Aller au contenu
  • entries
    59
  • comments
    151
  • views
    22182

Depuis : Distraction

Cora

301 vues

Nous sommes enfin prêts.

Tous deux habillés pour sortir, après avoir pris le temps de nous doucher ensemble pour profiter de nous encore un peu plus. Moment divin, après lequel nous prenons le temps de nous poser au chaud l’un près de l’autre dans le canapé.

Tu jettes un coup d’œil sur tes mails pendant que je reprends la lecture de mon livre du moment, et nous attendons que revienne cette motivation qui nous avait poussés à sortir nous promener malgré ce froid hivernal.

Mais nous sommes si bien ici. Assise à ton opposé, les jambes allongées vers toi, je sens tes doigts me caresser le mollet. La chaleur de ta main traverse mes collants, pourtant épais, et irradie ma peau. De la pointe du pied, je frôle ta jambe pour te rendre tes attentions. Nous nous observons de temps à autre pour vérifier si l’envie de bouger est revenue prendre possession de l’un de nous.

Au bout d’une bonne demi-heure, je pose mon livre et me rapproche de toi, feignant d’avoir froid, et dans l’espoir de te faire lâcher ton ordinateur pour t’occuper de moi.

Ta main libre passe derrière mon dos et vient rejoindre ma hanche pour me serrer contre toi. De l’autre main, tu te débarrasses de mon concurrent électronique avant de la plonger dans mes cheveux pour guider mon visage vers le tien.

Tu t’amuses car tu sais que je n’attends que ça de sentir tes lèvres contre les miennes. Pour me faire enrager, tu t’approches doucement me laissant fermer les yeux pour te recevoir et… rien !

Je te sens alors frôler mon cou de ta langue, le plus légèrement possible, et passer ton index sur ma bouche. Et tu ne t’attends pas à mes crocs sur tes phalanges, alors que j’ouvre les yeux.

Je ne suis pas patiente.

Interloqué par ma réaction, tu es loin de te démonter et c’est la fine peau de mon cou qui subit ta vengeance, m’arrachant un cri de surprise et d’excitation. Mes seins se durcissent au fur et à mesure que ta langue parcourt et découvre mes épaules. Ma peau se réchauffe tout comme mon esprit et tes mains se font baladeuses se frayant un chemin vers mes cuisses. Et ton téléphone sonne.

- « Non ! Ne décroche pas ! »

- « Je dois prendre l’appel, c’est le taff… »

Tu me plantes alors là pour répondre à ton responsable continuant à me caresser de ta main libre, mais oubliant littéralement l’excitation que tu as fait naître en moi.

Et je ne suis pas patiente.

D’abord blasée, je m’allonge et pose la tête sur ta cuisse. J’hésite même à reprendre mon bouquin pour me faire patienter mais mon envie de toi ne disparaît pas. Sans t’en rendre compte, tu continues à attiser ce feu que tu as initié en moi, parcourant mon dos de ta main, des épaules à la naissance de mes fesses.

Mais que faire pour que tu raccroches enfin ? Je te mords la cuisse pour que tu comprennes que je t’attends, mais je n’ai pour seule réponse qu’une tape sur mes fesses.

La discussion s’éternise et alors que vous changez de sujet, passant du travail à des choses futiles, je me redresse et te fusille du regard.

Non, je ne suis vraiment pas patiente.

Tu n’avais jamais vu ce regard, mélange d’excitation, d’impatience et de colère. Et comme pour me défier, tu me lances :

- « Trouve-toi une occupation pour patienter, j’en n’ai plus pour longtemps ! »

Mes yeux se noircissent et je me pince les lèvres pour ne pas dire trop fort ce que je pense de ça. Une occupation ? Mais bien sûr ! Une distraction toute trouvée puisque tu n’y mets pas du tien !

Féline, je me rapproche de toi et viens me lover sous ton bras, collant mes lèvres dans ton cou. Alors que je dépose mes baisers les plus doux sur ce carré de peau qui m’est si cher, ce creux si tendre dans ton cou, mes mains se baladent innocentes.

Et là, tu ressens mon impatience.

Mes doigts se créent un chemin imaginaire entre ton épaule et ton nombril. Alors que tu protestes en pinçant ma hanche, j’ouvre un à un les boutons de ta chemise en te défiant du regard. Mes lèvres rejoignent ton torse et tu retiens facilement le soupir que ma bouche vient de causer. Je poursuis sans mal ce petit jeu jusqu’à ton ventre, plantant ça et là mes griffes sur ta peau. Tu contiens ta surprise en continuant cette maudite conversation malgré les frissons qui te parcourent. Ma main continue sa descente et part vérifier l’effet de mes assauts sur toi. Tu espérais que je n’aille pas jusque là, mais maintenant que j’ai la preuve de ton émoi sous mes doigts, il est trop tard.

Tu vas subir mon impatience.

Je déboutonne ton jean et tu tentes de m’en empêcher d’une main : peine perdue. Tu en bafouilles tellement la situation te gène, je te lance un regard fier et tu sais que j’ai déjà gagné… Ta conversation devient dure à suivre mais tu ne peux pas raccrocher encore et tu commences à regretter de ne pas m’avoir écoutée.

Enfin libéré, ton sexe se dresse maintenant face à moi et je ne te laisse pas le temps de respirer. Ma bouche vient le rejoindre pour l’emprisonner entre mes lèvres, alors que ma langue vient caresser lentement ton gland.

Cette sensation de chaleur te surprend et te foudroie sur place, te laissant sans voix au téléphone, essayant de reprendre ton discours entre deux soupirs.

Je mets à l’épreuve ta patience.

Tu gardes ton sérieux, mais tu ne peux plus vraiment cacher ton manque de concentration et tes soupirs qui se font plus bruyants à chaque fois.

Ma langue parcourt ton sexe, lape ton frein un instant, alors que tes doigts viennent se perdre dans mes cheveux. Je n’entends plus tes paroles et je ne garde à l’esprit que cette envie de toi qui me tiraille. Ma main vient rejoindre mes lèvres et j’entame une sensuelle danse entre ma langue et mes va-et-vient.

- « Je… Je vous rappelle ! »

J’ai eu raison de ton impatience.

Ton téléphone vole à l’autre bout du canapé. D’une main, tu suis les mouvements de ma tête au dessus de ton sexe et, de l’autre, tu remontes sous ma jupe à la rencontre de mes fesses. Je relève la tête et plante mon regard dans le tien. Je suis maintenant sure d’avoir toute ton attention et il est grand temps que je porte le coup final.

Rapprochant mon visage du tien, je prends tout mon temps, la main toujours posée sur ton sexe et ralentissant ses mouvements. Ma bouche s’entrouvre et j’humidifie mes lèvres. Arrivée à quelques millimètres des tiennes, je change de direction vers ton oreille, à laquelle je murmure :

- « Une promenade en ville, c’est bien ça ? »

Je me lève, rajuste mes vêtements et m’éloigne. Je remets nos patiences en jeu.

Source :



2 Commentaires


Recommended Comments

Hi hi j'adore . La la les femmes youpiiiiiiii!!!!!!! Saletés que l'on peut être .

  • Like 1

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.