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FI Blog numéro 005, La vie et ses rencontres... (Part I)

Ryushijou

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blog-0984252001358543094.pngFI blog numéro 005,

Ryu et ses amis... Ou peu s'en faut ! Première partie : Le changement radical.

Nous faisons toutes et tous des rencontres... Chaque jour. Tout le temps. Peu importe le sens dans lequel on prend la chose...

Quand vous croisez une personne dans un ascenceur, un vieux parano sur un banc public... Ou tout simplement le nouveau voisin. Tout cela, le moindre geste, la moindre chose... Une rencontre. Peut-être n'y aura-t-il aucun lendemain... Mais il n'en reste pas moins que vous fais la connaissance d'une nouvelle personne.

Mais cela commence par quoi ? Un regard... Un geste... Une question... Tout ! Tout et rien y sont prétexte... Même le sourire fugace de cet inconnu dans le train, métro, RER... Avec cette petite gêne qui vous dis : « Je ne peux quand même pas lui parler ? Que va-t-il se passer ? »

Tout cela bien sûr n'est qu'un préambule. Et libre à vous donc de lancer cet échange plus loin, l'ignorer, ou ne pas le remarquer... Mais il y en aura toujours une... Ou plusieurs... Qui changeront vos idées, vos appréciations... Et même... Vos sentiments.

Pour ma part... la première fut très tôt. Et elle était tracée par la Vie.

J'avais 7 ans... J'étais un caractère de merde. Un sale mioche. Un petit con nous dirons totalement. A la moindre remarque, au moindre refus d'un adulte... Je me jettai par terre, et cognais ma tête à terre. Je vous passe les détails sur les nombreuses commotions cérébrales... Caprices ? Oui et non je vous dirais... Ma mémoire est peu reluisante sur cet époque. Mais une chose arriva... C'est une prof... Je la remercierai à jamais de cela.

Elle changea une chose en moi. Mon regard sur les adultes et leurs caprices (Oui. J'ose dire cela.). Elle m'a fait comprendre que j'étais un égal. Elle ne me traita plus en enfant. Mais en adulte. Elle se parjura pour moi. Faisant un faux témoignage.

L'histoire est simple : La seule chose à ne jamais critiquer face à moi, c'est ma famille. On y touche pas. Elle s'est toujours saigner aux quatres veines (et encore aujourd'hui) et j'exige (oui, j'exige) le plus grand respect des autres pour cela. Peu m'importe les pourquoi et comment. Quiconque ne respectait pas ma famille, subissait bien plus qu'un simple courroux.

J'étais plus que bagarreur en ce temps-là. Et j'avais une autre condition physique que celle actuelle. J'étais plus sportif et mince. Et blond par dessus le marché... J'étais aussi un peu plus fort. J'avais ce besoin de me défendre. J'utilisais ma hargne, ma rage pour me battre. Diminuer dans un quartier raciste (CF mon premier billet avec la mésaventure m'étant arrivée), je devais pouvoir me défendre contre des enfants... Comme des adultes.

Je pouvais aussi bien poursuivre un enfant à la course sur 2 km que me battre contre 5 personnes en même temps (Aujourd'hui je fais à peine 100 mètres et ne parvient à décrocher qu'une maigre droite).

Pour revenir à ce changement...

Un des grands (j'étais en première année, et lui finissait sa scolarité de primaires) m'avait traité de « Fils de pute ». Une insulte qui, à elle seule, me faisait sortir de mes gonds. Rien que les premiers mots, mon poing partait. Et il s'agissait d'un jeu chez les plus anciens. Savoir qui tiendrait le plus longtemps sans tomber sous mes coups et qui arriverait le plus à m'énerver.

Ce jour-la ne fut pas le bon jour pour qu'ils tentent leurs chances. Déjà énervé par un soucis plus important, je me retrouvai face à deux grands de dernière année. Les mots furent lancés. Et je bondis. Cela tombait bien ! Je voulais me défouler.

Inutile de vous dire que je passai de l'un à l'autre. Les fatiguants. Moi toujours avec le bon souffle, je maintenai bon. L'un d'eux fit une erreur. Je le coinçais et bondit. Mon poing lui fit passer la tête à travers le carreaux, et suivi le même chemin.

J'avais terrasser la plus grande terreur de la cour de récré... Le seul mec qui terrorisait aussi bien les profs que les élèves... Et il était là, KO technique...

Ma main était ouverte sur le dos. Mais je m'en fichai... Il restait un grand à chopper. Je courru et lui flanquai aussi une droite mémorable (faut dire... Il regardait son pote assomer, et suis arriver par la gauche... C'est pas une fenêtre... Mais un mur qui a fait riccoche).

Il fallut ensuite bien sûr nettoyer cette plaie sanguinolente. L'infirmière prévenue en grande urgence vérifia l'état de conscience des deux grands (à peine assomés...) et vit une traînée de sang un peu gouteler dans la cour et conduire à moi. Elle prit peur et me conduisit vers l'infirmerie sous bonne escorte (je haïssai les blouses blanches à l'époque). Elle me fit m'asseoir et donna les premiers soins. Puis s'absenta pour prévenir une ambulance (j'avais une plaie de 5 cm sur 2,5 cm ouverte... 15 points), et s'occuper des deux inconscient.

Vint alors la seule personne que je n'attendais pas... Ma prof. Madame I. Je ne compris pas pourquoi elle venait me voir, moi le fautif.

Elle m'expliqua que mes actes allaient avoir des conséquences... Que même si il s'agissait d'un élément pertubant... J'avais agressé une personne, cela provoquant son inconscience, voir quelque chose de plus terrible. Seulement elle avait assister à toute la scène. Elle savait pourquoi j'avais réagis comme çà. Et ma mère l'avait prévenu du pourquoi j'étais énervé ce jour-la... (Cela arriva peu après la scène de torture).

Elle m'expliqua que la police, les services d'urgences devraient être appellés et déplacés. Elle m'expliqua alors que ma famille, mes parents auront des ennuis, devront payer pour les dégâts infligés. Ma famille ne roulant pas sur l'or, je m'écroulai... En voulant la protéger... J'avais fait pire que mieux...

Elle m'expliqua que la police poserait des questions. Qu'elle leur raconterai tout. Que je serai en tord.

Elle m'explique également autre chose... Qu'elle allait mentir. Donner sa parole que ce serait la vérié, mais mentir malgré tout. Et bien sûr, je lui serais redevable. J'avais une dette. Et pas un simple jeu à remettre. Non. Une chose qui montrerai que je suis un adulte et différent des autres.

Je n'en revenais pas... Un adulte me voyait moi, un petit gosse, un mioche, comme son égal et en adulte réfléchit pour avoir une dette envers elle. J'étais... Scier ! Sur le cul !

Une fois assurée que j'avais compris les enjeux, le serment qui nous liait, et que je serais honnête, adulte, elle repartit. Me confiant à la surveillance d'un surveillant (logique...).

Je fut transporter, recousu et garder en surveillance à l'hôpital. Le lendemain, dans la soirée, la Directrice, Madame I, et deux autres professeurs sont venus me voir. Après quelques banalités, tous m'ont expliqué leurs implications auprès de la police et du soucis de la veille.

Ma mère s'effondra en larmes devant leur bonté. Et moi, je restai stoïque. Je n'en revenais pas de leur geste... Elles avaient toutes mentis, m'avaient protégés... Et cela malgré ce que j'avais fait ! (Les deux autres n'ayant qu'une bosse et quelques égratignures).

Mon contrat, mon serment avec eux fut le suivant : chaque fois, mais chaque fois que j'aurais un soucis, un problème, ou quoi que ce soit... Je devrais aller les voir. Leur parler. Discuter. Montrer que j'étais un adulte. Et plus un enfant. Si je devais me défoulé, sur serai sur un sac de frappe dans la salle de gymnastique... Je ne devrais plus faire de mal verbalement ni physiquement. Et surtout pas dans un premier temps à moi. Je m'étais fait trop de tord et m'étais blessé. Et bien sûr blessé d'autres personnes (Noté... Cela venait en second...).

Et si jamais je contrevenais à cet accord... Ma famille et moi ferions les frais de la trahison.

Ce fut donc ainsi... Mon caractère changea. Je découvris pourquoi il fallait parler, se défouler sur du matériel à la place de taper sur des humains... Et aussi pour cela que mon caractère changea sur une période de 6 ans.

Et même aujourd'hui, je garde avec cette prof, avec Madame I. un contact régulier. Et ma plus belle récompense, c'est de voir dans certains de ses messages une simple phrase... « Je suis fière de toi ».

Merci à vous Madame I. et mesdames les profs et directrice. Vous m'avez bien aiguillé.

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4 Commentaires


Recommended Comments

Je suis sans voix !!!!

D'une part pour ce partage de ce que tu as de plus intime et d'autre part par la bonté de ces enseignants !!

C'est tellement rare de nos jours !!

En tous cas, ta prof a raison, tu peux être fier de toi !!

Bisous !!

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Un beau témoignage sur le rôle des adultes, et l'influence qu'ils peuvent avoir sur l'avenir des jeunes. Il devraient y en avoir plus des comme Madame I :)

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