ceux-ci lui racontaient en espérant susciter un déclic n'avaient pour seul effet que de le faire sourire, mais comme un auditeur sourirait à l'histoire d'un conteur.

La présence régulière de ses amis eut toutefois le mérite de l'aider à retracer progressivement le cours de sa vie, à se faire une idée de qui il était avant l'accident et de la façon dont il vivait. Par contre, il lui était impossible de mettre un visage sur les prénoms évoqués, ni de savoir quels sentiments il avait pu avoir pour les personnes dont on lui parlait. Un prénom revenait souvent dans la bouche de ses amis, celui de Cécile. Mais pour Simon, ça n'évoquait rien de particulier. On aurait pu lui parler de choucroute que ça ne l'aurait pas plus ému que ça. Il se fit progressivement à l'idée qu'elle devait être sa petite amie mais que quelque chose avait dû se passer entre eux pour qu'elle refuse de venir le voir. Il n'en souffrait pas, il ne la connaissait plus...

De toute façon, ça n'avait aucune importance, depuis quelques temps le coeur de Simon battait pour une autre. Environ un mois après son arrivée dans le centre, une nouvelle patiente fut prise en charge, une petite rousse d'une trentaine d'années, aux yeux pétillants d'intelligence. Elle s'appelait Françoise et se retrouvait dans un fauteuil suite à une mauvaise chute dans les escaliers. Elle semblait prendre sa nouvelle condition de handicapée avec philosophie, bien décidée à aller de l'avant et à ne pas brider son énergie. Tout de suite, le courant s'établit entre les deux jeunes gens et Françoise et Simon passaient le plus clair de leur temps libre à discuter ensemble, à évoquer leurs progrès et imaginer quel serait leur avenir à la sortie du centre. Françoise lui raconta sa vie d'avant l'accident, Simon ne put pas dire grand chose sur le sujet, d'autant qu'il se sentait irrésistiblement attiré vers la jeune femme et avait bien plus envie de lui faire la cour que de parler d'un passé qui lui restait étranger.

Petit à petit, une forme d'intimité s'installa entre eux, faite de sourires complices, de clins d'oeil, de frôlements de mains... Un soir où Simon raccompagna Françoise à sa chambre, après dix bonnes minutes à discuter sur le pas de la porte sans pouvoir se résoudre à se séparer pour la nuit, elle lui demanda avec un grand sourire d'entrer et de l'aider à se mettre au lit. Le coeur de Simon s'emballa, son imagination s'enflamma, il se voyait déjà la prenant dans ses bras, la couvrant de caresses et de baisers brûlants. Il poussa le fauteuil roulant de Françoise dans la pièce et referma la porte derrière eux. Françoise lui tendit la clé de la chambre d'un air entendu et se dirigea vers son lit.

Le coeur battant à tout rompre, Simon la suivit. Il se sentait hésitant, maladroit, ne sachant trop quoi faire. Il s'agenouilla face à la jeune femme, prit ses mains dans les siennes et les porta à ses lèvres. Françoise ferma les yeux, savourant ce moment d'intimité naissant entre eux. Simon se releva lentement et approcha ses lèvres de la bouche de Françoise. Avec une douceur infinie, il y déposa un tendre baiser tandis que la jeune femme l'attirait vers elle en l'enlaçant. De presque chaste et doux, les baisers devinrent vite plus enflammés, leurs langues se cherchaient, se trouvaient, se perdaient pour mieux se retrouver encore. Les mains de Simon caressaient les seins de Françoise par-dessus son tee-shirt, elle répondait à ses sollicitations par de petits gémissements et des baisers encore plus fougueux.

Elle lui glissa à l'oreille :

  • Prends moi dans tes bras et allonge moi sur le lit.
  • Tu es certaine que c'est ce que tu veux ?
  • Oui mon coeur, ne me fais pas attendre plus longtemps...

Simon glissa un bras dans le dos de Françoise et l'autre au creux de ses genoux, il se releva et la déposa délicatement sur le lit. Françoise, les bras toujours croisés dans le cou du jeune homme, l'attira contre elle, l'incitant à s'allonger à ses côtés. La main de Simon se glissa sous le tee-shirt de Françoise et effleura ses petits seins fermes tandis qu'il lui dévorait le cou de baisers fébriles. La jeune femme s'abandonna dans ses bras, le laissant prendre les initiatives et l'encourageant par de douces caresses et des mots tendres. Cette découverte des corps semblait ne jamais devoir s'arrêter, les deux jeunes gens prenaient le temps de s'apprivoiser, d'explorer les réactions de l'autre, de se déshabiller mutuellement avec une lenteur calculée. L'un comme l'autre s'abandonnaient au plaisir des caresses, à la chaleur du contact et aux frissons du désir qui les avait envahis. La bouche de Simon se faisait exploratrice des plaisirs de Françoise, il la couvrait de baisers, suçait ses petits tétons durcis par le plaisir, embrassait la peau douce de son ventre et descendait progressivement vers son mont de vénus.

Simon eut alors un moment d'hésitation, se demandant si l'accident avait préservé la sensibilité intime de la jeune femme. Françoise le ressentit et le rassura bien vite en posant ses mains sur la tête de Simon, l'incitant à venir agacer son bouton d'amour du bout de la langue. Le jeune homme écarta délicatement les cuisses de sa compagne de jeux et s'installa entre ses jambes. Son doigt se glissa entre les lèvres intimes de Françoise, caressant son clitoris et découvrant une humidité révélatrice. Il inspira profondément, s'imprégnant de l'odeur intime de la jeune femme. Son sexe était douloureux à force d'excitation, mais il faisait son possible pour ne pas y prêter attention, entièrement concentré sur son envie de donner du plaisir à la jolie rousse qui l'avait invité dans son lit. Il plongea la tête entre les cuisses de sa compagne, écartant ses lèvres du bout des doigts et venant se délecter de son nectar odorant. Françoise réagit à cela par des gémissements de plus en plus sonores, ses mains se crispaient sur le drap puis se posaient sur la tête de Simon, lui agrippant les cheveux pour le guider dans ses caresses. Elle était transportée de plaisir, elle se mordait les lèvres pour ne pas crier, elle n'en pouvait plus d'attendre que Simon la prenne enfin.

  • Arrête mon coeur, arrête ! Je vais mourir de plaisir ! Prends-moi maintenant... fort !!!
  • Oh oui ma chérie, je n'en peux plus. Laisse moi faire...

Simon l'installa sur le côté, jambes légèrement décalées et vint s'allonger derrière elle, son torse collé contre le dos de la jeune femme et son ventre au niveau de ses fesses. Lentement, il glissa son sexe tendu à l'extrême dans la grotte d'amour de Françoise et resta un moment immobile, planté au fond d'elle, savourant la douce chaleur humide de l'endroit. Puis il donna des coups de rein, d'abord lents et doux, puis de plus en plus vigoureux. Sa main posée sur le ventre de sa compagne la maintenait fermement tout contre lui. Françoise mordait l'oreiller, gémissait, se cramponnait au drap, se raidissait dans ses bras, le suppliait de venir, de jouir mais Simon voulait faire durer le plaisir. Il se retira, tourna Françoise pour la mettre à plat ventre et alla chercher un deuxième oreiller dans le placard de la chambre. Il le glissa sous le ventre et le bassin de la jeune femme, lui écarta les jambes et revint s'enfoncer en elle avec un grognement de plaisir. Françoise poussa un cri et s'agrippa à la tête du lit, elle se cambra du plus qu'elle pouvait pour mieux sentir les coups de boutoir de son amant. Simon, les mains sur ses hanches, la pilonnait avec vigueur, le lit grinçait, Françoise couinait de plaisir et Simon se sentit brutalement submergé par une vague de jouissance. Avec un grand cri libératoire, il se planta au fond d'elle et laissa son orgasme inonder l'intimité de sa compagne. Anéanti de plaisir et pantelant, il se laissa retomber sur elle, glissa sa main sous son ventre et la tourna doucement sur le côté. Les deux amants restèrent ainsi collés l'un à l'autre pendant de longues minutes, savourant le calme après la tempête et le bien-être des émotions partagées. Vaincus par la fatigue, ils ne tardèrent pas à s'endormir, toujours tendrement enlacés.

Les mois qui suivirent ne firent que renforcer la complicité et l'intimité des deux jeunes gens, au point qu'ils envisagèrent tout naturellement de s'installer ensemble après leur sortie du centre de rééducation. L'assistante sociale leur trouva un appartement adapté au handicap de Françoise et le jeune couple put enfin profiter d'une vie normale, sans la promiscuité imposée par la présence des autres patients du centre. Leur sexualité se débrida aussi et Simon déployait des trésors d'imagination pour donner du plaisir à la femme qu'il aimait. Lui si réservé et maladroit autrefois se révéla être un amant fougueux et endurant, ouvert à tout ce qui pouvait contribuer à l'épanouissement de leur couple.

C'est tout naturellement qu'ils en vinrent un jour à aborder ce que Françoise n'avait fait que laisser supposer, à savoir qu'avant son accident, elle fréquentait régulièrement des clubs libertins et que cette ambiance lui manquait parfois. Simon se montra d'abord réticent, non pas sur le principe même de découvrir ce milieu, mais par rapport au handicap de Françoise. Il redoutait qu'elle ne soit regardée comme une bête curieuse et mal jugée. Elle le rassura, lui disant que s'il acceptait, ils iraient dans un club où elle connaissait beaucoup de monde et qu'au contraire, les gens seraient contents de la revoir et de la savoir heureuse. De toute façon, elle ne voulait pas y aller pour s'exhiber, mais bien pour le plaisir de la sortie, boire un verre, papoter avec d'anciennes connaissances. Simon finit par se laisser convaincre mais manifesta une certaine appréhension quand le samedi suivant ils se rendirent à l'Aphrodite.

Françoise était particulièrement en beauté, elle avait enfilé une jolie robe noire un peu décolletée, coiffé ses boucles rousses en un chignon banane qui laissait échapper quelques mèches folles et s'était maquillée pour mettre en valeur ses yeux verts en amandes. Simon lui aussi avait fait un effort vestimentaire, il avait fière allure avec son pantalon noir et sa chemise blanche dont il avait laissé les deux premiers boutons ouverts.

Dès leur arrivée au club, Françoise fut entourée de ses connaissances qui manifestèrent beaucoup de plaisir de la revoir et s'enquirent de son état de santé. La soirée s'annonçait bien, ils burent un verre au bar avec plusieurs couples puis Françoise proposa à Simon de lui faire visiter les lieux, ce qu'il accepta avec plaisir. C'était la première fois qu'il mettait les pieds dans un club libertin et il était curieux de découvrir les lieux. Pour l'instant, il n'avait vu que le bar, la piste de danse avec ses barres de pole-dance, les banquettes sur lesquelles des couples s'embrassaient et se caressaient. Il était un peu gêné de voir des personnes s'exhiber de la sorte sans aucune pudeur ni retenue, mais devait bien reconnaître que ça l'excitait aussi de voir des femmes se laisser aller au plaisir et en donner à leurs partenaires.

Françoise lui fit voir le jacuzzi, les alcôves où de grands matelas attendaient les ébats des participants, la dark room, pièce plongée dans l'obscurité où pouvaient se passer des ébats inavouables avec de parfaits inconnus, les glory holes, le donjon avec sa croix de Saint-André, des menottes et toutes sortes d'instruments de torture, puis termina par la pièce où se trouvait le sling, sorte de balançoire destinée à des ébats plutôt sportifs. La vue de cette installation déclencha chez Simon une pulsion incontrôlable. Il venait de trouver là ce qu'il recherchait depuis un moment, à savoir le moyen de faire l'amour à sa femme intensément, sans avoir à adapter les positions à son handicap. Il sentit son sexe durcir dans son boxer, il se pencha vers Françoise et lui murmura :

  • Tu as déjà testé ça ?
  • Non, jamais...
  • Ca te tenterait ?
  • Hummmm, je te vois venir, espèce de coquin ! Je croyais qu'on n'était venus que pour boire un verre...
  • Oui, je sais... Mais ça... Je te ferais crier de plaisir comme jamais avant !
  • Des promesses, des promesses...
  • Non, pas que des promesses. Touche et tu verras si je te mens !

A ces mots, Françoise posa la main sur le pantalon de Simon et caressa l'imposante bosse que formait son sexe sous le vêtement. Elle ne lui laissa pas le temps de réagir, elle déboucla sa ceinture, défit le bouton du pantalon, baissa la braguette et sortit le sexe de Simon de son boxer. Elle se pencha légèrement en avant et posa ses lèvres sur le gland déjà humide d'excitation. Sa langue lapa la petite goutte de rosée, tourbillonna autour du bonbon puis Françoise ouvrit la bouche pour faire coulisser ses lèvres le long de la hampe fièrement dressée. Sa main malaxait les boules de son homme, sa bouche allait et venait, enfonçant à chaque fois un peu plus loin le sexe au fond de sa gorge. Simon se cramponna à l'accoudoir du fauteuil et ne chercha pas à retenir ses gémissements d'excitation et de plaisir. C'était divinement bon, il aurait voulu que ça ne s'arrête jamais, mais la vue du sling le ramena à son envie première. Il prit délicatement le visage de Françoise entre ses mains et l'obligea à cesser sa redoutable fellation.

Comment installer la jeune femme sur le sling sans prendre le risque qu'elle ne tombât ? Il avait besoin d'aide. Il se rhabilla vite fait et partit à la recherche du patron du club. Il le trouva au bar et lui expliqua ce qu'il attendait de lui. Quand les deux hommes revinrent auprès de Françoise, ils eurent la surprise de la trouver presque nue. Elle avait retiré sa robe et ne portait plus que ses bas et une culotte fendue que Simon ne connaissait pas. La voir ainsi offerte ne fit que renforcer le désir de Simon, qui la prit dans ses bras pour la porter jusqu'au sling. Le patron se plaça de l'autre côté de la balançoire et la maintint, le temps que Simon installe confortablement Françoise sur l'assise souple. Puis le patron leur lança « amusez-vous bien, vous savez où me trouver en cas de besoin » et s'éclipsa en leur faisant un clin d'oeil complice.

Dès qu'ils furent seuls, Simon se mit à genoux, la tête entre les jambes écartées de Françoise et insinua sa langue entre les lèvres humides de la jeune femme. Il titilla son bouton d'amour, le lécha, le suça tandis qu'un de ses doigts pénétrait dans sa grotte humide d'excitation. Françoise criait son plaisir, se tortillait sur sa balançoire. Voir sa femme ainsi exposée, seins à l'air, cuisses écartées et intimité offerte aux regards rendait Simon dingue de désir. Il se releva pour faire tomber le pantalon et se rendit compte à ce moment là que des personnes assistaient à leurs ébats. Deux hommes et une femme se tenaient à l'entrée de la pièce et regardaient en souriant Françoise qui gémissait doucement.

Quand la femme vit Simon, son sourire se figea instantanément et son visage prit une expression à mi-chemin entre l'étonnement et le choc, comme si elle venait de voir un revenant. Simon n'y prêta pas plus attention que ça, surtout préoccupé par l'idée de faire l'amour à Françoise, encouragé dans ce sens par un des deux hommes qui lui faisait signe de ne pas faire attention à eux. Il se déshabilla rapidement et concentra son attention sur sa compagne, lui attrapant les cuisses pour l'attirer vers lui et l'empalant sur son sexe plus dur que jamais. Il imprima un léger mouvement de balancement au sling, faisant coulisser le vagin de Françoise sur sa verge. La sensation était sublime et intense, ses boules claquaient en rythme sur les fesses de Françoise, provoquant des décharges de plaisir à chaque claquement. Il accéléra le mouvement et augmenta l'amplitude du balancement, il sentait son sexe sortir et entrer à nouveau dans celui de Françoise à chaque aller-retour de la balançoire. Les deux amants gémissaient et criaient à l'unisson de leur plaisir, ils en avaient complètement oublié la présence des voyeurs.

La femme chuchota quelque chose à l'oreille de son voisin :

  • Je te dis que c'est Simon, mon ex ! Sauf que ce n'est pas lui, jamais il ne serait venu à l'Aphrodite et jamais il n'aurait fait l'amour comme ça !
  • Sois pas méchante, peut-être que tu l'as juste sous-estimé.
  • Non, c'était vraiment un mauvais coup, une bite molle et un précoce. C'est pas possible que ce soit lui, ça doit être un sosie...
  • En tout cas il n'a rien d'un ramollo du zguègue ni d'un précoce ce soir, il assure drôlement bien le bougre ! Ca m'excite sacrément de le voir en action, viens que je fasse la fête à ton petit cul un peu plus loin !

Au moment où le couple s'apprêtait à quitter la pièce, Françoise poussa un énorme cri de jouissance « Ouiiiiiii Simon !!!!!!!! C'est trop bon !!!!!!!! Je viens !!!!!!!!! » et se tétanisa sur sa balançoire, les jointures de ses mains blanches à force de serrer les chaînes du sling. Simon arrêta la balançoire, se retira vivement et lâcha de longues giclées de sperme sur le ventre et les seins de Françoise qui gémissait et soupirait encore de bien-être et de bonheur.

  • Simon ? L'interpella la femme.
  • Oui, on se connait ?
  • Mais oui, je suis Cécile. Tu ne te souviens pas de moi ?
  • Non désolé. J'ai eu un accident qui a provoqué une amnésie partielle, je ne me souviens pas de ma vie d'avant l'accident. Mais excusez-moi, j'aimerais me rhabiller un peu et m'occuper de ma femme avant de poursuivre cette conversation.
  • Oui bien sûr, c'est moi qui te demande pardon de te déranger dans un moment pareil. Prenez votre temps et venez nous rejoindre dans l'alcôve juste à côté quand vous serez prêts. Il faut qu'on discute de certaines choses.
  • Pas de problèmes, mais est ce que monsieur pourrait tenir la balançoire pendant que je réinstalle ma femme dans son fauteuil ?

Simon enfila son boxer puis se tourna vers Françoise qui le regardait d'un air interrogateur. Il lui sourit, l'embrassa tendrement, lui tendit des kleenex pour qu'elle puisse s'essuyer un peu puis la prit dans ses bras.

  • Pas la peine de me mettre dans le fauteuil, dépose-moi directement dans l'alcôve, ce sera plus simple.
  • Tu ne veux pas remettre ta robe ?
  • Non, laisse tomber, après ce qu'ils ont déjà vu, ça ne me dérange pas de rester seins nus devant eux. Qu'est ce qu'elle te veut cette Cécile ?
  • D'après ce que mes amis m'ont raconté, c'était ma copine au moment de l'accident, mais elle n'a jamais cherché à me voir pendant tous ces mois qui ont suivi le choc.
  • Pfffff, laisse tomber alors, elle n'en vaut pas la peine !
  • De toute façon, c'est toi que j'aime, mais je suis curieux de savoir ce qu'elle me veut après tout ce temps sans nouvelles.
  • D'accord, mais ne te prends pas la tête mon amour, on est venu ici pour passer une bonne soirée, pas pour se pourrir la vie.
  • C'est compris, et je m'occuperai encore de toi tout à l'heure, je n'en ai pas fini avec les surprises que réserve ce lieu.

Françoise et Simon s'installèrent confortablement sur le matelas de l'alcôve où les attendaient Cécile et Philippe (son compagnon de soirée). Cécile semblait tendue et mal à l'aise, elle paraissait se poser pas mal de questions. Un silence pesant s'installa que personne n'osait rompre. Finalement, c'est Simon qui prit l'initiative d'ouvrir la discussion en demandant à Cécile ce qu'elle attendait de lui et pourquoi elle voulait discuter avec lui. Elle lui expliqua alors les détails de leur relation passée, les raisons de leur rupture, son étonnement de le trouver au club et sa stupéfaction de voir à quel point il semblait décomplexé au niveau sexuel alors qu'il s'était toujours montré un piètre amant avec elle. Simon ne savait plus que penser. Il avait donc aimé cette femme, mais tellement mal aimée qu'elle était partie. Depuis l'accident et sa vie avec Françoise, il s'était toujours montré sexuellement à la hauteur, attentif au plaisir de sa compagne et empressé auprès d'elle. Ca lui ressemblait tellement peu, ce que Cécile lui racontait. Il nageait en plein doute... et si Cécile lui racontait des mensonges pour tenter de se faire pardonner ? Mais en même temps, ça ne tenait pas debout ! Il ne se souvenait pas d'elle, elle n'avait qu'à l'ignorer, il ne s'en serait même pas rendu compte.

Françoise sentit le trouble qui habitait Simon. Elle le prit dans ses bras et l'embrassa tendrement pour lui faire sentir qu'elle était avec lui et qu'elle le soutiendrait coûte que coûte. Ce fut elle aussi qui analysa le mieux la situation, supposant que certains évènements de la vie de Simon l'avaient rendu méfiant vis à vis des femmes, entraînant des blocages d'ordre affectif et sexuel et que l'amnésie consécutive à l'accident lui avait permis de se libérer de tout ce qui le brimait dans son épanouissement. Simon le confirma, les longues discussions avec ses amis lui avaient appris pas mal de choses sur cette vie qui lui échappait, son mariage malheureux, ses maîtresses plus intéressées par son argent que par ses sentiments. Il dit aussi à Cécile qu'elle avait certainement compté pour lui, dans la mesure où les secours arrivés sur les lieux de l'accident avaient trouvé sur le plancher de sa voiture son téléphone portable avec le numéro de la jeune femme affiché sur l'écran.

Cécile, les larmes aux yeux, se rapprocha de Françoise et lui dit :

  • Tu sais, je l'ai sincèrement aimé, mais il me rendait trop malheureuse à ne jamais me montrer à quel point j'étais importante pour lui. Quel dommage qu'il ait fallu cet accident pour qu'il se libère enfin de ses vieux démons, c'est trop tard pour moi et je n'aurai jamais connu le plaisir de vraiment faire l'amour avec lui. Maintenant, c'est ton homme et je vous souhaite beaucoup de bonheur ensemble. On va vous laisser... tu viens Philippe ?
  • Attends Cécile... Tu aimerais faire l'amour pour de vrai avec lui ? Juste une fois ?
  • Oui... heu non... enfin, je ne sais pas...
  • Simon, tu lui dois bien ça... Tu en as envie ?
  • Mais ma chérie ! Cécile est une belle femme, mais c'est toi que j'aime !
  • On ne parle pas d'amour, on parle de lui accorder le plaisir que tu n'as pas pu lui donner autrefois.
  • Ca me met mal à l'aise, j'aurais l'impression de te tromper, de te trahir...
  • Il n'y a ni tromperie ni trahison puisque c'est moi qui le propose, fais lui l'amour, juste une fois, donne lui du plaisir et reviens moi ensuite. Je vais boire un verre avec Philippe et je t'attends au bar, prends ton temps.

Philippe lui tendit sa robe, l'aida à s'installer dans son fauteuil et l'invita à boire une coupe de champagne au bar.

Ce que firent Simon et Cécile ne sera pas raconté ici. Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce fut long, ce fut bon et ce fut une bien belle façon de tourner la page de leur histoire.



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