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Anna ou le Manège du Palais de Hofburg

Mariveau

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Vienne décembre 1755 Palais de Hofburg

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Cela fait maintenant 7 ans que le traité d’Aix la Chapelle a été signé mettant fin à la guerre de succession d’Autriche.

Je me trouvais là avec à la tête d’un escadron des dragons de Noailles attaché à la sécurité de notre Roi , Louis le quinzième.

N’étant point d’extraction noble, je n’avais gravi les échelons de l’armée que par ma valeur au combat et l’aide de ma jeune et espiègle sœur. Mon père professeur à l’université de Toulouse me destinait à la carrière des sciences, mais je ne rêvais que d’aventures, de voyages, de batailles.

A quinze ans avec quelques écus en poche, je m’embarquais à Lorient sur un navire de la compagnie des Indes comme matelot. Je découvris les mystères de l’Inde, de l’Orient, de l’Asie. Je m’initiais aux plaisirs avec des femmes sublimes, leurs parfums, leurs arômes hantent encore les nuits.

Très vite je gravis les échelons pour parvenir à commander un petit lougre corsaire jouant avec l’anglais entre les comptoirs français de l’Inde, Kârikâl, Yanaon, Pondichery, Chandernagor, Mahé conquis par monsieur Dupleix en 1719 . Des noms qui encore illuminent mes rêves.

L’envie de revoir ma famille me fit abandonner ma vie aventureuse, et je revins en France.

Mais je ne pouvais me résoudre à une vie inactive et je m’engageais comme simple cavalier aux Dragons de Noailles.

Je n’avais cure des lettres d’introduction de mon père maintenant conseiller au Parlement de Toulouse, ou de Monsieur de Dupleix.

Un jour de 1740, ne voilà appelé chez Monsieur de Noailles, je n’étais qu’un simple brigadier, que me voulait t’il.

A son bureau le vieil homme me toisa, à ses coté se trouvait ma jeune sœur, et sur son bureau les fameuses lettres que j’avais laissé chez mon père.

Sans rien dire, il me remit un brevet de lieutenant et me donna le commandement d’un escadron que je devais créer de toutes pièces.

En Europe la guerre montait à l’horizon comme l’orage obscurcit le ciel de l’Océan Indien annonçant un cyclone.

Six ans de guerre, j’ai été de toutes les batailles, les perdues comme les gagnées, Fontenoy, Roc ourt et Lauffeld.

J’en porte encore les cicatrices mais je suis encore là.

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Cela fait huit ans maintenant et à nouveau la guerre pointe à l’horizon.

J’ai quitté l’armée et j’ai rejoint le Secret du Roi, le Cabinet Noir et maintenant je suis un espion, je reviens à mes premiers amours en Indes, l’aventure et le secret.

Me voilà à la cour de l’Impératrice Marie Thérèse d’Autriche. Il y a huit ans l’Autriche était notre ennemie et la voilà notre alliées.

Les négociations secrètes sont terminées et ce soir au Palais Impérial il y aura bal.

Le Roi m’a anobli sur le champ de bataille, me voilà chevalier. Ce matin j’ai décidé de monter, et je me dirige vers le manège impérial, j’ai envie de monter ce matin.

Je me dirige vers les écuries, et je choisis une jument pur sang arabe, je la selle et je rentre dans le manège et je la vois.

Elle se trouvait au milieu du manège montant un étalon d’un blanc immaculé contrastant avec sa robe cavalière noire et sa longue chevelure bouclée d’un roux éclatant.

Elle faisait évoluer sa monture avec grâce, une sensualité se dégageait de se couple.

Elle maitrisait avec dextérité l’art équestre espagnol, faisant cabrer son cheval, lui faisant faire des pirouettes et autre arabesque.

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« Monsieur, ne vous gênez pas venez me rejoindre »

Je piquais ma monture et au petit galop je rejoignis la belle amazone. Ma jument et moi-même ne faisions qu’un. Je ne portais plus depuis longtemps mon uniforme de Dragon, mais j’aimais me vêtir de noir et toutes circonstances. J’aimais choquer, provoquer et séduire je ne le cache pas. J’aimais jouer du contraste du noir et de mes cheveux déjà blancs et de la barbe grise, bien de belles dames en avait succombé, j’obtenais ainsi dans mes étreintes les renseignements que leurs maris ou amants bavards leur avaient confié sur l’oreiller.

Elle était sublime, je devinais ses courbes voluptueuses, sont décolleté laissait entrevoir, une poitrine aux seins sublimes généreux, au port altier. Elle avait des yeux de jade où brillaient les flammes de sa chevelure de feu, des lèvres pulpeuses.

Nous entamâmes une danse équestre, nos montures se frôlant, comme si les deux bêtes avaient compris avant nous notre attirance de l’un envers l’autre. Nous nous jaugions, nous nous observions. Le temps semblait s’être arrêté. Pas un bruit seul celui des sabots sur le sable du manège et le souffle puissant des deux bêtes accompagnaient cette danse de séduction. D’autres cavaliers avaient tenté d’entrer dans le manège mais ils avaient été troublés de cette sarabande équestre.

A chaque reprise, nous caressions avec sensualité nos montures sans détacher nos regards l’un de l’autre. Le désir montait en nous.

« Monsieur je dois rejoindre le cabinet de l’Impératrice, me rejoindrez vous cet après midi pour une promenade dans le parc de Schönbrunn »

Elle rougit, pour la première fois, ma rivale et bientôt mon alliée avait baissé la garde. Depuis sept ans nous nous poursuivions de capitale en capitale et nous nous battions au jeu de l’espionnage, Berlin, Moscou, Londres, Venise, Paris, Vienne.

Je restais encore pour calmer ma monture, qui semblait avoir succombé à l’étalon d’Anna

Elle s’appelait Anna, la comtesse Anna de Durnstein, femme libre, fatale mais si belle et si sensuelle.

En ce début d’après midi, je l’attends avec ma jument, elle arrive avec le même étalon que ce matin. Les deux montures semblent enjoué de se retrouver. Elle porte une tenue cavalière d’un vert assorti à ses yeux. Nous partons au pas et prenons la direction du Palais d’été des Habsbourg.

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Nous devisons entre amis de nos vie, de nos missions, nous rions, nous galopons. En décembre la nuit autrichienne tombe vite et il est tant de rentrer, comment sommes nous venus à parler de nos amours de nos étreintes, nous ne le savons toujours pas.

Nous sommes aux écuries, les écuyers connaissent Anna et comme moi, elle commence le pansage de sa monture, elle est a coté de moi et je décide de jouer.

Sans quitter Anna du regard, je caresse ma jument, qui semble piaffer de plaisir.

« Anna voulez vous m’accompagner dans mon pansage »

Son sourire fut ravageur.

« J’accepte avec plaisir dit elle, ses yeux brillant.

Elle se glissa avec félinité entre moi et ma monture. Je lui pris la main et me plaquant contre elle, je soufflais dans son cou, elle frémit. Malgré le froid, l’atmosphère était brulante. Elle se retourna, me plaqua contre la stalle m’embrassant avec fougue. Nos langues se mêlèrent, nos bouches entreprirent une danse amoureuse des plus subtile et sensuelle. Son parfum de jasmin et de rose est enivrant, il se mèle à mon parfum de musc et santal ramené de mes voyages. Nos effluves issues de notre course équestre se mèlent à cette odeur de paille, et cette odeur typique équine.

Elle se dévêt devant moi m'offrant son corps de femme épanouie. Elle s'allonge sur une couverture et m'offre son dos, sa croupe à l'assaut doux de mes mains, de mes doigts. Son corps se met à onduler, elle commence à gémir. Viens contre moi me dit elle, je me dévêts et nous nous retrouvons à nous caresser. Pas un mot, dans le manège les gardes impériaux ont commencé une reprise.

Elle glousse, en pensant à ces jeunes officiers qui la désire et qui là sont très appliqués à essayer de maîtriser leur monture.

Je tressaille lorsque ses mains chaudes se mettent à caresser ma verge durcie par le plaisir . Mes lèvres mordillent ses tétons qui réagissent en lui arrachant de petits cris qu'elle tente d'étouffer.

Puis à nouveau elle me repousse, et commence à donner de petits coups de langues sur mon torse, suçotant mes seins qui réagissent autant que les siens. Puis sa bouche s'empare de ma lance et elle enserre de ses lèvres mon gland, je sens sa langue rouler sur cette peau si sensible. Elle joue avec ses mains sur mes bourses, elle entame un va et vient sur mon épée de chair me mettant au supplice. Elle s'arrête pour venir s'empaler sur mon membre et son bassin entame une danse endiablée. Je torture la pointe de ses seins, je malaxe ses fesses fermes, ses cuisses musclés par des heures de monte .

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Elle gémit de plus en plus, je râle de plaisir. Sa bouche se plaque contre la mienne ses lèvres sont salées. Nos langues se trouvent. C'est sûr on va nous entendre, les palefreniers commence à donner à manger aux chevaux, qui frappent de leurs sabots les portes des stalles, couvrant ainsi le bruit de nos ébats que nous avons de plus en plus de difficultés à retenir. Je n'en peux plus je la bascule sur le coté et plonge mon visage entre ses cuisses, assouvissant ma soif de son sexe humide et chaud. Je la lèche avidement, je suçote son bourgeon, elle jouit. Elle se cambre me repousse et se retourne me présentant sa croupe. Je n'en puis plus, et je présente mon glaive à l'entrée de son sexe et je m'enfonce d'un coup lui arrachant un cri étouffé, elle mord son sa cravache.

Je me déchaine, prenant ses hanches j'entame un va et vient de plus en plus fort. Je sens monter en elle comme en moi l'orgasme. Elle se redresse, je la plaque contre mon torse en écrasant de mes mains ses seins meurtris. Je lui mordille le cou. Je devine sa main jouant de son centre du plaisir.

Elle arrache un cri de jouissance lorsque mon écume jaillit en elle. Nous nous affalons en sueur épuisés dans la paille, la reprise va s'achever. Elle se rhabille très vite, part la première.

« A ce soir au bal » dit-elle le sourire radieux.

En rentrant à mon hôtel particulier, je découvre un pli.

L’Ambassadeur de France m’attend,

« Monsieur le Comte, voici les lettres patentes du Roi vous accordant ce titre et l’Ordre de St Louis »

Ce soir, pour changer, j’ai revêtu ma tunique noir, mes bottes cavalière et j’arbore l’écharpe de l’Ordre de St Louis.

Je rentre dans la salle de bal,

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« Monsieur le Comte de Buch »

Je vais présenter mes hommages à l’Impératrice Marie Thérèse, Anna se trouve à ses cotés, Elle est radieuse .

« Monsieur le Comte, je vois que vous êtes seul, accepteriez vous d’être le cavalier de ma chère amie, la comtesse de Durstein. » dit-elle avec un sourire espiègle.

Anna vint me rejoindre à la grande jalousie de bien hommes dans l’assistance.

Nous n’en avions cure.

La nuit qui allait suivre, allait être des plus intense.

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1 Commentaire


Recommended Comments

Toujours de sublimes voyages, de merveilleuses rencontres.... du rêve à n'en plus finir....

Merci Vincent !!!

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