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Julia ou le dernier train de Vicksburg

Mariveau

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17 avril 1863, La Grange, Tenessee

Cela fait déjà plusieurs mois que le Général Grant assiège la ville de Vicksburg, cette Gibraltar de l’Ouest commandant le grand fleuve Mississipi

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Nous nous cassons les dents sur les défenses du général sudiste Pemberton. Entre assauts terrestres ou fluviaux, chaque attaque amène son lot de morts et de blessés et de souffrance pour la population de cette ville.

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Je ne nomme Marc Peters, j’ai quarante cinq ans, je commande un escadron de cavalerie du 7° Illinois, nous nous apprêtons sous le commandement du Colonel Grierson à entreprendre un profond raid en territoire ennemi.

Je rentre de permission, il y a deux jours dans ce petit cimetière de Pennsylvanie, j’ai accompagné dans leur dernier voyage ma chère et tendre femme et mon fils. Ils sont morts lorsque l’attelage de notre cab s’est emballé et a versé dans le ravin.

Je suis anéantis, je n’ai plus envie de vivre.

Mon but maintenant c’est d’accomplir mon devoir et de les rejoindre au plus vite.

Comment accepter de survivre à ceux que j’aimais. J’ai été de tous les combats depuis le début de cette stupide guerre civile. J’ai vu tomber des amis, j ai appris la mort d’amis qui étaient devenus des ennemis. Et moi me voilà encore vivant. Je n’ai plus un but.

Hier soir nous avons été convoqués à une conférence d’état major, nous avons notre mission : causer un maximum de dégâts à l’ennemi, l’attirer au loin de Vicksburg, détruire le réseau ferré et rejoindre les armées de l’Union de Jonathan Banks à Bâton Rouge en Louisiane.

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J’ai passé la nuit avec mes hommes et ce matin après deux petites heures de sommeil, j’ai passé en revu mon escadron. Les hommes sont prêts et confiant.

Les 1700 cavaliers sont là, le colonel Grierson nous harangue, Grant est là, moi je n’écoute pas, je dissimule sous ma chemise le médaillon protégeant les photos d’Elisabeth et Matthew.

Les trois régiments s’élancent, les hommes chantent.

17 avril 1863, Vicsburg

Julia Pearson, est une jeune femme, la trentaine d’années, belle insouciante comme ses femmes de l’aristocratie sudiste. Elle avait quitté Richmond pour se rendre chez ses parents à Vicksburg. Son mari était officier dans l’Armée de Virginie sous le commandement de Lee. Il était à l’état major du fameux Jeb Stuart, chef de la cavalerie confédérée.

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Elle avait de longs cheveux longs bouclés, on aurait dit de l’or tellement ils étincelaient sous l’effet des rayons du soleil. Elle avait une peau de lait, une silhouette fluide, des courbes fines, des seins ronds, fiers, des yeux d’un bleu azur où bien des soupirants se seraient noyés.

Elle s’était mariée tardivement, car elle était indépendante. Sur l’insistance de ses parents, ce fut un mariage de raison entre deux grandes familles sudistes.

Elle aimait son mari mais sans passion, lui il aimait passer son temps à faire de la politique.

Elle avait une petit fille, Mélinda, deux ans, elle ne connaissait pratiquement pas son père parti combattre avec joie pour le Sud et le Sud gagnait.

Les troupes de l’Union, entreprennent l’investissement de la ville et vont bientôt parvenir à réussir le total encerclement.

Julia prit le dernier train en partance pour l’Est avec sa petit fille.

Marc depuis plusieurs jours à la tête de son escadron chevauchait vers le sud entre les lignes de chemin de fer de Mobile, de l’Ohio et du Mississipi central, détruisant les voies et incendiant le matériel roulant, parcourant 1000 kilomètres en 16 jours.

Ils allaient rejoindre maintenant les forces de Banks à Baton Rouge quand Marc fut convoqué auprès de Grierson.

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« Peters, vous allez remonter avec votre escadron rejoindre Mac Clernand, vous lui donnerez ceci »

Gare de Bolton 16 mai 1863

Depuis plusieurs jour Julia est bloquée dans cette petite ville, la ligne vers l’Est est coupée, Sherman avance. Elle voit à travers la petite fenêtre de la maison où elle s’est refugiée, le flot des débris de l’armée sudiste il semble qu’elle se reforme en vue du combat, elle a peur.

Champion’s Hill 16 mai 1863

Marc a accomplit sa mission, il est là maintenant aligné avec ses hommes et d’autres régiments, le clairon sonne la charge. Enfin il va rejoindre sa femme.

Les escadron s’ébranlent et galopent tels les cavaliers de l’Apocalypse vers les batteries d’artillerie confédérées.

Marc sent sa poitrine se faire transpercer, il tombe de son cheval, c’est le noir.

Bolton Station 4 juillet 1863

L’Indépendance Day

Cela fait maintenant un mois et demi que Marc a été ramené du champ de bataille. Pour le chirurgien il aurait du mourir, mais il a survécu. Chaque jour, Julia pour qui la route de la Virginie s’est arrêté là , est venu s’occuper de lui. Elle se consacrait aux blessés des deux camps, mais elle avait été ému par cet homme délirant, pleurant s’excusant auprès de son épouse et de son fils de n’avoir pu les rejoindre dans la mort.

Petit à petit Marc revint à la vie, et chaque jour Julia venait lui faire la lecture, une amitié entre ses deux être que tout opposait naissait mais aussi un sentiment autre, proche de la passion.

Les effleurements devenaient tendres, intenses, mais Julia était mariée.

Ils marchaient tout les deux, quand à l’ombre d’un chêne, ils avouèrent leur amour impossible en s’embrassant avec passion.

Un cri leur parvint, ils regagnèrent l’hôpital.

Julia fut foudroyée : Vicksburg était tombée et Lee avait été battu à Gettysburg.

Les jours qui suivirent Marc ne revit plus Julia. Il apprit par le médecin major, qu’elle avait appris la mort de son mari à Gettisburg. Elle resta dans sa petite maison.

Un matin il se décida à aller la voir, mais elle était partie, bénéficiant d’un sauf conduit du Général Grant pour la remercier de sa présence auprès des blessés.

La guerre se poursuivit, mais pour Marc il avait un nouveau but, retrouver Julia.

Appomatox 9 avril 1865

Cela fait presque deux ans que Marc a perdu Julia, le Major Marc Peters est attaché à l’état major du Général Sheridan.

Il est là, assistant à Appomatox Courthouse en ce matin à la signature de la capitulation du sud.

Il a quelques jours de permissions, il se rend dans le Nord où il règle ses affaires et il prend la direction de Richmond.

Richmond 16 mai 1865

Il est là devant cette maison bourgeoise. Une enfant joue dans le jardin, elle le regarde, lui sourit , elle l’a reconnu et vient embrasser Marc.

Julia est sur le perron, ils sont là face à face et ils s’embrassent.

Le diner du soir fût très vite expédié le désir l'un pour l'autre se lisait à travers leur regard, ils voulaient aller plus loin dans la connaissance de l'un de l'autr

Julia alla coucher sa fille

Puis sans un mot , elle le conduisit à sa chambre .

Elle se dévêtit avec une légère pudeur qui la rendait encore plus délicieuse;

Elle était belle, ses cheveux blonds lâchés cachant ses jolis seins ronds , aux aréoles carmins contrastant avec la blancheur de sa peau.

Ses hanches étaient juvéniles, ses jambes aux galbes parfait se prolongeaient sur des chevilles si fines et de si petits pieds . Elle frissonna, mais ce n’était pas de froid. Elle s'approcha de lui et se colla contre son corps l'embrassant langoureusement. Elle déboutonna sa chemise et caressa son torse .

Il l a pris dans ses bras; l'allongea sur le lit, son souffle s’accélérait. Il ne voyais que ses grands yeux bleus. Prenez moi dit elle.

« Non lui dit il, je vais vous faire découvrir d'autres sensation »

Ses lèvres, sa langue, ses doigts prirent possession de chaque parcelle de son corps. A chaque caresse, son corps se mit à vibrer, elle gémit son plaisir. Elle se cambre lorsque comme le naufragé, sa main aborde son intimité, elle se laisse aller.

Il pince ses tétons dardés par le plaisir, ses mains lui prodiguent les gestes de douceur, qu’elle n’a plus ressentit depuis si longtemps.

Son désir est puissant, elle ouvre doucement ses jambes, il sent alors les mains de Julia se porter à son vît et le conduire à sa coupe de fertilité.

Elle se cambre et il s'enfonce délicatement en elle, elle gémit son plaisir. Sa gangue intime est d'une douceur infime, il ne peux se détacher de ses yeux , sa bouche entrouverte appelle la sienne. Leurs langues se cherchent se trouvent, il va et vient lentement en elle. Son bassin ondule.

Ils s’enlacent, et entament une sarabande amoureuse. Il se retrouve sur le dos , elle le chevauche, son bassin ondule encore et encore. Il caresse ses seins à travers ses longs cheveux.

Il sent en lui monter une indicible envie de jouir en elle, elle le sent et elle accélèrent son mouvement telle la cavalière qu'elle a été parcourant la plantation de ses parents

Telle la lave d'un volcan s'écoulant dans la mer dans un jet puissant, son liquide de vie jaillit en elle lui arrachant un cri de jouissance et lui un râle de plaisir.

Il n’a pas quitté son regard et ils s’affalent l'un contre l'autre;

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Elle entreprend alors deréveiller à nouveau son plaisir, de ses mains. Puis rougissante, elle lui dit une de ses amies lui a appris quelques secrets de l'amour.

Sa bouche si fine s’empara de son membre , et l'enserrant de ses lèvres elle joua avec ses mains. Sa langue courrait sur Son gland rougit par le désir. Elle Le fixait toujours . Il était au supplice. Elle s'allongea sur le ventre lui présenta des fesses merveilleuses.

Il appuya son désir contre elle, remontant ses hanches et il la pénétra à nouveau. Son étui soyeux était encore plus humide, bouillant . Elle gémissait à chacun de ses accoups. Il senti à nouveau son plaisir, mais il ne pouvait partir sans voir une dernière fois ses yeux. Elle s'allongea sur le dos s'ouvrit une fois encore, le laissant la posséder encore une fois. Il l'embrassa et dans un dernier spasme il s’épancha une dernière fois en elle dans cette nuit de mai.

Au petit matin il se réveilla, elle était si belle, le soleil naissant dessinait sur son corps nu et sublime des arabesques des plus érotiques.

Elle ouvrit les yeux, fais moi encore l'amour.

La guerre était bien finie

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