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La maison aux volets bleus

Mariveau

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Suisse Normande juillet 1877

Cela faisait une semaine qu'il avait débarqué à Cherbourg, il revenait en France après 20 ans d'absence. Il avait ramené des États Unis ses deux fidèles montures un couple d'apaloosa . Il prit la route avec direction du Sud pour rentrer chez lui . Ses bagages suivront.

Avant de rejoindre son Sud Ouest natal, il s'était arrêté au château de Thury Harcourt, en pleine Suisse Normande . Durant les vingt ans ans qu'il avait passé en Amérique , il avait lié des liens avec des familles d'origine française , son meilleur ami lui avait demandé de passer voir son frère dans ce manoir normand.

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Il passa ainsi plusieurs jours auprès de la famille de son ami, parcourant avec son cheval la campagne alentour.

Un matin à l'aube, il traversa un petit village proche , la route pavée traversait ce petit bourg aux maisons à étage , il remarque une de ces maisons aux volets bleus, entourée de magnifiques hortensias d'un bleu pratiquement identique aux volets.

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Il passa au pas, devant cette maison. Il remarqua une femme, une grande femme toute de blanc vêtue, mais c est son regard qui le frappa, des yeux d'un bleu aussi intense que les hortensias de son jardin.

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Leurs regards se croisèrent, il était troublé, et piqua des deux fers et se mit à galoper en direction du château de son hôte.

Cet homme avait maintenant 47 ans, il s'arrêta au détour d'un champs et alla s'allonger à l'ombre d'une meule de foin fraichement coupé.

Il se mit à revoir sa vie, 1847, à 17 ans il partit de chez lui sans regret pour s'engager dans les Chasseurs d'Afrique, ce fut les longues patrouilles à la recherches de rebelles en Algérie, puis les boucheries humaines de Solférino et Magenta en Italie puis Sébastopol et Balklava en Crimée.

A 27 ans en ce mois de juillet 1857 il avait tellement vu d'horreur, qu'il démissionna de l'Armée et s'embarqua au Havre pour les Etats Unis.

Il resta peu de temps à New York , et rejoignit Washington où il devint journaliste. Mais les turbulences de l'histoire le rattrapèrent.

1861 les tensions entre les abolitionnistes du Nord et les esclavagistes du Sud entrainèrent la sécession des états du Sud.

La guerre, avec son brevet de lieutenant, il rejoint le régiment d'un aristocrate français le Comte Régis de Trobriand, attaché à son état major, il se battit dans l'Armée du Potomac durant quatre ans, Bull Run, Chancerlorville, Wilderness, Gettysburg, Atlanta, autan d'autres boucheries.

Il ne quitta pas l'armée et suivi De Trobriand dans les territoires du Dakota du Nord.

Il y a un an son ami Custer est mort à Little Big Horn, il a vu tous ces compagnons disparaître les uns après les autres.

Il sentit que le temps était venu pour lui de rentrer en France.

Il embarqua à San Francisco, Shangaï, Calcutta, Bombay, Aden, le Cap, Cherbourg.

Il était tard, on l'attendait pour le déjeuner.

Au cours du repas, il s' hasarda à poser une question, qui était donc cette jolie femme dans ce petit village.

Le châtelain lui apprit que cette femme vivait seule depuis que son mari était parti un petit matin la laissant avec ses enfants.

Plusieurs prétendants s'étaient cassés les dents en tentant de séduire et conquérir cette belle femme de quarante ans.

Vincent, c est son prénom restait intrigué par cette femme , il décida de rester quelques temps.

Le châtelain proposa de lui prêter une petite maison pratiquement en face de la maison aux volets bleus.

Il s'installa dès le lendemain, elle était là toujours aussi belle, le regard toujours aussi intense , elle le salua lorsqu'il passa devant chez elle pour sa promenade quotidienne.

Chaque matin, le même cérémonial recommençait entre eux.

Puis un matin elle se fit audacieuse

Monsieur, je vous vois chaque jour , partageriez vous un thé cet après midi, volontiers Madame lui répondit il.

Il se présenta donc, elle l'attendait, elle était divinement belle, elle portait une longue jupe noir sous laquelle on devinait de jolies bottines. Elle avait abandonné l'austère chemisier noir ras de cou pour un chemisier d'une blancheur virginale, légèrement ouvert laissant deviner une poitrine digne des plus belles déesses de l'antiquité.

Ils parlèrent longtemps, elle écoutait avec avidité les récits des aventures de cet homme, le temps passait, et l'angélus du soir sonnant au clocher de la petite église du bourg les ramena à la réalité.

Monsieur, resterez vous manger avec moi et mes enfants dit elle, j 'insiste, confus il accepta.

Elle le regardait avec attention racontant ses batailles, les chevaux sauvages, les indiens.

Il attendit que les enfants soient couchés pour prendre congé, Madame ce fut une agréable après midi et une charmante soirée.

Appelez moi Christine

Vincent pour vous servir

Christine montez vous ,oui Vincent, mais cela fait si longtemps que je n 'ai pas monté en amazone

Demain en début d 'après midi tenez vous prête, il prit la main de Christine et lui déposa un baiser. Elle frémit au contact de ses lèvres.

Le lendemain il se présenta avec ses deux montures chez Christine. Elle portait une tenue cavalière entièrement noire. Il sourit car lui même s'était vêtu entièrement de noir.

Ils traversèrent le village au pas, devant les habitants médusés à la vue de cet équipage.

Dès la sortie du village, ils entreprirent un galop d'enfer à travers les champs sautant les fossés contournant les haies de ce bocage. Tout n'était que verdure, pour lui qui avait vécu dans ce désert de l'Ouest Sauvage. Au détour d 'un chemin il semblait rencontrer des fantômes, le paysage lui rappelait par endroit la Virginie où il avait perdu tant de compagnons d'armes.

Christine l'observait, il parlait longuement.

Ainsi chaque jour ils apprenaient à se connaître, une attirance l'un pour l'autre naissait, se construisait.

Un soir après le diner, elle lui demanda, Vincent n'avez vous pas une femme dans votre vie.

Des femmes Christine, j'en ai tenu dans mes bras, des jolies berbères, aux chaudes italiennes, des envoutantes ottomanes, aux belles nordistes, des romantiques belles dames du Sud aux sensuelles mexicaines, des étreintes intenses, des parfums envoûtants, des goûts merveilleux. Mais aucune n'a pu me séduire et je suis donc seul

Christine lui parla de son mari, de ses amants.

L'intensité du moment était palpable dans la pièce.

Il s'approcha d'elle et osa un baiser sur les lèvres sucrée de Christine.

Elle se laissa aller et de furtif le baiser se fit langoureux puis fougueux

Vincent, fais moi l'amour dit elle dans un soupir de désirs

Il la prit dans ses bras et montant les marche du petit escalier, il entra dans la chambre, il entreprit avec délicatesse, tendresse et sensualité de déshabiller Christine, libérant ainsi du carcan de son corset deux magnifiques seins aux pointes dardées qu'il s'empara avec ses lèvres.

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Elle gémit son plaisir, il lui retira sa jupe longue découvrant de magnifiques jambes, des mollet gracieux, des cuisses aux courbes délicieuse. Il découvrit le mont de vénus, entièrement rasé, devant lui le fruit succulent de l'abricotier s'offrait à lui. Il se plongea sans limite sur ce fruit, qu il croqua, lécha suça avec avidité. Christine jouissait de tout son être, elle atteint un premier orgasme, cela faisait si longtemps, elle se laissa aller quand de sa langue son amant la pénétra comme un sexe masculin en pleine érection. Elle eu un second orgasme.

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Prends moi lui dit elle dans une souffle d'amour, précédé de sa lance il s'enfonça en elle avec douceur lenteur, ses mouvement du bassin se cadençait comme cette musique des amérindiens, elle cria son plaisir, se cambra pour mieux le recevoir, il ne fut pas long à se répandre dans sa matrice en longs et puissants jets chauds de son liquide de vie. Ses cuisses enserrant les hanches de on amant, elle lui laboura de ses ongles son dos

Ils restèrent longuement soudés l'un à l'autre bouche contre bouche, leurs langues entamant une sarabande endiablée.

Puis elle vint à le chevaucher, il la caressait, sa bouche suçoter les seins de la belle , il se redressa et atteignant la position du lotus, ils atteignirent à nouveau un cran dans le plaisir des sens en ayant un nouvel orgasme, il inonda à nouveau ce doux ventre. Il sentait couler le long de sa hampe, son sperme mêlé à la cyprine de son aimée.

Ils étaient maintenant en proie aux désirs des plus charnel, elle s'empara de sa bouche et des ses mains de la lame de son amant, se délectant de son suc masculin, mêlé de son nectar intime.

Baises moi lui dit elle, des mots qui aurait pus lui paraitre incongrus dans la bouche de cette femme, mais le désir était devenu pulsion, excitation. Elle se retourna et offrit à son amant sa croupe. Il s'en empara et la pilonna lui faisant atteindre un troisième orgasme.

Épuisés ils l'allongèrent, lui contre le dos de sa belle. Elle sentit ce membre viril se présenter à la porte de sa rose . Elle le laissa entrer centimètre par centimètre, lui arrachant gémissement de plaisir et cris de jouissance . Un violent orgasme les prit et il se rependit dans l'antre secrète de Christine.

Enfin ils s'endormirent dans les bras l 'un de l autre.

Au petit matin il l'a quitta, elle était si belle, endormie nue dans ces draps, il déposa une rose sur le lit, elle ouvrit les yeux, ses beaux yeux bleues remplis d'amour, Je t aime Vincent, je t 'aime Christine.

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Reviens moi vite ce soir j 'ai tellement envie de toi, il n'attendit pas et lui fit l'amour avant de la quitter.

Ils allaient souvent se revoir dans cette jolie maison de pierres aux volets bleus et aux si beaux hortensias .

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