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Les neufs jardins : Paola et Pierre

Mariveau

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Voici un essai à quatre mains réalisé avec une douce amie au talent littéraire affirmé SEXYLOLA .

Nous vous souhaitons bonne lecture

Je me nomme Pierre de BELMONTET, je suis un gentilhomme Quercynois, j’ai maintenant atteint un âge que beaucoup considèrent comme le crépuscule de la vie. Mais à 47 ans je chevauche encore à travers ma campagne natale, je chasse, je courtise et je séduis.

Mon corps porte les traces d’autant de mes combats que de mes étreintes.

Je suis né avec ce siècle, j’avais 15 ans quand le Roi Louis XII est mort laissant le trône vacant à François 1°.

Mon père n’avait cesse de me voir partir, au grand malheur de ma pauvre mère. Oui je n’étais point un enfant sage, certes j’avais appris les sciences et les lettres auprès de précepteurs que mon père avait ramené de ses campagnes au service de Louis XII en Italie. Moi je ne rêvais que de batailles, de combats et je courrais la campagne troussant, séduisant, au grand dam de bien des pères, de frères, et même maris.

Me voici donc cavalier au service du Duc de Guise, en ce mois de septembre 1515 à Marignan, une boucherie, qui hante encore mes nuits et dont je ressens encore la douleur de mes premières blessures.

Durant les cinq années qui ont suivies, j’ai combattu parcourant ce sublime pays qu’est l’Italie, les paysages de la Toscane me rappelant par endroit mon Quercy natale.

Le Roi était si amoureux de l’art Italien, qu’il avait chargeait un agent Pierre l’Arétin de parcourir l’Italie afin de s’approprier les œuvres des Grands Maîtres comme le Titien ou Raphael.

Mais les routes n’étaient pas si sûres, et je fus chargé d’assurer sa protection.

J’aimais cette nouvelle vie, parcourant le pays de Sienne à Turin, de Milan à Florence, de Rome à Venise. Que les femmes étaient belles, séduisantes, mystérieuses, indomptables, sensuelles.

C’est à Florence que j’ai rencontré Antoine de Charry, il était attaché à la garde du Duc de Toscane.

Amateur de femmes comme moi, nous avons eu bien des aventures qui parfois nous ont conduits à bien des folies, mais les belles italiennes ont autant le sang chaud que nous autres gascons.

Puis Antoine est devenu le garde du Corps de la jeune Catherine de Médicis et nous avons continué à nous croiser au hasard de nos pérégrinations.

Cela fait maintenant sept ans que mon ami s’est marié avec Julia, un mariage d’amour fou.

C’est durant ce mariage que je l’ai vu

Paola

Paola était une magnifique femme d’une trentaine d’années, suivante de la Dauphine Catherine

Paola est une sicilienne, elle est née à Palerme. Après la mort de sa mère, elle n’avait que cinq ans quand elle a suivit son père maître d’arme à Florence.

C’est à Florence qu’elle a connu Julia, qui fut pour elle une grande sœur. Julia amena sa jeune amie en France.

Paola est si belle, un regard envoûtant, mutin, espiègle avec ses yeux noisettes, elle est fine, une taille de guêpe disait on. De long cheveux noirs trahissaient ses origines sicilienne mais pas autant que son caractère entier, emporté, indomptable et fier.

De nombreux hommes se sont jetés à ses pieds sans parvenir à obtenir ses faveurs. Elle a eu des amants, mais jamais elle ne s’est donnée totalement à eux.

Elle est fière, elle est italienne, non elle est sicilienne.

Mais cette belle femme est maintenant mariée à un sinistre banquier lombard, ce qui ne l’empêche pas de jouer avec les hommes pour son seul plaisir .

Amboise 1° août 1540

Julia et Antoine ont été unis par le chapelain de la Dauphine Catherine en la présence du Dauphine et de sa jeune épouse Catherine. J’étais le témoin d’Antoine.

Je venais de rentrer d’une mission en Angleterre assurant la sécurité de l’ambassadeur du roi auprès d’Henri VIII.

On me présenta Paola Visconti, témoin de Julia .

Durant la messe je ne pouvais me détacher de son regard, elle-même m’observait.

Le bal

Le banquet du mariage et le bal se déroulaient au Clos Lucé, manoir qu'avait offert François 1° au Grand Maître Léonard de Vinci.

J'aimais cet endroit intimiste, où il me plaisait de venir voir le maître au retour de chacun de mes voyages, c 'est avec cette homme que je conçu mon futur rêve.

Je ne suis qu'un homme de guerre, et les seules danses que je connaissance sont celles des duels contre des maris jaloux, contre des brigands sans foi ni loi, ou celles endiablées dans le lit d'une jeune épouse délaissée par son époux, ou dans sur un lit d'herbe fraichement coupée avec jolie bergère.

Paola était radieuse avec sa robe rouge rubis, le décolleté laissait découvrir la peau mat de ses seins si fier si altier. Une rose rouge avait trouvé refuge au creux de cette vertigineuse gorge.

Ses yeux noisettes brillaient de mille feux.

Au cours de banquet, je l'observais, je ne pouvais me détacher de son regard. Elle discrètement chercher à croiser le mien.

Elle était sollicité par tant de gentilshommes, de nobles seigneurs pour danser. Son époux acquiesçait comme s'il engrangeait des écus. Ils voyait dans ses hommes des amants potentiels à sa jeune épouse et une source de profit

Je ne suis pas un ange, loin de là mais il me dégoutait.

Je sortais dans le parc pour échapper au bruit, à la musique, à la vue de ses prédateurs, et à l'attitude de cet homme qui me donnait la nausée.

Il faisait nuit, cette nuit d'août était chaude, un léger souffle venant du Fleuve indompté rafraichissait cependant cette atmosphère si lourde.

La voûte céleste s'offrait indécemment à mon regard. Je cherchais parmi les constellations et je vis une étoile qui brillait plus que les autres .

Je sentis alors une présence, sa présence, un souffle.

« Monsieur dit elle simplement, puis je partager ce moment de plénitude avec vous. Je suis lasse de toute cette vie.

« Madame, vous êtes si belle que les étoiles de la nuit en palissent de jalousie, alors pourquoi tant de mélancolie dans votre voix et votre si beau regard

« Monsieur, vous savez qui je suis, et vous ne vous comporter pas comme ces animaux de Cour. Je les hais, mais je ne veux pas m'étioler comme une rose séparée de sa chère roseraie. Je veux plaire, je veux être aimée, désirée. Mais je ne trouve rien, je ne suis qu'une courtisane, une catin sous le voile d'une femme dévouée à son époux. Monsieur je me donne à vous car le regard que vous posez sur moi, est celui d'un peintre sur son modèle et non celui d'un chien sur sa pitance.

« Madame, je ne vous le cache pas, je vous désire, je vous aime depuis la première fois que je vous ai vu, vous n'êtes pas celle que vous dite. Vous êtes une belle et jeune femme tourmentée. Vous ne serait pas mienne, je ne serai pas à vous. Nous serons à l'un et l'autre.

« Le devoir m'appelle et je dois vous quitter, je vous aime mais je vous rends à votre époux. Si la mort ne m'emporte pas de cette mission, je vous promets que nous serons ensemble pour toujours.

« Mais je dois vous conquérir, vous mériter.

Paola resta silencieuse, des larmes non de tristesse mais d'un bonheur naissant coulaient sur ses pommettes rosées.

Je séchais ses larmes, elle me reteint et déposa sur mes lèvres un baiser dont aujourd'hui je ressens le goût sucré. Je me retirais, prenais congé auprès du Dauphin et d'Antoine, et sans attendre dans la nuit agonisante je chevauchais vers Nantes et de nouvelles aventures.

Paola resta longtemps sur la terrasse aussi longtemps que lui permettant la lumière du petit jour pour voir la silhouette cavalière de celui qu'elle aimait.

Château le Château de la Chatonnière 1° août 1549

Je suis las de ces années de combats au service de François 1°, Le grand roi François 1° s’est éteint laissant le trône à son fils cadet Henri II .

J’ai obtenu mon congé de l’armée royale depuis déjà deux ans

Mon service pour le roi m’a conduit en des lieux aussi magnifiques les uns que les autres, le Majestueux château de Chambord, le puissant château de Chaumont, le Royal château de Blois, le raffiné château d’Amboise et le doux Clos Lucé .

J’aime la douceur des bords de la Loire et de l’Indre

J’ai acquis ce petit château le Château de la Chatonnière

Niché au creux d’un vallon, c’est un ravissant château à sept tours. Ouvert sur la vallée de l’Indre et la forêt de Chinon, son parc est propice à ce que je veux laisser de moi sur cette terre.

Cela fait neuf ans et je n'ai plus eu de nouvelles de Paola.

Je ne me suis jamais marié, j'ai eu des maitresses mais pas de maitresse. PAOLA sera la seule femme que j'ai aimé et que j'aimerais

Avec mes jardiniers et avec les plans que le grand Léonard n'avait dessinait, je viens de créer mon jardin, non mes jardins.

Dix jardins consacrés à celle que j 'aime.

30 août 1549

La lettre

Je suis seul sur la terrasse et je contemple la rivière nonchalante au fond de la vallée. Le matin est si frais, l'automne va bientôt arriver avec les vendanges, j'aime ce vin rosé de Touraine cher à Rabelais e à Pantagruel et Gargantua. La brume matinale s'évapore au dessus de la forêt. Je m’apprête à monter ma fidèle jument Didon pour une course sans but à la poursuite de ma bien aimée.

Au bout de l'allée du parc un cavalier.

Un pli cacheté

Un parfum qui réveille en moi, tant de sensations qu'il me semble que je vais défaillir.

Je prends ma dague et fébrilement comme un jeune amoureux je décachette la lettre.

Je lis

« Monsieur, le temps est venue pour moi de vous rejoindre, je suis libre, mon époux est mort. Je vous aime, mais vous me l'avait dit jadis il y a sept ans, je veux aussi tout autant que vous, vous mériter. Je veux vous découvrir, je veux que me courtisiez.

« Je suis venu m'installer pour passer l'automne l'hiver à Amboise, dans une maison de feu mon époux, j'aimerai tant vous revoir avant de repartir pour toujours vers mon Italie natale.

« Peut être m'avez vous oublier, moi je ne peux me résoudre à quitter ce pays sans vous revoir

Paola.

Je reteins le cavalier et je répondis à cette lettre.

« Chère Madame, Chère Paola

« Je revie en lisant vos mots, je ne vous ai jamais oublié.

« Je vous attend dans deux jours ici,

« Pierre

1° Septembre 1549

Pierre ne peut se résoudre d'attendre sur la terrasse l'arrivée de Paola, il enfourche son cheval et part à sa rencontre.

Sur le chemin au bord du fleuve, il voit le carrosse. Le cocher impressionner par cette vision dantesque de ce cheval au couleur d'ébène monté par cet un homme tout vêtu de noire , stoppe l'attelage.

Pierre saute à terre et se dirige vers la voiture , Paola a compris elle descend et ils se jettent dans les bras l'un de l'autre.

Aucun mot, un regard, un simple regard .

Pierre a donné des ordres, ses gens installent Paola.

Elle le rejoint à sa demande en tenue de cavalière, venez Paola, venez découvrir vos jardins;

Interloquée Paola chevauche au coté de Pierre.

Il s'arrête, Paola voici devant vous les neuf jardins que j 'ai consacré à vous, un pour chaque année de notre séparation. Ils ont tous un patronyme.

Parmi ces neuf jardins choisissez cinq dans lesquels il vous plairait que vous abandonner. Ainsi nous nous découvrirons à nouveau au grès de notre plaisir. Vous partagerez les miens je partagerai les vôtres

Monsieur je suis si impatiente quels sont donc ces jardins.

« Madame les voici :

le jardin des statues

le jardin de la sensualité

le jardin des sens

le jardin des plaisirs

le jardin sauvage

le jardin du désir

le jardin de la passion

le jardin de la volupté

Le jardin des amants

Ainsi commença une cour d'amour des plus insolites qu'il n'est jamais existé

Depuis neuf années j'attendais ce jour.

Retrouver l'homme qui m'a, d'un seul regard, ravit à mon taciturne époux, l'homme qui m'a fait me sentir une femme et non une catin.

Tant de mâles aux mœurs incertaines m'ont voulu dans leurs draps, tant de ces mâles ont voulu m'utiliser comme un jouet que l'on abîme trop vite.

Pierre, lui, bien qu'ayant envie de posséder mon corps, a su trouver les mots qui posséderaient mon âme.

Tandis qu'il chevauchait vers de nouvelles aventures et sans doute de nouvelles conquêtes féminines, je me promettais de le retrouver un jour et de mériter son amour.

Les années ont passé, laissant de fins sillons sur ma peau délicate mais n’empêchant pas les hommes qui m'entourent de courtiser mes faveurs.

Aucun ne les aura obtenu depuis que mon époux est mort.

Si naguère je me laissais partiellement séduire par un bellâtre entreprenant, je ne le faisais que pour échapper quelques heures à ma vie insipide et offrir à mon corps un peu de tendresse. Mon mari ne jurait que par la gloire, la richesse.

Il me laissait me faner comme une pauvre rose ancienne.

Mais jamais je n'ai oublié mon Pierre, mon amour.

J'ai cherché à retrouver la chaleur de son regard dans d'autres prunelles sombres mais pas un seul homme n'a pu me le faire oublier.

Aujourd'hui je suis enfin près de lui, libre et heureuse.

Il m’entraîne dans une aventure atypique pour laquelle je dois découvrir des jardins plus merveilleux les uns que les autres.

Je dois en choisir cinq...

Le choix me parait simple, il me suffit de sélectionner ces jardins selon ma personnalité.

Le premier choisi est sans nul doute le jardin de la sensualité.

Je me plais à me sentir sensuelle, dans mes mots, mes gestes, mes attitudes...mon sang chaud sicilien y est pour beaucoup.

Le deuxième sera je pense le jardin des plaisirs..prometteur d'amour pur

Le troisième sera sauvage...comme mon tempérament libre et fier !

L'avant dernier sera donc le jardin du désir...sans désir pas de passion, pas de plaisir.

L'ultime jardin sera le jardin de la volupté.

Je regarde mon Pierre qui se tient près de moi...que dois-je faire mon bel amour ? Guides moi...fais moi découvrir les recoins de ton âme, de tes désirs enfouis.

Pierre se tenait là en selle sur un magnifique étalon arabe, Paola le regardait avec intensité, elle était si belle sur la jument alezan . Il ne disait rien, son regard vert se plongeait dans le regard intense de Paola. Il soupira et d'une voix chaude, il lui dit :

« Paola, il y a neuf ans, ce soir là j'ai voulu vous posséder, j'ai voulu vous aimer, j'ai voulu vous enlever à votre mari, j'ai lâchement fuit, car j'étais un homme de peu de foi. Je ne voulais vous faire du mal. Chaque jour qui on passé, c 'est avec votre image que je l'ai vécu. Je vous ai écrit chaque jour pour vous dire mon amour. Ces lettres elles sont là devant vous dans chacun de ces jardins dissimulées au grès de mon imagination, vous les y trouverez un coffret d'ébène . Venez Paola, venez.

En ces dernier jour de l'été, la brume matinale maintenant s'était dissipée, lassant la beauté de la vallée s'offrir aux yeux émerveillés de Paola. Pierre sauta de sa monture et aida à descendre Paola. Il l'a pris par la taille. Paola sentait son adolescence se réveiller à nouveau en elle, et avec l’espièglerie, elle feint de perdre pied pour se retrouver totalement dans les bras de Pierre.

Ils étaient là face à face, Paola et Pierre sentaient le souffle chaud de l'un de l’autre, leurs lèvres s’effleuraient, s'attiraient. L'instant était magique, le soleil presque automnal diffusait ses rayons ainsi qu’une douce chaleur. Paola et Pierre étaient maintenant des amants, ils s'embrassèrent avec douceur, le goût sucré des lèvres de Paola lui rappelait celui des fruits qu'il aimait à déguster dans son verger. Ce baiser était intemporel, le temps semblait suspendu, dans la forêt proche, pas un bruit comme si la nature se voulait discrète devant l'intensité de cette étreinte. Puis le baiser des amants devint langoureux, les bouches s'entrouvrirent, leurs langues se cherchèrent se trouvèrent, impatientes qu'elles étaient de faire l'amour. Paola sentait son cœur battre, elle ressentait dans son corps des sensations qu'elle avait oublié. Pierre la désirait mais cela ne devait pas se passer comme cela. Paola voulait s'abandonner à la douce puissance de Pierre. Mais il existait en eux un lien des plus puissant, mêlant désir passion et un amour qui n'avait jamais cessé d'être.

Paola viens dit il vient dans mon jardin des statues.

Le jardin des statues

Derrière une haie de buis , elle le découvrit, c'était un jardin fait de recoins, d'alcôve végétales, ici et là il y avait des massifs de roses, de clématites toutes aussi belle les unes que les autres. Un petit canal traversait cet espace de verdure alimentant de petits bassins et des fontaines de bronze.

Dans chacune de alcôves elle remarqua des statues. Romaines ou grecques pensa t elle, mais s'approchant elle comprit.

Chacune de ces statues avait le même visage

Elle

Paola était troublée devant cette vision.

Pierre l'attendait au centre de ce jardin, il se tenait au coté d'une statue en marbre de carrare.

Il regardait intensément Paola, posant les mains avec douceur sur les épaules de cette femme, image de celle qu'il aimait. Paola s'assit sur un banc face à son double de marbre. Devant elle Pierre caressait la statue avec une sensualité des plus troublante. Ses mains parcouraient le corps de cette femme avec douceur, langueur soulignant les courbes des seins si doux si fiers. Paola se sentit partir dans un rêve de sensations. Elle ne pouvait détacher le regard des mains de Pierre, elle ressentait ses mains sur son corps, elle ferma les yeux. Son corps fut pris de doux frissons, elle sentait la pointe de ses seins se dresser, une douce chaleur envahissait son corps, son ventre lorsqu'il vint à caresser celui de la statue. Elle trembla lorsqu'ils les posa sur les rein de cette femme immobile. Elle sentait les mains de son amant glissant des reins de cette statue jusqu'à ces sublimes fesses.

La bouche entrouverte , son souffle s'accélérant, elle se laissait aller. Elle n'était plus qu'une avec cette statue. Pierre lui faisait l'amour de ses mains sans la toucher. Elle s'abandonnait aux douces caresses virtuelles de son amant

Lui il ne la quittait pas des yeux. Elle atteint sans contrôle ce qu'elle n'avait plus ressentit depuis si longtemps un doux et langoureux orgasme.

Pierre gémit- elle, vous me mettez au supplice.

Il s'approcha d'elle lui pris les mains, les embrassa, venez Paola, allons donc continuer notre promenade vers le premier jardin que vous avez choisi le jardin de la sensualité

Jamais je n'avais ressenti pareille émotion.

D'une manière irréelle un orgasme délicat a prit possession de mon corps sans que Pierre me touche.

L'envie de lui est grande, l'impatience est au bord de mes lèvres, de ma peau mais je dois prendre le chemin du jardin de la sensualité.

Le jardin de la sensualité

Un jardin plein de promesses.

En arrivant dans ce jardin, dans cet espace dédié aux fleurs les plus odorantes, les plus délicates mes sens s’éveillent.

Je m'avance, Pierre reste à l'entrée, il me laisse découvrir par moi même les délices qu'il a caché pour moi.

Un premier coffret d ébène est caché, emprisonnant les lettres qu'il a écrit pour moi.

Pierre s'amuse à me regarder caresser du bout de mes doigts fins de pianiste les roses anciennes et à fouiller dans les recoins du jardin magnifique à la recherche du trésor.

Tout en inspectant le jardin, je laisse négligemment tomber une bretelle de ma robe légère, dévoilant un sein fier.

C'est ce moment qu'a choisit Pierre pour me rejoindre.

Il s'approche et dépose doucement un baiser sur mon épaule et enlace ma taille.

Mes lèvres viennent se presser contre les siennes passionnément et, comme quelques moments auparavant, nos langues se cherchent, se goûtent, se caressent.

Pierre vient poser une main ferme sur mon sein offert. Il caresse cette courbe et fait rouler entre ses doigts le bonbon rose durci. Je soupire de bien être. Ce jardin se révèle magnifiquement sensuel.

Notre désir l'un pour l'autre est grand, je veux qu'il me possède et lui veut se fondre en moi mais, sans même se parler, nous savons l'un et l'autre que nous voulons découvrir nos corps au gré de cette balade bucolique promise par Pierre. Nous restons donc plutôt sages, je me contente de ses caresses délicates sur ma peau. Il se contente de mes baisers passionnés et mes soupirs éloquents.

J’aperçois soudainement le coffret sous un rosier ancien et me détache de l’étreinte de Pierre pour me pencher et le prendre.

"Ma Belle, vous avez trouvé mes lettres sensuelles, je vous invite donc à découvrir le jardin des plaisirs"

Je pense avec envie à lire ce soir les lettres d'amour, au creux de mes draps.

Et je suis mon amour jusqu'au jardin des plaisirs.

Pierre plonge son regard vert dans celui de Paola. Son souffle est profond, son cœur bat plus que de raison pour cette femme qu'il aime avec une passion sans limite. Il veut l'aimer mais il veut la conquérir. Il regarde ses mains, il ressent la douceur de la peau fine de Paola, il ressent ses frissons lorsque vagabonde sa main s'est emparée du sein dardé de Paola. Il ressent le goût de ses lèvres, la douceur de sa langue.

Il la désire de son regard, elle s'en amuse.

Paola mon amour, oui nous allons découvrir ensemble le jardin des plaisirs, mais avant, je veux que vous laissiez faire, venez , laissez vous conduire, je vais vous faire découvrir un lieu des plus merveilleux. Le gué qui nous fera passer de la sensualité au plaisir

Paola est intriguée, curieuse, excitée.

Pierre sort de sa poche un foulard de soie noire, se glisse derrière Paola. Elle a compris. Elle sent le souffle chaud de Pierre dans sa nuque, il lui bande les yeux, lui dérobant un chaud baiser dans son cou. Les mains de Pierre glissent sur les épaules dénudées de Paola puis viennent effleurer la gorge offerte de sa maîtresse. Il lui prend la main, elle se laisse conduire.

Le jardin des sens.

Paola d'un pas hésitant se laissait entrainer .

Pierre la fait allonger sur un lit, il qu'il avait acheté à Rome et dont on disait que sur celui ci Pétronne avait composé l'Art d'Aimer.

Pierre s'agenouilla et déposa un baiser langoureux sur les lèvres de Paola, il lui dégrafa sa robe libérant la fière poitrine aux pointes tendues. Elle soupira de plaisir.

Pierre caressez moi.

Pierre prit la main de Paola et avec la sienne il entreprit de la caresser. Leurs doigts glissaient sur ce corps merveilleux. Les seins étaient réactifs, elle n'avait jamais ressenti une telle sensation.

Certes elle aimait offrir à son corps ses propres caresses intimes, elle avait eu du plaisir sous les caresses de ces amants. Mais la elle redécouvrait son corps.

Pierre se retira la laissant seule avec ses mains.

Il prit un livre et se mit à lire à voix haute, l'Art d'Aimer

Paola l'écoutait, ces mots chargés d'érotisme la transportaient vers des horizons sensuels.

Elle imaginait les mains de Pierre s'emparant de ses seins, les malmenant, les caressant. Lui il continuait sa lecture, au plus près d'elle, de façon à ce qu'elle sente son souffle. Les mains de Paola glissèrent entre ses cuisses . Ses doigts s'emparèrent de son bourgeon, elle s'abandonna en offrant à ses doigts son intimité chaude et humide. Elle cambra, gémit son plaisir

Pierre vous me rendez folle, prenez moi.

Non Paola,

Les mains de Pierre rejoignirent les mains de Paola, lui arrachant des gémissements de plaisir.

Il prit un abricot, et le présenta à la bouche de Paola. Le parfum de ce fruit la transporta. Elle sentait le parfum épicé de Pierre. Elle soupira.

Pierre posa délicatement sa main sur le pubis de Paola. Elle se cambra, plaqua ses mains sur celle de Pierre pour le conduire vers son intimité . Des ondes de chaleur parcouraient le corps de Paola.

Pierre l'embrassa en lui offrant un grain de raisin généreux et sucré à souhait, à ses lèvres entrouvertes, offertes.

Pierre la désirait mais se refuser encore de la posséder.

Paola était en proie à des sensations puissantes, la troublant, l'emportant dans un plaisir infini.

Son corps ondulait sous l'action de ses doigts, des mains de Pierre et maintenant de sa bouche, qui effleurait chacune des parcelles sa peau frémissante, apposant ici et là ses lèvres.

Les fontaines délivraient leurs murmures intimes, la légère brise semblait donner le la aux gémissements de Paola

Pierre, vous me rendez folle, votre voix me transporte, je suis perdue, où suis je. Je me sens emportée par un tourbillon d’arômes, de parfums, d'odeurs, de saveurs, de sensations.

Pierre prit la main de Paola, l'aida à se relever. A travers son bandeau Paola sentait le regard de Pierre, tout son corps réagit. elle faillit défaillir sous l'effet d'un profond orgasme. Un orgasme qu'elle n'avait jamais ressenti, un orgasme engendrait par l'imagination, engendrait par le regard de son amant qu'elle devinait à travers cette etoffe.

Pierre la retint,

Paola vous êtes si belle.

Jusqu'où allez vous m'emmener Pierre où m'avez vous emmenez, omù allez vous m'emmenez.

Détachant son bandeau, Pierre lui dit, je vous ai emmenez dans le jardin des sens, pour exacerber votre plaisir. L'amour c 'est aussi le toucher, le goût, l'odorat, l’ouïe mais aussi la vue. Ainsi nous avons passé le guet du jardin des sens .

Ils étaient maintenant dans le Jardin des plaisirs.

Le jardin des Plaisirs

je ne sais plus où j'en suis. Pierre se délecte à me faire languir, patienter.

Sa voix, son odeur, sa bouche, ses mains...tout en lui me chavire.

Dans le jardin des sens j'ai redécouverts le toucher, le gout, l'odorat, l’ouïe...j'aurais tant aimé voir...voir cet homme qui me fait tant d'effet. Voir son regard plongé dans le mien tandis que je me caressais et qu'il me lisait ces mots si sensuels.

Mais voilà qu'il m’entraîne à la porte de rose du Jardin des plaisirs.

Quel endroit merveilleux...si propice à l'extase.

En son centre est posé un drap blanc recouvert de pétales de roses délicates.

Mes sens se réveillent une fois de plus.

Pierre observe ma réaction et, visiblement ravi de mon émerveillement, me prend la main et m’entraîne au sein du jardin.

"Paola, ma douce, asseyez vous..."

Je m’exécute sans lâcher du regard l'entre jambe érigée de mon aimé.

Vais-je enfin pouvoir le toucher, le goûter, le sentir...Oh qu'il me tarde de ne faire plus qu'un avec cet homme que j'aime tant !

Assise, nue, j'attends un mot, un geste de Pierre.

Comme par enchantement il fait apparaître du vin blanc, sucré.

Je lui dis qu'il manque sans doute les verres, indispensables à la dégustation.

"je goûterais ce nectar à même votre peau ma belle. Votre essence rendra ce vin exceptionnel"

A ces mots, il joint le geste. Je sens le doux liquide couler le long de mes seins.

Des gouttelettes fines prennent leur élan sur mon téton dardé et s’écrasent au sol, entre mes jambes.

Pierre vient récolter le vin sur mes seins fiers.

Je gémis.

"buvez ma douce"...il porte la bouteille à mes lèvres avides et je bois une gorgée de ce vin réellement délicieux.

Puis j'entreprends de déshabiller mon amant. Je veux goûter sa peau et son nectar délicat.

Il se laisse faire.

Un gémissement retentit quand mes lèvres viennent enserrer la base de son gland.

Son sexe a le gout sucré du vin resté sur mes papilles...je le déguste avec envie.

Je veux sentir la jouissance jaillir dans ma bouche.

Je me fais experte, joueuse, habile et mon désir est bientôt exaucé.

Dans un râle il s’épanche et je soupire de victoire.

Je me relève.

Le jardin sauvage

"Mon aimée, ma belle, ma douce..venez à présent découvrir le jardin Sauvage

Je veux vous offrir ce jardin témoin de mon amour sans limite pour vous, je vous aime, je vous désire depuis le premier jour. Cet amour m'a dévoré, a hanté mes nuits. Ce jardin est l'antichambre de ce jardin où je rêve de m'abandonner à vos.

Ce jardin est si intime, un rosier magnifique aux roses aux pétales pourpres se dresse au milieu d'une bosquet de buis. Tout les végétaux semblent pris de folie, les arbres, les arbustes, les fleurs se mêlant dans une cacophonie de couleur. Aucune ordonnance, la nature semble donner libre cours à ses envies. La nature paraît sauvage à l'image de Paola, femme sublime fière et indomptable certes, mais prête à s'offrir à son amant.

Pierre est nu devant Paola, elle le regarde avec envie, elle est nue offerte à son amant. Ses seins sont durs, elle ressent encore les caresses buccales de son amant.

Pierre prend Paola dans ses bras et avec une fougue qu'elle n'a jusqu'alors jamais ressenti il l'embrasse mêlant salive et nectar. Paola s'abandonne à la puissance de ce baiser, serait ce le jardin sauvage. Pierre la regarde intensément, elle lui semble qu'il plonge son regard dans son âme.

Les corps nus des deux amants frissonnent l'un contre l'autre.

La verge tendue de Pierre embrasse le pubis de Paola. Les seins de Pierre se frottent aux tétons tendues de Paola.

Pierre étreint avec force sa maitresse, plaquant ses mains puissantes sur les fesses fermes de son amante.

Elle se sent sans défense totalement abandonnée, face au désir de cet homme qu'elle veut qu'elle aime.

Paola je vous désire, depuis cette nuit où nous nous sommes rencontrés, mes nuits sont hantés par vous. Depuis neuf ans, chaque nuit, je vous fais l'amour, je vous possède, je vous prends sans tabous. Je suis fou de vous. Je ne donne à vous, je suis votre esclave, vous me faite l'amour, vous me chevaucher, vous me dominer pour mieux vous abandonner à mes assauts.

Puis je me réveille en sueur, tremblant, et je ne trouve plus le sommeil. Depuis neuf ans je vous attends, depuis neuf ans je vous aime. Il ne se passe pas un jour, où je ne perçois pas votre parfum, où je ne goûte pas à vos lèvres, où je ne bois pas à votre calice d'amour. Pas un instant votre image ne disparaît de mon esprit. Je me suis consumé pour vous. J'ai certes aimé l'espace d'une nuit une maitresse, mais je ne pensais qu'à vous. Sentir vos lèvres sur mon désir dressé, sentir vos caresses, vos baiser.

Paola ces roses sont flamboyantes comme mon amour qui brûle en moi pour vous.

Oui cet amour me dévore, je vous veux, je veux me donner à vous. Je suis fou de vous.

Oui c'est cet amour dévorant qui m'a fait vivre à vous attendre.

Pierre prends avec force dans ses bras Paola qui rie comme une enfant, Oui Pierre, emportez moi, laissons nous aller à nos envies, oui je vous veux, oui prenez moi. Abandonnons-nous sans limite.

Paola je vais vous aimer comme jamais je n'ai aimé. Le jardin sauvage s'ouvre à nous oui laissons nous aller.

Pierre étend Paola sur il lit de mousse. Sans attendre avec fougue sa bouche s'empare de chaque parcelle de corps de Paola. Ses lèvres effleurent, pincent les pointes fières de sa maitresse qui se cambre sous l'effet des echappées vagabondes des doigts de Pierre s’immisçant dans ses chairs intimes humides et chaudes et il se délecte du doux nectar. Pierre a pris une coupe de ce vin de champagne si frais et pétillant et le laisse couler sur le pubis de Paola, elle frissonne sous l'effet de la fraicheur de liquide, mais aussi sous l'effet de la langue de son amant glissant entre ses petites lèvres si sensible. Elle gémit lorsque du

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2 Commentaires


Recommended Comments

mon ami je me suis permise d'également le publier sur mon blog de FI...c'est que je suis contente de notre collaboration alors ^^....amitiés

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