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Laura - l' âme Russe

Mariveau

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St Pétersbourg, 31 janvier 2023

Il est cinq heures ce matin, Laura est réveillée, nue dans cette chambre d’hôtel, elle regarde à ses cotés son compagnon, il dort. Elle l’aime, elle aime ses caresses, elle l’aime quand il lui fait l’amour, elle aime jouir sous ses baisers, elle aime jouir de sa douceur, de sa tendresse.

Elle a encore eu une nuit merveilleuse avec celui qui l’accompagne depuis 10 ans. Sa bouche délicate, ses mains habiles, ont joué sur son corps une partition amoureuse. N’est- il pas pianiste.

Laura est anxieuse, ce soir, elle joue au Palais de l’Ermitage. Elle regarde par la fenêtre, la Neva est prise dans les glaces, les palais de St Pétersbourg reflètent leurs lumières sur les rives de la Baltique.

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Laura est violoniste, soliste, premier violon au Berlin Symphonie Orchestra. C’est une magnifique femme d’une trentaine d’années. Elle a voué sa vie pour la musique, elle n’a qu’un seul amant son Stradivarius qu’un jour elle a reçu d’un admirateur inconnu accompagné d’un morceau d’ambre. Elle n’a qu’une seule maitresse la musique.

Elle regarde à travers la fenêtre, elle devine l’âme russe, elle la sent. Elle ferme les yeux et ce souvient, dix ans plus tôt, le soir de ce concert de fin d’année, où au hasard d’une rencontre à travers un écran, un homme lui avait défini ce qu’était l’âme slave à travers Smetana, ou Borodine.

Elle avait joué ce soir là étant dans l’orchestre, de son école , le concerto de Brahms et le 5° symphonie de Tchaïkovski.

Il lui avait parlé de la Chambre d’Ambre, il lui avait promis un texte et soudain, il avait disparu .

Cela faisait 10 ans, et ce soir elle jouera dans ce palais historique, oui la Chambre d’Ambre, cette chambre mythique avait été retrouvée 70 après que les troupes Nazis l’ai emporté.

Laura se dirigea vers la petite table où dormait dans son écrin son seul amant.

Elle le prit dans ses mains, et le caressa, avec plus de sensualité, de volupté qu’elle en avait pour l’homme qu’elle aimait. Il ouvrit les yeux, il comprit, se leva et descendit prendre son petit déjeuner.

Laura resta seul avec son amant, son violon, elle lui fit l’amour comme à chaque fois avant un concert. Oui elle faisait corps avec lui. Elle prit son archer et nue devant la Neva elle joua avec lui.

Leur étreinte était intense, érotique à l’extrême. Son cœur battait, elle sentait son ventre se contracter, la chaleur montait en elle, au rythme des mouvements du concerto de Brahms.

Oui la jouissance était là, la puissance des notes, le contact du bois contre son corps. Elle joua, avec une telle intensité. Elle était en sueur. Puis le concerto achevé, elle s’allongea sur le lit, son stradivarius posé à ses cotés. Ils étaient amants. Elle resta la à le regarder, comme deux amoureux.

Elle le prit une derrière fois dans ses bras, le serra délicatement et atteignit l’orgasme, un sublime orgasme.

Laura est maintenant dans les coulisses, les musiciens accordent leurs instruments.

Elle regarde à travers le rideau, toute la société russe est présente, le banc et l’arrière banc de la société. Des femmes aux sublimes toilettes, des hommes en uniforme, en smoking, mais aussi des gens du peuple. Oui se dit elle, cet homme avait raison jadis il y a dix ans, la Russie est éternelle, les ombres de Pierre le Grand, d’Alexandre Nevski, de la Grande Catherine , de Tolstoï, de Nabokov, de Dostoïevski, de Borodine, de Tchekhov étaient présentes.

Le rideau se leva, et le concerto pour violon de Brahms résonna dans ce palais impérial des Tsars.

Laura se souvint des mots de cet homme : « pense slave lui avait il dit, souviens toi de ce qu’est l’âme russe quand tu joueras et tu auras compris le sens de la musique russe »

Elle prit son souffle, et joua, non elle fit l’amour, comme jamais elle ne l’avait fait avec son amant. Devant les regards des Dirigeants, de l’Intelligencia, du corps diplomatique et de son compagnon.

Il était triste, mais il avait comprit que Laura avait atteint le point d’orgue, la quintessence de son art.

La symphonie s’acheva, un silence lourd parcouru l’assemblée. Laura était épuisée, vidée, jamais elle n’avait ressenti cette intensité au-delà d’un orgasme lors d’un concert.

Le Président de Russie se leva, suivi de tout le public, une ovation éclata, emportant tel le vent des steppes de l’Asie Centrale, l’âme russe au-delà des murs du Palais de l’Ermitage.

Laura ne regardait plus le public, elle fixait son regard sur cet homme aux cheveux blancs à la barbe grise, assis un premier rang, il pleurait.

Sans l’avoir jamais vu, elle le reconnu………..

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1 Commentaire


Recommended Comments

Heu encore un que j'aime .Que j'aimeeeeee . (j'ai loupé la suite ? )

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