Aller au contenu
  • entries
    8
  • comments
    0
  • views
    2339

La cabane (2)

Lambdales

567 vues

Elle apparut devant l’ouverture de la cabane, à contre-jour, offrant sa silhouette légèrement déhanchée en ombre chinoise. Mes yeux exorbités suivaient lentement le détail de ses courbes malgré la terreur qui me pétrifiait. Ses talons aiguilles, ses longues jambes, l’attache des ses bas, les replis de sa jupe troussée sous les pans de sa veste doucement agités par la brise. Ses mains fines sortant des manches bien droites de son tailleur, les perles montées en boucles d’oreilles, assorties à son riche collier, qui pendaient à ses oreilles dégagées. Après quelques secondes d’une pose dont j’aurais aimé qu’elle dure infiniment, elle se décida à entrer. Lentement. Comme si elle cherchait à me faire profiter d’un spectacle dont la suite ne me préoccupait pas tant l’instant était extraordinaire, hors du temps. Lorsqu’elle s’accroupit devant moi, l’éblouissement du contre-jour s’était estompé. Ses genoux écartés laissaient entrevoir la culotte à nouveau tendue sur le trésor qu’elle m’avait dévoilé quelques instants plus tôt. Ses deux seins se cachaient maladroitement sous sa veste, et le risque de voir apparaître l’un de ses tétons à chacun de ses mouvements provoquait en moi des montées de crainte et d’espoir mêlés. Son attention se portait apparemment sur mon banc de fortune. Elle ne m’avait jeté qu’un regard furtif, et ses yeux s’étaient rapidement intéressés au magazine resté grand ouvert à ma gauche. Je sursautai lorsque sa main se posa sur mon sexe. Ses doigts étaient parfaitement manucurés, le vernis de ses ongles impeccable. Ils se mirent à bouger, doucement, de haut en bas. Puis l’étreinte se renforçant, le mouvement s’accéléra. Elle tourna une page, redressa la tête et, plongeant enfin son regard dans le mien, m’adressa un petit sourire moqueur qui semblait me reprocher ma polissonnerie…

Je baissai les yeux, me sentis rougir, et, comble de la honte, durcir dans sa main. Elle émit un léger soupir que je pris pour une marque de satisfaction, et m’engouffra dans sa bouche. Je frémis lorsque la peau de mon gland entra en contact avec son palais et les muqueuses de ses joues, puis avec sa langue dont les mouvements entretenaient le flot de ces sensations vertigineuses que j’expérimentais pour la première fois. Je ne parvenais pas à réaliser ce qui m’arrivait, et peu importait, finalement. Jamais personne n’avait touché, et encore moins avalé, mon pénis. Je pense que personne ne l’avait jamais vu, d’ailleurs, à part peut-être ma mère qui aimait parfois plaisanter sur le sujet en se remémorant mes toutes jeunes années. Quel âge pouvait bien avoir cette dame bien comme il faut, qui repoussait les limites de l’indignité en faisant aller et venir ses lèvres rouges autour de ce membre si intime et durci qui m’avait exclusivement servi jusqu’ici à uriner ? Je revoyais, vision provocatrice, les amies de ma mère dans leurs toilettes les plus élégantes lorsqu’elles venaient boire le thé ou dîner à la maison. Comme si l’une d’elle, en la personne de mon inconnue bienfaitrice, avait décidé dans une pulsion presque incestueuse de faire mon éducation et d’assouvir un besoin coupable. Je fermai les yeux et levai la tête comme pour tenter de me soustraire à la force de ces sentiments incontrôlables. Lorsqu’elle s’arrêta, j’eus l’impression qu’une douce torture venait de s’interrompre. La tension baissait un peu, je reprenais mes esprits et conscience de la cabane autour de nous.

Elle se leva, écarta ses jambes de part et d’autres des miennes, et s’avança au dessus de moi. En se baissant, elle ouvrit sa veste pour dévoiler la superbe poitrine qu’elle plaqua sur mon visage. Tout en massant des deux mains ses seins contre ma peau, elle offrait tour à tour ses tétons à mes lèvres et à ma langue. Je les sentais glisser et rouler, durs, sur mes joues, mon menton et mon nez. Ces globes généreux et fermes se déformant contre moi au gré de ses mouvements et de ses pressions faisaient monter en moi une sorte d’ivresse teintée de gêne. Elle jouait avec moi et mon désir, elle jouait de mon ignorance, ce qui me laissait un arrière goût d’humiliation pourtant bien agréable. Je fermai à nouveau les yeux pour respirer son parfum au creux si secret de ses seins. Elle se laissa descendre doucement, et je sentis ses doigts chercher mon sexe à l’aveuglette. Pour le guider, cette fois. Je le sentis s’insinuer entre ces mystérieuses lèvres que sa culotte avait bien voulu libérer à nouveau. Elle était douce, tiède et moite, se resserrant autour de moi. Une confortable sensation de bien être m’envahit. Un bruit de klaxon retentit dans le lointain. Il y en avait peut-être eu déjà un, je ne sais plus. Qu’importe. Son regard planté dans le mien elle commença à monter et descendre, à me faire entrer et sortir, à son rythme. Je me sentais gonfler en elle, envahi par une tension que je n’arrivais pas à identifier, mais qui ne semblait devoir mener qu’à une explosion inimaginable. Elle respirait de plus en plus fort, accélérait le mouvement, sa poitrine nue se déformant contre la mienne. Ses yeux se fermèrent. Elle émit un faible gémissement prolongé en soupir et se pressa contre moi. L’humidité autour de ma raideur s’était transformée en inondation, et des filets de liquide s’écoulaient sur mon pubis.

La tension était insoutenable et l’excitation le disputait à l’inquiétude. Elle s’agenouilla rapidement devant moi et se mit à me masturber fiévreusement. Un long jet de liquide translucide vint doucher son visage et sa poitrine, signe avant coureur de l’explosion tant redoutée. Le sperme blanc et visqueux jaillit alors en saccades, summum de ma jouissance, s’étalant en toute indécence sur les deux seins mutins offerts en support. Je restai interloqué, assommé par cette sensation nouvelle et par la vision de toute cette matière expulsée par mon sexe. Je revins peu à peu à la réalité. Le klaxon retentit à nouveau, plus longuement. L’élégante dame s’essuya hâtivement avec les mouchoirs en papier posés sur le banc et que j’avais précautionneusement réservés à mon propre usage. Elle réajusta son bustier blanc, se leva et sortit de la cabane. A l’extérieur, elle se retourna pour me lancer une dernière fois son regard assuré et son sourire moqueur. Elle s’accroupit à nouveau, exhibant au grand jour ces lèvres qui furent les premières à m’offrir l’hospitalité. Elle urina devant moi, puis se précipita à l’appel du klaxon de plus en plus pressant, me laissant seul à la contemplation de mes émois.



0 Commentaire


Recommended Comments

Aucun commentaire à afficher.

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.