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Le Contrôle (1)

merlincurieux

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Un texte à poursuivre, mais vous connaissez ma flemme...

Encore un contrôle commencé, une autre société à vérifier, une comptabilité à dépouiller. La routine en somme, avec son cortège de regards apeurés ou haineux de la part des comptables, avec la mauvaise foi des dirigeants comme credo.

L’immeuble, imposant, au milieu d’un quartier d’affaire parisien, annonce la couleur : cette société est riche, puissante, elle veut qu’on le sache. Je ne me fais pas d’illusion. Si mon contrôle peut fâcher localement quelque directeur dont la compétence pourrait être mise en cause, il n’effleurera que la surface de cette immense structure.

J’entre dans le luxueux bâtiment, la réceptionniste m’accueille, un sourire professionnel masquant ses pensées. Elle me dirige vers le dernier étage, service comptabilité, le Directeur m’attend. On entend dans sa voix le « D » majuscule, donnant une idée de l’importance à laquelle le personnage s’estime. Je réprime un sourire amusé.

L’ascenseur me mène à ma destination dans un silence feutré.

J’en sors et reste un instant interdit. Elle est là, à m’attendre, aussi inattendue qu’une rose en plein désert.

Certes, sa tenue stricte et son sourire très professionnel donnent une idée de sa fonction, l’assistante du Directeur, ici pour m’accueillir. Mais sa mise stricte met parfaitement en valeur ses délicieuses courbes. Sa petite taille est compensée par des talons hauts lui donnant une prestance et une cambrure fascinante, subtilement érotique. Sa jupe juste au-dessus du genou préserve le mystère de ses dessous. « Collants ou bas ? », ne puis-je m’empêcher de penser.

Sa poignée de main est douce mais ferme, sa petite main délicate saisit la mienne sans hésiter. Son regard pétillant plonge dans le mien franchement. « Veuillez me suivre, Monsieur l’Inspecteur ». Une douce chaleur m’envahit tandis que je la suis, me laissant hypnotiser par sa démarche sensuellement chaloupée.

Mon regard est fixé sur elle. Soudain, je remarque un grand miroir devant nous. Elle n’a pas pu ne pas remarquer que je regardais un peu trop bas. Mais elle semble simplement amusée. Je lui décoche un grand sourire, lui disant sans un mot le plaisir que j’ai à la voir se mouvoir ainsi.

Comme pour me récompenser, elle accentue un peu sa démarche, ralentissant un peu pour savourer un peu plus cette situation. Elle se retourne pour me signifier que son Directeur aura quelques minutes de retard, son regard brillant me laissant clairement entendre qu’elle n’est pas dupe.

Je lui assure que je me ferais une joie de l’attendre en sa compagnie. Elle rit, un rire frais et naturel.

Elle me désigne un fauteuil dans un bureau que je devine être le sien, et me propose un café, que j’accepte volontiers.

Je l’observe alors qu’elle le prépare, un demi sourire sur le visage, légèrement cambrée devant la machine. Elle me l’apporte et, avec une lenteur savamment calculée, se penche pour le poser devant moi. Quel supplice de ne pas dévier le regard sur cette superbe poitrine, savamment mise en valeur par un léger décolleté laissant deviner une poitrine ferme et généreuse. Son beau regard pétillant compense néanmoins largement le sacrifice, à peine voilé par une mèche de cheveux qu’elle remet en place d’un geste étudié.

« Désirez-vous autre chose en attendant ? » Me demande-t-elle de sa voix douce et chaleureuse. Résistant à mes pulsions primitives de me jeter sur elle, je cache mon désir exacerbé d’un aimable sourire et la remercie de ses délicates attentions, l’assurant que je n’ai besoin de rien de plus pour le moment.

Elle reprend alors sa place, et, après m’avoir adressé un superbe sourire, se remet au travail.

Je remarque de suite que, placé où je le suis, la vue sur ses jambes est magnifique. Concentrée sur son travail, elle croise les jambes haut et semble obnubilée par son écran. Elle agite le bout de son pied au fil de ses réflexions. Je remarque alors un détail troublant.

Sous couvert de m’installer plus confortablement, je me carre dans mon fauteuil, en profitant pour descendre un peu mon champ de vision. Et là, divine surprise, mon observation attentive me confirme la chose. Cette élégante jeune femme porte des bas, dont le liseré devient visible lorsque ses jambes se balancent.

Je croise mes jambes, pour cacher une érection naissante et regarde cette superbe femme travailler.

Mais travaille-t-elle vraiment, seulement ? N’est ce pas un regard en coin dans ma direction que je viens de surprendre, tandis qu’elle mordille pensivement sa lèvre ? Pour en avoir le cœur net, je concentre mon attention sur ses jambes, la surveillant à la dérobée. Bientôt, je la vois jeter un œil discret sur moi, avant de recroiser ses jambes, comme machinalement, sa jupe remontant un peu plus haut sur ses cuisses. Elle s’offre complaisamment à mes regards et semble le savourer, pensant que je ne la remarque pas.

J’attends alors qu’elle me lance un regard à la dérobée pour la regarder droit dans les yeux avec un sourire complice. Elle semble surprise et rosit légèrement.

« La vue est superbe d’ici » lui dis-je d’une voix douce. « Dommage que le temps soit un peu trop couvert, on pourrait voir beaucoup plus loin ».

Elle ne répond pas, se mettant soudain à taper sur son ordinateur avec frénésie. Mais, après quelques instants de travail intense, elle s’arrête, et, très lentement, décroise ses jambes, en regardant ma réaction. A force de bouger, sa jupe droite est remontée à mi-cuisses, révélant de superbes bas retenus par une jarretelle blanche en dentelle. Ainsi positionnée, je devine le haut de ses cuisses, jusqu’un string sur lequel une tâche plus sombre semble se développer.

Je décroise alors mes jambes, lui révélant mon sexe raidi visible à travers mon pantalon.

Elle écarte légèrement les cuisses, sa jupe remonte encore, son regard intense planté dans mes yeux.

La tension est terrible, incroyablement troublante et excitante. Les sons des autres bureaux nous parviennent, étouffés. L’instant est magique, simplement troublé par nos respirations plus profondes.

Soudain, le téléphone sonne. Elle décroche, ne me quittant pas des yeux. Sa voix me semble légèrement altérée, tandis qu’elle répond « Oui, Monsieur le Directeur, il est bien arrivé… Je vous l’amène de suite… Bien Monsieur le Directeur… » elle raccroche, me sourit avec un regret dans le regard, et se lève. Je soupire, tant je la trouve belle et gracieuse. Sa jupe est au-dessus du liseré de ses bas, tandis qu’elle s’approche. Je la regarde venir, savourant ce dernier moment de pure sensualité. « Le Directeur est disponible, Monsieur l’Inspecteur ».

Il me semble deviner ses tétons pointant à travers le fin tissu de sa chemise échancrée. Lentement, passant ses mains sur ses cuisses à la courbe délicieuse, elle lisse sa jupe, la remettant en place à notre mutuel regret.

Puis, d’un beau sourire, elle m’invite à la suivre. Elle m’emmène dans un bureau respirant le luxe, où un quinquagénaire pesant et gonflé de son importance m’accueille avec un regard hostile. Il la congédie d’un ton sec et se tourne vers moi. Il m’est déjà antipathique. Je la remercie en la regardant dans les yeux et suis récompensé d’un innocent sourire et d’un « A votre service, Monsieur l’Inspecteur » qui me donne le frisson.

Je me concentre alors sur mon travail et mets en place avec le Directeur les modalités du contrôle. Je sens que ma présence l’agace prodigieusement et qu’il prendra plaisir, s’il le peut, à me mettre des bâtons dans les roues. Cette attitude m’amuse franchement, mais je prends plaisir à rester de marbre et à ne pas réagir à ses piques.

Nous convenons donc d’un rendez-vous le lendemain, les documents nécessaires devant être mis à ma disposition.

Je quitte les lieux, raccompagné par cet homme revêche jusqu’à l’ascenseur, dans un effort d’amabilité qui lui pèse visiblement. J’ai un pincement de regret en passant devant le bureau de son assistante, mais me résous à ne pas le revoir aujourd’hui, sa porte étant malheureusement close.

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