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Marie et Armand

Mariveau

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ce texte je le dédie à une amie aux commentaires si agréable et aux attentions si douces, comme toutes mes Muses elle m'avait donné ses préférences aux époques et aux lieux dans l'Histoire, mais je me suis souvenu de certain des ses mots lors d'une courte conversation en MP,

Alors je te dédie ce texte "la brune", en souvenir des bergères et lavandières de la douce Lorraine, théâtre de bien des drames au cours des siècles mais propice à la réalisation de bien de belles choses.

Amicalement

Mariveau

SEDAN 31 août 1870

7 heures du matin.

Les masses de l’Armée Prussienne sont face à nous , le Général Margueritte notre chef viens d’être blessé grièvement. Nous allons charger et nous allons mourir. Je m’appelle Armand de la Tour sous-lieutenant au 1° escadron de Chasseurs d’Afrique, nous avons débarqué il y a quelques mois et nous avons battu campagne avec l’armée de l’Empereur Napoléon III.

J’ouvre ma vareuse, prend ce médaillon qu’elle m’a offert, je la regarde une dernière fois ma belle Marie.

Je ferme les yeux et je revois notre rencontre il y a trois semaines, notre seule et dernière nuit avant de partir vers mon destin.

Nous venions d’arriver à METZ avec le gros de l’armée, et ce soir là j’avais quartier libre. Il faisait chaud, pas autant d’en Algérie où nous étions en garnison. Il se faisait tard quand je perçu des cris de femme. Je me dirigeais d’où venais les cris, et je vis une jeune femme malmené par deux territoriaux. Ils n’étaient pas de méchants hommes mais les temps étaient si troublés. Le fait de voir un officier des troupes d’Afrique les firent battre en retraite.

Je me précipitais vers la jeune femme, je lui ramassais son petit sac et nos regards se croisèrent.

Elle avait des yeux d’un bleu si clair, sous un petit bonnet lorrain je devinais une langue chevelure blonde.

« Mon dieu, merci monsieur, mais comment vais-je rentrer à ma pension, il va y avoir le couvre feu, je suis perdue »

« Ne vous inquiétez pas mademoiselle, je dispose des laissez-passer nécessaire, je vous accompagne donc »

En marchant dans la rue Serpenoise, Marie s’était son prénom me raconta sa vie. Elle avait 22 ans et était institutrice, ses parents des paysans installé au pied des Vosges avait voulu que leur fille ne connaisse pas les rigueur de la vie d’une femme de la campagne, se gelant les mains cassant la glace l’hiver au lavoir pour blanchir le linge des bourgeois, ou l’été parcourir les champs avec ses brebis.

Ils s’étaient privés pour elle et maintenant qu’elle était maitresse d’école, la guerre contre la Prusse l’avait bloqué dans la ville de Metz.

Armand la raccompagna et pris congé, lui demandant s’il pouvait venir la chercher à la sortie de son école, elle lui répondit par un immense sourire.

Ainsi à la fin de son service durant les jours qui suivirent, il vint la chercher et l’accompagna jusqu’à sa pension de famille.

La propriétaire des lieux, aimait bien voir ce petit couple et acceptait qu’Armand resta pour le repas. Les pensionnaires écoutaient les descriptions de l’Algérie par Armand. Marie le regardait avec intensité.

Les jours se suivaient et un amour naissant se faisait jour entre Marie et Armand.

Un soir, ils échangèrent un baiser furtif au moment de se séparer, à demain dit-elle avec un sourire merveilleux.

Le lendemain, il vint la voir dès le matin, elle était inquiète, on parlait que l’armée partait vers Sedan, le visage sombre d’Armand lui confirma ses doutes.

« Marie nous faisons mouvement demain matin »

Sans qu’il puisse finir sa phrase, elle se jeta à son cou et l’embrassa avec fougue, ce baiser devint vite sensuel.

« Armand je t’aime, fais moi l’amour »

« Marie je t’aime aussi »

Ils arrivèrent à la pension, Madame Dupuy compris ce qui se passait, elle leur offrit une belle chambre.

Ils étaient maintenant là, Armand avait 24 ans, il avait connu des femmes, mais ces femmes que l’on trouve auprès des garnisons, mais là il était devant un ange.

Elle se tenait devant lui tremblante, il comprit, il était son premier amant.

Il retira avec délicatesse le petit peigne de nacre qui tenait le petit bonnet de dentelle libérant les longs cheveux blonds et soyeux de Marie. Puis avec la délicatesse d’un peintre, il délaça les liens du petit corsage en coutils, libérant des seins de porcelaine de Saxe, ils avaient la forme de poires les pointes carmins dardées par l’envie, les aréoles rosées contrastaient avec la blancheur de sa peau de lait. Elle avait quelques taches de rousseur.

Il retira la longue jupe et retira le joli jupon de dentelle, laissant apparaitre des jambes magnifiques, des chevilles toutes fines, de jolis petits pieds, et des hanches aux courbes fines et harmonieuses.

Il allongea délicatement la jeune femme et la couvrit de baisers et de caresses.

Ses lèvres s’emparèrent des petits tétons de Marie, les pinçant, les suçotant, ils réagirent aussitôt, elle gémit de ce doux plaisir.

Armand descendit vers son petit ventre, déposant de légers baisers par effleurements de ses lèvres.

Sous ces caresses nouvelles pour elle, son ventre se creusait, et son souffle s’accéléra lorsqu’il atteint son pubis.

Elle se cambra lorsque les lèvres d’Armand se déposèrent sur son bourgeon, le décalottant avec habilité de sa langue. Ses gémissements devenaient de plus en plus forts, lorsque sa langue la pénétra avec douceur. Il goutta à son nectar.

Marie maintint de ses mains le visage d’Armand sur son sexe presque pubère pour mieux gouter ce nouveau plaisir.

« Prends-moi, dit- elle d’une voie tremblante »

Armand était maintenant nu, elle observait le membre tendu de son amant, elle était impressionnait mais elle n’avait pas peur.

Délicatement il prit la main droite de Marie, la conduisit à sa verge et l’invita à la conduire en elle.

Plongeant son regard vert dans les yeux bleus de Marie, il l’embrassa, et lorsqu’elle entrouvrit sa bouche pour laisser le passage à la langue vagabonde de son amant il glissa en douceur avec elle.

Elle cria son plaisir, il avait percé son hymen, il resta en elle sans bouger. Elle pleura .

Il lui caressait les cheveux, ses joues, séchait ses larmes.

« Fais-moi l’amour »

Armand commença un doux va et vient, Marie se plaquait à lui voulant ressentir au plus profond d’elle la puissance de son amant.

Il mit peut de temps à jouir son écume dans la matrice vierge de Marie qui gémit avec sensualité sentant les jets chaud inondant son vagins humide.

Ils restèrent enlacés face à face se caressant un long moment.

Mais la passion les emporta et ils refirent l’amour avec fougue, volupté, elle gouta au membre d’Armand avec une adorable maladresse au début, qui devint très vite sensuelle et voluptueuse.

Marie et Armand furent emportés dans un maelstrom de jouissances multiples.

Il était tard, il devait partir, elle sanglotait le regardant à travers la fenêtre partir au loin, elle lui avait mis autour du cou un petit médaillon avec son visage et une mèche de cheveux.

Le lendemain au petit jour elle était dans la rue, elle était avec Madame Dupuy. Elle se dissimulait devant le passage du Régiment, mais Armand l’avait vu, il quitta la colonne et vint devant elle avec son cheval noir et lui donna une deux lettres. L’une pour elle, l’autre pour ses parents s’il ne devait pas revenir.

SEDAN 31 août 1870

9 heures du matin.

Le clairon sonne, le général Margueritte passe devant nous grièvement blessé,

« Sabre au clair »

En ce matin du dernier jour du mois d’août les sabres sortent de leur fourreau d’un seul mouvement, les lames brillent au soleil. Je cache mon médaillon sous ma tunique.

Les escadrons s’alignent, s’ébranlent, au pas, au trop, le clairon au galop un cri parcours les rangs

« Vive l’Empereur »

clairon.jpg

Devant nous les régiments bavarois s’alignent nous mettent en joue et déchargent leur mitraille.

Mes hommes tombent, mes amis, mes chef, mon sabre frappe, nous sommes aux prises avec les Uhlans. Je ressens une douleur à la poitrine, ma vareuse bleue devient rouge, je tombe, le perds connaissance, c’est la fin, je crie son nom

« Marie »

Combien de temps s’est il passé, je ne sais pas, je sens qu’on me soulève, qu’on m’emporte.

J’entends que l’on ne peut plus rien pour moi, c’est fini.

Je me réveille, je suis dans un lit, un hôpital, on parle allemand, je suis prisonnier mais bien vivant.

Les semaines et les mois passent, la guerre est finie je vais être libéré

VERDUN

Janvier 1872

Je descends du train en gare de Verdun.

Cela fait un an déjà, je vois une silhouette qui se détache à travers la vapeur sur ce quai

Elle est là, Marie est là mais pas seule, elle tient dans ses bras un enfant

Je me précipite, pas un mot entre nous, seulement un regard, un baiser.

Armand voici Mélissa ta fille.

En route pour l’Algérie

Avril 1872

J’écris ces mots pour clore mon journal, sur ce bateau, je regagne avec ce qui reste de mon Régiment notre garnison, la République a maintenu sa confiance en moi et me voila promu Capitaine, je commande le 1° escadron du moins ce qu’il en reste.

Marie est là devant moi, donnant son magnifique sein à la bouche avide de Mélissa.

Une nouvelle vie commence pour nous sous le soleil de l’Afrique du Nord

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3 Commentaires


Recommended Comments

merci c'est magnifique....

toujours l'art de tirer les larmes de bonheur...merci

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Un texte ausi magique et beau que les autres.

Surtout, continues d'écrire. Beaucoup s'inspirent de tes récits pour avoir l'envie d'écrire, ils puisent en toi la force d'oser publier, quitte à ce que la chute soit dure.

Un bel hommage que tu rends là, à La Brune!!

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