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Le rêve de Mathilde

Mariveau

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Mathilde à la cinquantaine, elle réfléchit à sa vie de femme, d’épouse et de mère.

Elle est en proie au doute, les années passent et il lui semble qu’elle n’a pas vécu pleinement sa vie

Est-ce que je plais encore se dit-elle chaque jour.

Mathilde est belle, le temps, les maternités, les aléas de sa vie de femme n’ont point altéré, sa beauté. Elle est sensuelle, voluptueuse, mais elle doute.

Son mari lui fait bien l’amour, mais plus avec la même fougue. Peut être le lui plait elle plus.

Le temps aurait il fait son œuvre, la passion s’estompant, le désir s’effaçant, le plaisir diminuant imperceptiblement.

Ses étreintes s’espacent, elle se réfugie dans la lecture, elle a redécouvert avec plus d’envie cette littérature érotique qu’elle aimait dans son adolescence découvrant les premiers émois d’une caresses sous ses draps à la lueur d’une lampe de poche. A chacune de ces nouvelles pages qu’elle découvre, elle se transporte dans les voyages de plus en plus intenses

Au hasard de ses lectures, elle a lié d’amitié avec un de ces auteurs. Ils discutent, ils rient, ils s’apprécient, ils partagent leurs expériences, leurs envies, leurs rêves, leurs fantasmes.

Ce matin, nue devant son miroir, elle se demande encore comment elle a pu accepter sans réfléchir cette rencontre. Dans deux heures elle prendra le TGV à la gare de Nantes et se dirigera à Paris, où ils doivent passer l’après midi au Musée d’Orsay .

Elle était parcouru par tant de sensations, d’appréhension de scrupules, n’avait elle pas mit dans la confidence une amie d’enfance parisienne pour trouver un alibi pour son mari.

Mais l’envie était trop forte, elle voulait le connaitre et savoir si elle pouvait encore faire briller les yeux d’un homme ;

Dans la salle de bain elle se prépare, se maquillant avec un charme délicat, elle enduit avec sensualité ses seins de son lait assorti à son parfum Chanel n°5 .

Elle sourit, les années n’ont eu aucune prise sur la beauté de ses lourds seins, aux aréoles larges aux pointes se dardant sous ses caresses, autant que sur les mots de cet homme si mystérieux

Ses hanches étaient des offrandes aux mains d’un homme. Posant un pied sur une chaise elle enfila avec sensualité des bas de soie noire, qu’elle attache aux portes jarretelles de sa guêpière champagne qui mettant encore plus en avant la beauté de sa poitrine mature.

Elle revêtit sa plus belle robe, se chaussa de hauts talons de chez Dior.

Il était temps de partir, elle prit son courage à demain, descendit monta dans le taxi et se dirigea vers la gare

Elle arriva gare Montparnasse, prit un taxi et pris la direction du musée d’Orsay. Elle était prise de se sentiment de demander au chauffeur de faire demi-tour, mais aussi l’envie de continuer sa route.

Il était là de noir vêtu, elle le reconnut de suite avec sa barbe grisonnante, ses cheveux blancs, ses yeux verts

Il n’était guère plus jeune que lui, mais il semblait intemporel.

« Mes hommages Mathilde, dit il s’inclinant lui baisant la main, vous êtes encore plus belle que je m’imaginais »

Sa voix était chaude, puissante, douce, pour la première fois depuis des années, elle sentit la chaleur le long de ses tempes, son cœur battre, ses pommettes rougirent.

« Mathilde, je vais vous guider dans les collections de ce musée et je vais vous faire découvrir que les mots et les images peuvent provoquer autant de plaisir que des effleurements de doigts, de lèvres, de regards »

Mathilde frémit, elle sentant son bas ventre bruler, sa corolle se tremper, elle n’avait pas honte, au contraire, elle revivait.

Le parfum de cet homme était à son image, suave, intense.

Ils passèrent la journée dans le musée, Mathilde était transportait pas les mots de cet homme décrivant des nus, des scènes.

Elle se retint souvent pour contrôler son plaisir, ce plaisir que cet homme lui prodiguait. Il le savait, il la laissait simplement fermant les yeux savourer ses orgasmes.

« Mon dieu s’écria t elle sortant du musée, il fait nuit, j’ai raté mon train. »

Elle était désemparée.

« Nous allons trouver une solution, dit il.

« Je vais appeler mon amie, elle m’hébergera pour la nuit »

Elle appela son mari, pour la première fois elle lui mentait, et elle n’en éprouvé aucune gène.

« Avant de vous raccompagnez partageriez vous un diner avec moi lui dit il »

« Avec joie lui répondit-elle sans réfléchir »

Ils étaient là dans ce petit restaurant russe, la musique russe la transportait, le champagne faisait son effet, elle riait, elle était si belle, elle se sentait belle.

Il était tard, quand ils sortirent du restaurant.

Il héla un taxi, et demanda l’adresse de l’amie de Mathilde, là sans comprendre encore aujourd’hui ce qu’il lui prit dans sa tête, elle embrassa l’homme avec passion.

« Allons plutôt à votre hôtel, faites moi l’amour, j’en ai envie »

L’hôtel était à deux pas, ils montèrent dans la chambre, la tension était palpable.

Leurs visages se rapprochèrent de l’un et l’autre, leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau avec douceur.

Les mains de l’homme s’approprièrent du corps de Mathilde, le baiser s’intensifiant, leurs langues s’emmêlant avec fougue, comme deux adolescents qui s’embrassent la première fois.

La passion était là . Les mains de son amant, oui car il était maintenant son amant, vagabondaient, s’immisçaient.

Elle se laissa aller et elle se retrouva sur le lit étendue sous lui. Elle sentait son membre durci à travers son pantalon. Elle avait envie de le toucher avec tendresse, ce qu’elle fit.

L’homme retira sa chemise en deux temps trois mouvements. A la vue de son torse, son désir monta d’un cran. Il la regardait avec tendresse, ses mains jouant dans ses cheveux, les baisers ne s’arrêtaient pas.

Elle lui défit la ceinture de son pantalon, lui , lui retirait sa robe. Elle était maintenant en guêpière étendue sur le lit. Leurs soufflent étaient intenses, leurs langues leurs mains très actives.

Elle glissa une main dans le boxer de l’homme qu’elle retira. Son membre était raide bien droit. Un beau pénis bien bandé se dit elle. Il se coucha sur le dos, l’invitation était claire. Elle enfila dans sa bouche cette verge tendue prête à exploser.

Elle s’activait avec désir, lui , il lui retira sa guêpière.

Elle se retrouva au-dessus de lui, son sexe sur la bouche de son amant, ses jambes entourant sa tête.

Elle le suça avec avidité, en lents va-et-vient, sa salive l’aidant. Elle pouvait sentir sa langue fouiller sa fente mouillée, s’arrêter sur son bourgeon gonflé de désir.

Elle avait peur de jouir, elle voulait sentir encore et encore ce plaisir qu’elle avait oublié.

« Prenez moi, je vous en supplie, prenez moi »

Il l’a pénétra avec raideur, d’un seul coup. Il était incroyablement bandé, il était large, mais elle était tellement mouillée, qu’il glissa facilement en elle.

Il entreprit des mouvements lents et contrôlé, excité lui aussi, il prenait des petites pauses, puis recommençait. Elle eu trois orgasmes avant que sa semence gicle en elle.

Ce fut merveilleux, Mathilde n’avait pas fait l’amour avec autant de tendresse, de désir et surtout de passion depuis si longtemps.

Ils restèrent écroulés, collés l’un contre l’autre et elle s'endormit.

Au milieu de la nuit, il la réveilla avec sa bouche avide, sa langue fouillant sa fente avec douceur.

Elle se laissa faire, eut un nouvel orgasme, il l’a pénétra mais il choisit se répandre sur son ventre entre ses seins. Elle se caressa avec son écume.

Il lui souleva les jambes, elle prit appui sur ses épaules. Elle frémit sentant sa langue glisser sur sa rose, ses mains écartant ses hémisphères fessiers. Oui elle voulait ressentir ce plaisir.

Elle sentit sa pénétration très lente, il se faisait tendre ne voulant pas la blesser. Ce fut long mais si délicieux . Il resta là sans bouger savourant chaque seconde.

« N’ayez pas peur, vous allez ressentir de nouvelles sensations »

Elle senti alors qu’un objet pénétrait sa caverne d’amour, elle connaissait cette sensation, des boules de geihas. Elle se sentir partir, quand de ses mains puissantes il s’empara de ses hanches et commença son va-et-vient dans son palais de Sodome.

La sensation était divine, elle gémit, cria, hurla son plaisir lorsqu’ils eurent leur orgasme commun, lui se répandant en elle avec un râle sauvage.

Ils étaient épuisés, ils s’endormirent.

Au petit matin, elle se réveilla, avait elle rêvé de cette journée, de cette soirée de cette nuit.

L’homme n’était plus là , mais à sa place il y avait un bouquet de roses et un mot, une date ,un lieu, une heure.

Elle ferma les yeux.

Oui j’ai un amant

« Je serai là cher ami, dit elle à voix haute.

Elle se rendormit avec un nouveau rêve, celui de leur prochaine rencontre.

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4 Commentaires


Recommended Comments

Voilà encore une fort belle peinture sous tes mots...Quels érotiques instants pour cette sensuelle et

coquine provinciale et de son écrivain favori!

Sorserez

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Mathilde a de la chance d'avoir autant de sensualité et de tendresse

Son amant a de la chance

bref, tout le monde a de la chance

et ce texte est à la limite du parfait :)

merci mariveau...

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