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Le Mas (quatre mains avec Fangy05)

Mariveau

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16 Novembre 2012

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L’automne cette année est des plus mutin avec ses sensations estivales, comme si avec son complice l’été, ils avaient lié un pacte, pour le plaisir de voir les étreintes des amants, des couples, des amoureux débutées au printemps se poursuivre indéfiniment.

En ce petit matin frais, Fanny, à travers sa fenêtre, regardait le jour se lever sur la montagne Ste Victoire, peinte avec amour par Cézanne, décrite avec passion par Pagnol.

Fanny est une femme accomplie, mère, épouse, elle resplendit de sa beauté que lui confèrent ses 40 printemps.

Elle vient de se lever après une nuit agitée, mais si douce, elle a un peu honte, mais c’est si bon quand de ses mots, derrière cet écran, il lui fait l’amour.

Elle est nue, elle sent entre ses cuisses l’humidité des caresses qu’elle s’est prodiguées ce matin en pensant à lui, elle a encore en tête, passant en boucle sa voix, ses mots.

Elle a joui sans retenue, elle a un peu honte mais c’est si bon.

Elle s’étire devant sa fenêtre, ouvrant son corps aux courbes délicieuses, aux rayons chauds du soleil naissant. Elle aime cette sensation, plus elle l’adore. Sentir la chaleur de ces rayons solaires est autant de souvenirs de caresses des mains de son amant des mots.

Elle flâne, ce matin voulant garder sur elle, l’odeur de cet homme. Elle enfile un déshabillé transparent et se dirige vers son ordinateur, elle espère le voir connecté.

Elle est triste, elle ne le voit pas, dans deux jours, elle sera seule chez elle pour le week-end, et elle espère tant qu’il sera là derrière son écran.

Elle regarde sa messagerie, ses yeux brillent. Ce message est de lui.

« Samedi matin, un taxi viendra te chercher, suis-le sans crainte…….. »

Mon dieu c’est dans deux jours, se dit-elle. Non je ne peux pas, mais je veux savoir.

Elle met dans la confidence une amie, elle sera sa complice.

Toute la journée, elle le cherche, il n’est pas connecté, il ne répond pas à ses sms. Elle est perdue, elle trouve du réconfort dans les mots d’autres amis, mais son esprit vagabonde.

Le soir, elle découvre un nouveau message :

« N’oublies pas demain. »

Elle tremble, elle hésite encore, elle passe sa soirée sur le tchat, sur son site favori, elle papote, trouve du plaisir mais son esprit est ailleurs.

17 novembre 2012

Fanny n’a pas dormi de la nuit, elle s’est décidée, elle a fait un petit sac avec ses petits objets favoris et quelques pièces de lingerie fine.

Elle porte un joli jean sans couture, et s’est décidée à être mutine, elle ne portera donc aucun sous vêtement. Ses seins généreux au port altier sont libres sous son petit pull de cachemire. Elle porte de jolis hauts talons noirs, mettant en valeur ses fines chevilles et ses petits pieds délicieux.

On sonne, c’est le taxi. Le chauffeur avec son accent et son allure dignes de Raimu, lui dit « c’est vous Madame Fanny, allons-y, on nous attend. »

« Où allons-nous ? » dit-elle

« Peuchère vous verrez bien ma belle dame »

Le taxi démarre, les voilà sur la route, laissant Aubagne sur la droite, et Aix sur la gauche, le véhicule roule vers La Sainte Baume.

Elle aime ces paysages chantés par Frédéric Mistral, contés par Alphonse Daudet, décrits par Pagnol, peints par Cézanne.

Fanny somnole, son esprit est parcouru de rêves, de sensations. Le soleil est haut, elle regarde par la fenêtre Moustier Ste Marie, puis la route de la rive droite des gorges du Verdon. La voiture ralentit, un petit chemin de terre.

Tout ici lui rappelle les parties de chasse à la bartavelle de la Gloire de mon Père. Le long du chemin qui monte vers le ciel bleu azur, serpente un petit torrent dont l’eau vagabonde vers les gorges. Serait-ce l’eau de la source de Manon, celle que Jean de Florette n’a pas trouvée. Le chemin s’élargit.

Il est bordé d’ifs centenaires, de pins parasols façonnés par le mistral, et au bout un petit mas, en pierres blanches, aux volets bleus comme le ciel.

Son cœur s’accélère, son souffle devient court.

Devant la petite maison, un puits, à coté un moulin à huile.

Le chauffeur descend les bagages de Fanny, il repart la saluant, elle est seule.

La porte du mas s’ouvre, il est là.

Avec son long manteau noir, son chapeau à la Frédéric Mistral, sa barbe blanche. L’homme semble sortir du néant, d’une autre époque.

De sa voix douce et chaude, presque sensuelle il lui dit :

« Bonjour belle Fanny »

Elle s’approche, elle sent que tout va basculer en elle, les parfums de lavande, de thym, de romarin se mêlent à son parfum, elle devine aussitôt Kouros.

Il s’approche, la prend dans ses bras, elle ne bouge plus. Son regard, mon Dieu, son regard se dit-elle.

Il dépose un baiser sur les lèvres sucrées de Fanny, baiser doux et chaud.

Soudain la passion les emporte.

Il la plaque contre la margelle du puits et l’embrasse avec fougue et sensualité, elle s’abandonne, non, elle se donne. Leurs regards, leurs bouches se font l’amour sans attendre.

Elle sent la main puissante et douce de l’homme empaumer son sein droit dardé. Il glisse son autre main entre les cuisses de Fanny et ses doigts glissent sur son bourgeon.

Oui elle avait rêvé de ce moment. Et ce moment se réalisait enfin.

En ce petit matin d’automne, je me lève, le cœur battant.

J’ai fait l’amour toute la nuit avec ses mots et ce matin je me suis adonnée à de douces caresses en pensant à lui.

Lui ? Frédéric ! Mon doux Frédéric. Il m’apprend tout ! L’amour, la vie, la tendresse… et même il m’apprend moi !! Je me découvre à son contact et j’apprends à me voir à travers ses yeux, à travers ses mots… A 40 ans passés, il serait temps que j’aille enfin à ma rencontre !

A la hâte, j’enfile un déshabillé et me rue sur mon PC. Avec un peu de chance sera-t-il connecté... Personne. Je suis déçue.

Je décide alors de consacrer un peu de temps à tous mes mails en retard.

Et là, au milieu de tous, j’en vois un. Un de Lui !!! Mon cœur bat encore plus vite ! Enfin de ses nouvelles. J’ouvre le mail et lis :

« Samedi matin, un taxi viendra te chercher, suis-le sans crainte…….. »

Samedi ?! Mais c’est dans seulement deux jours !!

Non ce n’est pas possible !! Je ne peux pas accepter son invitation. Ce ne serait pas loyal vis-à-vis de mon homme…

Mais mon mari ne sera pas là ce week-end. Frédéric le sait, tout comme il sait que son invitation piquera ma curiosité…

N’y tenant plus j’appelle Manon, mon amie de toujours, afin de la mettre dans la confidence !

Elle qui me pousse depuis de longues semaines dans les bras de mon amant des mots est folle de joie !

Cette journée n’en finit pas… Frédéric ne se connecte pas, il ne répond pas à mes textos… Oh le bougre !! Il mériterait que je n’aille pas à son rendez-vous !! Mais il connait ma curiosité légendaire et sait très bien que je n’en ferai rien !! Cet homme m’envoûte et il en joue !!

Enfin, dans la soirée, je reçois un nouveau message aussi court que le précédent :

« N’oublies pas demain. »

Comment peut-il imaginer que je puisse oublier demain ?!

C’est de la folie, mais tout est folie dans ma vie, avec lui !

Je prépare un petit sac, quelques bricoles et surtout de la belle lingerie. Pour lui, rien n’est trop beau. Le choix est délicat… Indécise, comme toujours… je prends tout !

Il est tard, je devrais aller me coucher… mais je suis bien trop excitée pour dormir.

Je pense à lui, à la surprise qu’il me réserve demain…

Mon esprit est trop confus. Je me retrouve sur le tchat de mon forum favori, mais le cœur n’y est pas. Je clavarde sans trop savoir ce que je fais, ce que je dis… Je me retrouve au cœur d’une discussion un peu chaude, où je prends du plaisir… mais c’est en pensant à mon amant des mots que je me laisse emporter par ma jouissance

La nuit s’écoule ainsi…

Le jour se lève. Le taxi sera bientôt là.

Je me prépare en prenant mon temps.

Un jeans sans sous-vêtements, comme il aime, un pull en cachemire et de hauts talons noirs. Un maquillage discret et je suis fin prête.

Le taxi arrive, mais malgré mes questions, le chauffeur refuse de me dire où nous allons.

Nous nous mettons en route et mon esprit vagabonde. Les paysages de Provence défilent, me rappelant les contes de mon enfance.

Mais c’est à Frédéric que je pense… Frédéric, Frédéric… que j’aime prononcer son prénom… Il est si doux à mon cœur.

La voiture s’engage sur un petit chemin.

Je ne sais pas pourquoi mais mon instinct que dit que nous sommes bientôt arrivés.

Mon cœur bat à tout rompre. Mon Dieu, dans quelques instants, je vais enfin le voir, me blottir dans ses bras, respirer son odeur…

Le taxi s’arrête devant un magnifique mas en pierres.

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Le jardin est typiquement provençal.

Un puits, un moulin à huile, une bâtisse exceptionnelle… mon week-end dans un lieu comme celui-ci ne peut-être merveilleux.

Soudain, mon cœur chavire. La porte du mas s’ouvre, et je le vois.

Il est beau avec son long manteau noir.

Je crois qu’il me dit : « Bonjour belle Fanny » mais peut-être ai-je rêve ?

Je suis sous son charme, les mots fuient mes lèvres.

Alors mue par je ne sais quelle force divine, je m’avance vers lui. Même les odeurs des plantes du jardin se mélangent… Pourtant, il en est une que je reconnaîtrais entre mille. Elle ne vient pas du jardin. C’est Kouros, son parfum qui me met au supplice. Je n’ose plus avancer.

Tendrement, il s’approche de moi et me prend dans ses bras.

Ses lèvres trouvent les miennes et je découvre enfin leur douceur et leur chaleur.

Ses mains partent à la découverte de mon corps. Je le laisse faire et à ce moment-là, comme une évidence, je sais.

Je sais que ce week-end, je serai à lui. Oui j’avais rêvé de ce moment. Et ce moment se réalisait enfin.

Fanny était là dans ses bras.

Il avait attendu ce moment avec tant d’impatience, d’envie et de désir.

Il la serra dans ses bras, l’embrassant avec fougue, passion et sensualité. Il sentait son cœur battre à travers la peau douce de ses seins. Il aimait la douceur humide et chaude de ses lèvres. Il sentait Fanny s’abandonner, mais il relâcha son étreinte.

« Viens, suis-moi » dit-il avec sa voix douce et chaude. Cette voix qui lui tournait tant dans sa tête.

Elle se laissa conduire. Ils contournèrent la bâtisse.

Elle découvrit alors attachés à un mur de pierres sèches, deux magnifiques chevaux tout harnachés.

« Mais Frédéric, je ne suis pas en tenue ! »

« Ne t’inquiète pas, entre dans le mas, tu trouveras ce qu’il te faut. »

En entrant, elle découvrit sur le canapé en cuir, une tenue équestre : un pantalon de peau de couleur fauve et une chemise en jean, ainsi qu’une paire de shops.

Elle retira son jean trempé de sa première étreinte, puis son pull en cachemire. Elle aima la sensation de la peau de daim sur son sexe épilé, ainsi que le frottement rugueux de la chemise en jean sur ses pointes si dardées.

Elle sortit.

Frédéric l’attendait, il la regardait avec désir, se délectant de sa beauté féline.

Elle s’approcha de lui, il lui vola un baiser des plus sensuel, la plaquant contre la jument qu’elle allait monter. Il la souleva avec la légèreté d’une brassée de lavande. Elle était si belle.

Fréderic monta en selle, son cheval un Apaloosa pommelé noir et blanc. Il place sa monture à côté de la jument de Fanny, se penchant il l’embrassa à nouveau. Il piqua des étriers les flancs de l’étalon et ils s’engagèrent dans le chemin bordé de pins parasols.

L’air de ce milieu de matinée était chaud, chargé des odeurs de la garrigue. Ici et là des perdrix, des grives, des lapins se faisaient débusquer par ces intrus.

Fanny observait Frédéric, qui lui racontait avec passion des histoires toutes aussi merveilleuses que passionnées.

Elle aimait entendre le récit de la chasse à la Bartavelle du père et de l’oncle du Petit Marcel.

Elle imaginait Jean de Florette s’épuiser à la tâche pour transporter l’eau pour ses fleurs, et Manon courant les sentiers, se baignant nue dans l’eau claire d’un ruisseau et fomentant sa vengeance.

Elle aimait sa voix. Elle était troublée, elle sentait sur son sexe nu le frottement de la selle en cuir à travers le tissu de son pantalon. Elle se retenait de gémir.

Ils arrivèrent à une petite clairière.

La voix de Frédéric retentit.

« Fanny, te souviens-tu de mon texte Rêveries Provençales ? Et bien c’est ici que cela s’est passé. "

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Les yeux de Fanny brillèrent. Il mit pied à terre et aida Fanny à faire de même. Il la fit asseoir sur une couverture. Prenant un petit carnet il commença à lui relire cette histoire. Sa voix était accompagnée du bruit de l’eau de la cascade proche.

Elle était transportée par cette situation, cette voix, ces parfums de thym, de serpolet, de romarin. Le soleil chauffait l’atmosphère de cette journée de novembre.

Elle s’allongea, elle ferma les yeux et se laissa emporter par les caresses des mots de cet homme.

Frédéric s’approcha d’elle à la fin du texte, et l’embrassa avec douceur. Elle entrouvrit sa bouche et se laissa pénétrer par son amant.

Oui, il était devenu son amant, elle l’avait voulu, elle le voulait, elle se donnait à lui.

Les mains de son amant étaient chaudes et douces. Il déboutonna la chemise de Fanny, offrant aux rayons du soleil la magnificence de ses lourds seins au port altier.

Leurs bouches faisaient l’amour, les mains de Frédéric empaumant ses seins, la faisant gémir de plaisir.

Puis délicatement, il abandonna ses lèvres et glissa vers ses seins. Sentir cette bouche, son souffle chaud effleurant la pointe de ses seins exacerbées par le désir, la fit basculer.

Il était si doux, si prévenant avec elle. Elle sentait le désir de cet homme, sa fougue contenue et elle aimait.

Délicatement il lui retira ses shops, libérant de jolis petits pieds, ils étaient glacés. Il les réchauffa, les glissant sous ses aisselles.

Il lui retira son pantalon découvrant la nudité de son sexe luisant de plaisir.

Sa bouche s’empara à nouveau de la pointe des seins de Fanny, lui arrachant un nouveau gémissement. Il glissa le long de son ventre, atteignant son pubis, il déposa ses lèvres brulantes sur sa coupe offerte, luisant de son nectar intime.

Elle écarta les jambes avec une délicate indécence, se laissant aller aux assauts buccaux de son amant. Elle se pâmait sous cette langue s’immisçant en elle.

« Frédéric, je t’en supplie, ne me fais plus languir, fais-moi l’amour, viens en moi !»

Frédéric retira ses vêtements. Les yeux de Fanny brillaient devant le glaive tendu de son amant.

Il s’allongea sur elle et la pénétra avec douceur. Elle le griffa, gémissant son plaisir.

Oui, il était en elle.

Elle avait tant attendu ce moment, elle l’avait tant imaginé, mais là, tout était sublime.

Elle regardait l’azur du ciel, parcouru par des nuages moutonnant en altitude.

Le chant des oiseaux s’interrompit, lorsqu’elle sentit la verge puissante de Frédéric au plus profond d’elle.

Elle gémit, il n’y avait plus que le bruit de l’eau coulant sur les galets.

Elle serra ses cuisses sur les hanches de son amant. Il l’embrasa avec douceur et entama une douce danse avec son bassin, enfonçant son glaive dans son fourreau humide.

Son souffle s’accélérait au rythme des va et vient de Frédéric. Dans sa tête se mêlaient sa voix, les images de ses textes, ses gémissements profonds et son souffle puissant masculin.

Elle sentit en elle un plaisir qui allait la submerger, ses propres gémissements devinrent un chant d’amour.

Elle recevait en elle l’assaut amoureux de cet homme. Lui-même sentait ce plaisir qui allait le submerger.

« Frédéric ! Je suis à toi !»

Elle atteint ainsi l’orgasme, un orgasme doux, puissant et violent lorsqu’il cria son prénom, répandant sa semence en sa matrice en longs jets chauds et puissants.

Fanny serra ses muscles vaginaux retenant en elle la verge de son amant.

Il l’embrassait avec sensualité, douceur et désir.

Ils restèrent ainsi longuement soudés l’un à l’autre, se caressant.

Ils refirent l’amour encore et encore.

Il était maintenant midi, l’astre du jour était à son zénith.

« J’ai faim » dit-il.

« Moi aussi » rit-elle, « tu m’as épuisée. »

Il alla chercher dans ses fontes une miche de pain à la mie si blanche. Elle pensa à la femme du boulanger et son amant.

Il lui offrit une tartine de tapenade et un morceau de fromage de brebis, peut-être les descendantes de celles du troupeau de Manon.

Il puisa dans le ruisseau de l’eau fraiche, celle qui, peut-être, jadis avait été découverte par le puisatier de Pagnol.

Ils refirent l’amour.

En milieu d’après-midi, ils regagnèrent le mas. Il pensa les deux montures. Elle aimait le voir faire, frémissant, car il la regardait avec autant d’intensité que de sensualité dans ses gestes.

Le week-end ne faisait que commencer.

Que c’est bon d’être dans ses bras, de s’abandonner à ses baisers et ses caresses.

Mon cœur bat la chamade, mon corps frissonne et je savoure cet instant que j’ai désiré avec tant d’ardeur.

Soudain, il me repousse, me prend par la main et m’entraîne derrière le mas.

Le spectacle qui s’offre à moi me laisse bouche bée : de magnifiques écuries et deux superbes chevaux qui n’attendent que nous pour une ballade.

Je réalise que je ne suis pas en tenue pour monter, mais Frédéric a tout prévu. Je retourne donc au mas pour me changer et le rejoins.

Le regard qu’il pose sur moi est empli de désir. Je suis nue sous mon pantalon et je me sens mouiller tant je le désire moi aussi. Cet homme me rend folle. Il s’approche de moi et dépose un rapide baiser sur mes lèvres. Je me sens défaillir.

Nous voilà en selle, prêts à partir.

C’est une belle matinée de novembre, il fait chaud, je me sens si bien.

Je me laisse porter par les odeurs de Provence, par la voix de Frédéric, intarissable, par les images qu’il m’offre à travers ses mots.

Je me soule de ses paroles, comme un besoin inextinguible de faire des provisions pour « après ». Ne pas perdre sa voix, la garder toujours au fond de mon cœur. Sa voix si chaude, si douce, si tendre.

Il m’est impossible de détacher mon regard de mon amant des mots.

Je détaille sa silhouette, il se tient droit sur son Apaloosa, il est beau, fier, digne. Oui cet homme me rend folle.

Je ne peux m’empêcher de sentir mon sexe qui frotte contre la selle. Je sens mon plaisir monter. Je n’ose imaginer ses doigts qui me caressent et qui me mènent jusqu’au plaisir. Je n’ose m’imaginer m’offrant enfin à lui…

Nous arrivons dans une petite clairière.

La voix de Frédéric me tire de mes songes :

« Fanny, te souviens-tu de mon texte Rêveries Provençales ? Et bien c’est ici que cela s’est passé. »

Nous posons pied à terre. Mon regard sur lui est brûlant. Pourvu qu’il ne se rende pas compte combien il me trouble.

Nous nous asseyons sur une couverture.

Frédéric sort un petit carnet et me raconte « Rêveries Provençales ».

Je m’allonge sur la couverture, ferme les yeux, me laisse caresser par les rayons du soleil d’automne et me laisse porter par sa voix, par ses mots, par son histoire.

Je ne me rends pas compte que Frédéric est arrivé au bout de son histoire, ni qu’il s’est approché de moi, mais soudain, je sens ses lèvres se poser délicatement sur les miennes et là, je m’abandonne. Je réponds à son baiser, nos langues se cherchent, nos salives se mêlent, je ne retiens plus la fougue qui m’anime.

Les mains de Frédéric courent sur mon corps, il défait les boutons de ma chemise et caresse mes seins.

Je ne peux me retenir de gémir.

Ses lèvres viennent embrasser mes seins, de sa langue dardée, il titille mes tétons. Je me sens partir.

Mon doux amant prend son temps malgré son désir fou de me posséder. Il sait que s’il va trop vite sa belle s’éteindra à jamais.

D’ailleurs mon corps se glace d’angoisse alors que Frédéric continue de me déshabiller. Il ôte mes bottes et mon pantalon. Il sent mon corps froid et tente de me réchauffer. Il a du mal et même le soleil n’y peut pas grand-chose.

Seul mon sexe trempé l’invite à poursuivre ses caresses.

Sa bouche de nouveau sur mes seins me redonne la confiance un moment perdue.

Sa langue découvre chaque parcelle de mon corps.

Des gémissements s’échappent de mes lèvres, je n’en peux plus d’attendre et je le supplie de venir en moi, de me faire l’amour.

Oui, je m’offre à lui, je veux être sienne, avec pour seul témoin le ciel de Provence.

Enfin, le voilà en moi. Je n’osais imaginer cet instant.

Frédéric est d’une incroyable douceur. La tendresse de ses mots n’a d’égale que celle de ses gestes. Je sais que maintenant, je peux vraiment m’abandonner dans la confiance.

Mes jambes enserrent mon amant comme pour mieux le retenir.

Ses doux va-et-vient font monter progressivement mon plaisir.

Je sens son souffle chaud sur moi, ça me rassure.

Dans ma tête tournent en boucle les images et les mots de ces dernières semaines.

Je l’entends me conduire au plaisir « Plus vite, plus fort…. Oui…. »

Ses mots m’entraînent, ses mouvements se calquent sur mes soupirs et se font plus rapides.

Et là, sous ce ciel bleu, nous sommes en train d’écrire la mélodie de nos corps, la mélodie de notre plaisir grandissant.

Alors que je jouis, je sens la puissance et la chaleur des jets de mon amant qui m’inondent.

Nos voix se mêlent :

« Frédéric ! Je suis à toi !»

« Fanny…… »

Nous restons un moment unis, ni l’un ni l’autre ne voulant briser la magie de cet instant.

Seules nos mains continuent leurs caresses.

Mon regard cherche celui de Frédéric, il me sourit et voit dans mes yeux mon désir renaître.

Il se penche vers moi, m’embrasse, et nous refaisons l’amour, encore et encore, jusqu’à ce que complètement exténués, nous nous affalions sur la couverture !!

« J’ai faim » dit Frédéric.

Je me mis à rire et, le dévorant des yeux, lui répondit :

« Moi aussi !.... Tu m’as épuisée. »

En homme prévenant et prévoyant qu’il était, Frédéric sortit de quoi nous rassasier : du bon pain frais, de la tapenade et du fromage de brebis.

Un festin de rois, pour la reine qu’il avait fait de moi.

Nous refîmes l’amour, comme si c’était la première fois, comme si nos corps voulaient à jamais garder la mémoire de cet instant.

Puis nous rentrâmes au mas.

Frédéric s’occupa des chevaux, me regardant de temps en autre avec insistance.

J’étais troublée par ses regards et malgré tout, je ne pouvais détourner le mien.

Je sentais mon désir poindre de nouveau.

Le week-end ne faisait que commencer.

Frédéric invita Fanny à entrer dans le Mas. C’était un mas typiquement provençal, les meubles, les pierres, tout sentait la lavande, le jasmin. Dans la pièce principale, dans une immense cheminée, la braise d’un feu sommeillait prête à la moindre excitation à se transformer en brasier.

« Si tu veux te rafraîchir tu trouveras ce que tu veux derrière cette porte, je dois préparer certaines choses, je te rejoins plus tard, prends ton temps. »

Elle ouvrit la porte coulissante et découvrit une pièce à la décoration gréco-romaine. En son centre, il y avait un bassin en grès et marbre de carrare, de la vapeur d’eau se trouvait en suspension. Sur une table basse il y avait posé un déshabillé de tulle noir. Au mur des flambeaux diffusaient une lumière diaphane, d’autres une lumière tamisée. L’atmosphère de la pièce était chargé du parfum de cèdre que diffusaient ici et là des bruleurs d’encens.

Fanny se tourna pour regarder Frédéric mais, elle ne vit que la porte coulissante se refermant.

Elle retira ses vêtements, se dirigea vers la douche. Elle resta longtemps à se caresser sous le jeu des jets chauds. Elle revivait sa première étreinte avec Frédéric, elle avait sauté le pas, trompé son mari, mais la passion l’avait emporté. Elle savait que ce serait peut être l’unique fois qu’elle se donnerait à son amant, mais elle oubliait tout.

Elle se caressait, une main jouant sur ses seins, l’autre gamahuchant son bourgeon, ses doigts s’enfonçant dans son con brulant et humide.

Elle eut encore des orgasmes à la fois doux et violents.

Elle sortit de la douche, et avec une grâce féline descendit les quatre marches du bassin, l’eau y était chaude. Elle s’allongea sur un lit de grès et se laissa masser par les bulles de ce bain bouillonnant.

Elle s’assoupit. Elle entendit la porte coulissante s’ouvrir.

Frédéric entra vêtu d’un kimono noir, elle se redressa, quitta sa couche, et s’appuya sur le bord du bassin. Frédéric retira son kimono, il était nu son désir tendu vers sa maitresse.

Il entra dans le bassin, il avait laissé la porte coulissant grande ouverte, au fond dans la cheminée il y avait un feu d’enfer, le crépuscule était là.

Il s’approcha d’elle et se plaquant contre Fanny, il l’embrassa avec cette même douceur et fougue.

A nouveau leurs bouches firent l’amour. Fanny mit les bras autour du cou de son amant, il lui prit ses hanches, et d’un seul coup de rein, il la pénétra avec puissance, lui arrachant un cri de plaisir, rejetant sa tête en arrière.

Dans l’eau chaude du bassin, elle enserra les hanches de Frédéric, qui commença son va et vient.

Sentir sa verge en elle, la rendait folle. Ils firent l’amour dans l’eau avec douceur, avec excès.

Ils sortirent de l’eau et se séchèrent Fanny, voulait rendre le plaisir qu’elle avait reçu de son amant.

Mais Fréderic voulait faire durer le plaisir, il remit son kimono et Fanny enfila le déshabillé.

Ils se dirigèrent dans la pièce principale, devant la cheminée, il avait placé des coussins et sur un petit guéridon, était posé un vase avec une rose, un seau à champagne, deux coupes, des fruits, des douceurs sucrées.

Fanny s’allongea sur les coussins, telle l’odalisque d’Eugène Delacroix ou de Gustave Courbet. Son déshabillé transparent offrait à la vue de Frédéric des délices dont il jouerait bien avec gourmandise.

Dans un petit bol, elle remarqua des grappes de raisin blanc et noir, Chasselas, Muscat et autres.

Il versa le vin de Champagne dans les coupes et en offrit une à Fanny, sans un mot, les yeux dans les yeux, ils dégustèrent le nectar.

Frédéric s’empara d’un grain de raisin dans la coupe remplie de fruits.

« Fermes les yeux »

Le grain de raisin commença sa route sur son front, il descendit sur son nez, frôla ses lèvres et poursuivit son chemin. D’une main Frédéric le promenait à la naissance de son cou, puis de ses seins. De l’autre, il lui ouvrit les cuisses doucement. Elle ne savait plus qu’elle trajectoire il allait suivre. Le raisin tournait autour de son mamelon droit. Il était légèrement humide. La main de Frédéric était arrivée sur les lèvres de son sexe légèrement humides aussi. Elle avait les yeux fermés et la bouche entrouverte.

Elle garda les yeux fermés, elle sentit la langue de Frédéric effleurer ses lèvres, puis le raisin vint s’y nicher.

Il recommença son manège, jouant des fruits de la vigne avec les fruits érotiques de sa maîtresse, trempant les grains dans le nectar et dévorant les fruits les croquant à pleine dent.

Elle sentait le jus de ces fruits couler sur son corps, elle frissonnait de plaisir, de désir, d’envie.

Il fit couler le nectar sur son ventre, et comme l’oiseau venant étancher sa soif à une flaque d’eau, il but le liquide dans le creux du ventre de sa maîtresse, puis il fit couler le champagne sur le pubis, ses lèvres intimes. Frédéric plongea son visage entre les cuisses de Fanny et sa bouche s’empara avec avidité de l’antre humide.

Elle cria : « Frédéric tu me rends folle !»

Il se délectait de ce mélange de cyprine et de champagne, sa langue s’immisçant tel un sexe en érection dans son vagin chaud et brûlant.

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Elle fut prise dans un maelstrom d’orgasmes qu’elle ne pouvait contrôler.

« Frédéric, je suis à toi, fais-moi l’amour, je ne veux pas que cela s’arrête. »

Ils firent l’amour toute la soirée et la nuit, comme si leurs vies en dépendaient, ils le savaient, ils ne se reverraient peut-être pas.

Ils restèrent à chaque étreinte soudés l’un à l’autre comme pour mieux garder de chacun d’eux des sensations inoubliables.

Au matin il se leva, il la regardait dormir, il l’embrassa avec douceur. Elle ouvrit les yeux, ils étaient plein de larmes. Il lui caressa le visage, les cheveux. Il lui sourit, il sécha ses larmes.

Ainsi ils l’avaient décidé ensemble, la séparation se ferait ainsi.

Il s’habilla, gagna l’écurie, sella son cheval, et gagna les collines chères à Manon des Sources ;

Fanny resta un moment, là, à pleurer, elle découvrit un paquet, là où il était encore couché quand dans une dernière étreinte, le chevauchant elle avait crié son ultime orgasme avec son amant.

Elle ouvrit le paquet, un livre, une dédicace à toutes ses Muses, une plus personnelle,

« Ne sois pas jalouse, c’est la vie d’un papillon. »

Elle sourit, se rhabilla. Il était temps, le taxi était là.

Elle resta longtemps à regarder à travers la lunette arrière du taxi s’éloigner le mas.

Puis au-dessus de la route elle le vit sur son cheval, silhouette noire qui regardait la voiture s’éloigner.

Elle laissa vagabonder son esprit durant le voyage de retour.

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Frédéric me fait entrer dans le mas. Une grande cheminée occupe la pièce principale. Des effluves de lavande et de jasmin emportent mon esprit vers mille et un voyages des sens.

La douceur de sa voix me ramène à la réalité : « Si tu veux te rafraîchir tu trouveras ce que tu veux derrière cette porte, je dois préparer certaines choses, je te rejoins plus tard, prends ton temps. »

J’ouvre la porte coulissante que Frédéric m’indique et reste bouche bée devant le spectacle qui s’offre à moi : un magnifique jacuzzi en pierre de Carrare trône au milieu de l’immense salle de bain. J’entre et me voilà enveloppée par la douce vapeur d’eau et la chaleur des flambeaux qui jouent aux ombres chinoises. Je suis enivrée par les odeurs d’encens.

Je décide de commencer par une douche brûlante comme j’aime.

Mon esprit se met à vagabonder, je repense à notre première étreinte, mes mains commencent à me caresser sans que je n’y prête attention. Je me souviens avec précision de cette première fois où contre la margelle du puits je me suis donnée à Frédéric. L’espace d’un instant l’idée que j’ai trompé mon mari s’immisce en moi, mais je la chasse bien vite pour revenir à d’agréables souvenirs. Ses mains qui courent sur mon corps, son souffle chaud dans mon cou, sa voix envoûtante…

Mes caresses se font plus précises, je laisse monter mon plaisir, je ne me retiens plus. A présent, je suis assise dans la douche et les orgasmes s’enchaînent les uns après les autres me laissant pantelante.

Reprenant mes esprits, je me dirige vers le bain bouillonnant. Je m’allonge et me laisse masser et bercer par les bulles. Je ferme mes yeux et m’abandonne aux caresses du remous. Je suis tellement bien que de douces pensées m’envahissent et je finis par m’endormir.

Le bruit d’une porte qui s’ouvre me tire de ma torpeur.

C’est Frédéric qui vient me rejoindre. Je me précipite contre lui et l’enlace. Nos bouches se cherchent, finissent par se trouver, on n’en finit plus de s’embrasser. Je sens son sexe dur contre le mien. A cet instant j’ai envie d’être sienne une nouvelle fois. Comme s’il lisait dans mes pensées, Frédéric me soulève et me pénètre avec toute la fougue de son désir.

Je suis à lui, offerte. Le sentir en moi me rend à la limite de l’inconscience. Il me mène au plaisir et je jouis avec une rare violence sous ses assauts.

Puis il me prend dans ses bras, me câline, cherche à apaiser mon corps.

Une fois calmée, il m’invite à sortir de l’eau et se rhabille.

J’enfile le déshabillé qu’il me tend, mais je suis totalement frustrée de n’avoir pu m’occuper du corps de mon amant. J’aurais tellement aimé le faire jouir sous mes caresses.

Il me sourit comme pour me faire comprendre que nous n’en n’avons pas terminé et prend ma main pour me conduire dans la grande pièce, devant la cheminée.

Il me fait m’allonger sur les coussins et me sert une coupe de Champagne. Je n’ose pas lui dire que je n’aime pas, et trempe mes lèvres dans le breuvage.

Frédéric ne me quitte pas des yeux. J’accroche mon regard au sien, comme hypnotisée.

Soudain, il se lève, se dirige vers un guéridon où trône une multitude de fruits, saisit un grain de raisin et me demande de fermer les yeux.

Je m’abandonne, là, sur les coussins, et avec délicatesse, Frédéric promène le grain de raisin sur mon visage, sur mon corps. J’en ai des frissons de plaisir.

De sa main libre, il écarte mes cuisses et ses doigts s’insinuent à l’entrée de ma grotte. Je me sens humide de plaisir.

Frédéric joue avec le grain de raisin, le trempant de nectar et le dégustant, laissant couler le jus frais du fruit sur mon corps brûlant. J’en frémis de plaisir, de désir et d’envie.

Cet homme me rend folle, c’est une évidence.

Puis je sens couler du Champagne sur mon ventre, mon pubis, mon sexe et mon amant vient boire à la source de mon plaisir le doux mélange de deux nectars.

Me voilà emportée par une myriade d’orgasmes tous plus puissants les uns que les autres.

Je hurle mon plaisir : « Frédéric, je suis à toi, fais-moi l’amour, je ne veux pas que cela s’arrête. »

Et inlassablement Frédéric me fit l’amour toute la nuit, comme pour marquer à tout jamais ce qui serait probablement notre seule et unique rencontre. Je voulais m’imprégner de lui pour toujours. Ne rien oublier de ces instants si précieux. Garder l’empreinte indélébile de ce week-end dans ma mémoire et dans mon cœur.

Au petit matin, il me réveilla de la douceur de ses baisers. Je savais que nos derniers instants étaient arrivés.

Mes yeux s’emplirent de larmes. Il les sécha avec tendresse. Je ne pouvais me résoudre à le laisser partir. Nous ne nous étions pourtant rien promis, sinon ces doux instants de folie. Il n’était pas l’homme d’une seule femme, je le savais. Je l’acceptais.

Sans un regard, il quitta le mas. Il me quitta.

A travers mes larmes, je vis un paquet. Je l’ouvris. Il contenait un livre.

La dédicace disait : « Ne sois pas jalouse, c’est la vie d’un papillon. »

Je n’étais pas jalouse, c’était un sentiment que je ne connaissais pas… Juste triste à l’idée que ces instants ne se reproduiraient jamais.

Mais oui, Frédéric est un papillon. Le laisser voleter, butiner, c’est autant de plaisir que l’on peut lui offrir, un papillon a tant besoin de liberté… et si je l’aimais, je la lui devais.

Le sourire aux lèvres, je me lève et m’habille à la hâte.

Le taxi est là qui m’attend.

Je ne peux m’empêcher de regarder à travers la lunette arrière, le mas disparaît dans le lointain.

Puis au détour d’un chemin, je le vois. Droit et fier sur son cheval. L’homme en noir qui nous suit du regard, c’est LUI.

Je ne pus empêcher mon esprit de vagabonder durant le voyage de retour…

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A vous et votre imagination chères lectrices et chers lecteurs, pour rêver une suite .

Fangy et Mariveau

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