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Les Amants d'Alexandrie

Mariveau

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Alexandrie an 724 de Rome

Je me nomme Caius Publius Sextus, je suis tribun et je commande l'escadre d'éclairage de la Flotte d'Octave.

Il y a déjà un an nous avons vaincu la flotte de Cléopâtre et Marc Antoine qui ont fui le champs de bataille.

Nous allons une nouvelle fois débarquer dans ce port mythique.

J'ai 47 ans , et le hasard de ma vie me conduit une nouvelle fois au pied de ce majestueux monument, le phare d'Alexandrie. Cette merveille du Monde connu dont le feu culminant à 135 mètres est visible à près de 25 lieues romaines

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Il y a 17 ans je me trouvais jeune officier au coté du Grand César, Pompée avait été vaincu à Pharsale, puis assassiné par le jeune Ptolémée XIII. César par vengeance déposa le jeune monarque pour mettre sur le trône sa sœur et épouse , la divine Cléopâtre. César tomba sous le charme envoûtant de cette femme.

J'avais trente ans, et déjà parcouru bien des lieues pour la gloire de Rome, mais ce soir là j'étais atterré. La folie destructrice des légions de César pour brûler la flotte égyptienne avait détruit une partie des réserves de la grande bibliothèque.

Ma connaissance des lettres et des sciences que m'avait donné mon oncle Cicéron, décida César à me confier la protection des 200000 rouleaux de la bibliothèque de Pergame qu'il avait confisquer pour plaire à la belle pharaonne.

Je continuais mes croisières à la recherche des pirates qui infestaient cette partie de Notre Mer. Je logeais en dehors de ces aventures chez un érudit un grec. Je passais de longue soirée à parler avec cet homme. Il avait une fille Fabiola, une jeune fille rebelle, elle avait 17 ans. Je me surprenais à la trouver plus belle que Cléopâtre. Dans ses veines coulait le sang grec de son père et le sang Perse de sa mère. Elle était le fruit des conquêtes du Grand Alexandre de Macédoine.

Son corps avait été façonné par Jupiter, elle était Venus réincarnée, sa peau cuivrée, ses longs cheveux noirs, ses yeux de jais, ses seins ronds comme des oranges. J'aimais son espièglerie, sa jeunesse, son rire, ses réparties.

Elle était en âge de se marier, mais elle tenait tête à son père. Elle tournait autour de moi, mais elle était la fille de mon hôte et mon ami.

Mes campagne en Gaule , en Germanie, ou en Asie Mineure m'avaient laissé des traces dans ma chair et dans mon âme.

Je passais mes nuits dans les maisons de plaisirs d'Alexandrie, ou dans les couches de nobles égyptiennes ou patriciennes romaines en mal d'amant.

Le commandement de ma petite flotte de galère , et mes turpitudes me faisaient oublier le sentiment que j'éprouvais pour Fabiola. Son père sentait ces choses et l'avais envoyé en Grèce pour parfaire son éducation de jeune femme.

Ainsi trois ans passèrent.

Avril 710 de l'An de Rome

Je viens de rentrer d'une campagne rude contre des pirates. Je suis épuisé, je me retire directement dans la petite chambre que j'occupe par intermittence chez mon ami.

Je retire ma cuirasse, ma tunique et je m'étends nu sur mon lit, je m'endors

Je me sens observé, je me réveille, je la découvre.

Fabiola se trouve devant moi, seulement vêtue d'un voile transparent laissant découvrir de sa beauté de femme. Oui elle a vingt ans, ce n'est plus la jeune fille qui me mettait tant en émoi. Elle est rentrée de Grèce depuis quelques jours.

Je la redécouvrais

Elle avait un visage délicat aux traits fins et régulier, son regard de jais m'observait, elle était Roxane incarnée. Je ne pouvais m’empêcher d'admirer sa charmante poitrine , merveilleusement généreuse mais si ronde si ferme quelle se soutenait d'elle même sans artifice. Les mamelons se fuyant l'un de l'autre mettaient en valeur la ravissante séparation des deux seins.

Mes yeux descendirent alors vers un ventre délicieux au bas duquel on devinait une petite ouverture qui semblait fuir vers le bas par modestie et chercher refuge entre les cuisses fermes et charnues, les petites boucles ornant son délicieux pubis semblaient la parer de plus belles des fourrures d'une panthère. Elle était tout simplement le modèle que rêve d'avoir un sculpteur, oui elle était la réincarnation de Vénus et Isis.

Sans un mot, elle s'approcha elle tenait une petite fiole d'huile d'argan parfumée à la rose de Damas.

Elle entreprit un massage délicat, sur mon corps endolori par cette dernière croisière.

Je m'abandonnais à ses caresses. La douceur de ses mains, les effleurements de sa peau contre la mienne, libéraient en moi un désir puissant .

Nos regards ne se quittaient plus, ses ongles griffaient mon torse, son parfum était envoûtant . Tout en elle était sensualité, volupté .

Ses mains glissèrent sur mon ventre et sans me quitter du regard elle s'empara que mon glaive. Je sentais ces doigts fins enserrant ma virilité, allant et venant avec douceur. Une chaleur unique irradiait mon bas ventre. Mon membre de vie se contractait sous l'action de ses mains.

Mon pilum de chair et de sang se dressait. Elle me regardait et sa bouche captura mon membre, laissant glisser ses lèvres le long de la hampe, serrant la base du gland, sa langue jouait avec la sensibilité de celui ci. Ses mains allaient et venaient avec lenteur sur ma virilité exacerbée.

Je n'étais plus maître de mon corps, je me surpris à gémir. Elle plaqua ma verge contre son palais, elle dévorait mon désir avec une avidité certaine. J'allais m'abandonner, mais d'une main elle serra ma verge à la base de mes bourses, serra avec ses lèvres la base de mon gland.

Un râle s'échappa du plus profond de mon âme, je me cambrais lui offrant tout mon désir, elle relâcha son étreinte mais me conserva en bouche lorsque j'inondais sa gorge. Elle gémit son plaisir, en recevant mon écume intime . Elle ne me perdit jamais du regard, elle ne laissa aucune goutte, se délectant, glissant sa langue le long de mon pieu.

Elle resta là, me regardant,

Nous étions silencieux, en sueur.

Je vis dans le regard de Fabiola, les flammes du désir, des flammes qui réanimèrent mon envie.

Elle ne me laissa aucun répit s'empalant son ma verge.

Elle cria, je compris, ma verge d'homme dans la fleur de l'âge avait perforé son hymen. Oui Fabiola était encore vierge. Elle était là tremblante, des larmes coulaient de ses yeux. Je ne savais que faire.

Ses mains posées sur mon torse, étaient si douce.

Son fourreau intime empalé sur mon glaive était si chaude, humide.

Elle prit mes mains et les conduisirent vers ses seins. J'étais subjugué par leur beauté aux aréoles marrons et leurs pointes carmins. Sans attendre elle commença une danse sur mon sexe avec ses hanches comme savaient si bien le faire les danseuses de l'Orient.

Mes mains glissèrent sur ses hanches .

J'entendis alors sa voix, Caius prends moi;

Je me redressais soulevant la si légère Fabiola. Ses jambes enserrèrent mes hanches. Je me trouvais assis en tailleur face à elle. Nos bouches se trouvèrent, nos langues se mélèrent.

Une tempête nous emporta alors lorsque à nouveau je me sentis partir. Ma semence inonda en jets puissants et chaud la matrice nubile de Fabiola. Son cri de jouissance et mon râle de plaisir se mêlèrent dans un orgasme qu'elle n'avait jamais connu et moi dont j'avais oublié l'indicible plaisir.

Nous nous affalèrent et nous nous endormirent dans les bras l'un de l'autre

Nous refîmes l'amour au cours de la nuit, elle m'offrit son corps son âme. Je l'initiais à bien des plaisirs découvert dans les bras de biens des femmes tout aussi belles et expertes au cours de mes campagnes. Je bus à sa coupe, offris à son intimité les plaisirs de Sodome .Au petit matin elle regagna sa chambre.

Moi je restais à trainer dans mon lit ce matin là lorsqu'un de mes optiones frappa ma porte.

Caius Sextus, César a été assassiné au Ides de Mars......

Je me levais, m'équipais et je gagnais le palais du Tribun des Galères, le soir même nous appareillâmes, je ne devais plus revoir Fabiola.

Alexandrie an 724 de Rome

Cela fait dix sept ans et je me retrouve au pied de ce phare, je ne suis plus là comme un allié mais un conquérant.

Dix sept de guerre civile, après un trimvirat d'hypocrisie entre Octave, Marc Antoine et l'inutile Lépide. Marc Antoine l'amant de Cléopâtre a fuit le champs de bataille d'Actium.

Le belle Reine s'est donné la mort.

Je parcoure les rues qui me sont si familières chargées de souvenirs.

Je marche dans ses rues, où les légionnaires d'Octave se comportent en maitres alors que ce pays est le berceau de temps de belles choses.

Rien ne semble avoir changé , le phare, le temple de Sérapis, le tombeau d'Alexandre, le temple de Poséidon, le palais des Ptolémées, le temple de César , le Gymnase, le stade.

Je parcoure les rues, près du port, je me dirige vers la maison de mon ami. Je sens l'air iodé de la Mer, je revins des moments de ma vie. Je frappe à la porte mon cœur bat, lorsqu'elle s'ouvre.

Fabiola, dis je, mais est ce possible, la jeune fille adolescente que j'ai prise pour Fabiola, crie maman un Romain.

Une femme apparaît sur le seuil de la porte, son regard.

Fabiola est là devant moi, si belle, les années n'ont eu aucune prise sur elle.

Pas un mot, deux regards, et un long baiser comme si nous étions séparé quelques jours auparavant.

La jeune fille nous regarde, Sémiramis dit alors Fabiola, ton père et mon mari sont de retour.

J'entre Fabiola me dit à l'oreille, je crois qu'on a beaucoup de temps à rattraper.

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Source :


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