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Les Amants de la Révolution

Mariveau

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Texte donc posé à double titre, d'abord pour une nouvelle Muse entrant dans le Cercle de Mariveau, mais aussi pour son passage chez les Vip - bienvenue Fangy

1789 la Provence accueille la révolution avec joie et espérance . Le climat social est tendu après l'hiver très rude précédent, la famine a été implacable dans les campagnes. Les privilèges des nobles sont mal perçus par la population. Les villes s'agitent, manifestent et les campagnes suivent le mouvement. Dans un climat tendu et passionnel, les manifestations tournent souvent à l'émeute et finissent dans le sang, entretenant un climat de guerre civile. A Avignon, soixante détenus accusés de conspiration contre révolutionnaire sont massacrés par la foule dans le palais des papes.

En 1792 les campagnes se soulèvent, les paysans chassent les nobles et détruisent les châteaux. Dans les villes, les révolutionnaires se radicalisent et occupent les postes du pouvoir.

En 1793, Marseille, Arles, Aix et Toulon prennent le parti de la Fédération, se rebellant de la Convention. Les troupes fédéralistes marseillaises sont défaites, tandis qu'en désespoir de cause les fédéralistes de Toulon livrent la ville aux anglais. La vague révolutionnaire culmine avec la Terreur.

Dans une Provence en crise, soumise à un blocus anglais, le renversement de Robespierre entraîne une vague de Terreur blanche. Les fanatiques des deux camps se déchirent, mais la confusion qui s'installe montre la lassitude populaire

Les Baux mars 1796

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Marion est une jolie lavandière de 21 ans, elle se rend avec son insouciance jeunesse, au village des Baux. Elle parcoure la campagne chantant les champs révolutionnaires de Fabre d’Eglantine, elle se rend au marché des Baux pour acheter un nouveau petit corsage, le dernier a vu ses liens céder sous les mains malhabiles d’un amoureux.

Marion à 21 ans, elle est belle avec ses longs cheveux châtains tombant dans le creux de ses reins. De jolis fruits pulpeux ne demandent qu’à s’échapper de l’emprise du tissu. Elle traverse à gué un petit ruisseau soulevant sa robe. Qu’ils sont jolis ses petits pieds nus, ses fines chevilles et ses jolies jambes aux galbes dignes d’une danseuse.

Ses yeux noisette respirent l’espièglerie, le désir et l’envie. Elle aime faire l’amour, et les jeunes hommes des alentours le savent bien. Mais elle est une fille de la Révolution, une femme libre et c’est elle qui choisit. Elle aime dominer ces jeunes mâles à la verge verte, mais souvent sans originalité dans leurs étreintes. Elle aime les sentir la pourfendre leur offrant sa jolie croupe aux hanches harmonieuses. Elle aime se délecter de leur sucre d’orge et offrir son petit abricot duveteux à leur langue malhabile.

Cette nuit encore Ptit Pierre, lui a donné du plaisir et c’est joyeuse qu’elle approche de la ville plantée sur cet éperon, ville fière et encore puissante dominé par ce château jadis demeurent des Templiers.

Elle avait 14 ans quand la Révolution éclata à Paris et comme une trainée de poudre atteignit la Provence. L’hiver avait été dur , elle avait vu ses parents souffrir et pleurer la mort de son petit frère sous l’effet du froid , de la famine et de la pauvreté.

Elle ne supportait plus la morgue des nobles, leur richesse. Le jour de ses 17 ans, à la tête des villageois, elle était entrée dans le château exécré, une revanche sur son enfance.

Cette nuit là elle se donna à Ptit Jean perdant sa virginité en un orgasme violent, chevauchant ce jeune homme, criant sa rage devant les flammes qui embrasait le château.

Puis il y avait eu la Terreur, ses exactions, son lot de meurtres d’exécutions, de vengeance.

Maintenant que Robespierre avait été guillotiné, les Royalistes reprenaient le dessus avec ce clergé corrompu. Les vengeances et règlements de compte se succédaient.

Le Chef d’Escadron Etienne Duplessis n’était pas un enfant de la Révolution, il n’avait connu depuis l’âge de 15 ans que le métier des armes. Cavalier, il avait été de toutes les campagnes de l’Armée Royale et avait accompagné le jeune Marquis de LAFAYETTE aux Amériques, c’était là qu’il avait compris ce qu’était cet esprit de liberté et sans état d’âme il avait rejoint la Révolution aux cotés de Lafayette.

Depuis il avait parcouru les champs de bataille de la Révolution de Jemmapes à Valmy en passant par Fleurus. Par, il ne savait qu’elle mystère il avait échappé aux purges de la Terreur et de la contre terreur.

Ce matin, Etienne avait quitté le gros de son régiment du Hussards, la troupe se dirigeait vers Nice où le général Bonaparte avait pris le commandement de l’Armée d’Italie.

Etienne était songeur, il commandait un régiment de 800 sabres sur le papier mais qui ne comptait qu’à peine 200 cavaliers. Mais l’attitude martiale de la troupe dissuadait toutes les factions en lutte dans la région.

Etienne pris de l’avance sur ses hommes et appréciant la beauté du pays il s’écarta de sa route.

Marion approchait d’une petite gariotte en pierre lorsque trois hommes surgirent de derrière les fourrés. Elle connaissait ces hommes, des hommes du village d’à coté, l’un deux était un amoureux éconduit.

« Tiens voilà cette traînée de Marion, nous allons lui montrer qu’on ne se refuse pas à moi »

Marion voulu s’enfuir, mais sa retraite fut coupée par les deux autres larrons.

Ils la jetèrent au sol, la maintenant par les bras et les jambes. Elle se débâtait sentant leur haleine puante de vin. L’amoureux éconduit s’approcha lui arracha son corsage découvrant ses seins. Les mains sales de l’homme les torturaient. Marion criait.

« Tu peux crier ma belle, personne viendra à ton secours et quand j’aurai fin avec toi, mes frères te baiseront comme la trainée que tu es. »

Il releva le jupon de Marion et baissa sa culotte, montrant son envie. Marion hurla, les trois hommes rirent.

Etienne entendit ce cri, un cri qu’il avait tellement entendu lors de ces campagnes, il piqua de ses éperons et se dirigea au galop vers l’endroit d’où venait les cris.

L’amoureux éconduit le vit le premier et s’enfuit la queue entre les jambes.

Etienne prit dans ses fontes les deux pistolets qu’il tenait chargé et tira sur les deux compères dont les crânes éclatèrent sous l’impact des balles. Il rattrapa ensuite le troisième homme et tirant son sabre il mit fin à une vie vouée au mal.

Etienne fit demi-tour, sauta de son cheval et se précipita vers Marion. Elle cachait pudiquement sa nudité, son corps parcouru de sanglots et tremblements incontrôlable.

Attiré par les coups de feu ses hommes arrivaient et en professionnels couvraient le secteur afin de s’assurer qu’il n’y avait plus de factieux.

Etienne prit dans ses bras Marion, et la prit en selle.

Après une petite heure de cheval, ils arrivèrent aux Baux, il héla un aubergiste.

« Tavernier donnez une chambre à cette jeune fille »

« Monsieur l’Officier, je n’ai que de chambre que la votre »

« Donnez lui la mienne, je dormirai sur le lit de camp de mon ordonnance. »

Marion impressionnée par la force et la prestance de son sauveur, elle se laissa conduire à la chambre et s’endormit

Etienne alla s’occuper de l’installation de ses hommes et leurs chevaux. Les belles jeunes filles faisaient les yeux doux à ces beaux cavaliers. Ce soir encore les hussards allaient encore sortirent leur sabre mais pour un autre combat.

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Lui était las, il aimait les femmes, sa vie de soldat lui avait fait connaitre bien des étreintes, il avait aimé la sauvagerie sensuelle de ses belles indiennes aux Amériques, ou les minaudages de jolies bourgeoises.

Il rentra tard et regagna sa chambre. Marion dormait profondément, sur la table les reste d’un repas attestait qu’elle avait repris des forces.

Etienne dégrafa son dolman, puis sa chemise pour se rafraichir. Il était maintenant torse nu. Il se servit un petit vin rosé de Provence, avala quelques morceaux de fromage avec un bout de pain. Il alluma sa longue pipe .

Marion feignait de dormir, elle regardait impressionnée le corps de cet homme mûr . Son torse son dos étaient couvert de cicatrices et de dessins dont elle ignorait la signification et qu’elle n’avait jamais vu auparavant sur un homme.

Etienne se leva, et se dirigea vers le lit , pour recouvrir Marion d’une couverture. Il se surprit à admirer la beauté de la jeune femme. Mais s’il n’était point noble de naissance, il se refusa de profiter de la situation et retourna dans la pièce principale et se cala dans un fauteuil.

Marion s’était maintenant endormi pour de bon.

La nuit était avancée quand il entendit des gémissements suivis immédiatement de plueurs et d’un cri. Etienne réagit avec rapidité, cette rapidité qu’il avait acquis dans les forêts de Virginie avec ses éclaireurs Mohican.

Il se précipita vers le lit. Marion était assise, la poitrine nue seulement cachée par ses longs cheveux. Elle pleurait, elle sanglotait, elle tremblait.

Etienne s’assit sur le bord du lit, elle se précipita sans ses bras collant son visage sur le torse viril. Etienne était troublé par la douceur de la peau de Marion, par son odeur. Avec douceur, il lui caressa ses cheveux, et soulevant son menton d’une main, il essuya ses larmes de son autre main.

Marion plongea ses yeux dans le regard vert de son sauveur et déposa un baiser sur ses lèvres.

Etienne prit dans une tourmente, rendit se baiser, qui en un instant passa de furtif à tendre, langoureux et passionnel.

Marion n’avait pas connu un tel baiser, il embrassait avec une telle sensualité, sa bouche s’entrouvrit et leurs langues se mêlèrent en une danse amoureuse sans commune mesure avec les baisers qu’elle avait connus.

Etienne allongea Marion qui se sentait en sécurité se laissa aller.

Il abandonna la bouche de la jeune fille, et commença un vagabondage des effleurements de ses lèvres sur son cou, puis il s’empara des seins offerts de la jeune femme, jouant, suçotant pinçant du bout de ses lèvres les pointes si sensibles. Ses mains accompagnaient sa bouche dans ce vagabondage.

Le souffle de Marion s’accélérait, elle gémissait, sous cette nouvelle sensation. Elle était troublée par la sensualité des caresses de cet homme mûr, cet homme qui vouait sa vie à la guerre.

Une des mains d’Etienne abandonna les seins de Marion, et se dirigea entre ses cuisses divines. Elle ne résista pas, qu’elle douceur de sentir les doigts fins de cet homme glisser sur son pubis imberbe, écartant ses lèvres intimes, décalottant son bourgeon intime. Il appuyé légèrement sur ce centre du plaisir, lui arrachant un profond gémissement. Elle se cambrant lorsque un deux puis trois doigts franchirent la porte de son antre d’amour. Jamais un amant ne lui avait donné un tel plaisir. Elle n’avait connu certes d’agréables pénétrations mais pas ce prélude.

Marion se sentait partir vers les limbes de l’extase amoureuse, Etienne ralentit ses caresses, pour plonger brusquement son visage pour venir se rassasier à la corolle de la jeune femme.

Sentir le contact de la langue de cet homme la rendit folle de plaisir. Cette langue s’immisçait en elle, elle sentait la virilité de cette langue la pénétrant.

Elle eut un nouvel orgasme la transportant dans un nouveau monde.

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Elle s’ouvrit s’offrant à la virilité de son amant, Etienne s’assit alors en tailleur et souleva de ses bras puissant la jeune femme et l’a conduit sur son pieu. Face à face ils s’embrassèrent les pointes de leurs seins se frottaient les unes contre les autres.

Elle sentit s’enfoncer en elle, ce désir de chair dans on étui humide. Etienne prit les hanches de Marion et l’accompagna dans son mouvement lent de va et vient.

Marion joua de son bassin pour mieux sentir le membre de son amant , frottant son bourgeon sur la peau du pubis d’Etienne.

Etienne se fit basculer en arrière laissant Marion en fière Amazone le chevaucher.

Elle atteint un orgasme profond lorsqu’ Etienne l’inonda de son écume. Pour la première fois elle sentit la puissance d’un homme l’envahir. La chaleur de sa semence coulant dans son corps. Elle avait griffé le torse de son amant.

Elle était radieuse.

Marion n’était point une ingénue et se retira pour immédiatement plonger sa bouche sur le désir d’Etienne, pour qu’il garde de sa verdeur. Sa langue était espiègle parcourant le gland encore humide de la semence de cet homme et de son nectar . Ses lèvres étaient douce, ses mains particulièrement habile allant et venant sur cette hampe. Elle accompagnait le mouvement de ses mains avec sa bouche gourmande. Elle aimait le goût de cet homme.

Etienne se laissait faire, il sentait venir un nouveau flux en lui, elle le comprit et d’une main caressant les bourses de cet homme l’autre serra la base du vît. Elle enserra de ses lèvres le gland excité et le garda en bouche lorsqu’il s’épancha à nouveau en sa bouche. Elle ne perdit aucune goute de ce nectar.

Puis ils s’embrassèrent avec un délice érotique, une envie certaine, une gourmandise assumée.

La fougue remplaça la douceur, Marion se retournant et offrant à son amant sa divine croupe.

Etienne redevenait ce cavalier, tenant de maitriser une jument rétive, elle criait maintenant son plaisir lorsqu’il s’enfonça d’un seul mouvement en elle, maintenant ses hanches de ses mains puissantes. Elle aimait ses assauts, et elle ne se refusa pas lorsqu’ouvrant les deux hémisphères fessiers de la maitresses il glissa ses pousses sur la jolie rose.

Il s’enhardit se retirant de l’écrin d’amour, pour appuyer son vît à l’entrée de la porte de Sodome.

Elle se cambra pour recevoir ce membre, la première porte céda lui arrachant un cri, il se retint, il ne voulait pas lui faire mal, mais elle l’invita en plaquant sa croupe contre le pubis d’Etienne faisant céder la deuxième porte.

Elle aimait ressentir ce nouveau plaisir, et Etienne entreprit de faire danser son bassin en elle.

Une vague de chaleur les emporta en un violent orgasme, lorsqu’ Etienne exsangue éjacula une troisième fois en ce si doux boisseau culier.

Ils étaient épuisé par cette intense étreinte . Marion embrassait Etienne, Etienne la caressait.

Ils refirent l’amour au cours de la nuit.

Au petit matin Etienne se leva, il était émerveillé par la beauté de Marion, offerte indécemment à son regard.

Il alla rejoindre son régiment et prépara le départ.

Marion s’était préparée, pour rejoindre le Marché, elle avait eu pensa t elle un amant merveilleux, et songea avec tristesse qu’elle ne connaitrait plus une telle étreinte avec les hommes du payas. Elle se mariera avec un bon pays et elle verra ses formes changer devant les maternités successives.

Elle descendit de la chambre et sortit dans la cour.

Etienne était là sur son cheval, une malle poste attelée de quatre chevaux attendait.

Marion, dépêchez vous, nous devons rejoindre Nice au plus vite.

« Mais mes parents dit elle apeurée. Ses parents apparurent, elle était troublée.

Etienne avait envoyé quelques hussards les chercher à leur ferme. Ils avaient eu peur .

Marion sauta au cou d’Etienne,

« oui , je viens avec toi. »

Elle embrassa sa mère, son père et ses deux sœurs . Elle monta dans la voiture à cheval.

Les hussards s’ébranlèrent escortant l’équipage

Etienne chevauchait à ses cotés.

Une nouvelle vie commençait pour Marion, enfant de la Révolution, jeune fille du Directoire et future femme de l’Empire.

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2 Commentaires


Recommended Comments

Merci Mariveau pour cet honneur.

J'aime beaucoup l'histoire de Marion, je m'y retrouve dans quelques passages....

Et le Château des Baux est une pure beauté de Provence, merci d'y avoir planté le décors.

Doux baisers, tendre poète.

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Guest Librine&Fred

Posté(e)

Ma douce révolutionnaire....!!!

Bonne journée..!!

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