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Voyage en Toscane (suite et fin)

Mariveau

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Cela faisait plusieurs heures que notre carrosse parcourait la campagne Toscane, nous allions arriver dans la « Sérénissime »

Jadis grande république ayant étendu sa puissance sur toute la Méditerranée Orientale, Venise n'est plus ce qu'elle a été. Elle parvient au terme de son histoire, à son heure dernière qui va être un moment de grâce.

La Cité des Doges est appauvrie mais compte toujours de grandes fortunes.

Les patriciens ont encore huit ou dix gondoles devant l'entrée d'eau de la maison, quarante ou cinquante domestiques à leur livrée. Ils ont leur villa au bord du canal de la Venta où ils passent l'été.

Ces villas, atteignent des allures de palais qui écrasent de leur faste les rives du fleuve. Dans les cafés se nouent les intrigues, au Ridotto, il n'y a que des nuits blanches.

Deux cents cafés sont toujours ouverts, ainsi que les casini où les cavaliers et les dames, se mêlent à toutes sortes d'inconnus.

Les églises sont les lieux de rendez-vous mondains.

Les parloirs des couvents sont des salons où l'on bavarde en buvant du chocolat.

On travaille quand les loisirs le permettent.

Tout ce qui est grave perd son importance. Les gazettes apportent leurs provisions de potins.

Les écrits de Casanova et de Da Ponte ressemblent à des facéties de comédies. Faire rire est un talent sublime.

Les fêtes sont continues.

Une élection d'un Doge, le passage d'un prince, l'arrivée d'un ambassadeur, les régates, les processions, tout est prétexte à réjouissance dans les palais et dans les rues, et bien entendu le carnaval qui dure six mois, pendant lesquels chacun va masqué, du Doge aux servantes.

On fait ses courses, on plaide, on se rend à la messe, on fait ses visites, on va jouer au Ridotto sous un masque. Ainsi plus de barrières sociales.

Ainsi toutes les libertés sont permises. La population pratique des métiers de fêtes : perruquier, couturier, usurier, musicien, croupier, fille galante, entremetteuse.

La ville est la plus gaie de l'Europe.

L'angoisse est insupportable à ce peuple qui en a trop supporté.

C'est donc dans cette ville que j'allais achever l'initiation de Marianne.

Nous sommes reçu au palais Labia, sur le bord du Grand Canal, le maitre des lieux me doit des services, les Labia ont accumulé une fortune en fournissant des armes à toutes les armes d'Europe, et je connais bien des secrets.

Marianne s'est installée dans appartement situé au coin du Grand Canal et Canal Cannagério. Nous sommes arrivée très tard, à la nuit tombée, la brume s'emparant de la ville, cr éant une atmosphère lugubre. Épuisé elle ne dina pas et s'endormit d'un sommeil profond, troublé seulement par des rêves sensuels, voluptueux, la transportant dans des plaisirs solitaires, laissant vagabonder ses mains et ses doigts sur son corps, au plus profond de son intimité. Elle connut à nouveau la violence d'un orgasme profond, d'un orgasme sensuel. Au matin elle se réveilla, transit par l'humidité de son plaisir.

On frappa à sa porte.

Entrez dit elle, la voix tremblante, elle rêvait de voir derrière la porte son mentor, mais elle fut déçue, il y avait deux servantes, deux femmes d'une beauté qui la troubla , l'une était de la couleur de l'ébène, elle avait un parfum de vanille de cannelle. L'autre avait la peau cuivré et sentait l'huile d'argan et la rose de Damas.

Elles conduisirent Marianne au bain, et sans qu'elle puisse réagir, elles s'emparèrent de son corps par simplement de douces caresses d' une éponge.

Elle se laissa aller , se laissa laver . Elle ferma les yeux et jouit à nouveau.

Elle resta quelques minutes sans bouger, puis mis une robe de chambre juste à temps . Un vieux serviteur lui apporter un copieux déjeuner. Elle se sentait en pleine possession de ses sens. Elle se demandait ce que lui réservait son mentor.

Elle n'eut pas à attendre, une des servantes, lui apporta un paquet. Un mot, voici ce que vous porterez ce soir. Je vous attends à 8 heures .

Elle découvrit une merveilleuse robe de soie noire, surmontée de dentelle de même couleur.

A huit elle descendit, je l'attendais. Elle était si belle, un sentiment particulier s'empara de moi, un sentiment qui avait à poindre au rythme de notre voyage, un sentiment que je n'avais point connu jusque là. Elle descendit avec cette grâce de femme racée qu'elle était. J'étais subjugué par sa beauté sauvage, sa sensualité féline,sa volupté érotique. Je reprenais le contrôle de moi même

Venez Marianne, je vous suis mon maître.

La gondole longea le Grand Canal , jusqu'à un Palais d'où l'on pouvait percevoir des bruits de fêtes, musique et rires.

A l'intérieur tout n'était que plaisir, étreinte, libertinage, musique, mets délicat, champagne à profusion.

Marianne tenait mon bras et nous parcourions les alcôves, les salons. Tout était luxure, plaisir.

Je détachais le bras de Marianne du mien et lui dit:

« parcourons chacun de notre coté, ces lieux dédiés à Aphrodite et Eros. »

Elle sourit.

Ainsi sans se quitter du regard, nous nous firent l'amour par corps interposé, passant de salon en salon, Marianne touchait, goûtait, caressait, torses, membres virils de ces hommes s'adonnant et donnant le plaisir. Ses mains conduisaient leurs verges tendues dans sexes offerts de leurs maitresses comme un olisbos vivant. Elle s'amusait à gamahucher, caresser, embrasser, lécher ces femmes offertes aux assauts de leurs amants uniques ou multiples.

De mon coté je jouais de mes mains, de ma bouche, de mes lèvres de ma langue sur ces femmes, les conduisant à une verge offerte d'un homme, à un sexe féminin offert humide et brulant d'une autre femme.

Nos regards à travers nos masques se croisaient.

Mais cela ne nous suffisait plus.

Nous étions maintenant face à face.

Sans attendre nous retirons nos masques et nous unissons nos bouches dans un baiser doux, puissant langoureux. La passion nous anime et nos langues se cherchent se trouvent et se font l'amour.

Je la serre dans mes bras, nos cœurs battent la chamade, s'emballent.

Nous quittons la fête et nous rejoignons le palais Labia.

Nous entrons, et je prends Marianne dans mes bras et je monte les escaliers conduisant à sa chambre.

Je la couvrais de délicats baisers, qui faisait accélérer son souffle, je commençais à effeuiller la belle. D'une seule main je parvins à libérer sa gorge laissant apparaitre des seins sa peau était si douce. Ses seins s'achevaient par des pointes fières. Ses aréoles étaient plus sombre contrastant avec sa peau fine. Je me mis à les caresser , m'attardant avec mes doigts sur ses pointes, dont je pinçais les bouts. Elle était brulante, elle gémissait doucement .

Ma main descendit vers son intimité mais elle me retint me repoussa que pour s'agenouiller devant moi et dégrafa délicatement ma culotte de peau, qui enserrait mon vît gorgé de désir

Marianne prit délicatement mon membre de ses mains gantés de dentelle. Elle jouait avec ses doigts, s'attardant sur mes bourses, glissant sur ma hampe.

Elle m'observait de ses yeux de feux, je me noyais dans ses yeux. Puis elle se mit à m'embrasser mon membre délicatement du bout des lèvres, puis de la langue. Elle s'attardait sur mon gland me mettant au supplice .Puis elle enserra en sa bouche aux lèvres finement ciselées, mon pieu et joua une danse qui me fit presque exploser, jouant d'un mouvement vertical avec ses mains et ses lèvres. Elle comprit mon désarroi et se leva et se dirigea vers la cheminée qui crépitait.

Elle fini de se dévêtir. Sa silhouette se détachait devant les flammes qui me semblent ils venaient de redoubler de vigueur. Je redécouvrais Marianne comme si je ne l'avais jamais vu, ses hanches étaient si fine, ses fesses si désirable .Elle s'entendit langoureusement sur des coussins de soie. Elle était alanguie. Je me mis nu et précédait de mon désir, j'entrepris un voyage dans son intimité. Son pubis était rasé, délicatement mes doigts commencèrent leur exploration, s'attardant sur le mont de vénus.

Marianne se cambra lorsque avec deux doigts j'enserrais doucement son clitoris. Elle laissa échapper une cri, mes doigts se firent plus aventureux ouvrant un passage sans son con. Elle était humide et gémissait de plus en plus. Mes doigts abandonnèrent les lieux pour laisser ma place à ma langue et mes lèvres. Je pinçais son clitoris de mes lèvres, j' immisçais ma langue dans son intimité sucrée suave. Elle se cambra, encore plus, m'offrant sa poitrine . N'en pouvant plus elle m'attira à elle et je la pénétrai d'un coup sec, lui faisant lâcher un râle de plaisir.

Je sentis son vagin se contracter sur mon sexe lorsque j'entrepris d'aller et venir. Je compris qu'elle voulait que ce moment dure. Je commençais à cadencer lentement en elle. A chaque a coup, je sentais son plaisir. Ses ongles me labouraient le dos. Je sentais son souffle sous son masque.

Marianne atteint un premier orgasme sourd et profond avant que je m’épanche en elle. Je me retirais pour la laisser savourer ce moment intense. Elle mit à profit cet intermède pour venir me chevaucher. Son sexe s’empala sur le mien . Elle pris les rênes et commença à faire danser son bassin sur moi, je ne pouvais que gémir tout en caressant ses délicats seins , les suçotant les pinçant. Je me redressais alors et levant la partie basse de son masque, je posa alors mes lèvres sur les siennes, des lèvres au goût d'épices suaves.

Nos langues se cherchèrent se trouvèrent et en un râle commun nous partageâmes notre orgasme, moi en m’épanchant en elle, elle en enserrant mon membre en contractant son vagin. Nous nous affalâmes l'un contre l'autre sans rien dire, se caressant simplement.

Marianne avait appris, tant appris de son initiation, elle entrepris à nouveau d'honorer mon membre encore durci par temps de désir. J'eus une nouvelle éjaculation et là dans sa bouche et elle me sourit m'embrassa à pleine bouche. Ce fut un moment intense lorsque avec un sourire mutin, elle m'offrit ses hanches à mon désir.

Je me fis un devoir de lui donner tout le plaisir qu'une femme doit recevoir de l'amour. Nous eûmes un déferlement de plaisirs et de désirs. Allons plus loin dans le plaisir mon amour je le veux dit elle. .J'entrepris une nouvelle exploration, de mes lèvres de ma langue dans son antre secrète, elle gémissait. De mes doigts je luyi offrit ce plaisir antique de Sodome.

Elle aimait et m'offrit à nouveau ses hanches. Mon gland se présenta à cette porte qui s’entrouvrit doucement, Je m'enfonçais en elle, avec douceur, elle gémit puis, elle me dis,

« prends moi mon amour » elle cria . C'était un cri de jouissance. Je la pris intensément . Je pinçais ses seins. Elle se cambra lorsque à nouveau ma semence inonda son intimité.

Je me retirais et l'un contre l'autre nous nous allongeâmes face à face.

Nous nous caressions tendrement.

Je t'aime Marianne, je t 'aime Nicolas

Nous refîmes l'amour plusieurs fois dans la nuit.

Cela fait dix ans, bientôt la frégate arrivera à Boston, là je serai un commerçant arrivant faire fortune aux Amériques, accompagné de sa belle épouse, oui Marianne est avec moi ainsi qu'Eve notre fille qui fut conçut cette nuit folle à Venise.

Au service de Louis le XVI° je viens rejoindre les insurgés.

Source :


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