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Russie éternelle

Mariveau

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blog-0506280001355608978.jpgDans un mois un an de site j 'ai décidé de reprendre mes textes qui je trouve à la relecture sont perfectibles et une nouvelle muse amoureuse du romantisme Russe a fait revenir à la surface celui ci.

Donc je lui dédis

Quelque part entre Moscou et Irkousk décembre 1857

Cela faisait des heures que la troïka avait quitté le relais de poste d'Omsk. Il neigeait à gros flocons.

L'homme qui se trouvait dedans somnolait , berçait pas les clochette des chevaux de l’attelage qui glissait sur ses skis, le long de cette route.

Quel âge avait-il, difficile à dire, peut être la quarantaine, son visage était marqué par la vie, mais sous son air sombre on semblait deviner de la douceur dans ses yeux.

Il était emmitouflé dans un long manteau en fourrure d'ours de Sibérie. Un ours qu'il avait du tuer à son triste regret dans sa jeunesse, pour protéger sa vie.

Sous ce manteau, on pouvait déceler, une tunique d'uniforme, dont les insignes de col ne laisser aucun doute. Il était un officier des Courriers du Tsar .

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Le train de l'attelage était monotone et il se laissa aller dans ses souvenirs, il se revit trois ans plutôt dans la salle de bal du palais de l’Ermitage à ST SAINT-PÉTERSBOURG, ce dernier bal avant de partir avec son régiment en Crimée. La guerre était là face aux français, aux anglais et à la la Sublime Porte.

La soirée était grandiose, les femmes étaiet parées des plus belles toilettes qui lui avait été permis de voir, toutes insouciantes aux bras de leur mari ou de leur amant qui allaient partir se battre.

Le Tsar et la Tsarine présidaient le bal.

La musique, les parfums et l'alcool rendaient éléctrique cet instant.

Lui était sombre, ayant déjà connu les rigueurs des campagnes militaires, et les affres de la guerre, il ne comprenait cette insouscience, la même qui avait conduit tant de jeunes hommes au trépas en 1805 à Austerlitz.

Une femme se trouvait là face à lui le regard triste, c'était déjà une femme dans la fleur de l'âge,une belle comtesse, au port altier. Tout dans son corps était noblesse et sensualité. Elle était mariée à un homme un peu plus âgé. Le hic c'était la femme de son Colonel du régiment de Cosaques dans lequel il servait.

Il aimait cette femme, dans chacun de ses mouvement, il ne voyait que sensualité et douceur. Il s'enhardit en l'invitant à danser, son mari ne fit aucun cas, trop occuper à parler de campagnes victorieuses avec les jeunes officiers, dont les femmes virevoltaient déjà dans les bras de leurs futurs amants. La Russie est éternelle, ses femmes aussi beauté au regard si froid et au corps si chaud, se dévoilant à peine dans de folles toilettes.

Ils dansèrent une bonne partie de la nuit, il était redevenu ce jeune lieutenant d'il y avait 20 ans, lors de ce bal célébrant le départ de l'Armée partant se battre contre les Tartares.

Sa cavalière vibrait dans ses bras. Un moment, il sortit sur l'un des balcons, ils regardaient les lueurs des palais de la ville se reflétant dans les eaux de la Néva, qui lentement rejoignaient les eaux de la Baltique.

Sans qu'il s'y attende, la comtesse lui déposa un baiser sur les lèvres, comprenant sa hardiesse et prenant peur, elle recula mais il l'a pris par la taille, l'a ramena vers lui et l'embrassa. Il pensa qu'il était allé trop loin, mais elle s'abandonna à lui ouvrant délicatement ses lèvres de porcelaine .

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Les deux amants, car maintenant ils l'étaient s'eclipsèrent. Il l'amena chez lui, dans le palais familial. Elle était étonnée, car elle avait toujours cru que cet homme était d'extraction modeste.

Elle se trouvait dans le palais d'une famille des plus anciennes de Russie, dont l'ailleul avait été compagnon de Pierre le Grand . Il en était l'héritier.

Il l'a conduit dans sa chambre, une chambre faite d'ambre réplique de celle de la Grande Catherine, n'était ce pas son aileul qui en avait fait deux pour en offrir une à l'Impératrice aCtherine. N'avait il pas été son amant .

Il s'embrassa encore et encore, elle s'abandonna à lui. Il lui dégraffa son corset libérant des seins merveilleux de blancheur aux aréoles roses, aux pointes rouges de désir.

Il avait connu des femmes, mais il avait dans ses bras une déesse. Elle se mit complètement nu, s'approchant de lui, elle lui dégraffa sa tunique d'apparat, laissant apparaître un torse puissant parcouru par de nombreuses cicatrices.

Elle s'agenouilla et s'empara de son désir, le caressa et l'honora de sa bouche si fine, ses lèvres parcouraient son sexe sa langue jouait avec subtilité. Il s'allongea sur le lit et honora sa maitresse de sa bouche et de ses lèvres. Elle gémissait, et l'appela en elle. Il s'enfonça dans ce fourreau si doux au duvet soyeux, elle se cambra le retint. Il lui fit l'amour, il s'empécha en elle en un râle puissant et elle dans un cri profond. Ils refirent l 'amour plusieurs fois cette nuit là .

Le lendemain il se reveilla elle n'était plus là. Il rejoint son régiment et défila devant le Tsar à la tête de son escadron, elle était là à coté de la Tsarine regardant dans le vide. Son mari défilait devant à la tête du régiment.

La guerre durant deux ans, deux ans de souffrance de mort et de pleurs pour les belles dames de ST PETERSBOURG, amants et maris disparaissant dans la tourmante des armes.

La guerre avait pris fin, il avait vu mourir ses compagnons, ses amis. Le mari de sa maitresse était mort dès le début des combats.Lui il avait pris la tête de son régiment du moins ce qu'il en restait. Il lui écrit, mais il n'eut aucune réponse.

Il prit le temps de revenir à ST PETERSBOURG, il alla voir toutes les familles de ses hommes, de ses officiers morts à ses cotés. Il s'en voulait d'avoir survecu mais le souvenir de ce bal l'avait maintenu ainsi que le fin mouchoir que sa belle lui avait laissé. Il restait encore un peu de rouge à lèvres , le fin tissu était taché de son sang. Il fut ému par la beauté de ces veuves, et l'innocence de leurs enfants.

Il s'arrêta à Moscou et fut troublé par l'inconscience des nobles, tout n'était que bals alors que le peuple mourrait de faim.

Arrivé à St Petersbourg, il passa par le palais familial esperant peut être retrouver son aimée. Mais aucune trace.

Il ne trouva qu'un billet le convoquant le lendemain en audience au Palais de l'Hermitage.

Il mis son plus bel uniforme et pour la première fois depuis longtemps arbora les armes de sa famille.

Il arriva les portes s'ouvrit à son étonnement devant lui, le Tsar, la Tsarine étaient débout sur une estrade, il dut traverser la salle de balle entre deux rangées de courtisans, qui furent étonnés de voir cet homme qu'ils ne considéraient point portant les armoiries de la plus grande et ancienne noblesse Russe.

Il ne vit qu'elle, superbe dans une toilette noire aux cotés de la Tsarine. Il s'agenouilla devant le Tsar qui lui remettait l'ordre de Pierre et Paul. Il sentait le regard de cette femme. Il fit demi-tour et sortit.

Franchissant la porte, un officier lui remit un billet, elle l'invitait à souper le soir même.

Il la rejoignit et le repas fut silencieux, puis l'intensité fût telle, qu'elle se jeta à ses pieds en pleurant, il l'a pris dans ses bras l'embrassa avec fougue. Ils se donnèrent avec plus d'intensité que la premiere fois.

Son corps était toujours aussi désirable. Il tourmenta les seins de la belle. Elle se donna à lui.

Son sexe était dur comme l'acier de son sabre lorsqu'il s'enfonçant d'un coup en elle. Elle criat sa jouissance, le repoussa et s'emparra de cette lame d'acier pour l'engloutir dans sa bouche . Elle se delecta de la virilité de son amant et du suc qui en sorti sous ses assauts . Ce suc se déposa sur les seins de la belle. Elle le poussa sur le lit et lachant ses longs cheveux roux elle s'enfonçant en lui en un râlle profond. Elle maitrisait son cavalier. Il repris le contrôle la coucha à nouveau sur le lit et la retourna, d'abord surprise elle se laissa guider lorsqu'il lui pris les hanches et les remonta vers lui . Il la pénatra avec fougue, elle se cambra jouit son plaisir.

Ils firent l'amour toute la nuit.

Il avait quelques jours de libre avant de repartir vers la Sibérie son nouveau poste, l'ombre d'une révolte naissante pointait à l'Est.

Il lui apprit au plus grand plaisir de la belle, des techniques qu'il avait appris sur les bord de la Mer Noire . Elle en devint folle, sentir la virilité de son amant s'enfoncer dans son intimité, pour la première fois fut un mélange de douleur suivi d'un plaisir intense. Elle aimait se livrer à son amant offrant sa croupe merveilleuse, se cambrant à chaque assaut. Elle découvrit le plaisir mutuel de s'empaller sur son homme lui livrant son intimité, et sentir gicler la semence de son amant entrer au plus profond de ses entrailles.

Puis elle partit sans rien dire la veille de son départ. Il avait vendu son palais , ces terres, il avait décidé de ne plus revenir .

Il était troublé mais ce devait être écrit pensa t il avec cette fatalité qu'ont les slaves.

Mais l'étape d'Omsk, il eu une merveilleuse surprise, une lettre qu'un courrrier du Tsar avait amené le précédant.

Mon amour, je ne t ai rien dit à ton retour mais la nuit de ce bal, tu m'a donné un enfant, une petite fille. J'ai tout laissé et nous te rejoignons à Irkousk dès que possible.

Il sorti de sa somnolence, l'attelage s' était arrêtée, pour son étape du soir. Il sourit en prenant sous sa tunique, un petit morceau de soie, qu il avait toujours eu sur son coeur.

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Recommended Comments

Toujours aussi magnifique, vivant et plein de sentiments.

Et la Russie, j'adore aussi !! Un beau voyage qui va me mener aux pays des rêves !!!

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