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Le feu d'artifice de Monsieur Fouquet

Mariveau

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Château de Montplan 17 août 1681

Je me nomme Vincent de Peyrol, petit gentilhomme gascon, j'ai quitté le service des Mousquetaires du Roi, et je regarde mon passé. Ma belle, tendre et douce épouse lit à mes cotés et j'écris ma vie.

En ce 17 août, je me souviens de ce soir où je t'ai rencontré Véronica.

Vaux de Vicomte 17 août 1661

J'accompagne Monsieur D' Artagnan capitaine des Mousquetaires à la fête que Monsieur le Surintendant Fouquet donne pour le jeune roi Louis XIV;

Le jeune roi ne supporte plus la puissance de cet homme, et il attend son heure, Monsieur Colbert agit dans l'ombre.

Nous arrivons à 6 heures du soir escortant lee jeune Louis XIV qui a vingt trois ans sa mère, la reine Anne d'Autriche, et de quelque six cents courtisans l'accompagnent. La reine Marie-Thérèse, enceinte, n'a pu se joindre à la fête mais le roi se console avec sa jeune maîtresse, la douce Mademoiselle de La Vallière .Monsieur Colbert, soucieux de se démarquer de son ennemi intime, Fouquet n 'est point là.

Le roi a l'humeur maussade. Depuis la mort de Mazarin, il a pris le parti de diriger en personne le gouvernement et attend de tous ses ministres et conseillers qu'ils lui soient loyaux. Ce n'est pas précisément le cas de Fouquet, qui abuse de sa position et continue de s'enrichir en cachette du souverain.

Je suis jeune officier des Mousquetaires, et pas trop mal de ma personne, j'aime courir les filles, les femmes. Monsieur d'Artagnan me laisse libre de parcourir les lieux à la recherche d'une conquête pour une heure une nuit. Il y a tant de belles dames.

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Le château de Vaux est le plus beau château du royaume, Louis XIV ne goutte pas à cette débauche de beauté, lui se contentant de l'austère palais royal du Louvre.

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Le décorateur du surintendant, Le Brun, fait les honneurs du château. Il montre les allégories, écureuils et soleil, qui désignent le surintendant lui-même, que tout le monde ici appelle «Monseigneur». Le roi apprécie modérément cet étalage de vanité !

Ensuite, les invités sont répartis dans différentes pièces du château pour consommer un ambigu, conçus par l'imagination du grand Vatel, des buffets sur lesquels sont présentés simultanément tous les plats, du salé au sucré.

Toute la cour est servie dans de très luxueux couverts en vermeil, ce que le roi lui même ne peut s'offrir.

Après la collation, les «deux Baptiste» Molière et Lully donnent dans les jardins une comédie-ballet, la première du genre, Les Fâcheux.

Durant ces représentations entrecoupées de charmante fable de Monsieur de La Fontaine, mon regard se porte sur une belle jeune femme. Elle semble seule, Madame de Fleurus, une de mes maitresses me glisse alors dans l'oreille :

« Cher ami, vous jetez votre dévolu sur cette prude, cette jeune femme est veuve depuis cinq ans et elle n'a pris aucun amant depuis, vous ne trouvez pas cela triste. Pensez plutôt à ce que je vous ferez si vous m'emmenez dans un de ces bosquet. Ma langue est habile, le goût de votre épée me plait tant et votre fougue me serait des plus agréable à recevoir »

Je ne répondis pas à cette dame, épouse d'un Grand du Royaume connue pour ces excès érotiques gargantuesques.

Je continuais d'observer cette jeune femme, qui tourna la tête vers moi, et dans un grand sourire inclina la tête. Son regard d'un noir profond était des plus intense, je voyais se refléter dans ses pupilles la lumière des flambeaux éclairant cette nuit qui serait fatale à Monsieur Fouquet.

Pendant les intermèdes, des elfes sortent de derrière les ifs et servent gâteries et diamants aux dames.

Elle se lève et quitte les lieux je la perd de vue lorsque cette collante Duchesse me rejette son grappin sur ma personne. Je parviens à m'en défaire.

J'ai cru la voir partir dans le parc.

Je cherche dans ces bosquets dessinés par Le Notre, ici et là j'entends des soupirs des gémissements de couples , amants et maitresses s'adonnant à de doux plaisir dans cette nuit chaude du mois d'août.

Je recherche cette femme.

Il me prend un sentiment bizarre, celui de la jalousie. A chaque bosquet je crains la découvrir offert dans les bras d'un amant. Je chasse cette pensée.

Au détour d'une pièce d'eau, je me dis que j'aurai du accepter la proposition de la Duchesse, elle est certes gourmande, mais le laisse aller à bien des plaisirs que la morale chrétienne réprouve.

Je décide de retourner vers le château, j'entends une voix de femme cristalline pure, teinté d'un léger accent italien.

« Monsieur, il semble que vous cherchez quelqu'un.

Elle se tenait là devant moi, merveilleuse, irréelle, dans sa robe d'un bleu pastel, elle ressemblait à une fée. Ses longs cheveux bouclées tombaient en cascade sur sa gorge sublime. Ses seins ronds étaient fiers au port altier dessinaient des courbes enjôleuses pour des mains d 'un honnête homme.... Une taille si fine, des hanches si sublime.

Je me trouvais d'un coup si timide.

Elle rit

« Mes amies me disent que vous êtes un amant merveilleux, mon veuvage me pèse , je veux du plaisir, prouvez moi que vous savez rendre une homme heureuse. »

Elle laissa alors glisser sa robe le long de son corps offrant son corps nu à la chaleur de la nuit, et au regard des astres nocturnes.

Elle s'allongea lascivement sur un banc de marbre et dis

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« Venez me caresser »

Je retirai ma tunique de Mousquetaire et déposais mon épée.

Je m'approchai de Véronica et sans attendre mais mains s'emparèrent de chaque parcelle de son corps.

Mes mains glissaient sur ce corps alangui, mes doigts effleuraient sa peau fine et douce.

Je sentais frémir chaque grain de sa peau. Je m'attardais sur les boutons sensible de ses seins, chacun de mes pincements lui arrachaient un gémissement.

Mes mains glissaient sur sa peau, son souffle s'accélérait lorsque j'atteignis son pubis au doux duvet.

Ces gémissements étaient envoûtant, je me sentais Ulysse s'abandonnant aux champs des Sirènes.

Puis mes doigts se firent vagabonds et s'emparèrent de l'intimité de cette fée.

Je torturais son bourgeon d'amour, caressais ses douces lèvres, puis je glissais mes doigts dans son intimité lui arrachant un cri au moment où la première bombe du feu d'artifice explosa.

En retournant vers le château, le roi et la cour qui avaient encore assisté à quelques pantomimes sont éblouis par un feu d'artifice au-dessus de l'édifice.

Véronica se redressa et de ses fines mains dégrafa ma culotte de peau libérant ma verge tendue

Elle s'empara avec gourmandise de mon membre, ses lèvres étaient si douce sa langue si habile.

Je m'abandonnais à ses caresses.

Le feu d'artifice illuminait le ciel, éclairant maintenant nos deux corps nus se donnant l'un à l'autre.

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Nos gémissements, nos cris ,nos râles étaient couvert par les détonations des bombes. Nous nous donnions sans retenue au plaisir d'Eros.

Ma lance glissait dans son étui humide et chaud, ses ongles labouraient mon dos, mon torse.

Ses dents s'enfonçaient dans ma chair. Elle recevait avec puissance mes va et vient. Elle m'offrit sa croupe à mon désir. J'étais étalon, elle était jument recevant mon membre sans répit.

Elle me chevaucha avec fougue offrant ses seins à mes mains puissantes.

Le feu d'artifice touchait à sa fin en un bouquet final des plus sublime, lorsque j'explosais mon plaisir en elle en un rugissement inondant sa matrice de mon écume. Elle cria son plaisir.

Nous restâmes enlacés. Se regardant dans les yeux, se caressant , un sentiment bizarre s'empara de moi lorsqu'elle regagna le château et s'engouffra dans son carrosse.

Le roi est fortement contrarié, humilié par son surintendant quitta la fête, se regagnais mes hommes ces gascons au regard goguenard.

« alors Mon Lieutenant encore une conquête »

Je ne répondis pas, je regagnais Paris escortant le Roi, restant songeur. Monsieur D'Artagnan semblait préoccupé.

Je compris quelques jours plus tard en revenant à Vaux pour arrêter Monsieur Fouquet.

Notre mission accomplie mon Capitaine me donna congé, car quel mystère avait il su mes aventures de cette nuit, je ne le sais toujours pas. Il a emporté son secret sous les murs de Maastricht, mais il me remit une lettre.

« Monsieur, mon amie je vous attend »

Je prenais la route, cette route que je n'ai plus quitté.

Tu souris encore en lisant au dessus de mon épaule Véronica, notre première étreinte. Tes grossesses et les années n'ont point altéré ta beauté.

Je pose ma plume car j'ai envie de toi, et je vais te faire l'amour.

« Oui Vincent j'ai aussi envie de toi, prends moi comme tu as toujours su me prendre, je t aime mon mousquetaire »

Dehors nos gens tirent un feu d'artifice

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3 Commentaires


Recommended Comments

Sublime cette plongée historique

J aime aussi ce lapsus révélateur qui indique bien qu il y a une grande part de toi dans cet écrit

Merci

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Même si la fascination des feux d'artifices est présente à mes yeux, le feu de sensualité de cette jeune et belle italienne impressionne...Bravo!

Sorcerez

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