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Moonlight Sérénade

Mariveau

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Dédié à une Muse

Décembre 1944,

Je suis un survivant, c’est ce que se disait Maxwell Taylor, alors que l’hydravion Mariner amerrissait sans la baie de San Francisco.

Un personnel féminin de le Marine l’aida à détacher sa ceinture et l’aida à se lever, Max avait le bras en écharpe et sa jambe lui était encore douloureuse.

Il embarqua dans un petit canot qu’il l’amenait à l’embarcadère. Il portait encore l’uniforme blanc immaculé qu’il avait revêtu à Pearl quelques heures plus tôt. De jeunes officiers rectifièrent la position devant cet homme portant des décorations qu’ils rêvaient recevoir un jour. Maxwell pensa, les pauvres, il n’y a que de héros que des héros mort, oui je suis un survivant.

Un chauffeur l’attendait et le conduisit directement à la base de Pensacola sa nouvelle affectation.

Le commandant de la base le reçu avec égard, Commander Taylor, je suis honoré de vous compter parmi nous pour former nos jeunes pilotes. Installez vous prenez votre temps, nous nous verrons dans une semaine.

Max pris congé et se fit conduire vers la baie de San Diego. Il descendit et regarda la baie.

Il observa longtemps les allers venus des navires de guerre, des transports partant vers le front du Pacifique et les bateaux meurtris aux tôles tordues, noircies par les impacts des Kamikazes , oui je suis un survivant.

Il s’était engagé voici trois ans , le lendemain de l’attaque sur Pearl Harbour, après qu’elle l’ait quitté pour son réalisateur. Lui le cascadeur de cinéma, jouant avec la mort avec son avion ne pouvait lutter contre les feux d’Hollywood. Il avait survécu à Midway, Guadalcanal, Les Mariannes et à Leyte où il avait été blessé lorsqu’il précipité son avion à court de munition sur le Zéro qui allait percuter l’ilot de son porte-avions.

Cela faisait plusieurs semaines qu’il avait repris le service, ce petit matin, il demanda à son chauffeur de la conduire enfin là-bas à Hollywood.

Il sortit de la voiture et se tint un moment sous la grande enseigne de la MGM , un gardien au cheveux blanc, l’apostropha, « éh le marin d’eau douce tu vas te faire écraser ». Maxwell se retourna, le vieil homme resta figé, « Max c’est toi…….. » il se jeta dans les bras de l’Officier.

« Mon vieux Bob, tu es là »

Bod avait été son mécanicien quand Max faisait les cascades aériennes pour le cinéma, il y avait une éternité. Bob accompagna Max dans les studios, de jeunes starlettes se précipitaient pour le voir, n’avait il pas fait l’objet de plusieurs couvertures de Star and stipe pour ses faits d’armes.

Il entra dans le hangar où tout avait commencé et fini, il s’isola dans la loge de Dita.

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Hollywood Juillet 1941 .

La Vieille Europe est en guerre mais ici en Californie tout n’est qu’insouciance

Max vient de poser son Piper, les cameramen se précipitaient pour retirer les caméras, le film était terminé. L’acteur dont il assurait la doublure papillonnait devant les journalistes.

Max se dirigea vers le hangar où Bob pris soin de l’appareil. Il aimait voler, son père un pilote de l’escadrille Lafayette durant la Grande Guerre lui avait appris.

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Le producteur, un bon gros financier lui dit de venir au cocktail de fin de tournage et à l’avant première du film.

Deux jours plus tard, il était là en retrait, il observait l’héroïne du film, il l’avait croisé lors du tournage, mais elle ne l’avait jamais regardé.

Elle était accompagnée de son amant, le réalisateur du film.

Dita était une femme magnifique aux longues et interminables jambes, à la peau si blanche, aux cheveux longs si noirs, aux yeux de braises, aux lèvres pulpeuses, aux magnifiques seins fiers et altiers, aux hanches divines avec des courbes vertigineuses. On ne pouvait lui donner un âge, entre 25 ou 30 ans tout au plus

Elle avait été repérée par ce réalisateur dans un cabaret New yorkais où elle dansait et se dénudait.

Elle avait démontré autant de talent que de sensualité dans son nouveau rôle de starlette hollywoodienne.

La soirée s’éternisait dans la nuit, son amant de réalisateur avait disparu avec une ou deux jeunes femmes la laissant en plan sur le perron de cette résidence de Sunset Boulevard.

Max s’en allait, lorsqu’elle lui adressa la parole.

« Je voudrais voir le soleil se lever sur la baie, m’emmèneriez vous »

Max se retourna étonné, lui sourit, et lui dit

« Pourquoi pas, venez »

Elle monta dans la voiture cabriolet de Max qui prit la route opposée à la baie

« Où m’emmenez vous, dit elle apeurée d’un coup »

« Vous montrer le soleil se levant de la baie comme jamais vous ne la verrez »

Ils arrivaient à l’aérodrome, il n’y avait personne.

Le soleil commençait à poindre à l’Est au-dessus des Rocheuses, Max ouvrit le hangar et sortit son avion. Il donna une combinaison de vol à Dita, trop grande pour elle. Dans le petit bureau en ombre chinoise il contempla la plastique de la jeune femme retira sa robe de soirée.

Elle sorti, sa beauté avait transformé, la combinaison de vol en un article de mode des plus glamour. Elle noua un foulard rouge autour du cou. Il donna un blouson de vol à Dita et enfila le sien.

Ils décollèrent en direction de la baie de San Francisco.

Ils volèrent durant deux heures, pour voir le soleil inonder de ses rayons de la baie mythique.

Le piper s’arrêta, Max descendit et Dita sauta dans ses bras, faisant basculer Max dans l’herbe.

Il sentait le parfum discret de Dita, leurs souffles s’accéléraient. Leurs regards se croisèrent et leurs lèvres s’effleurèrent et sans un mot ils s’embrassèrent.

Ils roulèrent sur le sol sous les ailes de l’avion,

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Elle s'approcha de lui, et elle vint s'assoir à califourchon, elle prit son visage entre ses mains et l'embrassa à nouveau avec fougue, et passion.

Ses lèvres avaient un goût de cannelle, son parfum était divin et il m'abandonnait avec délice à cette femme. Elle retira le haut de sa combinaison de vil découvrant ses seins si doux, des seins de porcelaine.

Elle arracha sa chemise et posa ses lèvres sur son torse, vagabondant, suçotant ses pointes.

Il plongea son visage, sa bouche s'emparant de ses pointes carmin qui contrastaient avec sa peau de lait.

Il perçut un gémissement profond, lorsque sa tête bascula en arrière. Ses mains glissèrent le long de ses cuisses, remontant jusqu'à son intimité. Son pubis était doux, son antre humide. Elle se leva, et fit glisser le reste de la combinaison le long de ses longues jambes. Elle la poussa avec grâce de son pied.

Elle était nue.

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Elle entreprit de lui retirer son pantalon, libérant son désir de chair. Elle l'embrassa avec délicatesse et lui prodigua de subtiles caresses de sa langue de ses lèvres.

Il était transporté dans un autre monde.

Elle s'allongea lascivement lui offrit son corps. Il n'osait aller plus loin sans l'avoir honorée de ses baisers, s'attardant sur ses courbes, enfouissant son visage entre ses cuisses.

Il s'abreuvait à sa coupe, suçotant son bourgeon, égarant sa langue sur ses lèvres intimes.

Elle gémissait son plaisir.

Viens en moi mon cascadeur, il s’allongea sur elle, et lentement la pénétra. Ses mouvements d'abord lents devinrent de plus en plus rapides à chaque accoups, il la sentait se cambrer pour mieux l'engloutir en elle.

Elle le fit allonger et vint sur lui, le chevauchant jouant langoureusement de son bassin.

Il sentait monter en lui un puissant orage et il se redressait en un ultime effort. Elle plaqua sa bouche contre la sienne lorsqu’ ils atteignirent l'orgasme. Ils restèrent enlacés un long moment à s'embrasser.

Mais les employés de l’aérodrome allaient bientôt arriver, ils se rhabillèrent rapidement et partir vers San Diego. Ils s’arrêtèrent dans un petit motel et refirent l’amour jusqu’au soir.

Il raccompagna Dita chez son amant, elle l’embrassa furtivement.

Dita était devenue une vedette, leur relation était passionnée, intense. Mais son réalisateur d’Amant avait des doutes, il trouva un engagement à Broadway pour une nouvelle comédie musicale.

Dita était partagé entre son amour naissant pour Maxwell et la carrière qui s’ouvrait à elle à New York.

Le 6 décembre 1941,

Après une nuit folle d’amour, Dita annonça à Maxwell qu’elle partait pour New York. Maxwell était anéanti.

Elle le quitta sans rien dire, les yeux remplis de larmes.

Le lendemain le dimanche 7 décembre, il prit son avion au petit matin et vola au dessus du Pacifique, puis se posa dans la matinée. Tout le monde était atterré, la Flotte à Pearl venait d’être détruite par les Japonais. Une heure après il s’engageait, pour se battre pour son pays mais aussi pour oublier Dita.

Bob le rappela de ses souvenirs, il était tard.

Le Commander Taylor repris la route de Pensacola et ne revint plus aux studios de la MGM

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Mars 1945

J’ai bataillé pour reprendre un Commandement, je ne peux plus piloter, ils m’ont donné le commandement en second d’un de ses nouveaux porte avions, nous sommes en route vers Okinawa, nous allons débarquer sur la terre de l’Empire du Soleil Levant.

Le klaxon d’alarme sonne, encore une attaque de Kamikaze. Le ciel se mouchette de petits nuages noirs de la DCA , mais nous n’avons pas vu ce Betty venant à tribord.

Le bimoteur percute l’ilot, je suis projeté violement sur la paroi de l’abri de navigation. Je perds connaissance. Je me réveille parmi les corps carbonisés déchiqueté, le médecin me dit que la guerre est finie pour moi.

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On me transfère sur un navire hôpital, je rentre à Pearl.

On nous débarque. Sur le quai il y a de l’animation. Des journalistes nous attendent, je remarque une silhouette de femme, je crois rêver. Elle s’approche de mon brancard, elle dépose un baiser sur mes lèvres, ce même goût de cannelle, et ce parfum subtil.

« Remets toi vite mon amour, je veux encore voir le soleil se lever sur la baie du haut du ciel et être définitivement à toi »

Je ferme les yeux

Je suis un survivant.

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4 Commentaires


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J'aime , j'aime , j'aimeeeeeeeeeeee . Et vlan plein d'émotions , merciiiiiiiii

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très beau recit... dita colle parfaitement au personnage féminin très bon choix !!

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