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Le hentaï ou le ecchi (Mon article présent sur le site)

Ryushijou

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blog-0648430001358466128.jpgLe hentaï ou « Perversion »

Présentation :

Hentaï signifie en premier lieu « Transformation, métamorphose, anormal » ou encore « Perversion ». Mais nous autres, occidentaux, utilisons ce terme pour désigner tout anime ou manga à vocation pornographique.

Il désigne également tout anime réservé à un public adulte (+18ans), et ne peut être vendu sous ce seuil, cela même au Japon (même légalité d'âge).

Hentaï ou ecchi ?

Il ne faut pas confondre les deux styles !

Le ecchi ou « sexe connoté » est un manga dans lequel la sexualité n'est que présente pour dénoter et faire arriver une situation comique ou cocasse (un homme qui chute, et se retrouve la tête entre les jambes d'une femme grandes ouvertes et la bouche contre les grandes lèvres de celle-ci bien qu'elle porte une culotte (souvent aux motifs aberrants : nounours, fraise, etc...)

Le hentaï, lui, désigne le sexe pur et dur dans un manga... Comportant plusieurs styles : sadomasochisme, les fameux monstres arbres à sexes (un tronc centrales, des tentacules débordants dans tous les coins, et les « bourgeons » étant des glands sécrétant une substance à la couleur et consistance du sperme masculin), ou encore l'inceste (attention cependant ! Il s'agit d'inceste dans les familles recomposées ! L'inceste pur (avec les liens du sang) est proscrit et tabou dans la culture nippone!!) mais nous verrons cela en détail plus bas.

Cela étant dit, passons à la suite.

Les styles hentaï :

  • Yaoi : Thème concernant l'homosexualité (le plus souvent ecchi) : Met en avant les relations souvent tendues entre hommes. Allant de l'ignorance de l'homosexualité malgré une attirance marqué et un coming-out en fin d'ouvrage, jusqu'à la relation pure et dure dévoilée et aussi fortement mise en avant. Il est cependant à noter que les dessins des hommes entrant dans les histoires Yaoi sont TRES efféminée... Serait-ce dû au fait du tabou là-dessus ? Mystère ! Mais plaisant à lire, même pour un public hétéro.
  • Yuri : Version féminine du Yaoi cependant sans le tabou de ces relations, poussant même parfois dans le tragique ou le « vulgaire », soulevant lourdement le fantasme du lesbien. Style un peu lourd, on aime, ou pas.
  • Hentaï : le plus pure style : un homme, une femme, du sexe. C'est tout. Selon la nature du hentaï, il y a aura soit une relation unique homme/femme, soit des trios, soit du SM, soit d'autres styles, que je décrirai plus bas.

Ce sont trois thèmes communs, mais le hentaï et ses dérivés visent également un public type... Les fétiches et autres styles pornographiques, en dehors du zoophile (qui reste extrêmement rare, seul 4 ouvrages en traitent, cela ne semble pas plaire au public nippon) et du scato/uro/vomi (même si en Occident, la plupart des grandes actrices de ce genre de film underground se trouvent être des Asiatiques...)

Les fétiches ont droit au paradis :

Et oui ! Mais on ne trouvera pas de pédophilie ou autre jeux interdits par les lois internationales !

Nous trouverons toujours des acteurs majeurs (+18 ans) dans les hentaï et pour les ecchi, nous aurons des acteurs adolescents presque majeurs (16 ans et demi, voir 16ans grand max, et plus).

Il y a plusieurs déclinaisons et sous genre :

  • Shonen-ai : style dans lequel la relation homosexuel mâle est plus axée sur les sentiments, pas les actes charnels. Principalement destiné à un public de femmes.
  • Shojo-ai : Shonen-ai version féminine. Principale destiné à un public d'hommes.
  • Bakunyu : Femmes à fortes poitrines
  • Futanari : Hermaphrodites ou transsexuels : personnes possédant les deux sexes anatomiquement parlant.
  • Inceste : il est à noter que le côté « sang » est proscrit ! Il s'agira de familles recomposées et toujours envers les membres non consanguin. Ainsi le fils et la fille n'auront de rapport que s’ils sont de mère et père bien distinct. Ainsi un père ayant un fils se mettra en relation avec une mère ayant déjà une fille. La femme couchera avec l'homme et le fils (ou la fille), a contrario l'homme couchera avec la mère et la fille (ou le fils) mais jamais une scène ne mettra en avant une relation consanguine.
  • Lolicon : cela ne concernera que les ecchi ! Et mettra en scène une attirance marquée pour des femmes pré-pubères ou préadolescentes.
  • Omorashi : fétichisme au cours duquel les participants éprouvent une excitation sexuelle à la vue d'une vessie pleine ou qui ressentent une attraction particulière pour une personne qui a déjà éprouvé cette sensation. Il ne s'agit pas d'urophilie, loin de là ! Il y un amalgame... La femme ayant un orgasme, perd le contrôle de sa vessie, et déversera un peu de « liquide » et l'homme, exciter par cette vision, éjaculera.
  • Shotacon : désigne l'attirance d'un homme ou d'une femme pour un jeune garçon. Il s'agit de la contraction de Sh?tar? complex, Sh?tar? étant le nom générique de beaucoup de jeunes adolescents dans les animes. Cela reste dans le style ecchi. Et ne mettra en scène que des garçons de 16 ans minimum ! Il ne s'agit nullement de pédophilie.
  • Shokushu goukan : Tentacules érotiques : des scènes d'horreur au cours desquelles des créatures munies de tentacules (habituellement des monstres) violent ou pénètrent des femmes, d'autres créatures, des futunaris (voir le thème Omorashi ou les hermaphrodite) et/ou, moins fréquemment, des hommes.

Quelques explications :

  • Yaoi : Les dessins portant sur les hommes destinés à l'homosexualité ont souvent un trait de dessin et de mentalité féminine. Beaucoup pensent qu'il s'agit du fait que les mangakas (dessinateur de mangas (auteurs/dessinateurs/scénaristes)) sont des femmes. Il va de soi que certaines ont bien entendu évoqué ce fait dans les lignes de confidences sur les dessins, mais il n'en reste pas moins que les mangakas féminin ne représentent que 45% des auteurs ! Et oui... Les mangakas masculins « utilisent » l'image de l'homme-femme pour attirer les femmes lectrices assidues de ces ouvrages. (source « Animeland »)
  • Le ecchi et la loi : souvent le ecchi est destiné à un public plus jeune... 15 ans mininum (16 en Europe). Il ne peut donc y avoir qu'un contenu jugée « érotique » et non pas « sexuel ». Cela n'empêche pas que les mangas de ce type montrent certaines scènes assez... Perverses à la vision de certains consommateurs : fétichisme de petites culottes sales... Des pieds... Des jeunes femmes adolescentes ou pré-pubères... Ou d'adolescents... Mais la trame restera toujours borderline et ne franchira jamais la bienséance et la morale.
  • Les vidéos hentaï et le marché : Bien qu'aujourd'hui, elles soient en libre circulation, ces vidéos ont d'abord subis un proscris. Leurs ventes et locations absolument interdites car jugées immorales, ce sont vues démocratiser dans les années 80 - 90. De plus, même si cela s’est fait, les sexes (masculin ou féminin) sont toujours floutés voir grimés pour ne pas « choquer »
  • Les vidéos et les fantasmes : Souvent, on pourra remarquer la sur dimension de certaines poitrines, voir des sexes masculins. Voir même parfois de détails... Les lèvres vaginales et l'éjaculation en elle-même (qui a le don de remplir la femme a ras bord, voir même de la recouvrir se sperme des pieds à la tête). Cela reste simplement un petit... « bonus » destiné à plaire aux lecteurs/amateurs de ces vidéos/papiers.

Anecdotes :

Il est un détail troublant que connaissent à peu près 70 - 80% des mangas... Ils connaissent leur version pornographique !

Ainsi, il n'est pas honnête de dire que personne n'a jamais vu Sangoku (Dragon Ball (pour les ignares)) se farcir une belle et jolie Usagi Tsukino (Sailor Moon) sur un fond de musique douce et parfois aux chandelles, voir même dans les étoiles !

De même, certaine version Yaoi et Yuri ont vu le jour !

Ainsi, pour le Yaoi, nos chers et beaux Chevaliers du Zodiaque ce sont bel et bien enfiler chacun leur tour dans une apothéose proche du cosmos orgasmique ! (Si jamais certains avaient encore des doutes... Les voilà dissipés ! ) Et pour le Yuri, bien que beaucoup de titres sont sortis, l'un des gros inspirateurs d'images et histoires Yuri, Naruto et ses ninjas (kunoichi) ne laissent pas indifférent la toile internet !

Que serait le hentaï si les grands auteurs des vieux mangas n'avaient pas eux aussi produit leur ecchi ou hentaï ? Ainsi, notre célèbre Osamu Tezuka (Astroboy), ou encore Go Nagai (Goldorak) ont eux aussi écrit leurs hentaï ! (Respectivement : Cléopatra et quelques fan-arts hentaï de ses œuvres).

A savoir également : Les formats hentaï bien que publier en mangas, sont toujours et d'abord publiés dans des revues spécialisées et ayant le but de produire à plus longue échelle les hentaï. Mais il ne faut pas non plus dériver vers les fan-arts et fan-work des fans trop assidus de la série ou simplement voulant discréditer une œuvre en montrant la facilité d'y voir du sexe. Il y a des façons propres aux mangakas de montrer qu'il s'agit de leur travail (signature... coup de peinture... etc) propre à chacun d'eux ! Les plus grands collectionneurs les reconnaissent et reconnaîtront sans soucis !

Conclusion et notes :

Que ce soit le hentaï ou le ecchi, la sexualité est là, présente. Suggérée ou explicite, fantasme ou gros délires, voilà donc en quoi consiste le hentaï.

Cependant il est à noter que même le plus pervers malintentionné ne trouvera pas son bonheur, car même si cela reste sexuel, il y a le respect de la loi et des codes moraux. Il n'y trouvera donc pas de pédophilie ou de sanguinolents rapports sexuels. Ni même les relations consanguines incestueuses.

Cependant, viols, hermaphrodisme, transsexuels, homosexuels, lesbiens, monstres à tentacules sexes... Et autres fantaisies du genre feront le bonheur d'autres personnes se satisfaisant du classicisme et ne cherchant que la légalité.

Il faut bien sûr se rendre compte que le hentaï ne met en scène que des images, il n'y aura aucuns acteurs réels de chair et de sang.

Le format papier ou anime sont possibles. Il existe des séries bien ciblées et précises.

Il va de soi que le téléchargement de ces ouvrages ou épisodes tombent sous le joug de la loi du pays de résidence et du copyright voir des licences.

Merci et à bientôt pour un nouvel article.



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