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Qui est elle?

Qui est-elle ? Nous nous sommes rencontrés il y a de cela plusieurs mois lors d'activités sur internet. Depuis, très régulièrement, nous nous échangeons des sms. Nous discutons quasi quotidiennement, parfois, en s’envoyant dans la journée des dizaines de ces petits messages électroniques, et sinon, quand le propos demande à être développé, par courriel. Mais qui est-elle vraiment ? Bip. Le télépéage actionne la barrière. La berline de forte cylindrée s’élance promptement. Il est 21h35. « Bienvenue sur les autoroutes du sud » indique le panneau. J’allume la radio et sélectionne France Musique. Je réajuste ma position dans le fauteuil tout en accélérant. J’aime ses moments de solitude sur la route, ils sont toujours propices à la rêverie. Confiné dans cet habitacle cosi, dans la pénombre où diffuse seulement une lueur rouge émanant de l’instrumentation, je ressens, comme à chaque fois, cette sensation étrange d’être seul au monde dans un étrange vaisseau spatial. Le régulateur de vitesse enclenché, la voiture semble voler sur l’asphalte. Je me détends. Mon esprit est déjà ailleurs, virevoltant dans les airs, entrainé dans une folle poursuite avec l’oiseau de feu de Stravinsky que diffuse la radio. Stimulé par l’envolée lyrique des violons, mon cerveau fait ressurgir la mélodie de sa voix. Je me rappelle parfaitement ce jour là. C’était un samedi matin. J’étais dans mon salon quand nous nous sommes appelés. C’est alors que je l’ai entendu. Je n’ai pas oublié cette voix, assurée, à qui l’accent caractéristique des gens de sa région donne un air de fraicheur. Non, pas un air de fraicheur, plutôt un air d’aventure. Oui, c’est bien cela, un air d’aventure. Nous avons échangés quelques mots. Notre premier « contact ». J’étais à la fois excité mais aussi légèrement gêné. Alors que je me remémorais avec émotion cet instant unique, je réalise que machinalement ma main gauche avait quitté le volant et caressait le cuir de la sellerie. Envouté par la musique, mon cerveau s’évertue à trouver l’alchimie parfaite qui transformera le contact réel du cuir en une imaginaire caresse de sa main. Instant magique que celui de deux mains qui se découvrent pour la première fois. Du premier effleurement chargé émotionnellement au contact prolongé des doigts qui s’entrelacent. Pouvoir prendre sa main dans la mienne, fermer les yeux et découvrir la texture de sa peau, avec toutes ses nuances, velouté à l’extérieur, plus fine au niveau de la paume et particulièrement sensible au niveau des doigts. Un, deux, trois, quatre, cinq doigts agiles aux ongles parfaitement manucurés. De quoi sont-ils capables ? Cinq esclaves prêts à obéir à leur maitresse, dans l’attente de l’influx nerveux qui les mettra en mouvement. Mais que se passe t-il dans cette tête que je ne cesse d’essayer d’imaginer ? Est ce le calme serein, la tempête ou un tourbillon d’idées et de sentiments parfois conflictuels ? Comme cet anneau d’or quelle arbore fièrement à son annulaire gauche, est il, comme à l’époque de la Rome antique, le symbole de sa liberté ou alors celui de son attachement à une parole donné ? La complexe mécanique des muscles et tendons se met en action. Ses doigts entrent dans la danse. Ils sont là, devant moi, seul leur extrémité est posée sur ma main. Tout doucement, ils remontent sur mon poigné en suivant une trajectoire chaotique, passant, venant, repassant au même endroit comme cinq aveugles cherchant à percer le mystère de mon anatomie. Ils progressent vers mon avant bras laissant sur ma peau une douce sensation de chaleur. Ils semblent mus par une force invisible que rien ne pourra arrêter. Je pers leur contact direct mais ils sont toujours là, je les sens se promener sur le coton de ma chemise. Frustration. Mes mains accentuent leur pression sur le volant. Les cinq impétueux sont sortis de mon champ de vision, mais ils n’ont pas disparu pour autant. La chaleur laissé par leur passage, tels des sillons de lave, trahi leur mouvement. Ils remontent vers mon épaule. Ils hésitent, vont à droite à gauche, semblent perdus et finalement s’arrêtent. Secondes interminables. Enfin l’ordre de mouvement est arrivé. C’est plus déterminés que jamais qu’ils reprennent leur ascension. Ils franchissent le col de la chemise pour arriver sur ma nuque. Moment exquis. Ils ont changés leur stratégie. Ce coup-ci, c’est aux ongles d’entrer en action. Ils se fraient un passage sur mon cuir chevelu, appuyant plus ou moins fort, dessinant des arabesques imaginaires. Sensations divines. Arrivés au sommet, ils semblent hésiter sur la direction à suivre. Un, deux, trois, quatre petits doigts s’éloignent ne laissant que le plus téméraire continuer ses pérégrinations. Il descend le long de ma tempe, alternant entre douces caresses avec le bout du doigt et pressions plus appuyées avec l’ongle. Il arrive au contact de mon oreille dont il dessine le contour. Il s’en amuse, va et vient, tourne autour et fini par aller en caresser l’intérieur. Et voilà que les autres coquins le rejoignent. Ensemble, ils ont décidé de s’attaquer au lobe de mon oreille. Ils le masse, le pince et le tire fermement. Terriblement sensuel. Ils ne semblent plus vouloir s’arrêter. Les voila parti dans une valse effrénée sur mon visage. Ce coup-ci, ils ne sont plus seuls. C’est toute la main qui est là, à me caresser, a chercher à en découvrir les moindres recoins. Ils arrivent sur mon front, et hop, se laissent glisser sur mon nez comme sur un toboggan. Vais-je les perdre ? Ils sautent tous dans le vide sauf l’index qui stoppe net sur le bout de mon nez. Il reste la immobile. Je dégluti. Mon cœur bat à tout rompre. Tout doucement, il se remet en marche, dessinant les courbes du dessous de mon nez pour arriver exactement au milieu de ma lèvre supérieure. Il décide de commencer à faire le tour de ma bouche, lentement, de la gauche vers la droite plusieurs fois. A chaque passage, la fine peau devient de plus en plus sensible. Il s’aventure parfois à la jointure des lèvres. Je les entrouvre doucement pour ne pas l’effrayer. Il semble hésiter une fraction de seconde, puis s’y aventure, sur le bord au début puis en y risquant une phalange. Il y rencontre ma langue. S’ensuit alors un ballet à deux. Danse, jeu, défi, tout y passe, je l’attrape, le mordille. Il se laisse faire, s’échappe pour mieux revenir à la charge. Terriblement excitant. Mais c’est sans compter sur ses acolytes qui jaloux, veulent aussi participer à la fête. Ils viennent le chercher et l’entraine au dehors vers la bas. Tous les cinq s’attaquent alors au nœud de cravate leur obstruant le chemin. La cravate vole, les boutons du col ne résistent pas plus longtemps. Sa main est là, tout contre mon torse. J’inspire lentement. Le répit est de courte durée, elle repart à l’aventure. Ma respiration s’accélère soutenue par le rythme crescendo de la musique. Une douce chaleur commence à irradier mon corps tout entier. Flash. Une lumière aveuglante me ramène soudain à la réalité. J’ai la bouche sèche, les mains moites. Je jette un œil sur le compteur. Sans m’en rendre compte, j’ai accéléré jusqu’à des vitesses très largement prohibées. J’essaie de retrouver mes esprits. Je suis toujours sur l’autoroute et je me suis laissé aller à une douce rêverie. Mon regard se tourne alors vers le siège passager. Sur le cuir fauve … ma cravate ….

Onyx31

Onyx31

 

BlackBerry vs iPhone : saison 1 épisode 6

Vienne. À chaque évocation de ce nom, un léger sourire de contentement s'affiche sur les lèvres de Christelle de Valnor. C'est que ce lieu est chargé de souvenirs des plus agréables. À chaque fois, elle ressent la même sensation, une sorte de chaleur, lancinante, localisé dans son bas ventre. Bienvenue à bord, je suis Philippe Smith votre commandant de bord. Nous sommes actuellement à 10 000m d'altitude, la météo est clémente. Heure prévu d'arrivée à Tokyo Airport, demain à 8h heure locale. Je me joins à tout mon équipage pour vous souhaiter un agréable vol à bord de ce Boeing 747 d'Air France. Welcome on board ….. Christelle n'écoutait déjà plus, elle se demandait ce qui l'attendait là bas, au pays du soleil levant. Il y a déjà un mois que cette folle aventure a commencé. Elle ouvre son sac de voyage et en sort un exemplaire du Herald Tribune. Sur la première page, un numéro de téléphone, un smiley et un mot HELLO. C'est comme cela que tout avait commencé. Elle posa le journal contre sa poitrine, bascula sa tête en arrière sur l'appuie tête et se remémora se jour là. La seule fois où elle l'avait vu, l'homme au BlackBerry, Marc Aurèle. Heureux doit être l'homme qui suscite une telle émotion. Christelle ouvre les yeux et tourne la tête vers sa voisine qui vient de prononcer cette phrase dans la langue de Shakespeare, avec un adorable accent exotique. C'est une japonaise, jeune, entre 20 et30 ans, de beaux yeux noirs, sourcils savamment épilés, fond de teint clair et des lèvres peinte d'un rouge vermillon. Mais ce qui attire le plus le regard de Christelle, c'est sa tenue. Elle porte une veste noire bordée d'un liseré blanc qui lui tombe sur le bas des hanches. Elle est cintrée à la taille par une large ceinture de soie rouge imprimée d'oiseaux et de grosses fleurs blanches. Pour finir, une longue jupe crayon tombant jusqu'aux chevilles. Cette tenue est, de par sa coupe et sa matière, parfaitement dans le style des productions modernes de la haute couture européenne, mais, de part ses couleurs, ses motifs et son agencement, est porteuse de la tradition japonaise. Paix intérieure. C'est ce que dégage cette femme. Pardon ? Je disais simplement que l'homme qui suscite à une femme autant d'émotion doit avoir de très nombreuses qualités. Beaucoup de femmes éprouvent de l'admiration, de la passion, du désir, de l'envie, voir de l'amour. Vous c'est différent. Je dirais qu'il vous transcende, qu'il vous pousse à vous plonger au plus profond de votre être pour faire éclore tous vos talents, pour que vous abandonniez vos tabous et que vous vous révéliez, pour que votre épanouissement soit total. Christelle est stupéfaite. Non seulement cette inconnue avait vu juste, mais elle avait réussi à exprimer très précisément ce qu'elle essayait désespérément de formuler depuis des jours, mais que, submergée par ses émotions diverses, elle n'avait pas réussi. Cela l’intrigua. Christelle de Valnor, enchanté. Mineko Iwasaki, pour vous servir, dit elle en joignant les mains sur sa poitrine et en inclinant le buste. Christelle hésite, mais pas très longtemps. Elle n'est pas femme à tergiverser. Elle décide de raconter toute son histoire à Mineko. Ce qu'elle n'imaginait pas à cet instant, c'est qu'une très forte amitié allait dorénavant les lier. Ici Philippe Smith votre commandant de bord, il est 7h heure locale et nous allons amorcer notre descente. Il fait 23° temps nuageux. J'espère que ce voyage fut agréable. A bientôt sur un vol Air France. Christelle avait la tête penchée au hublot, un sourire mutin au coin des lèvres. Le Japon. Pays fabuleux. Me voici, moi, Marc Aurèle, pour la première fois de ma vie à Tokyo. Je devrais être comme à chaque fois que je découvre un pays inconnu, attentif à tout ce que je vois, écouter, histoire de satisfaire mon inépuisable curiosité. Mais, aujourd’hui, j’étais ailleurs. Que fait-elle ? Je pense souvent à elle. J'ai déjà écouté de nombreuses fois sur mon BlackBerry l'enregistrement de son orgasme. À chaque fois je suis ému. Étrangement, ce n'est pas le côté sexuel de la chose qui me touche, mais plutôt le fait qu'elle ait volontairement décidé de me faire partager ce moment et qu'elle ait écris, en accompagnement, Aux plaisirs futurs.... Je l'ai reçu comme une déclaration. De quoi, je ne sais pas, mais une déclaration. Je suis impatient, Pour ma première visite dans l'archipel du soleil levant, je me suis laissé aller à la facilité et ai réservé une suite au Sofitel. L'avantage des ses chaînes de business hôtel, c'est qu'une fois la porte franchie, vous vous sentez immédiatement chez vous. Tout est fait pour minimiser votre dépaysement. Et aujourd'hui, je n'étais pas là pour faire du tourisme, mais dans un but bien précis. Je viens de finir la mise au point de la suite du scénario que j'ai imaginé pour l'inconnue du train. J'entre dans ma suite, balance ma veste de blazer sur un fauteuil, défait ma cravate que j'envoie valser je ne sais où, déboutonne mon col de chemise, me dirige vers le mini bar. J'en sors une bière, la décapsule et avale directement de longues gorgées glacée. Quand l'air vint à manquer, je retire le goulot de ma bouche en laissant échapper un grand « hannnn » de satisfaction. Putain, que ça fait du bien. J'aime parfois me laisser aller à une certaine forme de rusticité. Brr, brr, brr, brr Je sors mon téléphone. Allô ? Oui.....Je blêmi, me laisse choir sur le premier fauteuil venu. Bien, ne bouge pas de là, continu d'attendre, je te rappelle. Je raccroche. Je pose mon BlackBerry, me prends la tête entre les mains et la balance en arrière. Elle n'était pas sortie de l'avion, enfin, ce crétin de chauffeur la manquée oui ! Il ne va pas me faire croire que l'on peut se volatiliser comme cela. Elle a prit l'avion, c'est sur, mon indicateur sur place me la confirmé. Elle n'a pas sauté en plein vol non plus ! Donc elle est arrivée. Elle est là. Pourquoi, pourquoi n'a-t-elle pas été voir le chauffeur comme les fois précédentes ? Elle ne veut pas me voir ? C'est ça, elle ne veut pas me voir ! Non, cela n'a pas de sens. Sinon, pourquoi il y a quelques jours m'aurait elle envoyé cet enregistrement avec marqué "aux plaisirs futurs", pourquoi aurait elle prit l'avion avec LE billet que je lui ai offert pour qu'elle puisse continuer l'aventure ? Je n'y comprends plus rien. Elle a été kidnappé par la mafia locale, ils vont demander une rançon, ou alors, elle a eu un malaise dans les toilettes, ou..... Que faire. Réfléchir, vite.......... John. John ne me refusera pas encore un petit coup de main. Je sais, il a très largement épuré la dette qu'il avait envers moi, mais je le paye royalement et surtout, il m'a avoué, que cela le changeait des filatures de maris volages et de femmes infidèles. Cela lui rappelait le temps où il travaillait pour le MI 5. Je l'appelle, lui explique la situation. Il se renseigne. Quoi faire d'autre ? Rien. J'attends. Une seconde bière. Puis une troisième. Et une quatrième. Ce fut au bout de la cinquième que mon téléphone vibra. C'était John. Alors, me dit il, ce n'est pas si simple avec le Japon. La seule chose que j'ai réussi à avoir, c'est la liste des passagers. Elle a pris l'avion. De plus, elle est bien passée à la douane à 9h15. Voilà. Je réfléchis quelques secondes.... 9h15 tu dis, son avion s'est posé à 8h, pourquoi tant de temps ? Elle n'a pas pris la sortie VIP, c'est ça ? Non, me confirme John, elle est passé avec tout le monde, et tu sais ce qu'est le débarquement d'un 747 ! Pourquoi a-t-elle fait cela ? Je ne sais pas répondit le détective. Mais pour le moment, nous n'avons que deux pistes. Premièrement fouiller son passé pour voir si elle a des connaissances sur place. Ça, je m’en occupe. De ton côté, essai de retrouver Mineko Iwasaki, elles étaient assises à côté d'après les numéros de places. Elles ont peut être parlée ensemble. Merci John. On fait comme ça. Je recherche Mineko machin chose et on se tient au courant. Quelques temps auparavant dans l’avion. Christelle, est très intriguée par Mineko, son costume, son maquillage. Son visage révèle une paix intérieure, il est de toute beauté. Mineko quant à elle est émue par la française son histoire, sa découverte du plaisir, son voyage et Marc Aurèle. Les deux femmes parlent de leurs vies. Christelle de son métier, Mineko de son art. Cette dernière est une Geisha. Mineko, lui conte son entrée à 18 ans dans une "Okiya" (maison de Geisha), son apprentissage des différents arts. Les Geishas sont des artistes accomplies, elles pratiquent la danse, la musique et la traditionnelle cérémonie du thé. Christelle est très intriguée par le récit de Mineko. Non seulement Christelle est une femme curieuse, mais cette univers l'attire. Imaginer que des femmes aient développé durant des siècles un monde dévolu uniquement au développement des sens uniquement pour le plaisir des yeux des hommes est stupéfiant. Jusqu'à présent, pour elle, les hommes étaient des pions sur l'échiquier de son business. Alors, se consacrer à eux ... Et Marc Aurèle est arrivé. Elle a envie de lui plaire, qu'il la regarde avec envie, avec passion, avec fougue. Elle ferme les yeux et s'imagine, à la place de Miniko, en Geisha, appliquant ces arts divins à son héros, qui pour l'occasion serait son samouraï. Le choc des roues sur la piste la tira de sa rêverie. Peut importe, elle vient de réaliser ce qu'elle veut. Depuis toute petite elle a toujours réussi à avoir ce qu'elle voulait et ne voyait aucune raison que cela ne cesse. Jusqu’à présent, il avait été le maître du jeu ….. et bien ….. cela allait changer. Alors que l’effervescence de l'arrivée gagnait la cabine, Christelle éteint son iPhone le plus calmement du monde. Par précaution, elle enlève la batterie. Puis se penche à l'oreille de Miniko. Les deux femme se regardent et échangent un sourire complice. Elles quittent l’avion dans la cohue générale. Christelle de Valnor ne se prendra pas la sortie VIP. Christelle de Valnor n’ira pas vers le chauffeur qui l’attendra. Christelle de Vanor ne montera pas dans la limousine au champagne millésimé qui sans aucun doute l'attend au dehors. Christelle de Valnor vient de changer les règles du jeu. Que va penser Marc ? Que va-t-il faire ? Comment va-t-il réagir ? Elle essaie d'imaginer son visage lorsqu'il réalisera la situation. À la seule évocation de cette idée, elle ressent ce petit frisson si caractéristique. Il n'y a pas de doute, cela l'excite terriblement. Christelle a demandé à Mineko de l'héberger ce que la japonaise à accepté avec un enthousiasme non feint. Les deux jeunes femmes rient de leur nouvelle complicité. Christelle, se laisse entraîner dans un autre temps, une autre vie. La française n'a pas encore de plan précis, mais sa confiance en elle est inébranlable. Elle ne sait pas trop ce qui l'attend, mais c'est tout l'intérêt de la vie. Une sueur froide lui glace soudainement le dos. Et si Marc Aurèle ne la retrouvait pas ? Si elle venait de détruire d'un coup toute la magie de cette aventure ? Si …. Nous arrivons lui dit Mineko. C'est mon quartier, le quartier des Geisha. Car Mineko est une Geisha réputée et honorée de Tokyo. Fermez les yeux et imaginez : Un japon moderne, high tech, à la pointe de la technologie, quant au détour d’une rue, vous voici plongé dans un hanamachi (Ville fleur, quartier de Geisha), comme si le temps n’avait pas eu de prise, comme si la modernité s’est arrêté au bout de la rue. Vous voici à Akasaka le plus réputé des quartiers de Geisha à Tokyo. Christelle en a le souffle coupé, elle regarde en arrière, non, elle ne rêve pas…Elle est hors du temps, dans une autre époque qu'elle imaginait révolue. Elle s’accroche à Mineko, qui lui sourit pour la rassurer. Son regard bienveillant la rassure. Il émane de cette femme un sentiment de plénitude, de sérénité. Mineko est intarissable. Tous les deux pas, elle s'arrête pour expliquer à Christelle quelque chose, lui montrer ceci ou cela. Mais attention, Mineko ne joue pas au guide Touristique ! C'est la passion de cette femme pour un univers qui s'exprime. Une couleur devient l'expression d'un sentiment, un jardin un monde merveilleux. Mineko, décrit avec subtilité l'essence même de ses traditions, de son art où tout n’est que suggestion, tout est dans le regard, la gestuelle. Les Geishas sont avant tout des dames de compagnies. Les hommes ne sont pas autorisés à les toucher. Tout emporté par la joie de faire découvrir ce monde de volupté, Mineko ne peut s’empêcher de lui fait une démonstration de danse au beau milieu de la rue. Ses gestes sont lents, doux, précis, aucune émotion ne se voit dans son regard, on perçoit à peine le bruit des pas. Christelle est subjuguée par tant de beauté, de grâce, de sensualité…Ses joues sont rosies d’émotion. Suite 2024 Sofitel de Tokyo. Je m’affale dans un fauteuil. Bon sang, réfléchi, Marc Aurèle, réfléchi. Je prends mon BlackBerry, le tourne entre les doigts, le repose, le reprends. L'appeler ? Lui demander des explications ? Non, cela n'a pas de sens. Nous avons, non, j'ai lancé un jeu stupide, stupide mais terriblement exaltant. Cela ne peut pas finir comme cela. Il me faut trouver. C’est à rien y comprendre. Elle va me rendre fou? Que m’arrive-t-il ? Depuis que j'ai quitté Toulouse, je ne fais que penser à elle. Pourtant, des femmes, des belles femmes, des femmes sublimes, il y en a des millions ! Et moi, je suis là comme un con ! Qu'est-ce qu'il m'arrive ! Mais bon sang, ou est elle passé ? J'en crève de ne pas savoir, je me fais des films, des films d’horreur évidement. Le pire est quand je l'imagine dans les bras d'un bellâtre qui me regarde avec un sourire narquois tout en me faisant un doigt d'honneur. Putain ! Christelle de Valnor où es tuuuuuuuuuuuu ? J’envoie un uppercut contre le mur suivit d'un grand coup de pied. La douleur me ramène à la réalité. Je tourne en rond dans cette chambre, comment est-ce possible. On ne disparaît pas ainsi. Premièrement se calmer. Je me déshabille et me glisse dans la douche. Je laisse couler l'eau glacée sur ma peau. Au fur et à mesure que le froid pénètre mon corps, mon esprit se vide, mon corps se met à frissonner. Mes lèvres deviennent bleues. Là je mets l'eau chaude, très chaude. Et je me relaxe, tout occupé à sentir la chaleur diffuser progressivement dans toutes mes chairs. Douce sensation. Me voilà calme et détendu. Je suis perplexe. Je ne me reconnais pas dans cet hystérique. Je suis normalement quelqu'un de posé, étonnamment calme, quelqu'un de froid et de calculateur d'après ce que l'on me dit. Qu'est-ce qui me fait bouillir de la sorte ? Il va falloir que j’apprenne à maîtriser mes émotions. Je passe une serviette autour de la taille et vais me servir une coupe de champagne. Je dois retrouver une certaine …. zut j'ai oublié. Je regarde le morceau de papier où j'ai griffonné le nom. Mineko Iwasaki. Comment faire. Je prends une gorgée de champagne, le laisse pétillé un peu sur ma langue avant de l'avaler et de sentir son arôme envahir ma bouche. Mon cher Marc, tu te ramollis. C'est pourtant simple. Je prends le téléphone, appelle la réception. Oui, bonjour, je voudrais faire une surprise à une amie que je n'ai pas vue depuis longtemps. Elle ne sait pas que je suis là. L'adresse qu'elle m'avait laissée à l'époque n'est plus la bonne, vous pourriez m'aider ? Elle s'appelle Mineko Iwasaki. Ce que j'apprécie dans ces palaces, c'est que tout le monde se met en quatre pour satisfaire vos moindres désirs. Et c'est ainsi que quarante cinq minute plus tard, on frappait à ma porte pour m'apporter ce que j'avais demandé. C'est aussi simple que cela. Vingt huit adresses! Il y avait vingt huit Mineko Iwasaki à Tokyo même. Il y aurait pu y en avoir une centaine mon gars, alors courage. Je n'avais pas de temps à perdre. J'enfile un costume léger et me voici parti, plein d'entrain. Je confie la liste au chauffeur de taxi, et nous voilà parti pour la première adresse. Durant ce temps, Christelle, sereine, est à mille lieux de s’imaginer la colère ou le désarroi de Marc Aurèle. Christelle de Valnor, se sent bien tout simplement. Mineko, et les autres Geisha de l’Okiya (maison où vivent les Geisha sous la houlette d'une « mère » l'Okasan) sont aux petits soins, elles la lavent, la parfume, la masse. Elle se sent transportée dans un havre de paix ou le temps n’a pas de prise. Les femmes rient, parlent de leurs vies. Depuis Vienne, plus rien n'est comme avant. Dans le passé, quand elle sentait les mains d'une femme la masser, cela était relaxant. Aujourd'hui, lorsque les mains des Geisha glissent sur sa peau, lorsque les poils du pinceau caressent sa peau tout en étalant le fond de teint, tous ces contacts provoquent en elle ce petit frisson si caractéristique, petit frisson qui se propage dans tout son corps, qui fait hérisser ses poils, petit frisson qui fait durcir sa poitrine, petit frisson qui fait naître des picotement dans le bas des reins, petit frisson qui humidifie son entrejambe. Un petit frisson nommé plaisir. Elle ressent une envie soudaine de laisser sa main se glisser dans la moiteur de son intimé. Elle avait adoré se donner du plaisir. Elle a encore tellement de choses à découvrir, notamment sur son corps et son plaisir. Mais malheureusement ce n'était ni le lieu ni le moment. La quiétude et la sensualité du moment est soudainement perturbé par la cloche annonciatrice de l’arrivée d’un visiteur. Personne n'est attendu ? Tout d'un coup, les Geisha se mirent toute à parler en même temps, proposant des noms, cherchant l'identité du visiteur ou de la visiteuse. Christelle retenait sa respiration tout en tendant l'oreille. Si c'était lui ? Rien qu'à cette idée, son excitation se décupla. L’Okasan , vient chercher Mineko, un homme l’a demande, un occidental. Tous les regards se tournent immédiatement vers la française. La panique envahie Christelle. C’est Marc Aurèle. Elle ne pensait pas qu’il la retrouverait si vite. Mineko se lève et sort de la pièce. Elle se déplace lentement à l'entré, dans la pièce où l'on reçoit les visiteurs. Marc Aurèle était là, guère à l’aise dans cet endroit hors du temps. Mineko, se présente à lui : Mineko Iwasaki, pour vous servir, dit-elle en s’inclinant et joignant les mains. Marc la salue assez gauchement tout en se présentant, mais elle ne lui en tient pas rigueur. Il ne peut pas connaître le protocole, enfin, pas encore. Il entre dans le vif du sujet, sans laisser le temps à Mineko de lui proposer un rafraîchissement. Il lui demande, si elle connaît une jeune femme nommée Christelle de Valnor, avec qui elle aurait pris l'avion. Mineko, lui explique, qu’elle était en effet bien assise à côté de Christelle de Valnor, mais qu’elle n'en savait pas plus. Marc ne sait pas pourquoi, mais quelque chose ne tourne pas rond. Son sixième sens, ou plutôt son sens des affaires lui laisse penser qu'elle ne lui dit pas tout. Il sent que Mineko, lui cache quelque chose. Quoi, il ne le sait pas. Il n'arrive pas à décrypter le langage corporel de la japonaise, immobile, impassible. Mais elle lui ment. C'est certain. Vite réfléchir. Mais aucune idée ne lui vient, aucune stratégie, rien. Dans cette parenthèse temporelle un phénomène surprenant se produisit. Pour la première fois de sa vie, Marc Aurèle va parler sans arrière pensée, sans objectif à atteindre, sans stratégie savamment établie. Pour la première fois de sa vie, le français dit ce qu'il ressent. Pour la première fois de sa vie il laisse sortir ce qu'il a au fond de son cœur, et qui plus est, à une inconnue. On ne l'arrête plus. Il déballe tout, toute l'histoire, toutes ses turpitudes, toutes ses angoisses, tous ses espoirs. C'est très important, conclue-il, c'est l'histoire de ma vie. C'est une question de vie ou de mort. Mineko sourit intérieurement en l'observant. Tout en l'écoutant, elle repense à la façon dont Christelle lui a parlé de cet homme. Elle prit alors la parole. Je ne puis rien pour vous aujourd'hui, Monsieur, mais allez dans trois jours à la maison de thé su coin de la rue. Elle n'a pas le temps d'en dire plus que déjà l’Okasan intervenait pour mettre fin à l’entrevue et rappeler à Mineko ses obligations pour les jours à venir. Je me retrouve seul, planté devant cette porte qui vient de se refermer. Que faire ? Je n'avais pas le choix. Attendre. J'allais attendre trois jours. A quelques mètres de là, Christelle de Valnor est inquiète. Pourquoi Mineko tarde-t-elle ? Enfin, la voilà. Elle relate les faits à la française en oubliant, volontairement, de décrire l'état d'excitation profonde du français. Christelle n’en croît pas ses oreilles, Marc Aurèle la cherche. Se pourrait-il qu'il tienne à elle sincèrement !!! Elle voudrait rebrousser chemin, se jeter à corps perdu dans les bras de son héros. Se pourrait-t-il que ce soit lui l’homme qu'elle a secrètement attendu toute ma vie ? Christelle de Valnor, dit Mineko, j'ai un cadeau pour toi. Dans trois jours, l'homme si cher à ton cœur se présentera à la maison du thé près d’ici. Tu pourras partager avec lui la cérémonie du thé. Tu verras, c'est un moment très important où vous serez inexorablement en communion avec le plus profond de votre être. Christelle est pétrifiée. Elle n’y connaît rien à la cérémonie du Thé. Mais Mineko la rassure déjà, elle lui enseignera l’essentiel. Elle précise à Christelle qu’à aucun moment, elle ne pourra lui parler, ni le toucher. La française est affolée. Trois jours. Trois jours de dur labeur dans l'Okiva car une Geisha doit pratiquer la cérémonie du Thé à la perfection. Les Geishas sont là pour divertir les convives et aucun faux pas ne sera toléré. Christelle découvre un univers où traditions et modernité coexistent en totale osmose. La voici en immersion totale, dans le monde fabuleux des Geishas. Avec l’aide des autres Geishas de l’Okiya, ainsi que de Mineko, Christelle est initié à la danse, art nécessaire pour se mouvoir avec grâce. Puis vint l'apprentissage de la cérémonie du thé. Une initiation longue et harassante parfois jusqu’au bout de la nuit. Elle doute, sera-t-elle à la hauteur ? Christelle, ne voudrai point décevoir, Mineko, les geishas, l’Okasan. Elles ont toutes été si prévenantes, elles lui ont massé ses pieds endoloris par les heures de danses, ses doigts brûlés par le thé. Chacune des femmes de l’Okiya a partagé son savoir avec elle. Christelle ressort grandi par cette expérience hors du commun. Trois jours. Les trois jours les plus longs pour Marc Aurèle. Il n’est quasiment pas sorti de sa chambre d’hôtel. Il est mal rasé, il a mal dormi, il s’est retourné encore et encore pour ne point trouver le sommeil. Trois jours à ressasser ses pensées, à essayer de comprendre ce qui lui arrivait, à essayer de donner un nom au flux d'émotion qui le submerge. Enfin le jour J Il se prépare, se rase, et redevient l’homme séduisant, celui qui avait su troublé l'inconnue du train. Chaque fois qu’il pense à elle, son cœur s’emballe. Il sorti machinalement son plus beau costume, prit son Blackberry et regarda si Christelle lui avait laissé un message. Durant ses trois jours, il avait inlassablement écouté l’enregistrement "Aux plaisirs futurs". À l’Okiya, chaque geisha a prêté quelque chose à Christelle afin que celle-ci ait la tenue de la parfaite Geisha. Christelle est vêtu d’un Kimono de soie violet légèrement décolleté dans le dos, d’une ceinture de soie large noir nouée en tambour pour les femmes d’âges mûres. Son visage est entièrement fardé de blanc, les sourcils et les contours des yeux sont tracés avec du khôl noir, les yeux, les joues et les lèvres sont maquillées de rouge et de rose. Christelle, se regarde dans un miroir, elle est une Geisha. Elle ajoute juste sa petite touche personnelle... Je hèle un taxi et me rendit chez à la maison du thé qu’elle m’avait indiquée. Je suis reçu par Mineko. Elle me demande de la suivre sans mot dire. Elle m’emmène dans une pièce vide. Monsieur, me dit-elle, vous êtes ici dans une maison du thé. Ce lieu n'est pas une simple maison, c'est un univers régi par des règles très précises. Dame Christelle de Valnor conçoit à vous y recevoir pour une cérémonie du thé privée, à la condition express que vous respectiez à la lettre le code de notre monde. Ce n'est pas un protocole archaïque. Il a pour but de vous permettre de trouver la paix intérieure, de pouvoir aller sonder votre âme comme certainement jamais vous ne l'avez fait. Dame Christelle a été accepté parmi nous au titre de Geisha. * Vous devrez accepter de vous laisser guider à travers les différentes étapes préparatoires * Vous ne pouvez en aucun cas converser avec une Geisha * Vous ne pouvez en aucun cas toucher une Geisha * Vous vous devez de respecter l’art de la Geisha * Vous observer le silence durant tout ce temps Je reste sans voix. Quoi ? Une cérémonie du thé ? Ne pas pouvoir parler ? Mais elle se fiche de moi ? Je ne suis pas venu participer à une farce ou une mascarade, mais rechercher l'inconnue du train. Devant mon mutisme, elle m'interpelle. Monsieur ? Êtes-vous d'accord ? Que faire. Je boue intérieurement. Trois jours d'inactivité à attendre ce moment comme la délivrance, le moment où j'allais pouvoir enfin repartir avec elle et voilà qu'elle me propose de prendre un thé ! Est-ce que je lui déverse ma rage dessus ? Mes mâchoires sont crispées. J'accepte, m'entendis-je dire. Je suis fou. Je suis dans un monde de fou. Elle s'incline vers moi, et s'efface de la pièce à reculons. En sortant, elle fit coulisser le panneau constitué d'un cadre de bois recouvert de papier de riz. L'avantage de cette technique est qu'il permet de créer des espaces d'intimité tout en laissant passer la lumière. J'étais seul. Et maintenant, je fais quoi ? Un autre panneau coulisse et laisse entrer deux jeunes filles, à peine la vingtaine d'année. Elles ne portent pas la tenue des Geisha. Peut êtres des servantes. Elles referment derrière elles et me saluent. Je leur rends leur salutation. Elles font quelques gestes sans mot dire. Que veulent-elles ? Ok, je comprends, elles veulent ma veste. Je la leur tends. L'une d'entre elle la plie consciencieusement avant de la poser par terre. L'autre me montre ma cravate. Quoi? J'hésite. Elles semblent y tenir. J'ai accepté les règles. Je dois donc m'exécuter. Je la donne. Au moment où elle me montre ma chemise, je commence à craindre le pire. Me voici torse nu. Je dois donner ma montre, mes chaussures, mes chaussettes. Je suis très gêné. J'inspire un grand coup et défait ma ceinture. Mon pantalon va rejoindre le reste de mes habits, par terre. Il ne me reste que mon boxer. Je sens une certaine fébrilité chez les jeunes filles même si leur visage reste impassible. J'enlève mon boxer. Me voici entièrement nu. Je perçois quelques regards furtifs vers mon sexe. Elles s'inclinent, me saluent, et se retirent à leur tour à reculons en emportant mes habits. Me voici de nouveau seul. De longues minutes s'écoulent. Le panneau s'ouvre à nouveau, et voilà deux autres jeunes apprenties qui entrent et me salue. Elles me font signe de les suivre dans la pièce d'à côté. Je m'exécute. Cette pièce comporte en son centre un petit tabouret de bois et une grande bassine d'eau. Elles me font asseoir. La première prend un récipient et me verse de l'eau sur la tête. L'eau est chaude. Elle glisse sur mes épaules puis sur mon torse. Une des filles entreprend de me laver les cheveux. Mais rien à voir avec un shampoing de chez le coiffeur. Je dirais plutôt qu'elle me massait le cuir chevelu. D'abord avec le bout des doigts, puis avec les ongles, régulièrement, faisant de petits mouvements de va et bien avec ses doigts. Je me détends. Ferme les yeux. J'oublie que je suis nu. J'oublie les filles. Je sens juste ses doigts sur ma tête. Douce sensation. Je ne m'en lasse pas. Étrangement le reste de mon corps semble ressentir un manque. Tout mon corps réclame à présent le même traitement. À croire que les servantes ont deviné mes pensées, car la seconde commence alors à me mouiller le corps et à le savonner, avec le même rythme, tout en douceur. Je sens ses mains glisser sur mon corps aidées en cela par le savon. Elles commencent par les épaules, puis progressivement descendent. Petit à petit mon corps commence à être pénétré par une sorte de douce chaleur qui se répand de la tête au pied. Délicieux. Encore plus délicieux, lorsque cette douce chaleur va réveiller mon sexe, sentir celui-ci se gonfler progressivement, divin moment où il se décolle de mes bourses. J'ai l'impression que toute la douceur procurée par ces mains sur mon corps converge vers mon pénis. Il se dresse progressivement. Indescriptible état qu'est le mien. Ensuite, elles entreprennent de me laver les bras en même temps, avec la même cadence. C'est..., je ne sais pas comment le décrire. Mon sexe est quand à lui déjà collé à mon ventre. Après les bras, les mains, le ventre, le dos, le bassin. L'une d'entre elle s'attache maintenant à couvrir mon sexe de savon tout en le lavant, enfin, en le massant. Elle le décalotte. Ma respiration s'accélère. Je sens mes bourses se durcir. Je me concentre. Je frissonne. Ensuite vient le tour de mes cuisses. Je suis déboussolé, partagé entre le regret qu'elle n'ait pas été jusqu'à m’emmener à la jouissance finale, mais en même temps soulagé de pouvoir garder le peu de contenue qu'il me reste. Puis vint le tour de mes jambes et enfin des pieds. Elles s'attardèrent sur chacun de mes orteils. Divin. Je sorti de ma torpeur quand elles entreprirent de me rincer. Cela signifiait la fin de ce rituel, à mon plus grand regret. Elles me séchèrent. Et se retirèrent. Une autre jeune fille entra et me fit signe de la suivre. La nouvelle pièce contenait juste une table et quelques flacons posés à même le sol. Elle me fit allonger sur le ventre. Mon sexe s'était un peu relâché mais je le mis quand même tout contre mon ventre en prévision de ce qui arrivait. Car il était évident que l'étape suivante était celle des massages. Effectivement, la jeune femme entrepris de me masser de la tête au pied. Mais quand je dis de la tête au pied, c'est qu'aucun muscle n'a échappé à ses mains expertes. Elle est partie de mon cou. Elle s'est attaché à détendre, à éliminer toutes mes tentions musculaires, et, magie de la nature au fur et à mesure que mon corps se relâchait, les angoisses, les turpitudes, les peurs à l'origine de ces tensions s'évanouissait. Magie des massages qui à la fois délassent votre corps et vident votre esprit. Elle me fit ensuite mettre sur le dos. Mon sexe avait repris une taille normale. Elle se remit à l’œuvre, avec néanmoins une variante. Après être arrivé à mes orteils, après s'être assurée qu'il ne persistait pus la moindre tension dans mon corps, elle reprit ses massages en remontant vers mes jambes. Mais les massages étaient différent, son touché était différents, ma réaction fut donc différente. Elle cherche à m'exciter, c'est sûr. Elle y arrive à vrai dire facilement. Mon sexe repris rapidement de la vigueur. Ses mains ne le touche pas, mais remontent à l'intérieur de mes cuisses, caressant mes bourses, alternant entre effleurement et pression plus ferme. Elle en tire la peau entre ses doigts, la masse. Mon sexe est déjà à la verticale. Mais elle ne s'arrête pas là. À chaque fois que ses mains remontent vers moi, ses doigts s'enfoncent un peu plus dans la raie de mes fesses, vers mon anus. Son visage est tout prêt de mon sexe mais je ne sens que son souffle qu'elle utilise comme une main experte pour titiller mon gland. Je me prends à espérer quelle l'attrape avec ses lèvres. J'ai envie de lui plaquer sa tête dessus. Mais j'ai promis, ne pas toucher, ne pas parler. C'est divinement bon. Jamais je n'avais eu une telle érection, un tel plaisir sans que ma partenaire ne me touche le sexe. À ce moment là, je pense que le moindre contact direct avec mon gland aurait provoqué inévitablement plusieurs salves de sperme d'une puissance à la mesure de l’événement. Voyant que j'étais proche de l'excitation suprême, elle arrêta progressivement, puis entrepris de me parfumer l'intégralité du corps. Enfin, elle se retira à son tour. Je suis seul avec mes pensées. L'excitation baisse progressivement. Je reprends mes esprits quand un panneau s'ouvre. Il laisse place à Mineko qui impassible s'avance vers moi. Elle me tend un kimono de soie et des sandales. Elle m'aide à me vêtir et à serrer la ceinture. Puis elle me guide vers un autre panneau, l'ouvre et me fait rentré dans un jardin japonais. Une forêt miniature ou chaque arbre, chaque fleur semble avoir été disposée de sorte à créer une harmonie parfaite. Sur un bord, une fontaine déverse un filet d'eau dans un bambou. Lorsque celui est plein, il bascule et laisse s'échapper l'eau tout en émettant un bang bang en rebondissant sur le bord de la fontaine avant de reprendre sa place. Ce bruit lent et régulier donnait à ce lieu une sorte d'intemporalité. Mineko me fait signe de m’asseoir devant une table basse ou était minutieusement disposé tous le nécessaire pour exécuter une cérémonie du thé à la perfection. Puis, elle se retira. J'inspire. Je ne suis plus sur terre, pas au paradis, je suis ailleurs. Tout n'est que quiétude, bien être, calme, sérénité, en totale contradiction avec le monde extérieur, violent, agressif. Là, seul, face à cette nature parfaitement ordonnée, je comprends enfin. Je suis arrivé surexcité, envahie par des sentiments confus. En laissant mes habits j'ai abandonné le monde extérieur. En me lavant elles ont purifié mon corps. En me massant, elle a détendu mon corps et vidé mon esprit de tout sentiment parasite le rendant disponible. En m'excitant, elle a mis tous mes sens en éveil, pour que maintenant, mon corps et mon esprit soient en harmonie et en paix, ouverts et disponibles pour profiter au mieux de ce qui allait suivre. Elle arrive de l'autre côté du jardin. Immédiatement je la reconnais. Mon cœur s'emballe. Mais c'est elle sans être elle. Tout est étrange ici. À l'extérieur, le maquillage sert à mettre en valeur les charmes de la femme, pour que l'on ne voie que ses atouts, comme des artifices qui occulteraient le reste. Ici le maquillage sert uniquement à faire ressortir l'essentiel, sans artifice. Pour la première fois je la vois différemment. Sa beauté est une beauté « pure », rehaussé par sa blancheur. Tous les traits de son visage sont masqués par le fond de teint, et seules les courbes harmonieuses se dégagent. C'est de cette simplicité et de cette harmonie qu'elle tire sa force, son pouvoir envoûtant. Sa bouche, à la foi fine est charnue, de par sa couleur rouge, contraste totalement avec le blanc originel du visage. Je la vois comme une invitation à la gourmandise, mes lèvres ont envies de venir la goûter comme un fruit mur à point. Ses yeux verts. Toute l'expression de son visage passe par ses yeux sublimement mis en valeur par ses sourcils parfaitement épilé et surligné de noir. Je vois dans ce regard une formidable envie de vivre. Ses yeux brillent comme une lueur d'espoir, contraste encore plus saisissant avec l'impassibilité du visage qui frôle la résignation. Son kimono dissimule quasiment complètement ses formes, ne laissant deviner que le renflement de la poitrine et le ceinte de la taille. Paradoxalement, elle semble dissimulée sous ce maquillage et ses habits, alors qu'elle se montre à moi dans toute sa simplicité, sans faux semblant. Je suis perdu. Je ne sais quoi penser. Moi qui suis adepte des mini jupes, lingerie affriolante, décolleté plongeant, je suis émoustillé par la femme qui se tient devant moi. Elle s'incline pour me saluer. Je suis pétrifié. Je ne peux bouger et lui rendre la pareille. Je l'observe me présenter tous les ustensiles qu'elle va utiliser. Le silence était total, rythmé par le bruit de la fontaine. Elle prend les ustensiles et commence à les purifier avec un linge blanc. Qui est réellement Christelle de Valnor ? Pourquoi suis-je là. Qu'a-t-elle de différent par rapport aux autres ? Des femmes j'en ai connu. Des plus belles, avec plus de formes, des expertes du sexe. Je les ai aimées, enfin, je les ai baisé. Parfois, cela a été des moments extraordinaires, mais je les ai quittés sans regrets ou ce sont elles qui m'ont laissé. Jamais cela ne m'a touché. Je n'ai jamais fait plus d'effort pour une femme que prendre mon téléphone pour lui faire livrer des fleurs. Pourquoi elle ? Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi cette femme d'affaire est là, à me préparer du thé ? Je réalise soudain qu'elle a du travailler dur ces trois jours durant pour pouvoir m'offrir cette cérémonie. Pourquoi moi ? Moi qui suis si superficiel, si matérialiste, si égoïste ? Pourquoi étais-je prêt à remuer ciel et Terre pour la retrouver ? Je l'observe. Quelle maîtrise. Ses gestes sont précis. Aucun tremblement. Elle met l'eau à chauffer. Elle pose tout, s'assoie comme moi sur ses talons et plante ses yeux dans les miens. Je suis troublé. J'ai déjà croisé et soutenu son regard dans le train. Mais c'était des regards de défit, histoire de montrer que j'étais l'homme, le mâle, le dominant. Ici, je suis décontenancé. Ses yeux pétillent de vie. Elle semble me dire : regarde ce que je suis capable de faire pour toi. Je veux être celle qui t'apportera la sérénité et la plénitude, à toi, qui est capable de soulever des montagnes pour moi. Je suis terrassé, abasourdi. À ses yeux j'ai envie de me montrer tel que je suis. Laisser tomber ma carapace de chevalier des temps modernes. J'ai envie de lui avouer mes faiblesses. J'ai envie de la protéger, de la voir sourire. Elle prend l'eau. La verse délicatement dans un récipient dans lequel elle a déjà mis les feuilles de thé. L'eau frémis. Elle mélange le tout avec un fouet de bambou qu'elle tourne avec des gestes précis et régulier. Il se forme petit à petit une mousse uniforme à la surface. Elle attend que l'infusion soit parfaite. Puis elle verse le thé ainsi préparé dans un bol. Elle en essuie délicatement le bord avec un linge propre. Elle tourne le bol trois fois, dévoile légèrement son poignet et me tend le bol en prenant soin de ne pas croiser mon regard. Lorsqu'elle relève délicatement sa manche, je suis subjugué. Cela peut paraître tout à fait ridicule, mais de la voir dévoiler quelques centimètres de sa peau alors que tout son corps est dissimulé soit par son kimono soit par son maquillage produit sur moi le même effet que lorsque je l'ai vu m’exhiber sa poitrine dans un restaurant londonien. Elle est sublime. Je prends le bol et le porte délicatement à mes lèvres. Je me dois de garder à ce moment toute sa solennité. Elle a mis beaucoup d'énergie pour me préparer cette cérémonie aussi parfaitement, je lui dois d'être à la hauteur. Je bois. Le liquide s'écoule en moi. Je profite pleinement de l'instant. En acceptant et en buvant ce bol de thé qu'elle a préparé uniquement pour moi, je comprends que c'est une sorte de pacte que nous passons tous les deux. Tout d'un coup, tout devient clair pour moi. J'en suis sûr. Je l'aime. à suivre....

Onyx31

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BlackBerry vs iPhone : saison 1 épisode 5

L'exposition est prévue pour cet après midi. Pas de temps à perdre, Christelle décide de se préparer. Elle passe un déshabillé de soie et appelle la réception pour commander manucure, esthéticienne et coiffeuse. Quelques minutes plus tard, on frappe à la porte. Elle fait entrer les deux jeunes filles. C'est d'abord au tour de la coiffeuse, puis de la manucure. Lorsque la jeune fille d'une vingtaine d'année lui prend la main pour s'occuper de ses ongles, un frisson se propage dans tout son corps lui hérissant les poils. Elle se laisse aller. Le contact et la douceur de la jeune fille ont un côté apaisant. Elles choisissent ensemble la couleur assortie à sa tenue. Pendant ce temps, l'autre fille réfléchit au maquillage qui sublimerait sa cliente, celui qui ferait de ces grand yeux verts l'arme fatale auquel nul ne résisterait. Christelle aime ses moments là. Dommage qu'elle n'ai pas le temps, elle se serait bien abandonnée dans les bras d'une masseuse. Mais il n'est pas question de s'abandonner à quoi que ce soit, l'impatience la gagne. Au fond d'elle même, la curiosité la ronge. Que lui a réservé l'homme au BlackBerry ? Pour cela, une seule solution, aller au palais de Schönbrunn. Une fois apprêté, elle remercie les jeunes filles en les gratifiant d'un pourboire … impérial. Il faut dire que depuis ce matin, l'humeur est au beau fixe. La journée est partie pour être radieuse. Elle a envie de voir du monde. Elle a envie de se montrer. Elle décide d'aller prendre un brunch dans la grande salle à manger. Elle sort de la suite. Elle prend l'escalier. Elle n'aime pas les ascenseurs. Elle ne les prend que si nécessaires. Son médecin lui a dit que c'était bien mieux pour son cœur et sa ligne. Du coup, il n'y a pas à hésiter. De plus, la descente des marches d'un escalier monumental comme celui-ci à un côté glamour indéniable, telle la star qui arrive sur scène. Elle commence à descendre les premières marches quand des picotements commencent à poindre dans son intimité. Elle semble surprise. Serait-ce l'effet du « cadeau » ? Elle continu sa décente, concentré sur cette sensation. Effectivement. Rien de transcendant, mais quand même perceptible. Elle s'arrête, contracte les muscles de son périnée et sens les boules remonter plus au fond de son vagin. Douce sensation. Elle continue donc tout en jouant à contracter son vagin au grès des sensations. Elle s'installa à une table, déguste son brunch et une tasse de thé. Ses yeux allaient incessamment sur sa montre vérifier l'heure. Impatience, quand tu nous tiens..... Enfin le moment venu. Elle commanda sa limousine. Direction, le palais de Schönbrunn. Ce bâtiment, chef d’œuvre du style baroque n'est plus à présenter. Tout le monde a encore en tête les images de Sisi impératrice d'Autriche. Elle se présenta directement à l'entrée VIP. Elle donna son invitation. On la fit patienter dans un salon tout en lui proposant un rafraîchissement. Elle vérifia une fois encore son iPhone. Point de message. Elle était déçue. Quelques minutes plus tard, une femme, la quarantaine, cheveux lâchés tout en volume, sourire enjôleur, courbes harmonieuses, robe de haute couture sublimant sa silhouette, avance, la démarche assurée, semblant tout droit sortir d'une publicité pour Loréal. Bonjour. Je m'appelle Isabelle, je suis la directrice de cette exposition. Je serai votre guide pour la visite. Christelle de Valnor, enchanté. Avant tout, je dois vous préciser certaines choses. Nous avons choisi avec votre mécène seulement certaines œuvres, les plus marquantes. Elles racontent une histoire, enfin, plus exactement un fragment d'histoire, celle de l'érotisme au cours des âges et des civilisations. Ce sont des œuvres rares, pour certaines, d'une grande valeur. Vous pouvez les toucher, les photographier, elle sont entièrement à votre disposition. Je vous suggère de les découvrir, de les observer, de les caresser. Laissez monter en vous les sensations qu'elle dégagent, imprégniez vous de leur sensualité. N'hésitez pas à fermer les yeux, à vous laisser transporter dans un monde parallèle ... votre monde érotique. Bien sur, si vous le voulez, je pourrais vous donner touts les renseignements sur ces œuvres, mais tout cela est secondaire. Ce qui compte est ce que vous ressentirez en leur présence. Elle marqua un temps d'arrêt et ajouta. Si je puis me permettre, en tant que femme, votre mécène est un véritable amateur d'art. Je ne sais pas ce que vous représentez pour lui, mais il a minutieusement sélectionné les pièces qu'il voulait que vous découvriez. Prenez le comme un artiste qui aurait créé avec cette exposition, son œuvre. Présentation unique pour une femme unique. Il vous fait là un cadeau qui ferait rêver bien des femmes Voulez vous une coupe de champagne avant de commencer ? Non merci, c'est très aimable de votre part. Isabelle lu l'impatience difficilement contenue de Christelle. Vous pouvez déposez votre pochette ici, elle sera en sécurité et vous serez plus libre. Bienvenue dans le monde de l'érotisme …... Isabelle ouvrit une porte. Elle donnait sur une pièce noire. Elle pris la main de Christelle, d'une voix douce la rassura et la fit entrer. Elle ferma la porte et firent une dizaine de pas. Elles étaient toutes deux, main dans la main, dans l'obscurité la plus totale. Pas un bruit ne régnait dans la salle. On pouvait juste percevoir une respiration plus rapide que la normale. Puis une lumière éclaira un dessin. Elle s’éteignit presque aussitôt. Une autre s'alluma quelques mètres plus loin, éclaira un autre dessin, puis s'éteignit à son tour. Ce petit manège recommença une dizaine de fois. Les dessins apparaissaient et disparaissaient formant un carrousel virevoltant tout autour des deux femmes, allant de plus en plus vite, à donner le vertige. Tout se figea. Tous les dessins étaient éclairés. Les deux femmes étaient au centre de dix croquis de Rodin. Christelle lâcha la main de sa guide et avança lentement vers les dessins. En fait des esquisses, tracées rapidement. Aucun trait particulier ne permettait de reconnaître les modèles, que des formes décrivant des positions. Que des corps de femme. Seules, à deux ou plusieurs. Comme des instantanés irréels. Rodin travaillait dans son atelier avec ses modèles. Il demandait à ces femmes, de bouger, de se déplacer, de s'enlacer, de vivre. Il se faisait discret dans un coin, l’œil aux aguets. Et quand il percevait une position qui lui parlait, il figeait la scène le temps de faire un croquis. Certains furent à l'origine de bronzes exceptionnels. Sur tout ces dessins, une constante. On y aperçoit la vulve d'une femme représenté de quelques coups de crayons. Juste quelques traits représentant les lèvres, pulpeuses, attirantes, sensuelles. Une bouche ou un sexe féminin, on peut hésiter. Mais il est difficile de résister à l'envie de les caresser, de les embrasser. Christelle se laisse aller à effleurer des doigts ses courbes. Elle ferme les yeux. Elle est ailleurs. Où ? Dieu seul le sait... De longues minutes s'écoulent. On peut continuer dit-elle. Sa guide s'approcha d'elle, lui repris la main. Elle la senti légèrement plus moite que l'instant précédent. La lumière fut coupée. De nouveau l'obscurité. Presque oppressante. Christelle serra légèrement la main de son accompagnatrice. Celle ci, avec son pouce, caressa à peine le dos de la main de Christelle. Puis elle la guida, quelques dizaines de pas plus loin. La lumière se ralluma. Devant elle, une statue géante. Bien 2,5m de hauteur. Toute en pierre peinte. Au premier coup d’œil, une statue d'époque précolombienne. Elle représente certainement un Dieu avec une silhouette humanoïde, trapue. Il est assis. Il a les bras élevés, près du corps, au niveau de son cou. Dans ses mains il tient une femme par les chevilles, tête en bas, écartelée. Cette statue est très troublante. Tout d'abord, de la bouche du Dieu sort une langue, énorme , rouge, marquée d'une étoile au centre. Cette langue frôle le sexe de la femme, entièrement épilé, aux lèvres charnues. Il semble prêt à se délecter des délices de son intimité. Plus troublant encore, la femme. Imaginez la écartelée, tête en bas, bras et jambes formant un X, le bas d'un corps d'une vrai femme, sexe, jambes, cuisses et fesses bien formées, mais sans poitrine, avec des bras et une tête d'enfant. Peut être le symbole d'un rituel du passage de l'état d'enfant à celui de femme. Christelle de Valnor n'a d'yeux que pour cette langue si proche de ce sexe offert. Elle ne sait quoi en penser. Elle s'approche. Tend la main. Se ravise. Laissez vous aller, dit la directrice d'un ton apaisé tout en laissant traîner la dernière syllabe. Cette parole l’en-gaillardie. Elle pose d'un geste infiniment lent la main sur le sexe de la femme. À cet instant précis, un frisson aussi violent que bref déclenche une forte contraction de son vagin. Elle reste là, quelques secondes, tous muscles contractés, le temps de reprendre ses esprits. Ce qu'elle ignorait, c'est que le modèle de boule de geisha que je lui ai offert était un modèle vibrant à télécommande. La télécommande était actuellement dans la main droite d'Isabelle. La directrice de l'exposition avait été émue lorsque je lui avait raconté mon projet, touché de la façon dont j'avais choisi les œuvres à présenter. Elle avait accepté de me seconder dans ce voyage initiatique que je voulais offrir à celle qui entait mes rêves et mon esprit depuis plusieurs semaines maintenant. Elle m'avait assurée qu'elle ferrait tout pour que cette visite soit sans pareille. Mais je pense aussi qu'elle allait prendre du plaisir à la guider vers cette découverte qui n'était pas qu'artistique. Christelle de Valnor était tout encore à ses émotion. Elle était seule, dans le noir et le silence total. Seule la statue était éclairée. Elle reposa la main sur le sexe de la femme, et de nouveau la même décharge. Cela tenait de la magie. Elle recula d'un pas. Le Dieux semblait la fixer avec ses yeux noirs. Il ne semblait pas terrifiant. Plus encore, le visage de la fille-enfant-femme était serein. À y regarder plus précisément, il semblait sourire. Christelle de Valnor ferma les yeux. Elle ne sait plus où elle était, elle sentait ses chevilles fermement maintenues. Une langue lui léchait le sexe, remontant vers son clitoris. Chaque coup de langue le décalottant et délivrant en elle des ondes de plaisir. Ses jambes flageolaient. Elle se ressaisie. Allons y dit-elle. Elle senti la main de sa guide se poser sur le haut de son bras puis l'effleurer sensuellement tout en descendant. Quand Isabelle lui serra la main, une nouvelle décharge irradia son intimité. Le silence oppressant, l'alternance entre lumière et obscurité, le trouble ressenti, tout cela troublait ses sens. Elle ne percevait plus son corps comme d'habitude, ne semblait plus marcher, parler ou autre. Elle était un réseau de nerf, centré sur son intimité, d'où partait tout un tas de sensations plus douces les unes que les autres irradiant chaque extrémité de son être. Elle réussi à faire encore quelques pas. Ses tempes battaient à un rythme effréné, sa nuque la piquetait, ses mains étaient moites. La lumière jaillit. Presque éblouissante. Devant elle, un tableau. Japon médiéval très certainement. On y voit un homme, peut être un samouraï, les muscles saillants et exagérément marqués, ne portant qu'un string blanc. Il est allongé sur le ventre, bras et jambes écartés. Ses fesses musclées sont proéminentes. Il est allongé sur une fleur géante dont les pétales viennent d'éclore. Il semble vouloir l'enserrer de ses bras. Son visage est radieux. Christelle de Valnor y voit un homme se perdre dans le sexe d'une femme. Pas n'importe quel homme. Elle voit Marc Aurèle se jeter sur son sexe à elle, y plonger dedans, y disparaître totalement. Elle le sent en elle. Les spasmes sont trop forts, bien aidés il est vrai par le déclenchement judicieux des vibrations des boules de geisha. Elle serre les cuisses. Agrippe avec ses mains le tissu de sa robe, serre les dents. Rien n'y fait. Elle tressaille, chaque muscle de son corps est parcouru par des vibrations. Elle se sent submerger. Elle tremble littéralement, figée comme une statue. Tout va bien demande Isabelle en levant le doigt de la télécommande. Oui, juste des frissons, certainement la climatisation. Ou les sensations trop fortes pensa la directrice tout en esquissant un petit sourire, toujours cachée dans le noir. Vous voulez que l'on avance ? Oui, s'il vous plaît. S'en suivirent quelques œuvres mineures, placées là pour laisser tomber un peu la pression. L'obscurité. Toujours l'obscurité. Voici l’œuvre majeure de la collection, Madame. C'est une réalisation indienne, en terre cuite et peinte. Elle date du XIV siècle. Un spot de lumière s'alluma ne dévoilant qu'une faible partie de celle-ci. Approchez dit la guide. Christelle de Valnor s'exécuta. Elle avait partiellement repris ses esprits. Au fur et à mesure qu'elle approchait, le spot lumineux s'élargissait. Elle découvrit une paire de fesses , et, en leur centre, une vulve ouverte. On dirait que le pénis de l'homme qui la pénétrait venait juste de sortir et qu'elle en avait encore garder la forme. La lumière révéla l'intégralité de la statue. Il s'agissait d'une femme, courbée vers l'avant, mains sur les genoux, buste cambré, présentant sa croupe offerte. En face, se tenait une autre femme, seins fermes et tétons dressés. De son sexe semblait sortir un pénis qui allait dans la bouche de la femme courbée. C'est une statue à l'échelle réelle lui dit Isabelle tout en s’approchant d'elle par derrière. Elle se plaqua tout contre Christelle de Valnor. L'inconnue du train sentait dans son dos la pression des seins de sa guide. Cela ne semblait pas la troubler pour autant. Isabelle lui pris les mains dans les siennes, doucement, lui appliquant deux ou trois massages brefs mais suffisamment appuyés pour déclencher de nouveaux frissons à sa partenaire. Regardez, le sexe de la femme est creux. L'homme se plaçait là, où nous somme, et pouvait pénétrer la statue avec son sexe comme il le ferait d'une femme. En même tant qu'elle proférait ses explications, elle donnait de légers coups de bassins dans les fesses de Christelle dont le pubis se retrouvait plaqué contre le sexe de la statue, imitant ainsi la pénétration. À chaque va et vient, l'excitation de l'inconnue du train était plus forte. Regardez, dit Isabelle, l'homme pouvait attraper soit les seins de celle qu'il pénétrait, soit ceux de la femmes en face. En disant cela, elle dirigea les mains de sa partenaire sur les tétons fièrement dressés des deux femmes. Christelle n'avait pas remarqué que sa guide s'était éloignée. Elle restait là, rêveuse, le corps inondé d'une chaleur pénétrante. Elle ne voyait que se sexe de femme devant elle. Elle y glissa un doigts. À ce moment, son vagin se contracta subtilement stimulé par Isabelle. Elle fut surpris. Elle réitéra l'opération. À chaque fois qu'elle y glissait un doigt, une décharge stimulait son antre secret. Le plaisir était là, naissant au creux de ses reins. Mais son attention fut attiré par la statue de la femme dressée devant elle. Ce n'était pas un sexe qu'elle avait, mais à mieux y regarder on découvrait un clitoris géant qui sortait de son étui pour aller se faire avaler dans la bouche de sa partenaire. C'en était trop. Sa main droite se glissa entre ses jambes. Son sexe était déjà trempé depuis belle lurette. Elle y glissa deux doigts, se cambra immédiatement. Son autre main se posa sur son bouton rose. Avec deux doigts, elle commença à tourner autour, puis à le caresser, lentement, puis plus rapidement. De temps en tant, l'utilisation judicieuse de la télécommande par Isabelle l'irradiait de spasmes. Les mouvements circulaires sur son clitoris s’accélérèrent, puis elle se mit à le tapoter, de plus en plus vite. Elle était débout, parcouru de spasmes, tremblant de tous ses membres. Son esprit était en mille endroits à la fois. Une fois elle voyait Marc Aurèle la pénétrant à grand coup, une fois il l'embrassait à pleine bouche, une fois il jouait à aspirer son petit bouton secret. Ses mouvement étaient de plus en plus rapides. Chaque soubresaut était accompagné de petits gémissements. C'était bon, très bon, excessivement bon. Elle n'en pouvait plus. Au moment où elle imaginait de grands jets de sperme sortir du sexe son amant et l'inonder de sa douce chaleur, un spasme, plus fort que les autres lui arrachât un cri et une onde de choc sans égal la parcouru. Elle vacilla mais Isabelle la rattrapa. Elle serra les cuisses autour de ses mains toujours dans son sexe. Christelle de Valnor venait d'avoir son premier orgasme. C'était …..... indescriptible. Elle se jura de ne plus jamais s'en priver. Elle se laissa aller de longues minutes dans les bras réconfortant d'Isabelle. La visite se fini dans le vestibule d'entré. Elle était toujours troublée, à peine remise de ses émotions. La lumière douce, tamisé était apaisante. Isabelle s'approcha d'elle, lui attrapa la nuque de ses deux mains et lui déposa un baiser sur les lèvres. Je suis heureuse pour vous, lui dit elle. Elle lui remit un petit paquet. Il y a du champagne au frai, votre pochette est ici, je vais fermer à clé derrière moi. Restez autant que vous le voudrez. Vous pourrez ouvrir le verrou de l’intérieur et partir quand vous le souhaiterez. Au revoir Madame. Christelle l’agrippa par le bras. Merci pour tout. Elle se retrouva seule. Elle se laissa choir sur un sofa, tourna le paquet entre ses doigts. Elle l'ouvrit. Il y avait une petite télécommande, identique à celle d'une porte de garage. Elle ne compris pas. Elle appuya sur le bouton. Immédiatement une vibration se fit sentir au creux de ses reins. Elle sourit. S'allongea sur le sofa. Elle posa ses mains sur sa poitrine et contracta très fort ses muscles. À et instant, elle aurait donné n'importe quoi pour être dans les bras de Marc Aurèle, de son amant. Il lui manquait. Elle ferma les yeux, très fort. Compta jusqu'à trois et les ouvrit. Il n'était pas là. Jeux de gamine. Elle pris son iPhone. Elle réfléchit. Elle se leva, alla se servir une coupe de champagne. Elle trinqua, aux plaisirs futurs …. Elle sourit. Elle prit son iPhone enclencha l’enregistrement audio, se dévêtit et s’allongeât sur le sofa. Ses deux mains glissèrent le long de sons corps, s'attardent momentanément sur ses seins, puis glissent vers son jardin secret …. Quelques spasmes et un orgasme plus tard, elle arrêta l'enregistrement. Destinataire : Marc Aurèle. Message : Merci. Aux plaisirs futurs ….. Pièce jointe. Cadeau.mp3 (l'enregistrement réalisé) à suivre....

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BlackBerry vs iPhone : saison 1 épisode 4

Palace 41, Londres. Allongé sur mon lit, les yeux rivés sur la verrière qui le supplante, mon esprit est ailleurs. Je n'ai pas bien dormi. Une fois levé devant le miroir de la salle d'eau, je vois mon image. Traits tirés, barbe naissante, cheveux ébouriffé, œil glauque. J'ai passé une bonne partie de la nuit à penser à elle. Je la revoyais baissant son bustier tout en me dévoilant ses seins qui pour moi sont parfaits. Je l'imaginais se caressant, se penchant vers moi en les étirant, je ne pouvais résister, je tendais inexorablement la main, pour m'en saisir. Non, parfois, il y avait une variante, je cherchais à les attraper avec ma bouche. Mais tout ceci n'était que rêveries. Le jeu prenait une tournure étrange. Je n'avais pas prévu ces « effets secondaires » sur mon affect. Je ne sais plus trop qui joue avec qui, qui contrôle qui. Mais je n'ai pas d'autre solution que d'aller jusqu'au bout. Il me faut passer à la phase suivante de mon plan. Douché, rasé de près, une chemise propre sur le dos, je prends mon téléphone et me laisse tomber sur fauteuil du salon. Allô, Marie ?Comment vas tu ? Marie est directrice d'une boîte de prod d'un genre un peu particulier. Elle produits des arrangements et des jeux de lumières avec des effets surprenants. Elle vend ensuite ses concepts aux organisateurs de concerts, spectacles et autres. Sa dernière trouvaille est stupéfiante. Elle projette des motifs sur une danseuse nue en mouvement. Effet garanti. Cela permet de changer son costume au milieu de la chorégraphie. Ce n'est qu'un costume virtuel, mais esthétiquement parlant c'est bluffant. Elle veut le vendre pour les défilés de haute couture. Je devrais la mettre en contact avec Christelle puisqu'elle produit ce genre de défilé. Voilà mes vieux démons qui resurgissent. Non. Businness is goin out …. Après les banalités d'usage, j'aborde le motif de mon appel. Dis moi, tu m'as bien dis un jour que tu avais toutes tes places de spectacles gratuite en France ? Oui, pourquoi ? J'ai un service à te demander. Voilà, il y a une exposition privée actuellement au palais de Schönbrunn. Je sais, c'est en Autriche. Elle ne se fait que sur invitation et est réservé aux VIP. Elle se passe dans la grande galerie qui vient d'être restaurée. Elle ne sera ouverte à la vulgate qu'après cette exposition. Alors voilà …. Vingt minutes plus tard, je raccroche. Attendre, il ne me reste plus qu'à attendre. Je profite de ce répits pour aller au lieux de Londres le plus magique pour moi : le Tate Modern. Leurs expositions sont toujours atypiques et d'une qualité sans pareille. Trois heures plus tard, j'en ressorts, comme à chaque fois, mes sens complètement retournés. Je me réhabitue à la lumière et regarde le journal des appels sur mon téléphone. Un appel perdu : Marie Rappel du correspondant. Allô, alors, quoi de neuf ? Devine ? Comme d'habitude, qui est la meilleure ? C'est ok, ils acceptent, si tu acceptes leur tarifs de …. Putain !! C'est indécent de demander un tel prix !! Tu sais, me dit elle, ce n'est pas si chez si tu regardes la prestation. Hum, tu veux que je t’envoie la facture ? Au fond de moi, je sais qu'elle a raison. Peu de gens savent que l'on peut louer tout et n'importe quoi, des monuments publics, au bâtiments des ministères, aux propriétés et yacht de luxe de la jet set, tout, sans exception, tant que l'on y met le prix. J'ai assisté, grâce à Marie qui avait fait les éclairages, au mariage de la fille d'un milliardaire indien au château de Versailles. Divinement somptueux, aucun mot pour décrire la démesure de l’événement !. Rien que la location du site pour une semaine lui avait coûter quelques dizaine de million d'euros. La mariée n'avait pas vingt ans. A cette époque, je me fichais du tarif de la location, j'étais venu en prédateur chercher une fille de la jet set à prendre dans mes filets. La seule chose que j'ai pris ce jour là, c'est quelques râteaux. Heureusement je ne veut que la galerie des glaces du palais de Schönbrunn et ce, uniquement pour une après midi. Cela me coûtera mon loft. Ce n'est pas si grave, j'avais prévu de m'en séparer. On arrange les détails techniques. Tout va donc pour le mieux. De retour dans ma suite, je fais mes bagages tout excité qu'un nouveau chapitre de l'aventure commence. Je récupère ma Ferrari, me lance sur la route. Direction la France, Bruxelles, Berlin, Prague, Vienne. 1800 km de route. Je sais, toute personne ayant un minimum de connaissance en géographie me dirait que ce n'est pas le plus court chemin, loin s'en faut. Mais toute personne ayant un peu d'expérience dans la vie sait que le chemin le plus court n'est pas forcément le meilleurs. Et puis je fais ce que je veux. C'est comme ça. J'ai quelques jours devant moi et j'aime ses capitales. Pour l'instant, je n'ai qu'une envie, passer du temps au volant de MA Ferrari. Je fonce. L’Allemagne et ses autoroutes sans limitations de vitesses. Je peux enfin jouir du réel potentiel de ma belle italienne. Prague. Je profite de cette étape pour aller voir la dernière représentation des Contes d'Hoffmann érotiques à l'Opéra de Prague. Patricia Petibon y est éblouissante. De l’Érotisme au sens premier du terme, tout est suggéré, tout se joue sur les contrastes, les ambiances, le son, la voix, les lumières et quand, chose exceptionnelle, on aperçoit quelque chose, c'est toujours avec pudeur et avec un sens artistique affirmé. Vienne, enfin. Cette ville est une icône. C'est l'incarnation même de la vie de prince et de princesses telle que l'a définitivement figé dans le temps Walt Dysney. À chaque coin de rue du centre ville, on s'attend à voir arriver un carrosse doré. Ma voiture de sport rouge est anachronique, à la limite du vulgaire pour l'ancienne capitale des Habsbourg. J'ai réservé à l'Hôtel Impérial de Vienne qui n'est autre, à mon avis, que le plus typique palace de la ville. L'atmosphère y est exactement la même qu'au palais de Schönbrunn. On se croirait évoluer dans un film de Sisi impératrice d’Autriche. Qu'elle est la femme qui n'a pas rêvée un jour d'être une princesse ? C'est bien dans cette atmosphère que je voudrai immerger ma belle inconnue. Je sais, je connais son identité. Mais pour moi, elle reste MON inconnue. J'ai fais des pieds et des mains pour avoir la suite impériale pour elle. Je me contenterai d'une chambre de luxe. Je n'ai jamais été prince, pas tout le temps charmant, mais j'aime avoir mes aises. J'ai plusieurs jours d'avance sur elle. Parfait. J'ai encore du travail. Jour J, 14h, son vol se pose à l'Aéroport international de Vienne. Comme elle s'y attends, un chauffeur brandissant son nom sur une pancarte l'attends à la sorti du terminal. Elle lui confit ses bagages et se laisse conduire. Arrivant devant la limousine, elle marque un temps d'arrêt. Elle est étonné, elle ne reconnaît pas cette marque de voiture. Elle s'enquiert auprès du chauffeur du pedigree de son carrosse. Une Maybach lui répond il. C'est la limousine la plus imposante qu'elle n'est jamais vu, américaines sans âme excepté. J'ai moi même roulé dans bon nombre de voiture de luxe. La Rolls a un inimitable relent de club anglais de l'époque victorienne, mais la Maybach est à mon sens la meilleure intégration de la haute technologie et du luxe. Elle dégage une atmosphère inimitable. Elle prend place sur un des fauteuils arrières. L'espace pour les jambes est immense. Des rideaux isolent ce cocon raffiné de l'extérieur tout en dégageant une lumière tamisé. Luxe suprême, une vitre noire isole l'arrière des regards indiscrets du chauffeur. Elle ne s'est pas rendu compte que la voiture s'est mise en route tellement tout est insonorisé et feutré. Elle est isolé du monde extérieur. Elle est prête pour entrer dans un nouveau monde. Elle enlève ses escarpins, se frotte la plante de ses pieds sur l'épaisse moquette. Elle se sert une flûte de champagne, toujours son millésime. Cet attention la touche une fois de plus. Elle prends la télécommande. Les pictogrammes explicites associés à une ergonomie sans faille lui permette de trouver rapidement les différentes fonctions. Elle commence tout d'abord par chercher une ambiance lumineuse adaptée. Toutes les couleurs sont disponibles. Elle se décide pour un ton légèrement mauve et une lumière douce. Elle allonge ensuite son fauteuil et enclenche la fonction massage. Elle le règle au niveau des épaules et des reins. Elle sélectionne une playlist pop rock sur la chaîne hifi et ferme les yeux, se laissant bercer, masser. Dégustant son champagne, elle se prend à repenser à la soirée au trois garçon à Londres. Elle ne revient toujours pas de l'audace qu'elle a eu, elle, Christelle de Valnor, élevée dans une institution jésuite, pour montrer ses seins, et bien au delà, de se caresser à la vu d'un inconnu. Cette simple pensée la trouble. Le même trouble qu'elle avait ressenti ce soir là. Elle a du mal à se l'avouer, mais au fond d'elle même, elle sait que ce qu'elle appelle pudiquement « trouble », n'est autre que du plaisir. Elle a pris du plaisir à faire « ça ». Elle ne s'en ai pas rendu compte, mais tout en se berçant, elle accompagne la musique en écartant et resserrant les cuisse. Cela ne fait que renforcer cette sensation de plaisir naissant. Le temps s'écoule, elle en est à sa quatrième flûte de champagne, elle se sent bien, légèrement somnolente. À ce moment, son attention est attiré par la musique. Une chanson de Steve Miller qui dit : Cause Im a picker Im a grinner Im a lover And Im a sinner I play my music in the sun Dans les années 80, elle avait servie de pub à une très célèbre marque de jean. On y voyait à l'écran un jeune homme, de dos, baisser son pantalon de manière très sexy tout en remuant son petit cul ce qui faisait, à l'époque, craquer toutes les midinettes. Cette image lui revint immédiatement en tête. Tout à sa rêverie, elle se prend à imaginer Marc Aurèle, devant elle, faisant un strip tease en baissant son pantalon au son de la musique. Partiellement désinhibée par l'alcool, elle se voit tendre les bras pour essayer de tirer à lui l'homme de son fantasme. Si son esprit est à cet instant dans une sorte de réalité fantasmagorique, sa main gauche, elle, avait déjà remonté sa jupe. Elle était plaqué contre la dentelle de son shorty et enserré par ses cuisses comme si elles voulaient l’empêcher de quitter cet endroit chaud, dont l'humidité commençait à se faire ressentir. Ses premiers émois d’adolescente commencent à remonter du fin fond de sa mémoire. Son bassin ondule contre le cuir du fauteuil. Elle appuie de plus en plus fort sa main sur son mont de Vénus. Ses doigts se désolidarisent, le majeur commence à pousser la fine étoffe dans la moiteur de son jardin secret. Elle lâche sa flûte de champagne, sa main droite attrape un de ses téton qu'elle pince d'un geste sec. L'effet est immédiat, un spasme la traverse. Elle se cambre, veut s'enfoncer les doigts plus profond, mais la dentelle l'en empêche. Madame, nous somme arrivés. La voix du chauffeur se fait entendre sur le haut parleur de l'interphone ramenant brutalement son occupante à la réalité. Il lui fallut quelques minutes, pour se ressaisir, calmer sa respiration. Si elle pu remettre sa jupe en place, cette sensation de frustration extrême, de plaisir inassouvi ne pouvait être balayé de la sorte. Elle descendit de la limousine, hautaine, et alla directement à la réception du palace. Elle a été contrarié et donc de très mauvaise humeur. Elle ne manifeste aucun signe d'étonnement quand elle apprends que la suite impériale a été spécialement réservé pour elle, comme si cela allait de soit. À peine dans ses appartements, elle congédie le personnel et va se préparer un bain. Un bain glacé. Elle y reste jusqu'à ce que la moindre sensation d'émotion, de trouble, de plaisir ait disparu. Peu avant l'heure du repas, on frappe à sa porte. La soubrette lui apporte un énorme bouquet de fleurs accompagné d'un enveloppe laissant s'échapper des effluves d'instant de Guerlain. Le mot disait en substance : Retrouvez ici le faste ancestral dû à votre rang et soyez, pour un temps, la princesse de ces lieux. Aux plaisirs futurs …. Rien. Il n'y avait rien d'autre. Pas d'invitation, pas de rendez vous. Rien. Elle alla jeter un coup d’œil sur son iPhone. Rien non plus. Elle était contrarié. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle était contrariée. Elle décida donc de profiter des charmes de sa suite et se comporta comme tel, de manière hautaine, voire odieuse avec le petit personnel. Elle se fit monter un repas gargantuesque auquel elle ne toucha quasiment pas, une bouteille de son champagne préféré qu'elle vida quasiment entièrement. Elle alla se coucher très tard, grisée par l'alcool. Pour la première fois de sa vie elle se coucha nue. Au réveil, une sensation bizarre mis tous ses sens en alerte. Elle réalise qu'elle est nue. Entièrement nue. Cela la surprend. La fin de la soirée lui semble confuse. Elle se rappelle qu'épuisée, elle n'avait pas trouvé sa nuisette et qu'elle s'était laissé tomber sur le lit, telle qu'elle, sans même se démaquiller. Elle se tourna sur le lit et se figeât. Instinctivement, elle ramena a elle le drap à son cou pour cacher ses charmes de la vue d'un observateur invisible. Sur l'oreiller de gauche, il y avait un paquet et une rose. Elle était sur qu'ils n'y étaient pas hier soir. Une peur panique s'empara d'elle. Il est venu. C'est sur. C'est lui. C'est sur. C'est obligé. Si cela avait été le personnel, ils l'auraient laissé dans le vestibule. C'est lui. Il est venu. Il m'a vu toute nue. Il m'a peut être même touché. Peut être prise en photo. Tout en disant cela elle s'était recroquevillée au fond de son lit, se cachant sou le drap de satin. Elle ne savait quoi faire telle une petite fille perdu dans la forêt. Elle se calmait petit à petit. Elle se raisonnait. Il s'est toujours comporté en gentleman. Un gentleman voyeur, mais en gentleman. C'est bien moi qui est volontairement décidé de lui montrer mes seins. Et … et …. elle lute encore un peu, pour la forme, et …. j'ai aimé ça. Christelle de Valnor, 35 ans, vient de réaliser pour la première fois qu'elle avait pris du plaisir à montrer ses seins à un homme. Ce fut un déclic, non, un choc. La famille de Valnor, dont l'héraldique donne ses racines à l'époque de François 1er dans le massif central, fait partie de la haute aristocratie Française. Ils ont abandonné leur titre de conte à la révolution pour sauver leur têtes. Christelle a toujours été cataloguée d'effronté pour sa réticence à se plier aux anciennes coutumes de l'ordre moral. C'est d'ailleurs ce qui lui valu d'aller en pensionna dans une des plus stricte institution jésuite de France. Comme toutes les jeunes filles de ce milieu, elle a toujours vouvoyé ses parents, elle a reçu une éducation traditionnelle où le mot sexe était banni du langage des jeunes filles, où l'on ne reste jamais entièrement nue, même pendant « l'acte d'amour ». Cela laisse des traces et des complexes. Elle a payé chèrement sa liberté. C'était il y a quinze ans. Ses parents voulaient la marier à un lord anglais. Elle refusa en menaçant de devenir strip teaseuse dans un bar à putes s'ils l'obligeaient à se marier. Le seul fait que leur fille connaisse et ose prononcer le mot « pute » devant eux les obligèrent à la déshériter. Elle vit aujourd'hui sa propre vie à l'écart de ce monde révolu, même si elle n'hésite jamais à y solliciter ses connaissance quand nécessaire. Il n'est pas facile de lutter contre les préceptes inculqués par l'éducation. Christelle de Valnor a eu des amants. Cela faisait parti des « choses » qu'il faut avoir pour être bien inséré dans la société, surtout dans le milieu de la mode. Elle n'a jamais réellement pris du plaisir, en tout cas, elle ne sait pas se qu'est un orgasme. Elle a toujours fait « ça » par convenance, au moment il le fallait, avec la personne qu'il fallait. Christelle de Valnor ne s'est jamais réellement masturbé. C'était « mal ». Christelle de Valnor a du mal à regarder un pénis en érection, c'est « mal ». Christelle de Valnor c'est déjà caressé, un peu, sans jamais découvrir son intimité avec ses doigts, sans jamais s'attarder sur son « clitoris ». C'était « mal » Christelle de Valnor a déjà ressenti très fortement du désir au creux de ses reins, mais c'était « mal ». Christelle de Valnor à frotté sa guêpière Leçon N°8 d'Aubade sur son sexe pour qu'elle s'humidifie, c'était « mal », mais elle l'a quand même fait. Christelle de Valnor a failli, il y a vingt quatre heure, jouir pour la première fois si un putain de chauffeur ne l'avait pas dérangé. Ça, c'est vraiment pas bien ! Christelle de Valnor aujourd'hui, se fait une promesse : à partir de ce jour, plus rien ne sera « mal », tout sera « bien ». Première résolution de ce jour. Découvrir son corps. Elle marche toute nue, d'un pas apaisé et un sourire aux lèvres, dans la grande salle de bain. Elle se plante devant le miroir. Elle s'observe. Tout d'abord, elle regarde sa tête. Elle se sait belle, elle aime ce visage, ses yeux verts, sa chevelure noire. Elle sait très bien jouer de son regard « œil de biche » pour obtenir ce qu'elle désire. Elle descend sur ses seins. Elle les soupèse. 90B, elle les trouve trop petits, c'est pour cela qu'elle à toujours tendance à les trier par les tétons, des fois qu'ils grandiraient. Réflexes de gamine. Elles les malaxe un peu, comme si elle choisissait un fruit. Ils sont ferme. Elle aime. Elle se met de profil, les lâche. Ils ne tombent pas. Elle le sait, mais elle n'aime pas ne pas avoir de soutien-gorge. Ce qu'elle n'aime pas en faisant l'amour, c'est quand ses seins ballottent. Ses mains descendent vers son ventre. Il est plat. La peau est ferme, lisse et douce. Heureusement, se dit elle, vu le sport que je fais les soins que je porte à ma peau. Elle ferme les yeux et se caresse le ventre de ses deux mains. C'est doux. Elle aime. Elle se tape sur les deux fesses d'un seul coup. Elles sont fermes et rebondies. Elle les sait tout à fait au goût des hommes. Sa main glisse là où nombre de ses amants ont toujours voulu s'aventurer sans jamais en avoir reçu l'autorisation, dans la raie de ses fesses. Elle y rencontre son anus. Elle y appuie un doigt, sens une résistance, insiste un peu, un peu plus. Non, ça elle n'aime pas. Elle n'est pas encore prête à tout. Il lui faudra du temps. Elle se remet face au miroir. Elle regarde son minou. Une épilation de type maillot, parfaitement réalisé. Elle passe doucement la paume de sa main sur ses poils. Elle apprécie leur côté soyeux. Elle écarte les jambes pour mieux voir, écarte ses lèvres vers l'extérieur pour ouvrir son sexe. Elle ne voit pas bien. Elle va cherche une chaise, y pose un pied. D'une main elle prend un miroir de courtoisie et de l'autre écarte un de ses petites lèvres. Elle dirige le miroir pour bien voir. Rien d'extraordinaire. Pourquoi les hommes fantasme tant la dessus. Mystère. Elle repose le miroir et décide d'aller prendre un bain. Une fois dans sa baignoire, elle ferme les yeux, essaie de sentir la chaleur de l'eau diffuser dans sous son corps. Elle se sens bien. Son esprit vagabonde. Elle se demande se que peut bien faire Marc Aurèle. Où est-il ? Que manigance-t-il ? Pense-t-il à moi ? Qu'a-t-il pensé quand il m'a vu nue sur le lit. À sa grande satisfaction, cette pensée de la dégoutte plus comme tout à l'heure. Elle sourit. Elle se prend à rêver qu'il s'est allonger à ses côté, qu'il lui a pris la main, et qu'ils se sont endormis, là, tous les deux. Peut être qu'il m'a déposé un baiser sur le front, sans que je m'en rende compte ? Qu'y a-t-il dans ce paquet ? Elle profite encore de son bain. Elle fini par sortir, se sécher. Elle se noue la serviette sous les seins et va vers la chambre. Au milieu du salon. Elle s'arrête. Enlève la serviette, la laisse glisser par terre, et continue, nue, vers la chambre. Elle s'allonge sur le ventre, relevant légèrement le buste. Sa peau est encore légèrement humide. Elle ramène ses cheveux en arrière. Elle prend la rose, la sens. Son parfum lui rappelle la roseraie de sa grand mère, au château familial. Elle se remet sur le dos, pose la rose entre ses seins et repenses à son enfance, écarte les bras et les jambes. Enfance heureuse. Mais la curiosité l'emporte sur la nostalgie. Elle se retourne et prend le paquet. Elle l'ouvre. Elle contient une petite boite. Elle l'ouvre. Elle en sort deux petites boules de latex rose, reliées entre elle par un cordon. À l'extrémité de l'un un simple fil. Elle n'en a jamais vu. Elle ne sait pas ce que c'est. Elle prend la boite. Une simple inscription : boules de geisha. Ne sachant toujours pas ce que c'est et surtout à quoi cela peut servir, elle va chercher son iPhone, lance son navigateur internet. Recherche : Boules de geisha Au fur et à mesure de ses recherches, elle découvre le monde insolite des magasins de sex toys en ligne. Comme tout le monde, elle connaissait l’existence du petit canard, mais c'était tout. Elle s'allonge sur le dos, pensives, tenant l'objet devant ses yeux. Il est tout doux. Elle ne sait pas quoi en penser. Doit elle être fâchée, offusqué …. contente ? Ce qu'elle a lu sur les Geisha, l'utilisation originelle de cet objet, dans le cadre du Taoisme ou du tantrisme, que c'était un stimulateur. Dans son esprit, cela tenait plus de la tradition, du kamasutra que du sex toys. Elle était intriguée, hésitante, mais elle due se l'avouer, excité aussi. Et puis, il ne saurait pas si je les mets ou non ? Il ne va pas venir voir ! À cette seule idée elle éclata de rire. Et puis, n'oublie pas Christelle de Valnor, plus rien n'est « mal ». elle se répéta cette phrase comme une sorte exorcisme. Elle glissa un coussin sous ses reins, écarta les jambes et s'arrêta. Hésita, puis se lécha un doigts, se l'enfonça dans le vagin, le retira, et y enfonça les deux petites boules. Et rien. Rien ne se passe. Elle est déçue. Elle pris alors l'enveloppe. Elle y trouva une invitation pour cette après midi à la grande galerie avec une mot. Aux plaisirs futurs …. à suivre ....

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BlackBerry vs iPhone : saison 1 épisode 3

Mon BlakBerry en main, j’envoie un sms à l'inconnue du train. Moi : Madame, j'ai bien reçu votre chaleureuse invitation. Je suis galant homme et l’honorerai donc. Mais souffrez que je le fisse à ma façon. Ne vous éloignez point trop de votre iPhone et ne perdez pas patience. Je ferais bon usage de votre numéro, soyez en certaine. Mes hommages du matin. Elle : Vous m'en voyez fort aise. Au plaisir de vous lire. Voilà, cela va me laisser le temps de me retourner. L'ascenseur me descend au garage. Je vais retrouver ma voiture. À chaque fois que je la vois, je ne peux m’empêcher d'admirer ses courbes. C'est un objet parfaitement harmonieux qui sied à merveille à ma collection d’œuvre d'art. Il faut savoir que je suis seul, sans famille ni enfants. Mes amis ne sont que des relations professionnelles. Ma carapace de jeune cadre dynamique et épanouis n'est là que pour donner le changer, pour éviter d'étaler au grand jour une vie creuse, morne, sans rêves, sans idéaux, sans sentiments, sans …., sans amour. Je me drogue au travail pour oublier. Mes plaisirs sont futiles. Ils consistent à m'offrir mes « œuvres », de simples objets en fait. Jouir de ses possessions est pathétique, mais c'est mon quotidien. Je balaie ces mornes pensées et mes doigts se posent sur la croupe du bolide, glissent doucement le long de ses courbes exquises. Je m'installe au volant. Le V12 s'ébroue, le petit cheval noir cabré sur fond jaune au centre du volant semble me faire un clin d’œil et me dire : « prêt pour l'aventure ?» Oui, je suis prêt. La berlinette italienne s'élance. Je prends la rocade, direction Blagnac. Je dois faire le point. Rien de mieux pour cela qu'une bonne table. Je me dirige donc vers l'Amphitryon. Quelques minutes plus tard, me voici installé à ma table préférée, dans la grande verrière. Aujourd'hui, ce sera Bar de ligne cuit et cru, Poutarde et yaourt parfumés à la dulce. Pendant que mes papilles gustatives s'envolent vers le Nirvana, mon cerveau cogite comme jamais. Cela a été facile pour elle de me retrouver. Elle avait mon nom, internet l'aura aiguillé vers ma page LinkedIn et elle y aura trouvé toutes les informations dont elle avait besoin. Pour moi, ce sera beaucoup plus difficile, je n'ai que son numéro de téléphone … et sa signature ADN. Mais à moins qu'elle soit fichée comme délinquante sexuelle, cette piste est inutilisable. J'ai terminé. Le chef, un ami de longue date, vient me saluer et nous apporte un vieil Armagnac hors d'âge. Nous discutons de tout et de rien. Je suis ailleurs. Il n'insiste pas. Je reprends ma Ferrari et file direction Toulouse. Mon plan d'action est prêt. Les choses sérieuses peuvent commencer. J'arrive place du Capitole, au Grand Hôtel de l'Opéra. Je descend de ma voiture, tends les clés au voiturier et entre dans le hall d'entrée. Je me dirige directement à la réception. Je décris l'inconnue du train. Évidement, tout le monde s'en rappelle. Je demande alors s'il était possible de louer la même chambre qu'elle. Le réceptionniste m'informe qu'elle avait loué une suite pour la semaine et que le service ne l'a pas encore remis en état. Encore mieux ! J'insiste pour avoir SA suite « en l'état » sans que personne ne touche à quoi que ce soit. Le réceptionniste hésite, j'insiste, me fait plus persuasif et enfin, brise toute résistance. Il accepte. J'ai même eu l’autorisation d'y faire livrer quelques objets personnels. Il faut dire, que j'ai pris cette suite pour toute l'année. Je monte à l'étage, arrive devant la porte. Je respire calmement. Je profite de l'instant. Je vais, d'une certaine manière, pénétrer son intimité. La porte s'ouvre sur un vaste vestibule. J'entre. Je hume l'air à a recherche de son parfum. Je pénètre dans le salon. Il y a les restes d'un plateau repas. Elle a donc du dîner tard, ou voulait être seule. Sur le plateau d'argent frappé de l'emblème de l'établissement, il y a une flûte à champagne, un sot avec une bouteille de Moet & Chandon 2005. Elle aime donc les champagnes sucrés. La flûte est vide. Je la remplis, l'attrape, la soulève, cherche la trace de ses lèvres sur le cristal. Je pose religieusement mes lèvres à cet endroit et absorbe une gorgé du liquide. Je le teste. Il est chaud et partiellement éventé. Mais son petit goût sucré est toujours là. Il y a aussi une assiette avec un reste de poisson, une corbeille de fruits. Quelques noyaux de cerises et d’abricots jonchent l’assiette. Je pose la coupe, prends un noyaux d'abricot, le porte à ma bouche et ferme les yeux. Je lui cherche un goût particulier. Mais rien. Je continu de le suçoter tout en continuant mon inspection. Je passe dans la chambre. Le grand lit au draps de satin est défait. Une seule place a été utilisé. Derrière le lit, quelques poches à l'enseigne de grands couturiers. Elle a fait quelques emplettes. Je regarde à l'intérieur. Peut être a-t-elle laissé le ticket de caisse. Non, mais une poche Aubade attire mon attention. Elle est vide, mais remplie mon imagination d'images et d'odeurs sensuelles. Je me dirige vers la salle de bain. Le linge de bain est négligemment posé sur le rebord de la baignoire. Il y a encore un peu d'eau au fond. Un bocal de sels de bains cannelle orange ouvert est posé sur le rebord. Je fais couler l'eau, y verse juste ce qu'il faut de sels et continue mon inspection. Les serviettes sont encore humides. Je regarde le contenu de la poubelle. Tampons en coton colorés, elle a donc changé la couleur de ses ongles, certainement pour l'assortir à sa tenue. La baignoire est prête, je me déshabille, plonge dans l'eau chaude, ferme les yeux, et me laisse aller à rêver à cette inconnue que je traque, tel un limier. Je nous imagines, galopants sur une plage désertique, elle sur une jument blanche, moi à sa poursuite sur un entier noir ébène. Je la rattrape, arrive à sa hauteur. Elle me regarde, me jette un regard de défis du style « attrape moi si tu le peux ». Nous galopons, cheveux au vent, la brise marine venant stimuler nos sens. Je saute alors sur sa monture et je me retrouve juste derrière elle. Mes mains l'attrape par la taille, ma tête, balayée par ses cheveux noirs se colle à sa nuque. J'y dépose un baiser. Mes mains remonte vers ses seins, je les empoigne. La belle fait accélérer sa monture. Mes doigts glissent alors le long de ses bras, se positionnent juste sur ses mains, se saisissent des reines et stoppe brutalement la jument qui freine des quatre fers. La belle se trouve plaquée contre moi. Nous glissons de la monture, trébuchons et roulons par terre. Je me retrouve sur elle, ma bouche à quelques centimètres de la sienne, je …. brr, brr, brr Putain de téléphone ! Je le laisse vibrer dans la poche de ma veste. Mon rêve s'est évanoui. Je plonge entièrement sous l'eau, attend le dernier moment, quand mes poumons vont exposer, puis ressort violemment la tête de l'eau. Enfin, de l'air. Je repose ma tête sur le bord de la baignoire et me laisse envahir par l'odeur de cannelle de l'eau. Je frissonne. L'eau est presque froide. J'ai du m'assoupir. Je sors, me roule dans le drap de bain qu'elle a utilisé et me sèche. Je me dirige nu vers le lit, me glisse à sa place et me roule dans ses draps, la tête dans l'oreiller à la recherche de la moindre odeur. Jouissance extrême, je décèle encore les fragrances de Poison de Dior. Tel un amant rompu par l'acte d'amour, je m'endort, un sourire béat sur les lèvres. Je me réveille en sursaut. Je regarde mon bracelet montre. 16h. Je me lève paré de ma tenue d'Adam. Je retourne à la salle de bain. Mes affaires sont par terres, froissées. Je récupère mon BlacBerry. Je retourne m’allonger sur le lit, les yeux rivés au plafond. J'appelle mon avocat et amis, et lui demande de s'occuper de la vante de mon loft. Il tente de m'en dissuader, argumentant qu'il est exceptionnel et que jamais plus je ne retrouverai les mêmes prestations. C'est vrai. Je l'ai trouvé à l'époque grâce à un amis agent immobilier. C'était un vieux commerce avec son entrepôt. 210 m2 au cœur de Toulouse aménagés par deux talentueux architectes d'intérieurs parisien. Il est unique, mais je n'y n'ai aucun souvenirs. Il ne représente rien pour moi. Je vais avoir besoin d'argent pour l'aventure de ma vie. Ma décision est irrévocable. J'obtiens toujours ce que je veux alors, évidement, il accepte. Je m'habille, sors de la suite. Au passage à la réception, je demande à ce que le service fasse ma suite. Je récupère ma voiture et retourne chez moi. Un immense open space avec séjour bureau cuisine de 150m2 tout en brique avec des plafonds à 6m de haut. Attenant, à cette pièce, toilettes et salle d'eau. Les cuisine, salle d'eau et toilettes sont surmontés par une voûte donnant à une mezzanine. On y accède par un large escalier en fer forgé. À l'étage, 60 m2 où trône un lit, un dressing et une salle d'eau, le tout sans aucune cloisons évidement. Du lit, on a, soit une vue plongeante sur la pièce du bas, soit une vue sur la Garonne à travers une grande verrière. Mais je ne suis pas là pour admirer le lieux. Je sors mes bagages en cuir assorti à la sellerie de ma voiture, y entasse à la va vite quelques costumes, effets personnels. Je récupère mon PC portable. Je mets tous mes papiers personnels dans une grande malle en bois et cuir fin 18ième. Je mets mes « oeuvres » essentielles au milieu de la pièce avec une feuille marquée : à livrer au Grand Hôtel de l'Opéra. Avant de sortir, je me retourne une dernière fois. Je n'ai aucun regret. Ce lieux ne fait remonter aucune émotion, aucun sentiment, aucun souvenir. Je sors et ferme la porte à clé. Je m'installe dans ma voiture. J'appelle Pauline sur son numéro personnel. Je tombe sur sa messagerie. Je lui explique ce qu'elle doit faire des effets restés chez moi. Je raccroche. Je la rappelle pour lui dire qu'elle a toute ma confiance, que je suis convaincu qu'elle réussira aussi bien que moi, voir mieux. Je finis par la remercier pour tout et lui souhaite d'être heureuse. Ensuite, j'appelle mon associé, lui explique la situation. Je prends une année sabbatique. Je lui explique que je veux nommer Pauline directrice opérationnelle et que mon salaire actuel lui soit reversé. Je garde uniquement le tire de D.G. et mes dividendes, qui, en tant qu'associé majoritaire, représentent quand même plusieurs centaines de milliers d'euros par an. Voilà un trait est définitivement tiré sur mon passé. L'avenir est devant moi. Il m'appelle à bras ouvert. Je démarre, attrape l'autoroute. Direction Londres. Pourquoi Londres ? Vous devez savoir, à ce stade de l'histoire, que, pour de simples questions fiscale, ma holding est basée à la City de Londres, même si l'essentiel de nos affaires se traite à Toulouse et Paris. D'ailleurs, ma voiture a une immatriculation anglaise, ce qui m'évite quelques soucis avec la maréchaussée française. J'appelle mon collaborateur sur place pour le prévenir que j'arrive et qu'il prenne, comme à son habitude, ses dispositions. L'autoroute se dégage peu à peu, je branche mon avertisseur de radar, allume mes feus de croisement, et je mets le pieds au plancher. Je suis littéralement collé au siège par l'accélération, le vrombissement mélodieux du moteur dans les oreilles, les sonorités qui passent du grave à l’aiguë lorsque l'aiguille du compte tour vient titiller la zone rouge. L'impression de puissance est totale. C'est jouissif. Freinage brutal, je passe rapidement de 230 à 110 pour éviter le papy devant moi. Il se rabat, je repars, une ligne droite, personne à l'horizon, je libère la cavalerie d'un coup. L’aiguille du tachymètre s’envole régulièrement, 150, 200, 250 et enfin le mythique 300 km/h. J'adore. J'adore passer cette limite symbolique, la toute puissance qu'elle procure, l’insouciance, le plaisir de braver les interdis. Je lâche l'accélérateur et me cale sur un petit 180. Je sais être raisonnable quand il le faut. Quelques heures plus tard, quelques ravitaillement d'essence effectués, j'arrive à Calais, prends l'Eurostar, et me voilà dans la capitale du vénérable empire. Londres, enfin. La partie peut commencer. Nous sommes au milieu de la nuit. Je me dirige donc vers se palace londonien ou une chambre m'est déjà réservé. Je m'affale sur le lit. Je sombre dans un sommeil réparateur. 6h. je suis réveillé. J'ai minutieusement préparer mon plan pour découvrir l'identité de l'inconnue du train. Je trépigne d'impatience jusqu'à 8h. N'y pouvant plus, je fonce au siège de ma holding. Il y a deux ans, un cabinet de détectives privés londonien nous avait sollicité pour trouver en toute discrétion qui avait piraté les comptes mails d'un de ses clients. Je récupère ses coordonnées, prends rendez vous pour le jour même. Je prends un taxi, et file sans plus attendre le rencontrer. Je lui explique mon plan. John, le détective, hésite un peu devant le côté illégal de certains aspects de ma démarche. Mais j'ai un argument massue. Son prix sera le mien. Affaire conclu. Nous passons toute la journée dans son bureau à régler le moindre détail. 18h. Je sors mon blackBerry et envois le message suivant à l'inconnue du train. Moi : Madame, je vous attends ce samedi matin à Heathrow airport, votre heure sera la mienne. En vous souhaitant bon voyage. J'attends. Les minutes s’égrainent. Toujours pas de réponse je m'impatiente. Une heure plus tard, je frôle l’hystérie. Une heure quarante cinq minutes et trois whisky plus tard, mon téléphone vibre. Elle : j'y serais. Je m'affale sur un fauteuil, vidé. Le samedi matin, dès l'ouverture de l'aéroport, John, son équipe et moi sommes sur le pieds de guerre. Nous somme au PC de vidéo surveillance. J'ai fait passé aux opérateurs la photo de l'inconnue que j'avais prise dans le train. Attente interminable. 11h28. Quelqu'un s'écrie. Elle est là, terminal A3, provenance Berlin. Il zoome sur elle. Provocation ou jeu, elle porte le même tailleur que lors de notre première rencontre. Elle se dirige vers l'espace de retrait des bagages. John prend un walky talky. Plus bas, un jeune homme d'une vingtaine d'année au look d'étudiant revenant de vacances, reçoit dans son oreillette la description de la femme. Il se dirige vers elle, observe discrètement les alentours. Il choisi le bon moment, dans la cohue prêt du tourniquet à bagages. On le suit du PC de surveillance. Il plonge la main dans le sac de la femme et en ressort une pochette. Il s'éloigne tranquillement, et dès l'angle du couloir franchi, cours vers les toilettes. Il y entre, donne l'objet dérobé à un homme portant des gants de latex. Ce dernier ouvre la pochette, en sort les papiers, cartes d’identité passe port, carte de crédleur place. Une fois fini, l'étudiant de circonstance repart, trouve la femme, la bouscule, s'excuse. Voilà. C'est fait. La pochette a repris sa place originelle. John reçoit un appel sur le waly talky. La femme s'appelle Christelle de Valnor, 35 ans, productrice de défilé de haute couture. J'apprendrai plus tard, grâce à John, qu'elle est issue de la vieille noblesse française. John reprend son walky talky. À la sorti du terminal, un chauffeur en livrée noire reçoit dans son oreillette le nom de Christelle de Valnor, qu'il inscrit aussitôt au marqueur sur une pancarte qu'il lève bien haut. Je donnerai bien ma Ferrari pour voir sa tête quand elle lira son nom sur la pancarte ! Effectivement, à la sortie du terminal, l'inconnue, qui n'en était presque plus une, se figea à la vue de son nom. Elle hésita, puis se dirigea vers le chauffeur. Bonjour Madame, vous êtes bien Christelle de Valnor ? Oui. J'ai été prié de vous conduire à votre hôtel. Lequel ? Demanda-t-elle ? Le 41ième, répondit il. Elle séjourne souvent à Londres pour ses affaires et connaît très bien ce palace réputé pour son service impeccable. Je suppose que vous ne savez pas qui a fait la réservation ? Non madame. Allons y, dit-elle en montrant ses bagages. Il prend la sortie VIP, montre son laissez passer et charge les bagages dans le coffre d'une Rolls Royce blanche. Il ouvre la porte à la femme et s'installe au volant. Confortablement installé sur la banquette de cuir Connolly, Christelle remarque immédiatement la bouteille de Moet & Chandon 2005 dans le mini bar. Elle souri, et prend son iPhone. Elle : délicate attention que ce champagne, soyez en remercié. Je constate avec enthousiasme que vous avez, effectivement, fait bon usage de mon numéro. Elle se sert alors une coupe, branche son iPhone sur la prise ad hoc de la chaîne hifi de la limousine, met Aretha Franklin en musique de fond, enlève ses escarpins et poses ses pieds sur l'épaisse laine vierge du tapis. Elle ferme les yeux et se laisse bercer jusqu'à l'hôtel, un léger sourire aux lèvres. Elle est sortie de sa rêverie par le portier du palace, ce qui signifie qu'elle est arrivée à destination. Une suite a été réservé à son nom. A l'intérieur, une table remplis de fleurs aux couleurs et senteurs variées trône dans le salon. Sur une table basse, quelques magazines de modes et un sot à champagne avec toujours le même millésimes. À côté, deux flûtes. Deux flûtes ? Nerveusement, elle fait rapidement le tour du propriétaire. Vide. Elle prend son téléphone. Elle : dois-je vous attendre ? Moi : plus tard, peut être, mais d'abord ce sera moi qui vous attendrez, ce soir aux trois garçons, à 20h. Elle frémi. Elle : dois-je prévoir quelque chose de particulier ? Moi : soyez vous même, je ne vous en demande pas plus. Elle : j'y serai. Elle porte son téléphone contre sa poitrine, le serre très fort et ferme les yeux. Les trois garçons est un restaurant un peu particulier à Londres. L’ambiance est inimitable, un mélange d'ancien, de moderne, de classique, de rococo. On aime ou non, mais on ne peut pas y rester insensible. La carte est à l'avenant. J'y ai de bons souvenirs. L'heure arrive. Elle demande à la réception de tenir sa limousine prête. Elle descend. Elle est vêtue d'une robe de soirée à fourreau noire, sans bretelles. Sur le bas, de petites fleurs de soies sont cousues. La robe a été légèrement saupoudré de poussière de diamant, jouant ainsi avec la lumière. Celle qui la porte semble rayonner de mille feus. Quatre rangées de perles ornent sa poitrine. Coiffure sophistiquée. Ses escarpins assurent à sa démarche un côté glamour qui ne peut laisser sans effet. Elle entre au restaurant, le majordome l'installe à la table qui lui a été réservé. Elle s'installe. Pose sa pochette à côté d'elle. Son téléphone vibre. Son cœur fait un bon. Moi : vous êtes divine madame. Elle : vous êtes la ? Moi : ici et ailleurs … Elle voit les deux couverts dressés sur la table. Elle : un gentleman ne fait pas attendre les dames Moi : sauf à vouloir faire monter le plaisir Elle : je ne suis pas pour les plaisirs solitaires. Moi : vous n'êtes pas seule, je suis là, près de vous … Elle tourne rapidement la tête et balaie la salle du regard. Il est tôt, peu de clients. Un vieux couple, deux jeunes tourtereaux, quelques jeunes de bonnes familles qui doivent fêter un joyeux événements, un femme seule, plongée dans sa lecture. Elle : vous avez le don d'invisibilité ? Moi : non, celui de vous surprendre …. Moi : et j'ai la ferme intention d'en abuser Elle : et maintenant, dois-je monter sur la table pour vous faire un strip tease ? Moi : l'idée me plairait assez. Si cela vous chante, laissez vous aller. Sinon, vous pouvez toujours commander. Elle pris donc commande. Champagne et des Tortellini au crabe de Dorset. Elle dégustait son champagne en attendant d'être servie. Je la voyait soucieuse. Je suis sur qu'elle se demandait où j'étais, comment j'avais su tout cela sur elle, son nom, son champagne préféré. Cela m'excite. Pour tout dire, elle n'a pas fait attention qu'à la table de la femme absorbée par son livre, contre le chandelier, est posé un BlacBery dirigé vers elle. grâce à la visio conférence, je pouvais assister à la scène. j'étais derrière le restaurant dans le Range Rover de John, à quelques dizaine de mètres, mon PC sur les genoux et mon BlackBerry à la main. Son plat arrive. Moi : judicieux choix que ces Tortellini au crabe de Dorset. Elle : vous croyez m’impressionner ? Il en faut plus. Elle prend alors un malin plaisir à porter à ses lèvres peintes, les mets de façon légèrement provocatrice. Elle : vous ratez quelque chose c'est délicieux. Moi : je me réserve pour le dessert. Elle : un gourmand ? Attention à l'embonpoint ! Moi : peut importe la gourmandise, il suffit de pratiquer la bonne activité sportive. Elle : espionner une dame, je n’appelle pas un sport, mais un vice. Moi : se laisser espionner, j'appelle cela aimer jouer. Alors jouons. Moi : allez au toilettes des femmes. Vous y trouverez une serviette posée sur le bord du lavabo. Regardez dedans et jetez un œil à votre téléphone. Elle : on ne me dicte pas ma conduite. Moi : je ne vous ordonne rien, je vous suggère juste, pour le dessert. Je la vois se dandiner sur sa chaise. Elle hésite. Elle est nerveuse. Elle essuie ses lèvres du bout de sa serviette, se lève et se dirige vers les toilettes. Elle croise la femme au livre, ma complice, qui en sort juste. Les toilettes des dames sont toutes carrelées d'une mosaïque monochrome dans le tons vert bleu. Au mur, des appliques façon cristal brut, délivrent une lumière tamisée. En face de la vasque, un miroir rococo de grande taille. Tout prêt, une serviette impeccablement pliée. Elle regarde partout. Les toilettes sont vides. Elle soulève la serviette. Elle tressaille. La leçon N°8 était là, sous ses yeux. Brr, brr, brr Moi : lancez skype sur votre iPhone, posez le devant vous. Mon pseudo est Marc Aurele. Enlevez vos dessous et passez votre guêpière. Ensuite, posez vos dessous dans la serviette et retournez vous asseoir. Je ne voyais pas sa tête, mais j'étais excité au plus haut point. John, par pudeur, sorti griller une cigarette. Elle pris son téléphone et tapa : obsédé, mais ne l'envoya pas. Elle hésita, se tourna, alla à la porte. On ne pouvait pas la fermer. Tout le monde pouvait entrer. Ses mains tapotaient son iPhone, elle hésitait. Tout semblait flou en elle,. Il y a avait cette fierté de ne pas céder au premier venu, cette peur d'être prise sur le fait, mais au fond d'elle, il y a avait cette envie qu'elle ne savait définir, envie qui la troublait depuis son arrivée à l'aéroport. Refuser serait mettre un terme au jeux, à l'aventure. Et ça, elle ne le voulait pas, elle ne le pouvait pas. Je n'en pouvais plus d'attendre. Que faisait elle ? Mon érection commençait sérieusement à me gêner. Brr, brr, brr Elle : vous voulez jouer, soit, alors ouvrez bien les yeux. Nouvelle demande de contact Skype : Christelle de Valnor. J'accepte. Appel vidéo. J'accepte. Je la vois, là, devant moi. Les couleurs sont blafardes, mais je ferais avec. Elle avance sa tête vers l'objectif, fais mine d'y poser un baiser. Elle se relève, passe ses mains sur ses seins, sans mot dire. Ses mains descendent sur ses hanches, passent sur ses fesses et remontent à ses seins. Elle descend le bustier de sa robe. Un soutien-gorge sans bretelle en dentelle noire cache sa poitrine. Ses mains glisses derrière vers l'attache, puis rapidement elle jette son soutien-gorge sur l'objectif. Putain !! La frustration est à son comble. J'enrage. De trop longues minutes s'écoulent. L'image revient. Elle est devant moi, tout habillée. Elle m'envoie un bisou en soufflant sur sa main. Elle montre fièrement un tonga de dentelle noire assorti au soutien-gorge qu'elle met dans la serviette, comme je lui avait demandé. Elle se retourne. Je vois alors ses fesses, magnifiques. Elle se retourne une fois de plus et me fait face. Elle descend alors doucement les bretelles de sa guêpière, laisse ses mains sur ses seins un instant qui me semble une éternité et fait glisser le bustier de sa robe sur ses hanche, m'offrant ainsi sa poitrine Ils sont magnifiques, pas très gros mais fièrement dressé vers moi. Ses mains remontent. Elle se caresse. Elle semble y prendre du plaisir. Ses doigts s'attardent sur ses mamelons, tournent tout autour. Avec deux doigts, elle attrape ses tétons, les masturbes comme elle le ferait d'un sexe masculin, puis les tires vers l'objectif en se penchant vers moi. Le noir. Elle a coupé la connexion. Je me laisse aller contre le dossier. Je n'avais pas remarqué que ma respiration était haletante. Mon entrejambe est taché. Je ferme les yeux et respire profondément. À peine Christelle revenue en salle que ma complice, la femme au livre, retourne aux toilettes et récupère les dessous abandonnés. Elle sort, son addition étant déjà réglée, et vient me les remettre en échange de quelques centaines d'euros, comme convenus. Je me félicité d'avoir connu John, sans lui, rien de tout cela n'aurait été possible. Je porte à mon nez ses dessous et retrouve cette odeur qui me fait chavirer, signe du plaisir qu'elle a eu a à ce petit jeu. J'embrasse ses dessous, symboles de ma quête. Je me résous à les donner au motard qui est garé à côté de moi. Il file en trombe. De retour à sa suite, quelle ne fut pas sa surprise quand, sur son lit, elle trouva un paquet en papier de soie vert avec un ruban doré. Le même qu'elle m'avait envoyé. Elle l'ouvrit fébrilement. Il y avait ses dessous et une enveloppe. Elle l'a senti l'odeur d'un parfum, mon parfum, qu'elle reconnu. Instant de Guerlain, pour homme. Elle ouvrit l'enveloppe et y trouva une carte avec marqué : Vous aviez oublié ceci. Aux plaisirs futurs... Ce mot était accompagné d'un billet d'avion à son nom. Destination: Vienne. À suivre

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BlackBerry vs iPhone : saison 1, épisode 2

7h du matin, j'arrive au bureau. J'ai toujours aimé arriver tôt, avant tout le monde. Le calme de l'endroit est propice au travail efficace. Si d'habitude je ne lève pas la tête de mes rapports et dossiers, aujourd'hui, je ne peux m’empêcher de m’octroyer une petite pose, le dos bien calé dans le cuir de mon fauteuil. Mon BlackBerry est posé sur mon bureau comme à son habitude. Je le fixe des yeux. Mon esprit est ailleurs, entre Paris et Brive. Je prends mon téléphone. J'ai créé un contact avec son numéro. Ignorant son nom, j'ai mis : inconnue du train. Mon doigt hésite, lui écrire, appeler, ne rien faire. Cela fait une semaine que cela est arrivé, une semaine que plusieurs fois par jour je prends mon téléphone, le tourne dans tous les sens et le repose. Jeudi dernier j'ai quand même réussi à écrire deux ligne. Puis les ai effacées. Je suis perdu. Je ne sais pas quoi faire. J'ai peur. Peur de gâcher ce rêve. Comme chaque jour, je repose mon téléphone sur le bureau. J'allonge mes jambes sur ma table de travail. Je repense à elle, à cette rencontre. Mon sexe durci à cette seule évocation. Ma main se pose machinalement sur la bosse de mon pantalon. Non, c'est pathétique, je ne vais pas me masturber en pensant à elle, elle mérite beaucoup mieux. Mieux. Oui. Mais quoi ? Voilà mon problème. Business is goin on …. Je me remets au travail. Comme chaque fois. Je dois vous dire que je suis un bourreau de travail, depuis toujours. Étant jeune, alors que je faisait mes études d'ingénieur dans une prestigieuse école, je me suis lancé en parallèle dans des études sur l'art, à la grande stupéfaction de mon entourage. Je suis même Docteur en art moderne, d'où mon attrait pour les beaux objets. Mais depuis sept jours, je n'ai plus le cœur à l'ouvrage. Mon associé l'a bien vu, mais ne s'en inquiète pas trop. Il m'a même proposé de partir quelques jours. Pauline, qui me connaît mieux que personne, n'est pas de son avis. Elle a bien vu qu'un ressort était cassé chez moi, chose proprement impensable d’ordinaire tellement mon énergie débordante peut soulever des montagnes. Mais là, je n'ai plus goût à rien. 8h. Pauline arrive. J'entends son pas dans le bureau adjacent au mien. Elle frappe discrètement puis entre. Elle est magnifique, comme toujours. Elle me salue et me propose un café. J'accepte. Quelques minutes plus tard, elle revient, me tend la tasse fumante accompagné d'un macaron. Toujours les jambes allongées sur mon bureau, je me retrouve avec ma tête au niveau de son ventre plat, près de ses cuisses. J'inspire, hume discrètement son odeur. Elle le voit mais ne le montre pas. Elle prend sa tasse et s'assoie sur l'angle du bureau, me laissant volontairement une vue imparable sur son entrejambe. Elle porte un shorty blanc qui contraste avec le noir de sa jupe. Son chemisier est tendu par ses seins. Elle porte ses lèvres à sa tasse, boit délicatement une gorgé de café tout en me regardant. Alors monsieur, quel est le programme aujourd'hui ? Je ne réponds pas. Signe de mon mal être, les traits de mon visage n'ont pas bougés d'un iota malgré le côté excitant de la situation. D'ordinaire, j'aurais réagi au quart de tour. Le silence est pesant. Enfin, j'ouvre la bouche. On continu les dossiers en cours. Allez au travail. Et merci pour le café, 9h12 : toc toc, Pauline entre. Monsieur, un coursier vient de déposer cela pour vous. Elle tient dans sa main une enveloppe de papier craft marron. Elle la pose sur mon bureau, tourne les talons et quitte la pièce. Je regarde l'enveloppe. Aucune adresse, aucune indication. Étrange. Je l'ouvre. Un ruban doré entoure un papier de soie vert pale à la manière d'un paquet cadeau. Je tire une des extrémités du ruban, doucement. Le nœud cède. Les pans de l'emballage s'ouvrent telle une fleur en train d’éclore. Je suis sans voix. J'avance ma main, attrape la magnifique guêpière que le paquet contient, et la soulève. Mon cerveau se vide. Je la soulève plus haut à bras tendu pour mieux l'admirer. Une carte en tombe. Je la saisie frénétiquement et lit le message. Je vous devais quelque chose. Une leçon, la N°8. Je tiens toujours parole. L'écriture manuscrite est régulière, bien formée, maîtrisée. Sur les mots une trace légère de rouge à lèvre carmin. Je porte à mon nez la carte. Poison, de Dior. Je le reconnaîtrait entre tous. Je laisse la carte pour reprendre la pièce de lingerie. La soie délicate glisse entre mes doigts. Délicieuse sensation qui renvoie illico mon esprit dans le passé, dans ce compartiment où tout à commencé. Je me fige, tous mes sens aux aguets. Je me concentre, analyse. Il n'y a aucun doute possible. La guêpière est humide. Je regarde de plus près. L'humidité est localisé à l'entre jambe. Je passe un doigt, c'est légèrement collant. Je porte à mon nez. Non, cette odeur, elle ne vient pas de chez Dior. C'est de la mouille. Je plonge ma tête dans l'étoffe et l'inspire longuement. Mes tempes vont exploser, la tachycardie est trop forte, mon cœur va sortir de ma chemise, mes jambes flagelles, mon cerveau est en ébullition. Je vais mourir. Mais non, mon cœur a une fois de plus résisté. Je me lève d'un bon, déboule comme un fou furieux dans le bureau de Pauline. Je perds la notion de la réalité. Je hurle : Pauline, qui m'a déposé ça ! Je me retrouve planté devant elle, en nage, un dessous féminin de soie à la main, surexcité. Je vois ses yeux s'écarquiller, puis un sourire naître sur ses lèvres. Je suis heureuse de voir que vous allez mieux Monsieur. Pauline, merde, d'où ça vient ! Je ne sais pas, je me renseigne. Oui, fais vite. Je rentre dans mon bureau, claque la porte et retourne à mon bureau. Je ballai d'un geste vif mes dossiers, manquant de faire valser par terre mon ordinateur. Putain, il est où ? Enfin, je trouve mon téléphone. Mes mains moites tremblent. Je le fixe. Je le lance par terre. Je tourne en rond dans mon bureau. Mais qu'est-ce qu'elle fou ! Retour dans le bureau de Pauline. Alors, ça vient ! Oui, minute, réplique-t-elle d'un ton un tantinet agacé. Voilà ça y est. D'après le bon de livraison, cela vient du Grand Hôtel de l'Opéra de Toulouse. Je blêmi. Elle est en ville, là bas dans ce palace. Ça y est je me retrouve. Je bascule en mode action, là où j’excelle. Pauline, excuse moi d'avoir été odieux. Pas de soucis, dit elle. Elle doit être très belle murmure-t-elle d'un ton apaisant. Ne vous inquiétez pas, je vais la retrouver. Merci, tu es un ange. Je retourne dans mon bureau, m'affale sur le canapé et m'étire, les mains derrière la tête, songeur ... Quelques minutes plus tard, Pauline entre sans même frapper. J'ai eu l'Hôtel. Ils ont juste accepté de me dire qu'il s'agissait d'une dame qui avait laissé ce paquet et ses instructions avant de prendre un taxi pour l'aéroport. Ils m'ont aussi dit qu'elle leur a demandé de vous dire, si vous appeliez, qu'elle portait un tailleur Chanel blanc et noir. J'ai voulu savoir son nom et sa destination, mais secret professionnel oblige, isl ne m'ont rien dit. Je me lève d'un bon. Embrasse Pauline sur les deux joues. Merci merci merci. Elle me laisse, ayant parfaitement compris la situation. Je m'assois, calmement, la tête coincé entre mes mains. Qu'est-ce que cela signifie ? Elle m'envoie la plus chaude des cartes d'invitation, s'arrange pour que je la retrouve, et elle part ? Sans même attendre ? Cela n'a pas de sens. Où plutôt si, tout est clair. Je me redresse. M'étire calmement, inspire et expire profondément plusieurs fois. Je suis à la croisée des chemins. Si je ne fais rien, je deviens fou, si je pars à sa recherche, je ne sais pas ce que je vais trouver, combien de temps cela prendra, je risque de m'y perdre. Je tourne la tête, je vois mon bureau, mes dossiers. Ce n'est pas raisonnable. Business is goin on …. Je ramasse mes dossiers, remets de l'ordre sur ma table de travail. Pauline entre. La surprise se lit sur son visage en me voyant calmement assis le nez dans un dossier. Qu'est-ce que vous faites là s’exclame t-elle ? Je te rappelle que j'ai une boîte à faire tourner ma belle. Pour la première fois en cinq années de collaboration, elle s'emporte. Mais on s'en fou de cette boîte, merde alors ! Allez la rejoindre. Le reste, je gère avec Philippe (mon associé). Sinon, vous aller devenir un zombi. Allez ! Elle s'approche, m'arrache de mon fauteuil, allez ouste. Je la regarde. Je ne vois plus la jeune fille gauche que j'ai embauché et que je voulais mettre dans mon lit, mais une femme à l'aplomb incroyable. Je pouvais partir serein. Bien, Pauline, laisse moi cinq minutes. Pour la première fois de ma vie j'allais oser. Adventure is goin on …. Je vais voir Pauline, pose devant elle les clés des bâtiments, la carte bleue de la société. Voilà Pauline. Je vais appeler Philippe pour lui expliquer. Je l'invite à se lever. Je la regarde droit dans les yeux. Pauline, vous êtes une femme admirable. Je vous doit, beaucoup, non, je vous doit tout. pour la première fois en cinq an., je la vouvoie. Je pose un baiser sur ses lèvres, tourne les talons et me dirige vers l’ascenseur. Bonne chance Monsieur. À peine dans le couloir, j'attrape mon BlackBerry, contact, inconnue du train, nouveau sms ….. à suivre …..

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BlackBerry vs iPhone : saison 1 épisode 1

Je sors de l'immeuble climatisé. Je me retrouve sur l'esplanade de la défense, dans la fournaise. Je regarde mon bracelet montre. 11H30. Très bien. J'ai le temps de passer acheter quelques macarons à Ladurée pour mon assistante qui les affectionne tant. J'ai ce petit geste pour elle à chacun de mes passages dans la capitale, enfin, quand mon planning me le permet. Je m'avance un peu et dès que possible je hèle un taxi. La berline allemande s'arrête à ma hauteur. Je m'engouffre à l'intérieur, m'installe confortablement sur la banquette arrière. J'inspire un grand coup tout en profitant de la fraîcheur de l'air climatisé. Bonjour Monsieur lança le chauffeur dans un français marqué d'un fort accent de l'Est. Bonjour répondis je d'un air détaché. Aux Champs-Élisée, à Ladurée s'il vous plaît. Très bien dit il tout en programmant son GPS. Il s’insère dans la circulation. Il fait chaud aujourd'hui lança-t-il en jetant un œil dans son rétroviseur central. Mais j'étais déjà ailleurs. Il n'insista pas devinant qu'il ne tirerait de moi rien d'autre que les indispensables formules de politesse. Machinalement j'extrais de ma poche mon Blacberry et le remet en position vibreur. Je regarde mes mails. Vingt huit en une heure et demi qu'à duré ma réunion. Je balaie du regard rapidement les sujets. Rien d'important. J'appelle mon associé. Salut, tu vas bien ? Je te dérange ? Non, pas du tout. Alors dis moi, qu'est-ce que cela à donné ce matin ? Super. Et devine quoi ? Heu, te connaissant, je crains le pire! Allez, crache le morceau ! Leur Dir com est une femme super canon, pile mon style Je l'entends soupirer au bout du fil. Si ce n'est que ça, t'es tout pardonné ! Et je suppose que tu as déjà son numéro ? Et comment veux tu que je travaille sinon mon coco ! C'est toujours les mêmes qui s'amusent en travaillant, on ne pourrait pas échanger nos places de temps en tant ? ! Même pas en rêve ! N'oublie pas, je ne suis pas informaticien de génie moi. Alors, je fais ce que je peux... Et de ton côté, ton nouveau serveur, il est super sexy ? Sinon, pour info, ils étendent le contrat sur 5 ans et comme ils n'ont pas marchandé le tarif, enfin, juste le minimum syndical, on va bien margé pour le coup. Cool!! Sinon ici on a eu un appel de M Dupont de la société Dupond et Dupond. Ils veulent revoir certaines dispositions du contrat. Tu peux y passer en rentrant ? Attends, ils sont à Brive la Gaillarde, c'est bien ça ? Oui. Je sens comme un sarcasme dans sa voix. Et ce sont deux vieux bedonnant s'empresse-t-il de rajouter sur un ton de revanche. N'oublie pas de leur demander leur numéro à eux aussi ! Tu pourras organiser une petite sauterie entre amis. Putain, m'en parle pas, et en plus c'est le trou du cul du monde là bas ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour vivre. Et toi qui m'enviais. Tu vois à quoi j'en suis réduit ? Ok, je me sacrifie pour la bonne cause. À plus. Je raccroche. J'appelle mon assistante. Bonjour Pauline, tout va bien ? Quelque chose de particulier ce matin ? Bonjour Monsieur, non très calme. Et vous, tout c'est passé comme vous le souhaitiez ? Oui, je te raconterai plus tard. Mais là, je dois passer Chez Dupond et Dupond. Appelle les et prends rendez vous pour aujourd'hui. S'ils ne peuvent pas, tu insistes, tu uses de tes charmes sur ces vieux barbons, bref tu te débrouilles, mais tu m'obtiens un rendez vous pour cet après midi. Tu annules mon vol de retour et me réserve un billet de train. Je ne vous loue pas une voiture ? Non, je dois travailler sur leur projet. Tu m’envoies les billets et résa sur mon blackberry. Ok ? Comme d'habitude quoi,. Comptez sur moi. Merci. Bonne journée. A peine le temps de lire quelques mails que le chauffeur me signale que nous sommes arrivés. Je lui demande de m'attendre, je n'en ai pas pour longtemps. Je m'extirpe du taxi et m'engouffre dans le hall de la vénérable maison. Je perds cinq bonnes minutes à attendre mon tour et commande deux réglettes de Macarons, une à la pistache et une à la fraise mentholée. Ce sont les préféré de Pauline. Je sors ma carte de crédit, demande une facture tout en me remémorant le jour ou je l'ai recruté. Je devais en être à mon dixième entretient d’embauche, elles étaient toutes aussi compétentes les une que les autres. Je m'ennuyais ferme. Elle est entrée dans mon bureau. Je l'ai faite rester debout en la dévisageant un certains temps avant de la prier de s’asseoir, comme je fais toujours. Cela déstabilise les plus faibles. Je l'invite à prendre place. Elle s'installe en face de moi. Mon bureau est une vaste pièce à la décoration très moderne. Une table de réunion avec quelques chaises, un canapé en cuir, une table basse, un triptyque au mur, quelques sculptures et ma table de travail, pièce d'art déco, tout en fer forgé et en verre. Je dois avouer que j'aime jouer de la transparence de cette matière pour profiter pleinement de la vue que m'offre certaines des femmes qui prennent place en face de moi. Je commence à lui poser les questions d'usages tout en m'enfonçant dans mon fauteuil. Je relisait distraitement son CV tout en l'observant. Je n'écoutais presque pas ce qu'elle me disait. Je la dévisageais en essayant de mettre à nu sa personnalité. Ce n'était ni la plus diplômée, ni la plus belle, elle était jeune et avait peu d'expérience. Je n'en était pourtant pas à mon premier recrutement, mais ce jour là, tout était différent. Je ne m'y attendais pas du tout. Alors que mon regard était hypnotisé par le mouvement de ses cheveux, j’eus la délicieuse sensation de sentir mon sexe se gonfler progressivement et tendre l’étoffe de mon pantalon. Je n'en revenais pas ! J'ai toujours été attiré par les belles femmes, mais à cette époque je ne mélangeait jamais travail et plaisir. Ma décision était prise, ce serait elle ma nouvelle secrétaire. Votre code Monsieur. Retour brutal à la réalité. Tout à ma rêverie, je n'avait pas remarqué que la vendeuse me tendait le terminal. Je réglais et sorti rejoindre mon taxi. Gare d’Austerlitz s'il vous plaît. Mon téléphone vibra, c'était justement Pauline. Elle voulais quelques précisions avant de m'envoyer par mails tous les détails et documents sur mon trajet. Je ne me lasserai jamais de sa voix. C'est une de ses armes fatales. Je me demande comment elle est habillée ce matin. Cette fille regorge de talents souvent insoupçonnables. Une de ses occupations au bureau est de fureter sur internet pour dégoter les meilleures occasions de s'habiller avec les plus grandes marques à des prix incroyables. Cette fille a le don de toujours porter la bonne tenue adaptée à la situation, d'avoir le bon mot, le bon geste au bon moment. Depuis maintenant cinq qu'elle travaille pour moi, je ne sais toujours pas ce qui me charme le plus en elle. Dès que je le peux, je l'emmène avec moi lors de négociations difficiles. Plusieurs fois, alors que je sentais que le contrat allait nous échapper, elle a su de manière magistrale retourner la situation. Comme je le dis souvent à mon associé, il y a trois choses qui font tourner le monde : le sexe, l'argent et le pouvoir. Chaque jour je me félicite de l'avoir choisie. Elle est aujourd'hui devenue ma première collaboratrice et est indispensable au bon fonctionnement de la société, et cerise sur le gâteau elle ne rechigne jamais à …. brrr brrr, encore mon téléphone. Allo ? Ah, bonjour. Oui, …... non ….... parfait, je m'en occupe. Quelques mails et coups de téléphones plus tard et voici que la gare se profile devant nous. Je règle, remercie le chauffeur et file m'engouffrer dans le hall de gare. J'ai peu de temps. J'expédie les formalités. Je trouve le bon quai, le bon train. Je monte à bord, cherche le numéro du compartiment. Le voici. J'ouvre la porte, je salue ses occupants, m'installe à ma place, prêt de la fenêtre. Je pose mon ordinateur portable sur mes genoux et me mets au travail. 4h30 de trajet Trois heures plus tard, mes dossiers terminés, je suis enfin prêt pour aller rencontrer ces deux vieux chnoques. Enfin, il ne faut pas médire sur les clients. Encore 1h30 à tuer. Je replis lentement l'écran de mon ordinateur sur le clavier. Au fur et à mesure qu'il descend, je vois se dévoiler une paire de jambes parfaitement épilées, au grain de peau incroyablement fin et régulier, annonciateur très certainement d'un toucher des plus agréable. Dans leur prolongement, des pieds effilés, aux ongles parfaitement manucurés, enchâssés dans des escarpins à hauts talons aux lanières d'un cuir finement travaillé caractéristique d'une grande et ancestrale maison parisienne. Je restais stoïque. Elle décroisa les jambes, le tissus de la jupe, d'un noir mat profond, se tendit légèrement au dessus des genoux mais sans rien dévoiler. Mon activité neuronale se décupla soudainement, les idées les plus folles affluèrent vers mon cortex cérébral. Cet entrejambe m'attirait inexorablement et mon imagination fertile s'employait à imaginer ce qu'il pouvait bien receler. Zut. Je viens de réaliser que, tout absorbé par mon travail, je n'avais pas le moins du monde porté attention aux occupants de mon compartiments. J'allais lever les yeux pour découvrir à qui appartenait la magnifique paire de jambes qui se trouvait juste en face de moi. Mais non, je me retiens. Je veux profiter encore un peu de ce moment hors du temps. Et si j'étais déçu ? Voulant retarder au maximum l'instant de vérité je commence par dévisager ma voisine de droite. C'était une mamie, vêtue d'un tablier à petites fleurs bleues, les jambes passablement gonflées et violacées. Problème de circulation sanguine certainement. Elle tricote de petites moufles ou peut être des chaussons. Certainement pour un nourrisson à venir. À côté d'elle un adolescent boutonneux au casque rivé sur les oreilles s'échine à tapoter des textos dans un langage certainement incompréhensible par le commun des mortels. En face de lui, un garçon, son petit frère certainement, est lui entièrement accaparé par sa console de jeu. Juste en face de la mamie, son mari. Le ventre proéminent, une chemise, largement ouverte sur le devant, laisse apparaître un marcel dont la blancheur n'était plus qu'un lointain souvenir. Très certainement les grand parents et leurs petits enfants. Il ne me reste plus qu'à découvrir l'inconnue en face de moi. Je dégluti. Il y a neuf chance sur dix que la réalité ne soit pas à la hauteur de ce que j'imagine. Mais tant pis, je me lance. Elle porte une veste de tailleur blanche taillée dans un taffetas léger et fluide, rehaussée de nombreuses broderies dorées représentant des arabesques aux motifs variés. Cette veste, non boutonnée, est ouverte sur un chemisier de mousseline crème dont le haut laisse deviner, par une très légère transparence, les reliefs de broderie d'un soutien-gorge de couleur sombre, certainement dans les tons violet ou mauve. Son soutien-gorge, un modèle corbeille à ce qu'il me semble, magnifie son décolleté orné d'un collier à chaîne d'or retenant un pendentif enchâssant 3 saphirs et un diamant. Son visage, détendu, est encadré par de magnifiques cheveux noirs remontés en un chignon faussement négligé. Une frange rebelle donne à sa coiffure un effet plus glamour et moins sévère qu'un chignon trop strict. De grands yeux d'un vert profond, rappelant l'eau de certains lagons des mers Australes, sont parfaitement assortis à la teinte des pierres précieuses ornant sa poitrine. Son visage laisse transparaître un petit air mutin, accentué par de très légères ridules encadrant ses yeux mis en valeur par une subtile pointe de mascara. S'il y avait neuf chance sur dix que je sois déçu, j'ai eu droit, Dieu merci, à la dixième possibilité. Le silence régnant étrangement dans le compartiment, à peine perturbé par les vibrations du train, donne à cet instant une dimension magique, hors du temps. Je suis ensorcelé par cette inconnue, n'osant pas bouger de peur de rompre le charme de cette vision. Elle lit le dernier numéro du Cosmopilan qu'elle annote par moment avec son stylo laqué noir. Mon cerveau quitte le mode contemplatif pour enclencher le mode action. Comment l'aborder tout en gardant l'émotion de cette rencontre d'exception ? Maintenant, je la dévisage ouvertement tout en réfléchissant. La complimenter sur sa beauté, connerie d'ado faussement romantique. Lui demander directement son numéro de téléphone, méthode de rustre. Non. Elle mérite beaucoup mieux. Certes, mais quoi. D'instinct, je sors de ma sacoche le journal pris ce matin à l'aéroport et un stylo. C'est l'édition du Herald Tribune. Sur la première page, j'écris mon numéro de téléphone, dessous, dessine un smiley tout sourire avec une bulle de bande dessinée contenant les cinq lettres suivantes HELLO. J'hésite. Est-ce une bonne idée ? Allez mon gars, mouille toi un peu, soit sur de toi et c'est déjà cinquante pour cent du résultat acquis. C'est ce que je me dit en général avant de me lancer dans une négociation de contrat. Je prends le journal, le lui tend tout en la regardant dans les yeux en disant d'une voix calme et grave : Pardon madame, vous avez tombé ceci. Son stylo s'immobilise net. Elle relève la tête, croise mon regard. Ses yeux oscillent entre le journal et moi. Secondes interminables. Surtout rester calme et serein, ne pas lui dévoiler mon trouble et ma fébrilité. Elle remonte son stylo près de sa bouche sans toute fois le mordiller. Je soutiens son regard et pense très fort : « allez, vas y, prends le ». Son visage reste impassible. Quelques secondes plus tard, me fixant droit dans les yeux, elle esquisse un sourire contenu et s'empare du journal, ne laissant paraître aucun signe d’étonnement. « Merci beaucoup » me dit-elle. Un frisson me parcours l'échine. Cette attitude, ces gestes lents et calculés sont signe d'une grande maîtrise de soi. Du grand art. La partie va être rude. Ses yeux se posent sur le journal quelques secondes puis elle le range dans son bagage à main et reprend sa lecture. Le monde s'écroule. Vite penser à autre chose pour le pas rougir de honte et ne pas donner l'image d'un chien battu quittant la bataille la queue entre les jambes. C'était suicidaire. J'aurai dû essayer quelque chose de plus classique. Heureusement qu'elle ne connaît pas mon nom ! Je serre les fesses en me disant, plus qu'une heure avant d'arriver. Tout entier à mes déprimantes pensées, je ne me suis pas rendu compte que je la fixais toujours. Au moment où j'allais passer à autre chose, elle pose son magazine, prend son sac à main et en sort un étui en cuir griffé d'un grand maroquinier parisien. Délicatement, elle en extrait un iPhone noir. Mon cœur ne fait qu'un bon. Yes ! Je suis le meilleur ! Elle commence à taper un sms. Ma joie ne fut que de très courte durée. Elle n'a pas pris le journal, elle n'a pas mon numéro. Ce sms n'est pas pour moi. Elle a décidé de m'humilier jusqu'au bout. Tant pis. Mon gars, pendant la curée, reste digne coûte que coûte. Ne lui donne pas le plaisir de pouvoir se délecter de la honte du vaincu. Je tourne la tête vers la fenêtre et laisse mon regard s'égarer dans la campagne limousine. Brrr brrr, brr brrr, brrr brr Merde, mon portable, quel est le connard qui va encore m'emmerder. Rageur, je sors mon blackberry. Nouveau sms du 06 XX XX XX. Elle : Bonjour. Vous pensiez que j'allais tomber à vos pieds ou me jeter dans vos bras avec un simple Hello ? Un seul mot me vient à l'esprit : putain !! (Je précise que dans ma région, le mot putain est nullement vulgaire ou péjoratif, mais qu'il s’emploie familièrement pour exprimer la surprise.) Elle est très forte. Elle a retenu mon numéro et a attendu pour me répondre juste pour me faire mariner. Tu crois m'avoir mouché, c'est ça ? Tu veux jouer ? Ok, je suis ton homme. Surtout ne pas s'emballer. La prendre à son propre jeu. Elle n'a pas cherché uniquement à me remettre à ma place, mais elle a pris le temps de réfléchir à sa réponse. C'est une pro. Réfléchir vite. Difficile. C'est que la situation de troublante qu'elle était, est passée à un niveau supérieur, excitante. Ses lèvres esquissent un léger sourire. Moi : Qui sait ? À peine envoyé, je tape un second sms sans lui laisser le temps de répondre. Il faut dire que je suis d'une extrême habileté pour écrire avec mon blackberry. Moi : Mais vous avez souri. Moi : c'est un bon point de départ pour une conversation … Elle : je n'ai pas souri Moi : si, si, je vous dis Avant même que son iPhone ne vibre, j'avais discrètement relevé mon blackberry, cadré ses lèvres carmins et pris une photo que je lui envois par mms avec le commentaire suivant. Moi : vous voyez, là au coins de vos lèvres À peine lu mon message et vu la photo que déjà elle se ressaisie. Ça y est, je reprends la main, je l'ai mise sur la défensive. Il me faut pousser encore un peu mon avantage, mais pas trop ouvertement. Brr brr Elle : je maintiens que vous me draguiez. Et moi aussi je sais prendre des photo Surtout ne pas rougir. Je projette mon esprit à la vitesse de la lumière dans les grandes étendues gelées du pôle nord, en plein blizzard. J'utilise souvent cette technique pour me ressaisir et ne pas montrer mon trouble. Je regarde pour la deuxième fois la photo. C'est mon entrejambe, et, vu sous cet angle, la bosse de mon pantalon est sans équivoque. Dans le feu de l'action, je n'avais même pas fait attention à mon sexe qui commençait à se manifester, signe qu'il appréciait la tournure des événements. Elle : beau costume Cerruti, n'est-ce pas ? Elle ose me narguer. La garce,. Comment me sortir de ce pétrin ? Moi : je vois que vous êtes une connaisseuse et que vous vous êtes rapidement penché sur mon anatomie ! Elle : je crois tout simplement que, vu à la vitesse à laquelle vous vous êtes enflammé, vous ne ferez pas long feu. Là, c'est carrément de la provocation ! Sous entendre que je suis un petit joueur ! Elle pense me clouer le bec ? C'est mal me connaître ! Moi : supposition sans fondement. Osez tester et vous saurez !! Moi : je crois plutôt que tout ceci n'a que pour but de cacher votre trouble. Et toc, renvois à l'expéditeur. Elle : cacher mon trouble ? Il me semble que c'est vous qui ne maîtrisez plus rien. Moi : détrompez vous, je suis absolument serein et maître de la situation. Elle : vous croyez ? Moi : sans vous offusquer, Madame, parfaitement. Elle : ah oui ? Aïe, cela sent le roussi, elle accélère sa frappe, elle me prépare un mauvais coup, je le sens. Je guette anxieusement son nouveau sms. Rien. Je relève la tête. Elle plante son regard dans le mien tout en affichant un sourire victorieux, le genre de sourire qui traduit la jouissance de celui qui va mettre échec et mat son adversaire. Sa main droite se lève lentement, très lentement, vers son chignon. Elle retire l'aiguille dorée qui retenait ses cheveux au dessus de sa tête. Ses long cheveux noir tombent sur les épaules. Elle effectue alors un très sensuel balancement de tête pour donner du volume à sa chevelure. C'est irrésistible. La tension dans mon pantalon décuple instantanément. Ne pas rentrer dans son jeu. Elle : et maintenant toujours aussi serein ? Moi : belle crinière, en effet. C'est votre côté sauvageonne qui ressort ? Elle : ou pire peut être … Je la surprends relevant la main droite. Ces ongles sont parfaitement manucurés et de couleur assorti à son rouge à lèvre. Elle les courbe alors les un après les autres, comme si elle allait me griffer. Moi : Je vois, toute griffe dehors. Je suppose que dans l'intimité l'on vous surnomme Bagheera Moi : autant vous prévenir, je suis téméraire, les panthères, je les dresses …. Moi : à la cravache. Elle : fanfaronnade de mâle aux abois. Elle : je devrais vous donner une leçon. Elle : oui, une leçon ... En lisant cette dernière ligne, je pense au fond de moi : oh oui, vas y, lâche toi, fait moi mal ! Elle : attendez, laissez moi réfléchir …. Elle : ça y est, oui, la numéro 8, Merde, c'est quoi ce baratin ? Numéro 8 ?? Elle a trop mouillé et cela lui a inondé le cerveau ! Qu'est ce que je vais répondre moi …. Ce qu'il y a de bien avec les smartphones, c'est que l'on a accès à internet. Je lance mon navigateur, . Pourvu qu'il y ait du réseau dans ce trou. Oui, ça y est. Recherche : leçon numéro 8 Je fais défiler les réponses. Merde, je ne trouve rien qui m'inspire. Je continu à faire défilé. Plus vite !! STOP Peut être cela, je clique sur le lien marqué Toutes les Leçons ****** - Leçon n°8 | ******.********.fr. L'image se charge et s'affiche progressivement Wouah ! Chaud devant !! Mettre à l'épreuve son self contrôle qu'il y a marqué ! C'en est trop. Je sens mon sexe turgescent frémir. Ça y est, j'ai compris, elle veut me pousser à bout, me faire exploser, là devant elle. Elle veut se repaître du spectacle. Elle prendra en photo mon entrejambe tâché qu'elle pourra exhiber comme un trophée. Elle est redoutable. Ce n'est pas une panthère mais une mante religieuse. Zen, rester zen. Faire le vide dans ma tête. Si je survis, je vends ma boîte et je monte une usine de boxer étanches avec réservoir récupérateur de sperme, histoire de pouvoir jouir tranquille en toute circonstance ! Ne pas se laisser démonter. Respirer, contracter le périnée, contenir la pression sans rougir. Et si cela n'était pas cela ? Non les coïncidences n'existent pas. Moi : belle guêpière de dentelle, chute de rein vertigineusement sensuelle …. Moi : mais je suis sur que vous bluffez. Moi : je suis la mise et … Moi : et …. Moi : demande à voir..... Grrzrrrzrrrz. Le haut parleur crachote une voix nasillarde teinté d'un fort accent: « Brive la gaillarde, cinq minutes d'arrêt » Ah non, pas déjà ! Que fais-je ? Dupond et Dupond, ou la leçon N°8 ? Business is goin on …. Je me lève, récupère la sacoche de mon ordinateur, salue longuement de la tête la belle inconnue tout en plongeant sans retenu mes yeux dans les siens. Je laisse se déverser dans mon regard toutes les émotions refoulées durant ce moment d'une si rare intensité, lui signifiant ainsi qu'elle avait gagnée, que oui, j'étais tombé entièrement sous son charme. Je quitte le compartiment en souhaitant bonne route à ses occupant. Sur le quai, je m'arrange pour ne pas passer sous sa fenêtre. Moi : Madame, je tiens à vous remercier pour ce moment d'une exceptionnelle qualité que vous avez partagé avec moi. Votre esprit et votre charme ont trouvé dans votre tailleur Chanel un écrin à leur hauteur. Je vous souhaite une très agréable fin de journée. Moi : je me nomme Marc Aurèle. À votre service. Elle : Monsieur, telle la plus brillante des étoiles de la voie lactée, vous avez illuminé ma journée. Elle : vous avez mon numéro, faites en bon usage ….

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Un professeur, une étudiante ... et beaucoup de gourmandises

Mardi huit heure trente, j'entre dans amphithéâtre au trois quart plein. Il doit bien y avoir dans les quatre cent étudiants. Je savoure cet instant. En effet, cela fait une dizaine d'année que je n'avais plus enseigné à l'université. J'ai accepté de reprendre du service sous la demande d'un ami professeur qui m'a demandé d'enseigner la réalité du community management dans l'entreprise puisque c'est devenu, aujourd'hui, mon principal business. J'ai six cours de deux heures à assurer. Un petit baratin d'introduction et je commence mon cours, enfin, je dirais plutôt mon one man show. J'ai toujours considéré qu'un bon enseignant devait captiver et intéresser ses étudiants avant tout. Si cet objectif est atteint, alors ensuite, ils apprendront pourvu que le cours soit clair et bien structuré. La première qualité d'un enseignant est donc à mon sens d'être une bête de scène. Enfin, je ne suis pas là pour vous parler de mes convictions d'enseignants. Non. L'histoire qui nous intéresse débuta la semaine suivante. Avant de commencer mon cours, je passe au secrétariat. La secrétaire me donne quelques notes de services et une enveloppe. Intrigué, je la regarde. Rien. Aucun signe distinctif, aucune inscription, bref une enveloppe tout ce qu'il y a de plus banal. Je l'ouvre donc. Elle contient une feuille de papier au format A4 avec ces quelques mots écrits d'une écriture régulière, certainement tracée avec un stylo plume de marque. Monsieur, votre voix et votre prestance m'ont subjugué. Je n'ai qu'une hâte, vous revoir. Je demande illico à la secrétaire si elle sait qui a déposé ce courrier. Elle me répond qu'il était dans la boîte aux lettres interne, certainement un étudiant. Ou une étudiante pensais-je en mon fort intérieur. Je préférerais de loin faire cet effet là une jeune femme plutôt qu'à un jeune homme. Je dois avouer que cette lettre m'a flatté. Pour un jeune quadra comme moi, il est toujours rassurant de savoir que l'on peut toujours séduire une jeune femme d'une vingtaine d'années. Je glissa l'enveloppe dans la poche de mon blaser et me dirigea vers l’amphithéâtre. Je ne pu m’empêcher tout au long du cours de fixer l’amphithéâtre, de regarder les étudiantes. Je faisait machinalement ma conférence mais mon esprit se demandait : est-ce cette belle blonde, ou celle ci à la poitrine largement surdimentionnée par rapport à son soutien-gorge, ou peut être la petite brune au cheveux cours et à l'air rebelle. Ce petit jeu, car c'était un jeu, m'amusais, et m'excitais. Je fut impatient, comme vous l'imaginez, d'arriver au cours suivant. Je me dirigea donc vers le secrétariat où la secrétaire me remit une nouvelle enveloppe identique à la première. Avant de l'ouvrir, je m'amusais à en deviner le contenu. Qu'est-ce que j'ai bien pu inspirer à cette midinette ce coup-ci ? Il y avait juste ces quelques mots. Monsieur, je rêve que votre regard ténébreux me déshabille et que vos mains, si fines et si douces, caressent mon corps. Au moins, le message est sans ambiguïté. Je ne peux m’empêcher de regarder mes mains. C'est vrai que mes amantes m'ont toujours dit que j'avais des mains très douces et très habilles. Elle m'a donc vu de près. Elle ne pourrait pas me parler de mes mains si elle m'avait juste vu assise dans l’amphithéâtre. Elle aime donc jouer. Mon cerveau se mit immédiatement à farfouiller dans chaque recoin de ma mémoire pour essayer de me remémorer les étudiantes que j'avais côtoyé de plus près. Je fus tiré des mon introspection par la secrétaire qui me rappelait que j'allais être en retard en cours. C'est donc tout excité par ce petit jeu que j’entrai dans l'amphithéâtre. Et le processus ce reproduisit à chaque fois. Voici le contenu des mots que j'ai reçu. Monsieur, sentir votre souffle sur ma peau, voilà un délice auquel j'aspire …. Monsieur, une simple pensée vers vous et me voici transformée en volcan.. Monsieur, mon corps vous réclame sans cesse. Je ne puis l’apaiser. Aujourd’hui était le dernier cours. J'étais contrarié. Je dois avouer que j'avais pris goût à ce petit jeu qui flattait si bien mon ego. Je ne savais toujours pas qui elle était. Je m'étais habitué à ses lettres. Je trouvais ce petit jeu excitant, émouvant, mais bon, après tout, ce n'était qu'une étudiante. Je suis donc passé comme à mon habitude au secrétariat, et évidement, une lettre m'y attendait. Je fermais les yeux, inspira profondément et décacheta la lettre. Monsieur, je vous attendrai, samedi prochain, neuf heure, chambre 32 à l'Hôtel du grand balcon. Si vous venez, vous devrez accepter d'avoir les yeux bandés et que ni vous, ni moi, ne prononcions une parole. En espérant que vous aurez l'audace nécessaire ….. Ce n'était plus un jeu. Cela devenait sérieux. J'enfouilli la lettre dans ma poche et son contenu dans le tréfonds de ma mémoire. Si j'y pense, je n'aurai pas la concentration nécessaire pour assurer mon cours correctement. Et ce dernier cours qui n'en finissait pas. Enfin. Je sors de l'université, vais dans ce pub irlandais tout proche où j'ai de nombreux souvenirs d'étudiants, commande une Guinness et ressort cette dernière lettre. Tout en dégustant ma bière, je réfléchissait. L'hôtel du grand balcon. Cet hôtel était au siècle dernier, le rendez vous des pilotes de l'aéropostale. Les chambres étaient toujours restées en l'état. Il était devenu un lieu de pèlerinage des amoureux de l'aviation. Certains venaient de l'autre bout du monde pour coucher dans la chambre où Saint-Exupéry avait ses habitudes, la 32, au troisième étage, avec vue plongeante sur la place du Capitole. Belle imagination et bel endroit pour s'envoyer en l'air que la chambre de Saint-Ex. Enfin, en 2008, il a été rénové. Aujourd'hui, il est devenu un quatre étoiles dont l’aéropostale n'est plus qu'un thème de décoration. Mais je m'égare. Que faire ? Qu'est-ce que je risque ? Je suis divorcé, sans attaches, la probabilité qu'elle soit mineure en troisième année universitaire est quasiment nulle, alors ? J'étais là tergiverser, mais au fond de moi, ma décision était déjà prise. J'irais. Si cela avait été un rendez vous galant classique, j'aurais pu hésiter, mais je dois avouer que faire l'amour à une inconnue dans le noir sans mot dire est un de mes vieux fantasmes. Il se présentait là, aujourd'hui, et je n'avais aucune bonne raison de ne pas saisir ma chance. De plus, l'étudiante qui fait cela est peut être trop timide pour m'affronter en face, peut être est elle encore vierge. Déflorer une jeune fille serait une première et un honneur pour moi. Je me prépare donc, je jeta mon dévolu sur un costume cintré de fine laine, une cravate couleur framboise pour la touche de couleur. Et me voici parti. Samedi, neuf heure, chambre 32 à l'Hôtel du grand balcon Je toque à la porte, attends quelques secondes. J'ai le cœur qui s'accélère. J'inspire fortement et entre. Il fait noir. Quelqu'un ferme la porte. Je sens des mains qui me frôlent le visage et qui me mettent un bandeau sur les yeux. Je n'ose bouger ou dire un mot. J'entends des mouvements dans la chambre. Une odeur. Oui, c'est bien cela, elle allume des bougies parfumées. Je vois juste des lueurs à travers mon bandeau, mais ne distingue rien de précis. Je sens sa main qui attrape la mienne. Je la porte à mes lèvres pour y porter silencieusement un baiser, sans la toucher, dans les règles de l'art du baise-main. Je sens son parfum délicat. Elle me tire légèrement, me faisant signe d'avancer. Je m'exécute. Nous arrivons tout contre le lit. Elle me pousse un peu pour que je m'assoie. Elle m'enlève ma veste et ma cravate. J'ai la gorge sèche. Elle prends mes mains dans les siennes. Elles sont douces avec des ongles bien entretenus. Elle les pose sur son front. Je me retrouve de facto dans la position d'un aveugle. Elle me guide. Elle fait glisser mes mains sur son visage. Ses yeux, son nez, ses joues. C'est à la fois merveilleux et abominable. Je suis incapable de me représenter quoi que ce soit. Je n'ai aucune idée de la forme de son visage, si elle est belle ou non. Ses oreilles. J'arrive sur ses oreilles. Je profite au passage pour lui caresser deux ou trois fois les lobes. Puis ses mains guident les miennes sur son cou. J'ai l'impression qu'il est élancé. J'ai à peine le temps de le caresser que déjà elle entraîne mes mains vers son menton, puis sa bouche. Je dessine le contour de ses lèvres avec un doigt, puis passe dessus. Elle sont humides, avec du relief. Je m'attarde un peu sur la jonction. Elle les entrouvre. Mon petit doigt s'y risque à peine que déjà elle me l’attrape et le suce avidement. Je joue un peu avec sa bouche puis lui retire mon doigt. Je lui attrape le visage à deux mains et approche le mien du siens. Je la respire et me retiens de lui dévorer la bouche. Elle me reprend mes mains et les diriges sur ses épaules. Je sens une étoffe de coton. Elle dirige mes mains vers son cou et descend lentement entre ses seins. Elle doit porter un tee shirt. Je frôle sa poitrine. J'essaie déjà d'imaginer la forme de ses seins, mais déjà elle les conduit sur son ventre. Elle a apparemment décidé de me faire découvrir son corps à son rythme, suivant ses règles, comme depuis le début du jeu. Elle me laisse jouer un peu avec son nombril au travers de son tee shirt puis dirige mes mains sur ses hanches. Elle a de belles hanches. Je sens ses formes. Ce n'est pas une anorexique, c'est déjà cela. De ses hanches, elle fait remonter mes mains juste sous ses seins puis s'arrête. Elle aime jouer aussi, au moins nous sommes deux. J'agite mes doigts doucement, comme si j'allais la griffer, pour lui signifier mon impatience. Elle accéda à ma demande en faisant glisser mes mains sur ses seins. Moment délicieux. Ils tiennent juste dans la main, bref, la taille idéale pour moi. Elle enserre mes doigts sur sa poitrine me montrant ainsi qu'elle a envie que je les lui caresse. Cela tombe bien, car mesdames, je vous dois un aveux, j'adore vos seins. Je commence donc à les effleurer de la paume de ma main à travers le coton de son tee shirt. Elle ne porte pas de soutien-gorge. Avec mes doigts, je vais jouer avec le plis juste à la commissure entre son buste et le sein. Je le caresse. De là, je remonte mes doigts, côté ongles, sur le dessous de ses seins vers ses mamelons. À ce stade, ils reposent dans la paume de mes mains. J'attrape ses tétons entre deux doigts et commence à les agacer. Sa respiration devient plus courte. Elle enlève son tee shirt et s'appuie sur les bras qu'elle pose en arrière sur le lit, m'offrant ainsi sa poitrine que je me fais un devoir d'honorer. Je continu à lui malaxer les seins, en alternant entre pressions douces et plus appuyées, en pinçant doucement ses tétons, en les faisant rouler entre mes doigts, en les tirants légèrement. Elle cambre encore plus son corps. Je ne peux résister plus longtemps. Pendant que ma main droite continue l'exploration de son sein gauche, mes lèvres ouvrent le bal. Premier contact de ma bouche avec sa peau. Moment divin. Sa peau est délicieuse. C'est le moment pour ma coquine de langue de rentrer en action. Elle va, vient, virevolte, léchouille, titille. Elle s'en donne à cœur joie. Elle alterne entre le sein gauche, le sein droit. C'est qu'il ne faudrait pas que l'un soit jaloux de l'autre !! Un gémissement s'échappe de la bouche de mon amante. Elle se redresse, me reprend les mains et les pose sur son entrejambe puis se laisse tomber le dos sur le matelas Je sens la toile rêche d'un jeans. Comment vais-je l'attaquer ? Je commence à glisser mes doigts au niveau de l'ouverture de la taille et je la caresse. En même temps, je frotte ma tête sur son pubis. Je la fait languir ainsi quelques instant avant de me décider à enlever un à un les boutons. Une fois fait, avec mes deux mains, j'entrouvre son pantalon. Je caresse son pubis avec mon nez. Je hume son odeur, je sens son excitation. Elle tortille du bassin et accentue le contact de son corps contre mon visage. Ses mains font glisser son jeans sur ses chevilles. Je l'aide à s'en débarrasser définitivement. Il ne lui reste qu'une culotte de coton. Pendant que mes mains s'occupent de ses cuisses, c'est mon exploratrice de langue qui part à la découverte de son entrejambe. Elle commence à se glisser au niveau de élastique, jouant avec, puis s'autorise quelques va et viens au niveau de sa vulve. L'étoffe est imbibée de cyprine. L'excitation de mon amante est évidente. Elle enlève d'un geste rapide sa culotte, dernier rempart entre son intimité et moi. Elle est là, toute offerte à moi, sans que je puisse la voir. Heureusement, je peux la toucher. Et je ne m'en prive pas. Son excitation étant tellement avancée que mon amante en réclame plus. Ma coquine de langue fit donc connaissance avec son bouton d'amour, d'abord timidement, puis, plus malignement. Deux doigts d'une main pour le décalotter et il se retrouve ainsi à ma merci. Je peux le titiller, le suçoter, jouer avec. Elle gémit, accompagne mes mouvements en ondulant son bassin. Je passe à la vitesse supérieure en lui enfonçant deux doigts au plus profond de son intimité. Soudainement, elle se dégage. L'aurais-je contrarié ? Étant toujours aveugle, je tâtonne. Je devine qu'elle s'est mise à quatre patte sur le lit. Elle doit vouloir que je la prenne en levrette. A peine avais-je commencé à défaire ma ceinture que d'une main, elle m'invita à reprendre là où nous en étions. Elle ne voulait pas que je la pénètre, en tout cas, pas immédiatement. Je repris donc de plus belle, une main sur un sein, deux doigt de l'autre qui vont et viennent rapidement dans sa chatte dans un clapotis de mouille des plus excitant, et ma langue qui se délectait inlassablement de son clitoris. La jouissance ne tarda pas. Elle fut violente, secouant son corps qui se raidi d'un coup. Puis elle se mis à trembler, le sexe contracté sur mes doigts. J'avais l'impression d'entendre son cœur cogner vigoureusement dans sa poitrine. Elle s'affale haletante sur le dos, reprenant sa respiration. A ce stade, veste et cravate mis à part, j'étais toujours habillé. Allongée sur le dos, elle m'attrapa de ses jambes me déséquilibrant. Je me laissa tomber sur le lit, bras en avant, au dessus d'elle. Elle fit preuve d'une dextérité exceptionnelle puisqu'en deux temps trois mouvement elle avait réussi à faire valser mes habits aux quatre coins de la chambre. Elle me fit rouler sur le dos, m'attrapa les deux mains, les tira au dessus de ma tête. Mais ! Que fait elle ? Mais oui, elle m'attache les mains avec ma cravate et la fixe à la tête de lit. Me voici à sa merci. J'avoue que si d'habitude j'aime bien mener la danse, prendre les initiatives, depuis le début, c'était son jeu. Je me laissais faire et, paradoxalement, j'aimais cela. Elle se plaqua contre moi et m'embrassa. Dans son baiser il y avait la fougue d'une femme libérée, la tendresse de la femme d'une vie, la passion de la jeunesse. Jamais je n'avais ressenti cela. Rien que ce baiser m'avais transporté quelque part à mi chemin entre le septième ciel et le Nirvana. Puis sa langue parti découvrir mon corps, se délectant avec gourmandise de mes tétons devenus extrêmement sensible. Pur plaisir. Enfin, sa bouche arriva à mon sexe. La situation est tellement excitante que mon phallus réclamait depuis belle lurette de l'attention. Je sens mon sexe se durcir de plus belle au contact de sa bouche. elle descend lentement puis remonte, me lape le bout du gland, et le remet dans sa bouche. Elle joue avec moi, elle abuse, pour mon plus grand plaisir et le siens, de cette situation où je suis à la merci de sa bouche. J’adore ça et elle aussi apparemment. Je râle de plaisir. Elle se met alors à me lécher les bourses que j'avais rasées ce matin en prévision de ce moment. J'espère qu'elle apprécie. Je suis totalement enflammé, électrisé. Elle les gobe délicatement, je râle de plaisir. Elle revient à mon sexe qu'elle déguste comme elle le ferait d'une bonne glace, tourne autour du gland, me donne de grands coups de langue, le suçote. Je me cambre de plaisir. Jamais fellation ne fut si douce. Mon plaisir est au summum, j'ai envie de la supplier de me faire jouir, mais je n'ai pas le droit de parler. Je serre les poings, je n’en peux plus. Elle le sent, elle sent les soubresauts qui agite mon membre, mais je comprends vite que la libération ne sera pas pour tout de suite. Elle aime sucer, cela se sent et elle a l'intention d'en profiter. Ma respiration s’accélère, elle me suce goulûment, j’émets de petits sons de satisfaction. Je me demande si elle me regarde. elle retire mon sexe de sa bouche et me branle, le remet dans sa bouche, le ressort, le remet et ainsi de suite. Je râle de plaisir. Pour procurer un tel niveau d'extase, je ne vois qu'une solution. Qu'elle aussi prenne un immense plaisir à me sucer de la sorte. Soudainement, elle me donne de grands coups de langue. Je râle à nouveau de plaisir, j’adore, elle accélère. Ma respiration s’accélère, la sienne aussi. Elle se déchaîne sur ma queue avec sa bouche. Mon sexe est comme un volcan qui va entrer en éruption. Je lui indique par des petits ohh, ahhh que je ne vais plus pouvoir me retenir longtemps. Je veux lui laisser le choix de se retirer avant le bouquet final. Elle accélère, je m'abandonne au plaisir. Une onde de choc me transperce, j’étais au nirvana de l'extase. Je l'entendis avaler goulûment mes longues giclées de sperme, nettoyer mon sexe jusqu'à la dernière goutte, se relever en émettant un petit « hummm » de plaisir. Nous étions épuisés. Elle posa sa tête sur ma poitrine, dessinant des arabesques sur mon torse. J'avais envie de la serrer dans mes bras, mais j'étais toujours entravé. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes là. Peut être me suis-je assoupi. Je fus tiré de ma rêverie par le bruit de l'eau de la douche. J'étais seul sur le lit, entièrement nu. Je l’entendis se sécher, se rhabiller. J'avais envie de lui hurler de rester. J'avais promis. Je me mordis les lèvres. Elle s'approcha de moi, m'embrassa comme jamais personne ne l'avait fait. Elle me caressa la joue une dernière fois. Elle devait m'observer certainement. Je sentis qu'elle posait quelque chose sur le lit, me détacha et quitta ma pièce. Le vide. Oppressant. Je resta là, bêtement. Il me fallut un certain temps pour enlever mon bandeau et allumer la lumière. Sur le lit, il y avait une enveloppe, identique aux autres. Monsieur, je ne suis pas une de vos étudiantes. Je suis mariée, j'ai trois enfants dont un adolescent. J'aime profondément mon mari, mais depuis que nous nous connaissons je n'ai eu de cesse de penser à vous. Après m'avoir intrigué, vous m'avez charmé par votre audace. Je ne vous ai pas laissé me pénétrer même si j'en avait cruellement envie. Disons que c'est un petit arrangement avec ma conscience vis à vis de mon engagement envers mon mari. Vous trouverez cela certainement ridicule, mais c'était mon choix. Vous m'avez offert d’inoubliables plaisirs gourmands. Je vous en remercie. Que votre journée soit aussi enrichissante que la mienne. J'étais abasourdi. Qui était elle ? Peu importe. Au fond de mon cœur, j'avais envie que ce soit cette femme qui hante mon esprit depuis quelques temps, cette femme aux yeux verts qui illuminent sa peau ambrée. Elle restera pour moi l'amante de la chambre 32.

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Ah les colos .....

Les colos, vous connaissez ? Certainement me direz vous. Et bien moi aussi, j'en ai fait des dizaines, aussi bien à la mer, à la campagne, à la montagne ou à l'étranger. C'est un lieu un peu particulier, on y rencontre des gens que l'on ne reverra en général jamais. Il y a la promiscuité, les dortoirs, la vie en communauté. C'est un lieux parfaitement adapté aux expériences insolites, surtout à l'âge où les hormones commencent à nous travailler sans relâche... Mais je m'égare me direz vous. Vous attendez mon histoire? Et bien disons qu'à l'époque, je me distinguais plus par mes résultats scolaires que par mes succès auprès des filles. Les sciences avaient un côté exact, rassurant, alors que les filles, là, c'était l'inconnu, l'inaccessible, l'incompréhensible. J'avais 17 ans et j'étais timide, enfin non, très timide. La société est ainsi faite, elle insinue au plus profond de de nous des clichés. L'homme doit être musclé, sportif, sur de lui, chef de meute. Moi, je n'étais rien de tout cela. J'étais matheux avec des lunettes. La tare. J'avais l'impression non pas d'avoir la bosse des maths, mais une marque indélébile sur le front qui m'ôtait toute chance de succès auprès des filles. À l'époque, Harry Potter n'était pas encore là... Pour ma dernière colo, je partais en camp itinérant en Autriche. Trois semaines de randonnées dans le Tyrol. Nous trimbalions chacun sur notre dos nos effets personnels. Les tentes et le ravitaillement suivaient par la route, enfin théoriquement, quand la camionnette pouvait nous rejoindre. En général, nous transportions de quoi nous nourrir et dormions à la belle étoile. Comme dans toute colo, très rapidement, des groupes se forment, garçons et filles. À l'époque, garçons et filles étaient dans des tentes bien séparées et les monos étaient sensés veiller au bon respect des règles. Quand nous n'avions pas les tentes, les garçons dormaient d'un côté, les filles de l'autre, et les monos au milieu histoire de marquer une ligne officiellement infranchissable. Le soir, après le couvre feu de rigueur, évidement, les garçons fanfaronnaient, racontant leurs succès qu'ils affichaient comme des trophées. Tous ? Non, il y en avait un qui échappait à la règle, bien malgré lui. Cette colo fut très animée. Le directeur avait dû à plusieurs reprises intervenir, notamment car certains monos s'étaient laissés aller avec des jeunes filles plutôt entreprenantes. Il n'y avait ni FaceBook ni tweeter, mais les potins allaient bon train toute la journée. Autant dire que l'ambiance était chaude, pas uniquement à cause des températures estivales, mais du fait de la promiscuité, du fait que nous évoluions tous en vase clos. Nous marchions toute la journée, les corps étaient faiblement vêtus et ruisselaient de transpiration. Nous n'avions rien à faire de toute la journée que marcher et papoter. Les sujets de discussion étaient évidement portés essentiellement sur ce qui c'était passé la nuit précédente. Tout le monde y allait de son couplet, de ce qu'il avait vu, entendu, ou cru voir ou entendre. La majeure parti des potins devaient être imaginés ou exagérés, mais tout tournait autour des relations, du sexe. Chaque nuits, il y avait les mouvements suspects dans le camp, ceux qui à la faveur de la nuit tombée allaient retrouver la conquête du jour ou de la veille. Mais le plus excitant était le défis du jour. Je rappelle que cette colo était un camp itinérant. Nous allions une fois par semaine dans un camping, près d'une ville, pour le ravitaillement et pour profiter du confort moderne d'un camping. Le reste du temps, nous campions en pleine nature. Chaque soir, nous nous établissions, sauf cas particulier, près d'un point d'eau, une rivière en général. Le défit du jour était de trouver l'endroit ou les filles allaient se laver pour mater tout en passant outre la garde des monitrices. C'est vers la fin de la colo qu'un de mes copains rappliqua en prétendant avoir trouvé le lieu de nos fantasmes. Autant vous le dire, cela ne fit ni une ni deux, je suivi le groupe, tout émoustillé. Je ne me rappelle plus comment cela s'était fait, mais nous nous sommes retrouvé à trois derrière un talus à mater la rivière où trois filles se lavaient. Deux d'entre elles étaient en maillot, mais la troisième était nue. J'avais déjà vu des femmes nues dans les magazines, où à la télévision mais jamais en vrai. Et ce n'était pas une femme, mais une jeune fille, belle à se damner à mes yeux. Je n'avais d'yeux que pour sa poitrine. Nous n'étions pas très loin. Je voyais tout. J'étais obnubilé par ses seins, avec ses tétons à peine formés. Je n'en revenais pas. J'étais pétrifié, bouche bée. Enfin, pas tout à fait pétrifié. Je sentais mon sexe plutôt réactif et devenir volumineux à l'intérieur de mon short. Les filles riaient. Elles ne semblaient pas plus pressées que cela et ne semblaient pas nous avoir vu. Mes yeux étaient rivés sur ses seins qui pointaient vers moi, comme une invitation à les saisir, à les caresser, les titiller, les aspirer, les lécher comme dans mes fantasmes…. j'étais hypnotisé. Puis j'entendis bouger à côté de moi. Un de mes comparse avait sorti son sexe de son short et commençais à se masturber. Je n'avais jamais vu en vrai de sexe d'homme autre que le mien. Je n'étais pas sportif, je n'avais jamais pris de douche en commun avec des garçons, sauf en colo quand nous étions petit. L'autre gars qui nous accompagnait en fit de même. Et moi, je restais là, immobile, ne sachant pas quoi faire. Je ne m'étais jamais masturbé non plus. Tout cela était du domaine de l'inconnu pour moi. Un de mes compagnon, dont j'ai oublié le prénom et que j'appellerai François, me faisait signe de la tête d'en faire autant. Sans succès. Il s'arrêta alors de jouer avec son sexe, me fit bouger et sorti le mien de mon short et commença à me caresser. Sensation indescriptible. Mon sexe était à l'air libre, un garçon me masturbait, mon sexe était dur comme jamais il ne l'avait était et j'aimais ça. Moins de cinq minute plus tard, j'éjaculais pour la première fois en évitant de bouger et de faire le moindre bruit. Ma première expérience de masturbation fut avec ce garçon. Mes deux amis continuaient de se caresser jusqu'à l'orgasme. Quand tout fut fini, nous nous retournâmes pour regarder les filles. Elles n'étaient plus là. Rêve ou réalité. Une sensation étrange m'envahis, sensation mêlée de bonheur, satisfaction mais aussi de honte et de malaise. François me dit : « tu as aimé ? Moi j'ai adoré, on recommence quand tu veux. » La colo touchait à sa fin et vous vous doutez bien que tout mon être était obnubilé par cette paire de sein, enfin, par cette jeune fille. J'avoue avoir été un peu engaillardi par mon expérience de la veille. Je me sentais poussé des ailles. Tous les prétextes étaient bons pour essayer d’approcher ma belle. En fait, elle ne se séparait jamais de ses deux copines. Cette fille m'éblouissait. C'était genre de fille belle, intelligente, bref, le genre de fille à qui tout semble réussir. Et me voici, tout niait que j'étais, à tout faire pour être le gars sympa. Évidement, je suis resté le gars sympa. Les derniers jours de colo furent à la fois magiques, car nous étions étions très souvent tous les quatre, elle, ses deux copines et moi, mais aussi un véritable enfer car il était clair qu'à ses yeux je ne représentait rien de plus que le bon copain. Enfin, il me restait mes souvenir, ses seins envoûtants …. Comme toute chose a une fin, la colo aussi. Nous nous retrouvâmes sur le quai de la gare d'Innsbruck. Direction Paris. D'innombrables heures de train. Voyage en partie de nuit. Nous étions donc dans un wagon, elle, ses deux copines, moi et deux autres personnes dont je ne me souvient plus. Les banquettes du bas s’allongeaient pour faire une unique couchette. Restait ensuite les deux couchettes du haut. Le voyage débuta et très rapidement la nuit tomba. Je ne me rappelle plus par quel miracle j’eus l'audace nécessaire, mais je me suis retrouvé allongé sous les draps avec d'un côté la belle aux seins enchanteurs et de l'autre, ses deux copines. Vous imaginez bien que j'étais tourné vers l'objet de mes fantasmes, mon imagination vagabondant, mais n'osant rien faire. Le temps passait, nous étions chahutés par les vibrations du train. Le wagon n'était pas climatisé. Mon esprit vagabondait. Pendant ce temps tout le monde papotait, dans le noir, racontant des histoires plus ou moins drôles. Il était évident que personne ne voulait dormir. Je ne savais quoi faire. J'écoutais. Nous étions secoués par le train, et lors d'une secousse plus forte que les autres, je me suis retrouvé, l'espace d'une seconde, collé à la fille de derrière. Je l'avais vu en maillot de bain à la rivière. Elle était petite, de belles formes, du charme, un air mutin qui me plaisait. Mais soyons franc, la fille au seins si excitants éclipsait toutes les autres. Pourtant, je me pris à profiter d'une autre secousse pour me coller contre ma voisine de derrière. N'entendant aucune protestation, je réitéra l'opération, une fois, puis une autre, ce coup-ci en étant plus pressant. Elle resta collé à moi. J'essayais de localiser la pression de ses seins sur mon dos. Mais ce sont ses lèvres que je senti. J'étais à la fois excité et transi de peur. Que devais-je faire ? Ses lèvres continuait de se promener sur mon cou. J'adorais ça. J'aurais voulu être le maître du temps et pouvoir mettre sur pause histoire de me délecter le plus longtemps possible de cette sensation. Mais je n'y tenais plus. Je me suis retourné. Nous étions collé l'un à l'autre. Tout autour de nous, les discussions allaient bon train. Je n'osais pas bouger de peur de révéler aux autres ce qui se tramait. Mais si je ne bougeait pas, ma bouche ne restait pas de marbre trouva la sienne. Elle était humide. Nos lèvres se cherchèrent et se trouvèrent. Nos langues ne mirent pas longtemps à s’enlacer. Sensation incomparable de douceur. Peut être le plus bel instant de ma vie. En tout cas, ma première expérience de véritable baiser. Ce moment était d'autant plus excitant que ni elle ni moi n'osions bouger. Il faisait sombre. Mon imagination allait à la vitesse de la lumière. J'étais inconfortablement installé. J'osais enfin bouger un peu et passer mes bras entièrement de son côté. Je glissa une main sous sa joue, l'autre attrapant son épaule. Nos bouches étaient inlassablement collées l'une à l'autre. J'imaginais ses seins et ses fesses. De son épaule, ma main glissa inexorablement mais sûrement vers son dos, puis ses reins. Une seule question torturait mon esprit. Dois-je ou non descendre sur ses fesses ? Même si mon esprit avait décidé le contraire, je n'aurait pus résister longtemps. Ma main glissa sur sa fesse et la caressa, lentement, puis plus vigoureusement. Je sentais le tissus de la jupe. Je cherchais à deviner la forme de sa culotte. J'étais, vous vous en doutez, aux anges. La situation était surréaliste. Tout autour de nous, les discussions allaient bon train et nous, nous étions là à nous peloter et nous embrasser. De son côté, elle ne restait pas inactive. Elle prit la main que j'avais sous sa joue et la posa sur son sein. J'étais sur que ce train n'allait pas à Paris mais au Nirvana. Je commençais à caresser sa poitrine, maladroitement, il faut bien l'avouer. Mon esprit avait du mal à se concentrer sur deux choses à la fois, son sein et ses fesses. Elle bougeât encore. Je n'avais qu'une peur, que les autres ne remarquèrent notre manège. Je la sentais s'affairer, et enfin je compris. Elle venait de dégrafer son soutien gorge. Ma timidité était depuis longtemps submergée par mes hormones, et ce geste signifiait, s'il était encore nécessaire, que toute réticence de sa part s'étaient définitivement évaporée. L'obscurité peut avoir certains avantages, comme celui de laisser libre court à son imagination. Tous ses sensations ressenties se mêlaient en moi, l'odeur, le goût, le toucher. Je glissa donc ma main sous l’étoffe. Il était là. Je le sentais. Son sein était tout chaud, tous doux. Son seul contact, comme celui du fruit défendu se traduisit immédiatement par une érection aussi douce que douloureuse. Malgré mon inexpérience, je trouva très vite le mamelon. Chaque action de mes doigts dessus se traduisait par des tressaillements de tout son corps. J'en jouais et je m'en délectais. Mon autre main ne restait pas inactive, loin s'en faut. Fort de mes succès, elle s'encanailla et se glissa sous la jupe. Je découvris une fesse ferme que j'imaginais douce à caresser. Mais ce fut une culotte en coton que je rencontra. Mais maintenant, ni timidité ni fausse honte persistaient. Ma main se glissa directement sous l’étoffe pour caresser enfin ses fesses. C'était pour moi une situation inimaginable. J'avais entre mes doigts un de ses tétons et dans la paume de mon autre main une de ses fesse. Je m'attardais sur son téton, objet de tous mes fantasmes. Je ne me retenais plus. Je le faisais rouler entre mes doigts à l’affût de ses contorsions, je le pinçait, puis le frôlait imperceptiblement. Je me laissais aller. L'effet était immédiat sur elle …. et sur moi. Je bandais comme jamais. Je n'en pouvais plus. C'était au delà de tous mes rêves. Mais paradoxalement, ce n'était pas assez. Je me laissa donc progressivement glisser pendant que mes mains soulevaient son tee shirt. Nous étions toujours sous le drap. Mes lèvres descendaient, progressivement, cherchant à tâtons ses tétons qu'ils trouvèrent en clin d’œil. J'étais au septième ciel. Non seulement je pouvais jouer avec comme bon me semble, mais en plus elle aimait ça ! Je m’appliquais à aller de l'un, à l'autre, je jouais comme un fou. Je ne savais plus ou donner de la langue. J'ai adoré suçoter ces mamelons, les aspirer pour les coincer délicatement entre mes dents tout en les titillant avec ma langue. Pendant ce temps, mes deux mains avaient glissé sous sa culotte que je n'avais pas tardé à faire descendre sur les cuisses. Mes mains pelotaient, caressaient, chatouillaient, pinçaient. Mes doigts découvraient ses fesses charnues, s'attardant sur une imperfection de la peau, remontant, redescendant, caressant plus ou moins fort. Ses fesses étaient rebondie et leur texture enivrante Tout en les massant, je les écartais et les resserrais doucement, imaginant sa grotte secrète s'ouvrir et se fermer au même rythme. Je la sentais haletante, vibrante. Lors de mes va et viens mes doigts étaient inévitablement attirés par cette raie séparant les deux fesses. Je m'y attardait longuement. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, je glissais un de mes doigts dans cette raie, partant à l'inconnu. Elle était délicieusement moite, légèrement velue, symboliquement très attirante. Elle aussi contractait ses belles fesses pour m'emprisonner les doigts dans cette raie humide. Je trouva rapidement ce que j’imaginai être son anus. Son excitation ne faisait plus aucun doute et j'imaginais que je pouvais faire d'elle tout ce que je voulais, tout m'étais permis. Mais l'anus n'était pas mon objectif. Mes doigts descendirent encore jusqu'à ce que je la devine. Je parle évidement du Saint Graal, de ce lieux si mystérieux, si énigmatique pour nous. Je vivais LE moment le plus important de ma vie. Mon majeur commença à tourner autour, se promenant entre les poils. Rien que leur contact déclenchaient en moi des bouffées de plaisir. J'étais au bord du gouffre, dans tous les sens du terme. Mon doigt reparti à l'exploration en effleurant délicatement les lèvres ainsi offertes, tout doucement. Elle plaqua plus fermement son bassin contre ma main, m'incitant à plus d'audace. Mais pour moi le temps n'était plus. Je continuais de caresser ces lèvres humides, jusqu'à ce que mon doigt soit naturellement aspirée par cet antre empli de désir. Pour tout avouer, je me fichais royalement du reste du monde. C'était chaud, soyeux, humide, je n'avais qu'une seule envie : m'y abandonner. Je pris le temps d'aller de ci, de là, incroyablement excité par ce petit bruit de succions provoqué par ses sécrétions et si caractéristique. Elle était là, ouverte, incroyablement attirante, humide comme je ne pouvais imaginer. Je n'étais encore que dans l'antichambre de son intimité. J'étais bouleversé. Je me préparait à faire le pas ultime. Et là, religieusement, mon majeur s'enfonça religieusement aussi profond que je le pu. Instinctivement elle s'appuya encore plus sur ma main. L'extase. Je cherche comment décrire ce moment là, mais les mots me manquent. Je ne contrôlais plus rien. Mon doigt s'agitait dans tout les sens dans son intimité pendant que ma bouche jouait avec un de ses tétons. J'avais du mal à respirer. Elle était crispé, ses mains autour de mon coup. J'évitais de trop bouger de peur d'éveiller les soupçons des autres occupants du wagon. Tout cela était très difficile à gérer, au fur et à mesure que mon doigt explorait son entrejambe, j'avais l'impression que ses parois s'éloignaient. J'y glissa alors un deuxième doigt, puis un troisième. Elle se raidissait de plus en plus crispée autour de mon coup. Mon sexe, toujours emprisonné de mon short, était douloureux au possible. Je n'y tenais plus. Tous mes sens explosaient. Je voulais à la fois rester concentrer sur ses mouvements pour lui prodiguer le plus de plaisirs possible, mais aussi profiter pleinement du plaisir qui m’envahissait tout en essayant de dégager mon sexe douloureux. Ne me demandaient pas comment je m'y suis pris, mais mon sexe fut enfin libéré. Il était dur, décalotté et comme un missile à tête chercheuse, il visait cette grotte humide pour aller y larguer, non pas une armée de parachutistes, mais des millions de spermatozoïdes. J'avais toujours mes doigts au plus profond de son antre de plaisir quand elle se raidit d'un coup me mordant violemment l'oreille pour ne laisser échapper aucun bruit. Je senti les spasme de son corps et son sexe se contracter sur mes doigts. C'en était trop. Sans crier gare, j’explosai littéralement sans oser bouger, mon sexe se libérant de tant de tension. Nous restâmes collés l'un contre l'autre un temps qui nous semblait une éternité. Dans le wagon, la vie continuait comme si rien n'était bercée par les trépidations du train. J'avais les doigts gluants, le sexe poisseux mais j'étais heureux.

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