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La cabane (1)

Lambdales

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C'était notre petit coin secret, notre endroit à nous, notre quartier général. Le point de départ de nos aventures de gamins. J'avais 15 ans, et cette cabane délabrée, cachée dans un bosquet d'arbres en bordure d'une route de campagne était l'objectif principal de mes heures de temps libre. Mes camarades et moi planifions nos rendez-vous dans la cour de récréation comme on monte un complot des plus organisés. On y jouait aux hommes libres : on fumait des cigarettes chipées au père de l'un ou à la mère de l'autre, on feuilletait des livres pornos récupérés on ne sait où... Et ce sont mes obsessions sexuelles qui me valaient d'être là, seul, en ce Vendredi soir. Il m'avait suffit de quelques minutes à vélo pour arriver, et j'avais une bonne heure devant moi avant de devoir regagner la maison. Dans mon cartable, j'avais dissimulé toute la journée un trophée découvert derrière une pile de draps dans une armoire de la maison. Un magazine danois au milieu d'une bonne dizaine d'autres opuscules honteux. Pris par le temps, et par la peur d'être surpris, je n'avais chapardé que celui-ci. Il me tardait de le parcourir, de le savourer, et la cabane était le lieu le plus adapté pour le faire en toute tranquillité. De grossières planches disjointes fermaient l'abri sur trois côtés, et un morceau de tôle ondulée faisait office de toit. Assis sur un banc de fortune fait de parpaings, je sortis mon trésor, admirant la couverture comme on regarde un plat de chef étoilé avant de le déguster. Je sentais une douce chaleur m'envahir, de troublants et agréables frissons se répandre en moi. Une érection coupable m'incita à ouvrir ma braguette avant même d'aborder la première histoire crapuleuse illustrée...

De temps à autre le ronronnement d'un moteur venait couvrir le bruissement des feuilles. Mais cette fois, le crissement des roues sur le gravier me fit sursauter : une voiture venait de s'arrêter juste derrière les arbres, à quelques mètres à peine. Je rangeai précipitamment la précieuse revue dans mon sac et je me hasardai à l'extérieur. J'avançais à croupetons dans les buissons, excité par la situation et terrifié à l'idée de me faire prendre. Une grosse Mercedes coupée grise avait quitté la route pour s'immobiliser dans le bois à l'abri des regards. Je me suis dit que le conducteur voulait peut-être satisfaire un besoin pressant... Endossant le rôle d'un espion de film d'action, je terminai mon approche à plat ventre dans les herbes hautes, dissimulé dans l'ombre à deux ou trois mètres de la portière passager du véhicule. Celle du conducteur s'ouvrit, et l'homme contourna la voiture par l'avant. Il était brun, athlétique, la quarantaine fringante, et portait un costume trois pièces anthracite avec une chemise blanche sur laquelle tranchait une élégante cravate bordeaux. Mon cœur battait la chamade et manqua d'exploser lorsqu'il sortit de son pantalon un énorme sexe, gonflé et dur, qu'il finit de raidir avec quelques mouvements masturbatoires. La vitre teintée se baissa alors pour laisser apparaître le charmant visage d'une femme aux cheveux blonds et courts. L'homme s'approcha pour permettre aux doigts de sa compagne de flatter son membre d'exception. Apparemment satisfaite, se penchant vers l'extérieur, elle engouffra la pièce de choix entre ses lèvres rouges. L'homme imposait son rythme par de légers coups de rein, pénétrant en silence la bouche de la belle suceuse.

J'étais subjugué. Je sentais sous moi mon propre sexe aussi dur que de la pierre. Je ne pus m'empêcher de glisser une main pour le caresser à travers mon jean. Leur petit jeu ne dura qu'une minute ou deux. La femme descendit finalement de voiture, claqua la portière et s'adossa à celle-ci. J'avais devant moi une créature de grande classe, vêtue d'un tailleur jupe noir et d'un bustier blanc. A son cou, un triple rang de perles confirmait son statut bourgeois. L'homme n'avait pas bougé, se tenant de trois quart sur sa gauche, la queue au garde à vous. Elle la saisit à pleine main et commença à la branler vigoureusement. Je me mis sur le côté pour dégager la mienne et pouvoir l'empoigner plus facilement. J'avais une furieuse envie de me joindre à ce torride exercice de masturbation. L'élégante dame regardait dans ma direction... Avais-je fait trop de bruit ? Etais-je repéré ? J'ai l'impression que peu m'importait à cet instant, en fait. Toujours est-il qu'elle fixait mon coin de végétation en passant sa langue gourmande sur ses lèvres pulpeuses ! De sa main libre, elle se mit à tirer sur son bustier pour libérer un de ses seins, puis le second. L'homme profitait à l'évidence du spectacle, mais c'est moi qu'elle regardait en caressant sa poitrine et en titillant ses tétons. Puis elle s'en prit à sa jupe, la troussant en plusieurs temps. Je vis d'abord se découvrir le haut de ses bas couleur chair, tenus par un porte-jarretelle blanc. Ce fut ensuite le tour de sa petite culotte de soie, blanche également. Mon excitation était à son comble. L'afflux de sang cognait sur mes tempes, mes yeux rivés sur cette scène de rêve. Continuant inlassablement son travail sur la verge du conducteur, elle écarta le fin tissu pour me dévoiler son magnifique abricot duveteux. Mieux, ses doigts se mirent à jouer avec ses grandes lèvres pour m'offrir son intimité humide, étanchant ma soif de culture sur l'anatomie féminine et sur l'exhibition sexuelle du même coup. Car, inutile de se voiler la face, elle m'avait vu...

L'homme commença insensiblement à se trémousser. Elle accéléra le mouvement et fit un pas de côté. Quatre jets de sperme s'écrasèrent sur la carrosserie métallisée. Elle maintint son effort jusqu'à ce que la dernière goutte tombe sur le sol, puis lâcha le sexe fourbu qui commençait à s'avachir. Pas un mot n'avait été prononcé jusque-là. L'homme lança d'un ton sec, en se dirigeant vers le talus mais en s'éloignant de ma position : "bien, finissons-en avec cette pause pipi" ! Sans chercher à rajuster sa tenue, la femme sourit et fit un premier pas dans ma direction... Pris de panique, je n'attendis pas le second et détalai aussi vite et aussi discrètement que possible pour rejoindre la cabane. Terré dans mon abri, je n'osais plus bouger. Mon cœur cognait dans ma poitrine, résonnait dans mes oreilles. Le bruit des pas, lents mais assurés, se faisait de plus en plus proche, accentuant petit à petit mes sueurs froides…


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