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Les Amants de Guedelon

Mariveau

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GUEDELON An de grâce 1252

Je me nomme AMAURY DE ST CLAR, chevalier sans titre sans terre et sans gloire.

Il y a plusieurs semaines j'ai débarqué au port d' Aigues Mortes là où il y a déjà quatre ans le Roi de France et son Ost s'est embarqué pour la 7° Croisade .

Moi je vois poindre le crépuscule de ma vie. J'ai quitté le royaume de France il y a plus de 30 ans fuyant une vie destinée aux Ordres étant le dernier de ma fratrie. Moi je ne rêvais que de bataille et de corps à corps avec de jolies bergères peu farouches dans la baronnie de mon père.

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Je suis parti un petit matin , froid et humide de janvier 1217, j'avais 15 ans . Je ne rêvais que de gloire, et je pris la route de l'Orient avec pour seul bien l'épée d'un de mes ancêtres conquérant de Jérusalem au coté de Godefroid de Bouillon, le cheval que m'avait offert mon frère ainé et une petite bourse d'écus que m'avait remis mon oncle.

J'ai rejoins le Royaume de Jérusalem, servant comme homme d'armes, au service du Pape, en octobre de l'an de Grâce 1217, je me trouvais là Saint Jean d'Acre lorsque le roi André de Hongrie ,le duc Léopold d'Autriche ,Le roi Hugues de Chypre et Jean de Brienne, roi de Jérusalem ont réuni Le conseil de guerre, pour décider des opérations militaires pour cette 5° croisade prêchée par Innocent III quatre ans plus tôt.

La campagne eut son lot de défaites ,de tueries inutiles, de pillages, de viols.

Je fus fait prisonnier à cette époque, peu de temps après mon adoubement par Jean de Brienne.

Pour quelles raisons je n'ai pas été exécuté par mes geôliers musulmans, je ne sais, durant onze ans sans qu'ils parviennent à me convertir, j'ai pu apprendre leur langue, leur écriture, leur poésie leur science de l'astronomie de la médecine, j'ai gouté aux plaisirs de l'orient et à la beauté de leurs femmes.

Puis un matin on m'a libéré ,en échange de prisonniers, une nouvelle croisade mettait à feu à nouveau la Palestine . Je me suis retrouvé moi petit chevalier Franc interprète pour la horde des chevaliers teutoniques d'Hermann von Salza

Ainsi je passais ma jeunesse et ma vie d'homme mûr à parcourir l'Orient servant d'interprète pour les Rois de Jérusalem, de Chypre, ou pour les ordres militaires en Terre Sainte..

Puis il y a deux ans j'ai vu arriver à Saint Jean d'Acre le Roi de France et ses nouveaux croisés, j'ai repris mon armure , mon épée car il est toujours mon roi. Oui j'ai hérité du titre de mon père et de mon frère qui ne sont plus de ce monde.

Parmi les jeunes chevaliers, je me suis lié d'amitié avec Guilbert de Puisaye jeune baron du fief de Guedelon. Ce dernier a laisser à sa sœur aînée la charge de ses terres et de son humble château que lui a autorisé de construire son suzerain Jean de Toucy .

La campagne fut un sanglant et pitoyable échec et le roi du se rendre face aux Mamelouks. Les Égyptiens avaient égorgés tous les blessés et la maladie emportait bien de braves et courageux hommes. Encore une fois je du mettre mes compétences aux services des parties négociant avec les Templiers le paiement de la rançon de 500000 livres tournois.

Mon jeune ami Guibert lui s'éteignit un petit matin la veille de sa libération emporté par la dysenterie. Avant de mourir il me remis sa bague et une lettre pour Aurore sa sœur.

Je quittais pour toujours cet Orient, me voilà chevauchant à travers le Royaume de France.

Je suis accompagné de quelques fidèles compagnons.

Me voici en Puisaye, nous traversons des bois de feuillus sombres et denses parsemés ici et là d'étangs.

Ma promesse est au bout de cette route.

Je découvre cette petite forteresse, implantée dans une clairière. Un village où artisans et fermiers s'activent. La porte principale protégée par un petit châtelet, de chaque coté deux tours d'angle identique veillent sur un logis encadré par la Tour maitresse et la tour de la chapelle.

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Notre arrivée sème l'émoi dans le village et quelques hommes d'armes sortent par le pont levis.

La vue de ces hommes portant encore les emblèmes croisés animent bien des conversation.

Le jeune seigneur est de retour.

Elle est là, elle sort en courant avec sa belle robe verte, laissant deviner tant de beauté.

Mon jeune ami, me l'avais bien décrite, Aurore, oui c'est une aurore éblouissante dans le soleil montant de ce matin d'octobre. La brume s''évapore, elle est si belle, elle a trente ans, veuve d'un clerc plus porté à la boissons la ripaille et les femmes, mort lamentablement la tête dans un ruisseau à un retour de beuverie.

Guilbert , mon jeune frère tu es de retour dit elle.

Le soleil l'éblouit, elle ne devine que nos silhouettes.

Je descends de mon destrier, je prends des mes fontes, un petit coffret et sans un mot je lui remet. Elle l'ouvre et évanouie.

Je me précipite et l'a prends dans mes bras et entre dans le château.

L'intendant se précipite.

Je suis le Baron Amaury de St Clar aux services du Roi, installez mes compagnons et conduisez moi au logis.

Les servantes s'affairent autour de leur maîtresse mais mes connaissances acquises en Orient seront plus nécessaires.

Je veille sur elle.

Elle est étendue, sur son lit, elle a de longs cheveux noirs descendant jusqu'au creux de ses reins, je devine ses seins sous l'étoffe verte de sa robe , ils sont deux belles oranges, je m'étonne à les comparer à ceux de mes conquêtes orientales. Elle se réveille.

Monseigneur qui êtes vous. Je suis un ami de feu votre frère, il est mort dans mes bras et il m'a tant parlé de vous qu'il me semble vous connaître depuis toujours.

Racontez moi, dites moi.

Je me mis à raconter les derniers mois de son frère. Elle souriait, pleurait, je me sentais mal.

La matinée était avancée , l'intendant servi un repas.

L'après midi je prenais congé avec mes compagnons qui regagnaient leurs terres.

Je ne la revoyais plus du reste de la journée.

Le lendemain matin je me levais avec le soleil.

Je me sentais mélancolique, nostalgique. Je regardais au loin du haut du chemin de ronde. Je sentis alors une présence derrière moi. Monseigneur, si nous allions galoper .

Oui allons galoper.

Elle était merveilleuse, elle portait une robe pourpre contrastant avec sa jument à la robe blanche. Moi vêtu tout de noir, il semblait que j'étais le prolongement de mon étalon arabe don d'un émir de Syrie avant mon départ.

Nous chevauchions depuis une heure en silence. Elle montait divinement, moi je me sentais renaitre, ma vieillesse semblait s'échapper.

Nous étions maintenant dans une clairière, nous mettons pied à terre, nous nous approchons d'un petit ruisseau et nous nous asseyons .

Parlez moi de vous Monseigneur, non Aurore, appelez moi Amaury.

Je lui racontai ma vie, mes aventures.

Amaury, tout autour de vous ces terres sont celles de mon frère, elle sont miennes maintenant. Je ne veux pas que vous partiez .

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Des larmes coulaient, son regard noir brillait, elle se tourna vers moi et m'embrassa.

Ses lèvres avaient un goût de miel, son cœur battait à tout rompre

Je la serrais dans mes bras.

Nous nous embrassâmes longuement. Elle fit descendre le long de votre corps sa robe laissant apparaître ses doux seins d'une blancheur de nacre, aux aréoles rosées et au pointes écarlates durcies par le désir, comme les épines de la rose que vous êtes

Vos hanches étaient si fines, je n'osais vous toucher, je devinais les courbes de votre séant.

Elle s' approcha de moi et elle prit mes mains conduisant l'une surs es seins et l'autre à l'entrée de sa caverne d' Eros. Je pouvais sentir son souffle, mes doigts s'attardèrent sur ses pointes et son bourgeon, lui laissant échapper des gémissements de plaisirs.

Je me dévêtis laissant apparaître mon désir tendu vers cette ode à Vénus.

Vous vous allongeâmes sur le sol nos corps s'appelant l'un à l'autre.

Je pénétrais lentement en elle sentant mon désir forcer sa grotte d'amour . Ses jambes enserrèrent mes hanches et d'un coup elle me laissa la posséder totalement.

Je sentais ses hanches qui ondulaient, j'allais et venais en elle, nous tournèrent sur le sol et elle vint à me chevaucher. Son cri de jouissance se mêla à mon râle lorsque je m’épanchais en elle.

Nous restâmes enlacés sur ce lit de fougères;

Amaury, c'était la volonté de mon frère que je devienne votre épouse, il l'a écrit dans cette lettre que vous m'avez remis.

Cette nuit je ne voulais accepter cette situation, mais Guilbert est venu me trouver. J'ai vous ai écouté et vous m'avez envoûté.

Je vous aime, restez, je suis à vous, ces terres sont à vous.

Nous remontons à cheval et regagnons Guedelon.

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Nous passâmes le reste de la journée à visiter le domaine, nous nous apprenions l'un de l'autre.

Le diner du soir fût très vite expédié notre désirs l'un pour l'autre se lisait à travers notre regard, nous voulions allez plus loin dans notre connaissance de l'un de l'autre

Pas un mot entre nous, elle me conduisit à sa chambre dans le logis

Elle se dévêtit avec une légère pudeur qui la rendait encore plus délicieuse;

Elle était belle, ses cheveux noirs lâchés cachant ses jolis seins en forme de poire, aux aréoles carmins contrastant avec la blancheur de sa peau.

Ses hanches étaient juvéniles, ses jambes aux galbes parfait se prolongeaient sur des chevilles si fine et de si petits pieds . Elle frissonna, mais ce n 'était pas de froid. Elle s'approcha de moi et se colla contre mon corps m'embrassant langoureusement. Elle délaça ma chemise et caressa mon torse .

Je l a pris dans mes bras; l'allongeais sur le lit, son souffle s’accélérait. Je ne voyais que ses grands yeux bleus. Prenez moi dit elle. Non lui dis, je vais vous faire découvrir d'autres sensation et mes lèvres ma langue, mes doigts prirent possession de chaque parcelle de son corps. A chaque caresse, son corps se met à vibrer, elle gémit son plaisir. Elle se cambre lorsque comme le naufragé, ma main aborde son intimité, elle se laisse aller.

Je pince ses tétons dardés par le plaisir, mes mains lui prodiguent les gestes que de belles indiennes m'ont appris pour donner félicité, sérénité et plaisir.

Mon désir est puissant, elle ouvre doucement ses jambes, je sens alors ses mains se porter à mon vît et le conduire à sa coupe de fertilité.

Elle se cambre et je m'enfonce délicatement en elle, elle gémit son plaisir. Sa gangue intimes est d'une douceur infime, je ne peux me détacher de ses yeux , sa bouche entrouverte appelle la mienne. Nos langues se cherchent se trouvent, je vais et viens lentement en elle. Son bassin ondule.

Nous nous enlaçons, et entamons une sarabande amoureuse. Je me retrouve sur le dos , elle me chevauche, son bassin ondule encore et encore. Je caresse ses seins à travers ses longs cheveux.

Je sens en moi monter une indicible envie de jouir en elle, elle le sent et elle accélèrent son mouvement telle la cavalière qu'elle est parcourant le domaine de son père à brides abattues.

Telle la lave d'un volcan s'écoulant dans la mer dans un jet puissant, mon liquide de vie jaillit en elle lui arrachant un cri de jouissance et moi un râle de plaisir.

Je n'ai pas quitté son regard et nous nous affalons l'un contre l'autre;

Fais moi découvrir les plaisirs que tu as appris de tes voyages.

Elle entrepris à réveiller à nouveau mon plaisir, de ses mains. Puis rougissante, elle me dit une de mes amies m'a appris quelques secrets de l'amour.

Sa bouche si fine s’empara de ma lance , et l'enserrant de ses lèvres elle joua avec ses mains. S a langue courrait sur mon gland rougit par le désir. Elle me fixait toujours . J'étais au supplice. Elle s'allongea sur le ventre me présentant des fesses merveilleuses.

Je présentais mon désir contre elle, je remontais ses hanches et je la pénétrait à nouveau. Son étui soyeux était encore plus humide , bouillant . Elle gémissait à chacun de mes accoups. Je sentais son plaisir, mais je ne pouvais partir sans voir une dernière fois ses yeux. Elle s'allongea sur le dos s'ouvrit une fois encore, me laissant la posséder encore une fois. Je l'embrassais et dans un dernier spasme je m’épanchais une dernière fois en elle dans cette nuit d'octobre.

On petit matin je me réveillais, elle était si belle, le soleil naissant dessinait sur son corps nu et sublime des arabesque me rappelant les palais d'orient.

Elle ouvrit les yeux, fais moi encore l'amour, je souris les dernières gouttes de ma vieillesse naissante s'échappaient de mon corps.

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Toujours un plaisir de te lire, je suis chaque fois émerveillée par ce flot de détails, un orgasme littéraire ...

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