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Mes Fantasmes, mes Secrets, mes Travers

Billets dans ce blog

 

Babylone

Ils portent tous un masque, je peux enfin enlever le mien.

Les Ombres sont là, envahissantes, je me laisse envoûter par cette Noirceur, je deviens le catalyseur de ces âmes en peine.

Le martèlement de mes pas sur le pavé disparaît peu à peu, je flotte...

Puis le bruit des chaînes derrière moi, le crissement des crochets : la moisson commence.

Je sens ce froid glacial qui s'engouffre, ces murmures de part et d'autre, ma vision qui se trouble : je bascule de l'Autre côté.

Derrière moi cheminent des formes où se nichent Colère, Désespoir et Désir.

Nous formons la Meute, nous n'avons rien à envier aux Cavaliers de l'Apocalypse, nous sommes les propagateurs de Vices et Sévices.

Je suis le Tisseur de Haine, le Minotaure qui racle sa hache contre les murs.

Ces flammes qui s'élèvent autour de toi, ton souffle qui devient saccadé...

Laisse-moi embraser ton âme, laisse-moi détruire tes doutes !

Laisse-moi déchiqueter ta Raison entre mes crocs,

Ces torrents de lave se déversent sur Toi, colle-toi à moi, laisse-toi posséder, possède moi !

Nous seront protégés dans cette forteresse de magma, la Meute anéantira les soldats du raisonnable et les miliciens de la crainte.

Seules importeront nos Morsures.

Brûlons, mourrons et soyons les Phénix de cette nouvelle vie qui nous attend.
       

Mein Teil

Mein Teil

 

Je ne veux pas que tu m'aimes

"Nous avons quitté ce monde, il n'y a plus que cette chambre et tout ce qu'elle contient : une jeune femme curieuse et impétueuse, un homme amoureux et déterminé à jouir de ce moment que la vie nous offre.

J'ai enclenché cette musique, il ne me reste que ce débardeur et ce boxer noir, tu portes encore ta lingerie fine.

Nous nous sommes déshabillés face à face. Tu sais que tu finiras seule, il est nécessaire que tu sois nue pour que je te fasse entrer dans notre cocon.

Je te dévore des yeux en voyant tes sous vêtements glisser, tu portes instinctivement la main sur ton ventre.

J'avance vers toi, les yeux scintillants et t'écartes doucement la main, les doigts de mon autre main s'entremêlent aux tiens...puis nous nous embrassons...Je ressens ces vibrations, ce Frisson ! Nos bras enveloppent chacun le corps de l'autre, je me laisse fondre...Je m'imprègne de ton odeur, profite des pigments de ta peau...Ta langue est douce, tes doigts sont de plus en plus en mouvement sur moi : ton corps s'agite, il le peut encore.

Tu te tournes et colle tes fesses à mon bas ventre avec un sourire complice...un brin vicieux ? Notre baiser reprend, plus fougueux ! Je cède et mords ton cou, tu souffles fort puis ta langue glisse sur ta lèvre inférieure, ma main se cramponne à ta cuisse, qui se redresse instinctivement.

Dans cette fureur de mordre, je n'ai pas vu ta main attrapper notre serpent de chanvre, tu m'en tends l'extrémité. J'embrasse ta nuque et saisit cette corde que je commence à faire glisser sur tes omoplates, puis sur tes hanches...Je la tend sur toi, la détend, serre, relache...

Il y a ces deux mots qui me font frémir, ces deux mots qui me transforment ...

"Attache moi"

Il y a cette voix, ce regard...Et cette caresse du bout des doigts qui finit de m'électriser.

Tu t'es décrite un jour froide comme la pierre, je veux être ce séisme qui va ravager tes inhibitions tout comme tu l'es pour moi !

Je reste d'abord derrière toi et commence mon oeuvre...Je sais que mes sentiments t'indiffèrent, je l'ai accepté, je sais aussi ce qui te fais décoller.

Alors Voyageons.

Je m'affaire méticuleusement à ma tache, chaque morceau de corde qui s'enroule autour de toi te protège de mes émotions, chaque frottement, chaque pression te rapproche de moi, de moi et de tes Envies les plus enfouies, celles que je compte déterrer : Notre Trésor de découvertes pour le Banquet de nos Sensations "
             

Mein Teil

Mein Teil

 

L'Alpha et l'Omega

https://www.youtube.com/watch?v=14bsceXmOYU   Il y a ce jour où je retombe malencontreusement sur tes photos que je croyais effacées...Nos moments intenses...Nos moments interdits. Mes espoirs déchus.

Cette pierre branlante qui chute au fond de la crypte, cette redécouverte de la chambre mortuaire où j'ai dû enterrer mes désirs les plus intenses, mettre sous scellés les preuves tangibles de ce moment que nous avons tant désiré...

Ton regard hypnotique rend mes pupilles incandescentes et une brûlante énergie se diffuse en moi !

Les courbes de ton corps ne font qu'accélerer cette folle envie qui se propage, j'ai beau serrer les poings, tous mes signaux clignotent : je vais être happé...
Je devrais quitter cet endroit avant de me consumer, ne pas retomber dans mes travers, ne pas laisser ces entités refaire surface !!!!
Le transfert s'opère dans l'Arène de mes Tourments et voici que je me tiens face à la foule.

J'ai toujours cette rondache, piètre protection et ce kukri qui m'obligera à venir très prêt du corps des Autres.

Les herses se lèvent.

En surgit immédiatement l'Orgueil et son imposant Fléau : la géante boule d'acier hérissée de pointes siffle déjà dans l'air.

La Luxure entame déjà un mouvement circulaire, esquissant un sourire sournois : je devine empoisonnées ses lames courtes dissimulées sous les voiles de la Passion.
L'Envie reste pour l'instant en retrait, exhibant sereinement son trident, filet nonchalament posé entre les dents d'acier.

Il en manque un, je ne suis pas dupe, et dans l'euphorie de la bataille je dois garder cette donnée en tête, ne pas me laisser surprendre.
La Luxure me distrait en faisant tournoyer ses lames mais c'est bien sur l'Orgueil que je bondis en premier : il y a ces instants où l'esprit rend bien plus véloce le corps et je deviens cette masse rageuse qui vient lacérer, nous roulons sur le côté, je dois toujours rester en mouvement !

Ces filets de sang se transforment en gerbes qui rendent hystérique cette foule puis cette douleur dans les côtes et ce venin caractéristique qui vient semer le trouble dans mes pulsions cardiaques : vais je chuter ?

Une forme noire vient m'entraver, le poids du filet...Une nouvelle douleur dans la cuisse, la morsure du trident ! L'Orgueil est au sol, l'Envie à portée de mains : crois tu que tes liens de chanvre vont résister à cette Fureur ? D'un premier coup de rondache je lui coupe le souffle, au troisième coup un craquement sinistre est étouffé par la foule qui compte, galvanisée par cette Haine qui irradie, au septième coup une bouillie sanguinolente s'écroule.

Tandis que les formes écarlates sont aspirées par le sable je fais volte face mais la Colère n'a toujours pas franchi la herse, la Luxure me frappe à nouveau : ses lames m'entaillent, nos corps tressaillent et dans ses sillons sanglants je parviens malgré tout à lui attrapper les poignets, sa langue me fouette le visage puis se mêle à la mienne dans une rageuse étreinte animale...   Tu restes mon Envie Alpha, ma Désillusion Omega    

Mein Teil

Mein Teil

 

Le Bal des Ecorchés

Le Cirque de la Saint Valentin va bientôt commencer !
 
Plisse les yeux quand les poudres viendront à ton contact, reste en apnée quand on essaiera de te noyer dans la mièverie du rituel du bonheur (n'oublie pas les fleurs).
 
Serre les dents quand la rage va poindre, serre les poings quand l'envie de marteler sera trop forte.
 
Mets le masque que tout le monde veut , et quand enfin tu seras isolé,
 
Quand plus personne ne te verras,
 
Ecorche toi en silence.    

Mein Teil

Mein Teil

 

Watchers in the Night

Watchers in the Night - part.1      Les langues se sont beaucoup déliées à l'annonce de mon départ, j'ai parfois été très surpris par des confessions et des aveux de convoitise qui me semblaient improbables, présentés comme si c'était "anecdotique" et irréalisable.
 
 Il y avait cette petite collègue, la "schtroumphette" blonde aux yeux bleus, 19 ans qui m'a dit espérer me retrouver plus tard sur mon nouveau lieu d'affectation, j'ai mis ça sur le compte d'un élan amical d'une jeunette qui va perdre son "mentor". Je n'ai pas pu m'empêcher de la vanner sur le fait que sans moi elle va être perdu, etc...elle a vite retrouvé contenance et on s'est frité joyeusement, fritage où je l'ai senti beaucoup plus tactile que d'habitude.    De fil en aiguille, elle me fait comprendre qu'elle passerait bien une soirée avec moi (enfin "elle ne serait pas contre") , je lui préviens que je ne suis pas un "Prince de l'Amour" et qu'elle peut oublier le dîner aux chandelles : on opte finalement pour une promenade le soir, en plein Paris, comme ça, et on verra bien si un endroit nous plaît.
  En rejoignant sa bouche de métro, je longe un grand cimetière : il y a un petit vent qui fait bouger les branches, ça me fait lever les yeux et je constate que la lune est pleine. Je me sens Maître de ma Nuit : à accomplir mes devoirs partout où je suis, à porter les masques ici ou là bas, j'ai enfin un moment où je peux être Moi, et Maryline allait me découvrir, pour le meilleur ou pour le pire.   On passe un tout début de soirée classique, elle a mis une tenue plutôt sexy au vu du frais ambiant : c'est "comme ça tout le temps ou juste pour me faire saliver ? " Elle rougit mais me décoche son plus beau sourire, passant sa main instinctivement sur sa grande jupe noire avec des bas assortis, et en haut elle a opté pour une veste courte où son cou blanc est parfaitement visible quand son foulard s'éclipse parfois.   Je guide nos pas vers ce cimetière, on en fait le tour, je cherche la faille de l'enceinte tout en discutant mais je commence à me sentir en ébullition à l'idée de nous y introduire, je lui fais part de mon envie.   Après lui avoir fait comprendre que je ne bluffai pas et en lui dissipant quelques craintes, je lui propose le plan : on déplace la poubelle là bas ici, une fois en haut on s'aide de l'arbre pour se stabiliser et le tour est joué : elle est toute rouge, à croire que c'est la première bêtise de sa vie !   Et la soirée est loin d'être terminée.          

Mein Teil

Mein Teil

 

Mercenaire de l'Amour

https://www.youtube.com/watch?v=6538tGj9_jY     Quand j'ai vu son nom en gras dans ma boîte mail, j'ai senti tout mon corps et mon âme s'embraser !  Ma respiration s'arrête, je clique et lis un message de...détresse
 
Elle me parle de son nouvel amour, à quel point elle est amoureuse et que ça lui a fait mal qu'il la trompe et pense que je suis l'homme de la situation pour en parler.
 
Sûrement parce qu'elle a été mon premier vrai coup de foudre et également celle qui m'a fait basculer dans l'adultère il y n'y a pas si longtemps.
 
Elle finit comme ça "Je suis sur Paris demain et après demain pour un anniversaire, je comprendrai que tu ne me répondes pas, je te redonne mon tel, appelle moi quand tu veux"
 
Elle signe par son prénom, c'est pour le commun des mortels très sobre, mais pour moi là tout de suite, je flotte dans un monde merveilleux : elle reprend contact avec moi, elle a besoin de moi et surtout, elle ne m'a pas oublié.
 
Je la rassure en restant par écrit, avec un petit sms pour qu'elle récupère mon numéro : je ne m'enflamme pas, je sais que ça l'effraierai, je sais qu'au final quoi qu'il se passe elle repartira vers l'autre, je vais tenir ce rôle que je lui ai proposé il y a longtemps.
 
Je prépare ma "couverture officielle" pour le lendemain et je me replonge dans ses photos...J'ai l'impression de revenir lentement en barque là où le radeau de la Méduse a dérivé, voir un paysage jadis saccagé par un tsunami qui a retrouvé un aspect très végétal avec d'étranges fleurs de toutes les couleurs.
 
Je me dirige vers le Soleil, je vais bien.
 
Le lendemain, j'ai cet honneur de la récupérer à la gare, mon cœur n'en peut plus, je retrouve tout un tas de sensations diamétralement opposées !   La magie d'une gare qui d'un côté te rend fou de joie, de l'autre te renvoie à la peur de te retrouver seul définitivement.
 
La voilà...
 
Ne pas flancher.
 
Ne pas redevenir cet ado brisé, rester l'Homme sur qui elle compte.
 
Elle me fait un sourire timide, je ne sais pas à quoi je ressemble mais mon look a changé : fini la veste en cuir !
 
On s'échange quelques mots avec une douceur surprenante puis on se sourit franchement.   Elle reste toujours cette femme Sublime et Fragile que j'ai envie de protéger.
 
J'ose faire ce qui m'a toujours manqué au moment où elle m'a quitté : je la serre dans mes bras, je laisse bien plus que mon affection l'envelopper ! Il fut un temps où le monde disparaissait quand nous nous enlacions comme ça, mais aujourd'hui son cœur est ailleurs.   Je chasse cette émotion d'un geste bien mâle en portant son bagage par dessus l'épaule et on commence à parler de sujets légers, le temps de rejoindre ce bar que j'avais repéré.   Puis nous parlons vraiment : bien que sa tristesse me perce de part en part, ses lèvres m'envoient des messages plus primaires : je me maintiens dans mes attributions et essaie de rien laisser transparaître, ni même cette haine que j'éprouve envers son nanti de mec.   Elle remarque mon regard, je la rassure en poursuivant son récit d'une manière fictive un tantinet comique, elle m'attrappe la main,  (remarque elle l'a peut être juste touchée et j'ai fait le reste ?) elles s'enlacent. je contiens mes crépitements comme je peux.   Nous parlons encore mais nos mains ne se lachent plus, je la caresse en douceur.   Quand ses pupilles se dilatent , ses lèvres s'étirent, son pouce s'agite très lentement je comprends que le temps d'un battement de cil je suis redevenu cet Homme pour qui elle ressentait ces choses ! Le temps se prolonge, elle se pose à côté de moi et niche son visage au creux de mon épaule.   Je sens son odeur, je la serre doucement, je vibre, je suis vivant.   Tout disparaît autour de nous, le temps se fige : elle est là avec moi, pour une minute, une heure, une journée, peu importe elle est là !   Puis ces quelques mots où il est question qu'elle aimerait bien me retrouver un peu plus tard dans la soirée...Avec une caresse sur ma joue.   J'ai l'impression qu'une Reine est en train de s'adresser secrètement à un mercenaire pour une mission bien particulière.   Le genre de mission qu'une Reine ne peut confier à un Chevalier, une mission sans aucune vertu où seul le dévouement compte.   Elle a raison, je suis l'Homme de la situation.
 
 
 
 
 

Mein Teil

Mein Teil

 

Lance Brisée

C'est mon tour !   Je me frappe le plexus pour m'encourager et ne pas me laisser aller à la cacophonie ambiante.   Mon armure est loin d'être lustrée et les courbes du revêtement en acier sont chaotiquement harmonieuses.   Je connais mon adversaire de réputation, il n'y aura aucune place au hasard : il va falloir que je garde la tête froide !   Mes éperons donnent le signal, la bête s'élance...   Les souffles chauds écument la piste d'envol.   Ma poigne se fait plus ferme et nos lances se couchent.   Nous sommes face à face et soudain je vois : sous la visière je vois nettement mais il est trop tard !   Explosion, fracas, je suis désarçonné.   Ma tête reste dans l'étau de mon heaume mais je vois les cieux qui s'illuminent.   J'ai le souffle coupé mais je ne souffre pas, je me laisse baigner dans cette ivresse des sens : je suis une brume qui flotte un instant entre l'herbe verte et le ciel bleu, touché par la grâce d'un regard qui m'a délicieusement transpercé de part en part.   L'odeur des pins enneigés plus loin ne fait pas frémir mes narines, mon corps est de plus en plus léger.   Je survole cette foule, me rapprochant de cette lumière.   Une âme vagabonde un instant et tu es ce fil sur lequel je glisse.  

Mein Teil

Mein Teil

 

Je vis, je meurs et je vis encore

Je vis, je meurs et je vis encore, Part.1

 
Je range méticuleusement la boîte, puis prends le temps de me regarder dans la glace.
 
Un léger maquillage de circonstance, un ensemble sombre et des armes prêtes à s'exhiber avec moi.
 
C'est la dernière chanson avant ma transformation, puis ça sera l'heure d'exorciser, de me mettre en scène, de reprendre le contrôle...ou de délicieusement le perdre.   Il est temps que je quitte cette pièce qui sent la pisse de chat.
 
Je réajuste rageusement mes gants : il faut qu'ils collent à la peau, ou les conséquences pourraient être fâcheuses.
 
Les dernières notes tombent, je suis équipé, je suis prêt, je tue le temps en entrechoquant mes fidèles accessoires.
 
Le rythme...
 
Ils sont une quinzaine en bas, plutôt jeunes, plutôt geeks, plutôt sages. Je fais ça pour mettre un peu de piquant dans l' anniversaire d'une copine qui s'annonçait tout ce qu'il y a de plus normal, mais en réalité je le fais surtout pour moi.
 
Quand l' orgueil s'est fait la malle au fin fond des égouts, quand l'estime de soi s'est volatilisée comme si ça avait toujours été un mirage, quand Venus revient me griffer en me chuchotant quelle pathétique créature je suis : je m'adapte.
 
Agonie ! Les premières notes.  
Le bois des escaliers craque.
  J'avais choisi une ambiance plutôt lugubre au départ qui s'échaufferait peu à peu.
  La reine de la soirée et son mari sont surpris mais semblent apprécier.
  Quand viennent les premiers tournoiements, je vois du coin de l'œil de la stupeur, les spectateurs semblent prendre la mesure de ces Autres qui existent, ceux tapis jadis dans leurs cauchemars d'enfants.
 
J'oriente la suite vers cette femme en jupe, je la savais seule et je lisais cette convoitise dans le regard.
  Je me nourris de son Envie, je déploie mes ailes noires et savoure cette étincelle de concupiscence.  
Le spectacle se termine, je remonte ces escaliers : mon matériel et mon déguisement chargés sur l'épaule.
On m'applaudit mais je suis déjà concentré sur la suite.
  Je pressens cette suite.  
Je la sens dans ma Toile.
  Elle va bouger, elle va se faire mordre et avec ma morsure, mon venin.  
Je vais aimer ça.  
Elle va aimer ça.  
Orgueil Vanité Luxure
Je rejoins l'antre de la pisse de chat.  
Je me regarde dans la glace.
J'attends de "redescendre"...mais en ai je vraiment envie ?  
On tape à la porte, je suis toujours en boxer mais j'ai remis le débardeur pour recevoir quelques remerciements.
"Et oui, tu n'as pas changé les litières ! Et oui je suis sexy !"  
Elle repart en échangeant un regard complice avec sa copine à jupe, venue elle aussi.  
Mademoiselle jupette reste adossée au mur avec un petit sourire mutin : "tu fais aussi les lap dance ?"  
Je me contente de lui demi-sourire et de l'inviter en la prenant par la main.
  Ses ailes battent encore  
Je referme la porte en m'assurant que personne ne nous guette, je fais bien cliqueter le verrouillage de la clef.  
J'ai cette image du prédateur qui a piégé sa proie : j'entends déjà avec extase cette chair craquer sous mes crocs.  
Je me retourne, elle s'approche et veut poser sa main vers ma clavicule.  
Je l'écarte aussitôt.
Un geste vif, précis, sans équivoque.  
Je la fais s'asseoir, en rajoutant un peu de pression sur mes doigts pour sentir sa chair s'enfoncer sous sa peau.  
Elle rougit et se retrouve en proie à la confusion.  
Je ne dis rien, je pivote le fauteuil face au miroir, collant ma joue à la sienne, elle voit que je la renifle.  
Ce moment semble la rassurer, elle a un petit rire nerveux quand elle voit que je réenfile la tenue.   Je prends mon lecteur mp 3 et enfile une oreillette , j'enclenche tandis qu'elle s'amuse à frotter son pied à mon mollet.
  Je tombe sur cette compilation bien particulière et serre les dents, repoussant ses tentacules noires qui se tortillent soudain dans mes entrailles.   Profanation
  Garder le contrôle, ou délicieusement le perdre...

Mein Teil

Mein Teil

 

Colère

https://www.youtube.com/watch?v=RuOQNaHmdyo
 
Colère
 
Avatar de Rage, Monticule de Haine,
Je m'avance lentement dans l'arène.
J'ai refusé sciemment le bouclier,
Deux lames pour bien trancher.
 
Il est déjà en place, le visage masqué,
Il a en main trident et filet.
Le public n'a aucune importance,
Seules importent les souffrances.
 
Je ne distingue rien sous son casque épais
Mon regard transpire la Frénésie :
Eclats verdâtres assoiffés de chair à trancher !
 
Le combat sera bref, ici il n'y a pas de caprice,
Viens te faire déchiqueter parvenu de la vie :
C'est l'heure de succomber à nos Vices.

Mein Teil

Mein Teil

 

Reine de mon Royaume

https://www.youtube.com/watch?v=sE7xyn28wjg
 
 
Regarde tes mains, ça n'est pas une hallucination.
 
Elles scintillent de plus en plus et se fragmentent, comme le reste de ton corps qui va bientôt ne faire qu'un avec ton âme.
 
La sensation peut paraître inquiétante mais il n'y a aucune douleur, tu te sens happée, happée dans ce tunnel dans lequel les couleurs fluctuent, ce tunnel par lequel tu glisses, tu tournes, tu fuses !
 
Fuse vers Moi, et prend place dans mon Royaume.
 
Ne crains pas le sourire crispé des Gargouilles à l'entrée, ne crains pas les crocs des Cerbères une fois la grille levée, ne crains pas ces torrents de lave qui s'écoulent ça et là, ne crains pas ses deux yeux verts qui se posent sur Toi.
 
Je me tiens devant Toi tel que tu m'as connu dans ce monde d'inhibitions et de raison, les créatures qui virevoltent autour de toi s'assurent que Personne ne nous séparera.
 
Ne crains pas cette griffe sur ta joue, c'est une caresse de l'animal que tu as connu.
 
Ne crains pas ce déchirement dans ton cou, c'est une de mes morsures.
 
Cette avidité tu peux enfin la ressentir !
 
Ne crains pas ses serpents autour de tes chevilles et de tes poignets, ce sont les liens : ronces, chaînes, cordes , ici la matière n'a aucune importance !   Je vais te faire Reine de ce Royaume, laisse moi noyer tes sens, combler tes envies, t'en créer de nouvelles !   Nos âmes se retrouvent, fusionnent, se déchirent et refusionnent.   Elevons nous au dessous de tout, baignons nous dans les brumes avant que les limbes ne nous aspirent.   Siphonne vite tout ce qui brûle en moi !   Ne crains pas mon étreinte de plus en plus ferme   Ne crains pas ces démons qui volent autour de nous   Ne crains pas ce nid de Scorpions où nous nous embrasons.   Crains seulement l'instant tragique,   Où malgré les cris, mes mains qui se crispent,   Crains seulement l'instant fatidique,   Où tout redeviendra comme avant.  

Mein Teil

Mein Teil

 

Ceci est mon sang

Je sens la brûlure, ils appellent ça "le retour".

Les poches se remplissent, cette pointe en moi siphonne, la machine sélectionne.

Va-t-elle aussi trier le bon et le mauvais qui circule en moi ?


Prépares toi à me recevoir,

Prépares toi à composer avec ces nouveaux éléments !

Tu vivras, mais au prix d'une lente métamorphose :

Ces pulsions de Haine qui te pousseront à la Furie,

Ces pulsions de Désir qui te pousseront à la Débauche,

Ces fragments de Passion qui te dévoreront,

Ces fragments de ma Noirceur qui s'ancrent en toi,

Ces silhouettes sombres charriées par la Vie :

Tu ne pourras en déterminer la source,

Elles viendront te susurrer à l'oreille quand viendront les moments,

Ecoute leurs douces complaintes,

Elles t'envahiront, te submergeront !

Je suis le Vice et la Vie en toi,

Sois témoin de mon ascension et de ma déchéance !
 

Mein Teil

Mein Teil

 

Le Flic et la Pute

Cette fois elle a choisi un thème : Flic et Pute

Disons qu'elle a choisi Flic, j'ai choisi Pute.

Elle a protesté un peu, mais notre confiance mutuelle me permettait certaines largesses.

Tout celà avait commencé avec un massage qui a dérapé, depuis, nous nous contactons pour quelque chose de nouveau à chaque fois, toujours intense, toujours sans retenue.

J'avais choisi le lieu, car pour la surprise que je lui réservais, il me fallait de la préparation.

Le jour arrive, j'ai tout ficelé, elle me signale par sms qu'elle est dans la chambre : je lui dit de se préparer, que j'entrerai et irai directement me changer avant de la voir.

Mon sac est rempli, je gravis les escaliers qui vont m'amener voir ma Princesse Salope d'une journée.

Je frappe à la porte le nombre de coups convenus, au rythme choisi : notre mélodie à nous, la mélodie du Vice.

Je rentre sans aller voir sur le lit, elle sait dans quelle position m'attendre.

Je me change, prend mon temps, me lave les mains.

J'enfile mes gants, regarde le Salaud dans le miroir.

Sourire concupiscent qui se dessine, il manque le sien à mes côtés pour un magnifique tableau.

Je sais qu'elle est sublime de l'autre côté.

Je fais durer parce que je suis un grand malade.

Je serre la ceinture, place le tonfa sur le côté.

Je réouvre la porte et enfin nos regards se croisent.

Ses pupilles toujours dilatées m'incitaient à tressaillir, mais je me contenais avec plus ou moins de réussite suivant les fois.

Elle avait mis son corps en valeur d'une manière presque vulgaire (c'était la thématique) avec des morceaux cuirs et des tronçons de sa peau apparents, une jupette noire et des chaussures à talon : elle m'attendait à genoux, sûre de son effet (la garce !)

Son surplus de rouge à lèvres plissait dans un sourire satisfait, instinctivement je caressai la partie haute de mon tonfa.

"T'es superbe
- T'es crédible...t'as pas le flingue ?
- J'ai les menottes"

On continue nos petits échanges en s'enlaçant, j'avais beau lutter à chaque entrevue j'avais envie d'être tendre avec elle, quoi qu'il se passe par la suite mais là, pour le coup, je me retrouve avec les lèvres carmins moi aussi ! On rit...Complicité...

Elle peut rire, elle n'a aucune idée de ce qui va se passer.

Je suis une vraie garce moi aussi.

 

Mein Teil

Mein Teil

 

Pernicieuse Passion

Sois la pathétique créature
Qui me servira de monture,
Laisse dériver tes illusions brisées,
Elles me serviront de marchepied.
 
Ces vers qui grouillaient en toi :
Vois comme ils se répandent !
Ce venin qui coule en toi,
Accepte le comme une offrande.
 
Les lambeaux de ta Vanité
Décorent tes sombres reflets,
Ils s'agitent comme un étendard,
 
Alchimie funeste de tous tes vices !
Je m'engouffre sans crier gare,
Et vient la propagation du Supplice.  
 

Mein Teil

Mein Teil

 

Le Chemin des Ronces

Tu vas rejoindre ta vallée fertile que tu attends depuis si longtemps, l'herbe y sera verte et les fleurs seront belles, les oiseaux y chanteront certainement !

Pour y accéder, il y a la route, sécurisée, rapide !

Et il y a les Bois.

Dans les Bois il y a le Loup, tu l'as déjà laissé t'approcher, tu l'as déjà laissé te mordiller.

Enfonce toi dans les chemins de ronces, les petites entailles te feront sentir vivantes.  
https://www.youtube.com/watch?v=gfWQ1JuI43w





Le chemin sera différent.

---

Quand elle se trouve face au premier agent de sécurité, elle lui répète le texte que je lui ai donné, j'ai pris les dispositions de mon côté : elle rentre et suit mes indications mais je ne sais pas si elle sent comme son interlocuteur est en train de la reluquer !

Elle passe la première porte transparente, et me voit de l'autre côté de l'autre.

Je fais "semblant"d'être là pour autre chose, comme prévu, je lui laisse le temps d'encaisser le visuel un peu spécial.

Avec un petit bonjour entre gens civilisés, nous entrons dans l'ascenseur.

Plus de caméra, je me rue sur elle : 3 étages de baisers fougueux et d'attouchements affamés : elle est sublime.

Nous sortons de l'ascenseur comme des gens civilisés, elle reste sur place avec son portable, j'ouvre deux portes et évalue la tranquilité du parking sous terrain. Elle est en train de compter.

Je traverse, c'est calme comme prévu, certains néons soubresautent.

J'ouvre la porte, j'écoute : un silence qui bientôt sera profané par deux créatures déchirées par le Désir.

Je ferme pas tout à fait totalement, je guette.

J'entends comme prévu deux portes qui s'ouvrent, elle avance droit devant elle, et change de cap au dernier moment.

Son odeur si proche de moi...Je referme la porte derrière elle.

Je l'entraîne par la main, nous prenons un étage.

Nos baisers reprennent, je lui laisse le temps de s'acclimater à la froideur du décor et à la chaleur de mon corps, nos caresses se font sauvages, j'ai faim...

Je lui enlève sa culotte que j'hume sans complexe devant elle, puis je m'agenouille en faisant poser sur mon épaule sa cuisse qui tremble légèrement.

Mes doigts l'ont déjà bien préparée : je commence par la dévorer des yeux, j'ai les papilles en ébullition !

Puis vient ce moment où enfin mes sens galvanisés par l'Envie s'ouvrent et dévastent les craintes, stimulent cette étincelle de lubricité et s'enivrent de ce que mon invitée m'offre : son nectar, ses gémissements, ses caresses, sa fureur...

J'alterne les endroits, les manières, je trouve ce qui la fait vibrer et je joue avec son corps, attise son Feu, embrase le mien.

Plus tard, je remonte l'embrasser la bouche luisante, mes mains glissant sur son corps.

"Déshabille toi."

Ses yeux étincellent, elle se met totalement nue, ne gardant que ses chaussures.

Je reste un instant à l'observer en silence, elle rougit mais aime mon regard.

Sa poitrine...Ma bouche en veut toujours plus, tour à tour elle fait durcir la pointe des seins, tandis que mes doigts reprennent des caresses plus sages...

Je la fais s'agenouiller.

"Regarde moi"

Ses yeux brillent, mon regard doit être celui d'une créature sortie de l'enfer, j'enlève ma ceinture et sort ma queue.

Elle la suçote du bout de la langue après un rapide regard sur elle.

Je me sens palpiter dans sa bouche, ses yeux me percent...

Ma ceinture passe derrière sa nuque : elle avale jusqu'à la garde en fermant les yeux.

C'est Divin.

Je la relève notre baiser est bestial, sale.

Je la tourne contre le mur après m'être rapidement équipé.

Elle se cambre, je glisse mes doigts pour m'assurer de sa moiteur...et je la pénètre enfin.

Je vois son docile petit cul avaler lentement ma queue, les parois de son sexe me serrent dans un étau des plus enivrant.

Mes coups de reins démarrent lentement, haletante elle apprivoise ma queue et le mur froid face à elle.

Je la colle contre le mur, elle frissonne du contraste des chaleurs, je bloque ses poignets derrière la tête d'une main ferme : je veux la sentir Salope, Soumise.

Je change d'inclinaison et fait faire un cercle à ses bras pour les rabattre dans son dos, ma main libre empoignant sa chevelure.

Je la baise un peu plus fort, elle suce mon doigt.

Ces tétons sont mis à rude épreuve contre le mur, je la met à quatre pattes dans les escaliers montants.

Cette fois, elle entend le crissement d'une paire de menottes en acier qui résonne sur trois étages.

Les mains attachées dans le dos, à quatre pattes, son cul est comme une délivrance.

Je reste dans sa petite chatte et pénètre doucement d'un doigt son orifice qui me fait de l'oeil.

Puis ma queue disparaît lentement dans cet orifice là.

Ses gémissements affolés deviennent des plaintes sourdes.

Je pose ensuite mes deux mains sur les hanches et la pénètre aussi rudement que son cul le permet.

Nous exultons dans des râles de délivrance...



Cette sensation de Félicité me hante encore.

Puisse t elle regarder la Pleine Lune de temps en temps.

Mein Teil

Mein Teil

 

Ton Spectre

Je suis celui qui vient, celui qui part   Celui qui a ébranlé tes inhibitions, Celui qui part en lambeaux de Passion ! Celui qui flotte encore un peu, Celui qui se meurt peu à peu !   N'oublie jamais notre union, N'oublie jamais l'intensité, N'oublie pas comment tu m'as invoqué : N'oublie jamais quel est mon nom !     Il y a des rituels qu'il ne faut pas accomplir, Il y a des choses que l'on doit laisser mourir. Je suis Celui qui vient, celui qui part.   Un soubresaut de lumière dans les Tréfonds Embrase les coeurs, chasse tes Démons ! Et laisse moi  embellir ce Désespoir.

Mein Teil

Mein Teil

 

The Enemy Within

(ça restera pas, je veux juste me défouler, y a rien de construit, c'est le chaos, c'est la rage) Je me suis brûlé Je suis remonté en surface, J’ai profané ce lagon, La brûlure du Soleil était fantastique, Mon épiderme hurlait, mes écailles se désagrégeaient ! Nimbé dans ton aura, Noyé par ta lumière !   Laisse moi me bercer d’illusion un instant, C’est si bon de retarder l’échéance ! Inutile de faire briller l’acier : Les Profondeurs m’appellent, Je retourne dans les Abysses.

Mein Teil

Mein Teil

 

Les Stigmates de notre Noirceur

Les Stigmates de notre Noirceur


Elles prennent formes grâce aux bougies.
S’ approchent, lascives, déterminées.
Les bandeaux se fixent avec avidité :
Je vais pouvoir me montrer tel que je suis.

Nos corps s’emmêlent, nos contacts sont brûlants
Nos ombres se confondent, je captive chaque instant.
Je savoure ces contrastes de chaleurs envahissantes,
Nous mettons à nu nos âmes de décadents.

L’une d’elle bascule dans la réalité :
Son effroi résonne comme un martèlement,
La Terreur se substitue à l’aveuglement.

Lacérée par les dogmes de son éducation,
Elle ressent les derniers frissons,
Déjà déchiquetée par les prédateurs qu’elle a libérés.


Le second bandeau tombe, elle ne se joint pas aux cris,
Elle châtie froidement les racines de son ancienne vie.
Pas d’effusion de sang, juste un souffle qui s’éteint sans hâte,
Et le frottement du cordage qui se déplace, laissant les stigmates .

Les Stigmates de notre Noirceur,
Les Prophètes de votre Malheur.

Mein Teil

Mein Teil

 

Les Chimères de la Luxure

Prince déchu de la concupiscence Je chemine en toute bienfaisance Par de là les chimères de la luxure Et des tourments qui perdurent Cet effroi tapi au fond de moi Cette peur de ne plus ressentir tout ça Un battement de cil et me voici hors de ta vie Et démarre cette lente agonie Nos murmures, nos morsures, Tes mains contre les murs Cette chaîne en acier qui brille Cette vertu qui se flétrit Contre le froid des pierres S’agitent nos corps ardents Ces bras qui nous enserrent La brutalité de nos baisers brûlants Ces souvenirs qui me hantent Se transforment en songes Ces sourires qui serpentent Bien souvent me rongent Sur le bûcher j’aime à discerner Se tortillant à un rythme effréné Les ombres avides de nos corps Qui s’entremêlent encore et encore. De cette union impie Emerge à grand fracas Le Spectre de nos envies Cette rafale vorace en moi. Délicieuse tornade des sens Il vient encore rythmer mes nuits C’est bien plus que la Décadence C’est le Spectre de nos Envies

Mein Teil

Mein Teil

 

Braises

La torche s'éteint, les lumières vacillent. On peut toujours se concentrer sur les braises rougeoyantes. On peut toujours lutter contre le clignements des paupières. On peut toujours serrer la mâchoire quand les yeux brûlent. On peut rester aveuglé comme ça longtemps. On peut laisser les larmes rouler. On peut entendre chaque goutte marteler le sol. On peut rester aveuglé comme ça longtemps. Les ombres se déploient inexorablement. Il va falloir fermer les yeux un instant. Torche rallume toi. Torche éloigne ses formes qui veulent s'emparer de moi.

Mein Teil

Mein Teil

 

Créature de la Nuit (2)

Noirs Désirs Le vide du miroir ne m'effraie plus tant que ça Finalement ai-je vraiment changé ? Les autres sont si lointaines et pourtant toujours là Leurs souvenirs n'arrivent plus à me réchauffer L'instant me dicte d'assouvir mes besoins L'instinct me dicte d'assouvir mes plus sombres désirs La Mort n'a pas changé ma Faim Elle m'a juste donné une nouvelle possibilité de choisir Elle m'a aussi rappelé qui j'étais Prédateur au sourire radieux, Bouffon aux crocs sanglants Peu importe mon nom, seul compte l'Instant Cette nuit je vais venir te délivrer Je traverserai les remparts, les portes Je passerai les gardes , les places fortes Je réapparaitrai à tes côtés, Je prendrai le temps de t'observer Je ferais en sorte que tu ne te réveilles pas Je pianoterai mes doigts sur ton corps Retarderai le moment où je te mords T'embrasserai en douceur ça et là Ton temps de créature vivante touche à sa fin Bientôt mon sang coulera en toi Nous serons liés bien plus que tu ne le crois Nous ne serons pas des gens du bien Je t'apprendrai à devenir une créature de la Nuit Celle qui terrorise et celle qu'on fuit A échapper aux pièges de ceux qui nous craignent A jouir des plaisirs jusqu'à ce que notre règne vienne Nous délecter de tous nos méfaits Partager ta première morsure Te voir savourer ta première torture Et tourmenter les humains pour l'éternité

Mein Teil

Mein Teil

 

Créature de la Nuit

Il est tard, une simple lumière dans ce que je devine sa chambre, la lumière dans l'obscurité. Je prends forme dans les ténèbres, sans bruit, Je suis dans son jardin, je rampe avec les reptiles J'escalade, mes mains caressent son mur, j'observe cette créature qui m'a asservi. Elle est là devant son écran, sa chevelure brune en cascade sur son dos. Je suis l'ombre qui se faufile, je suis cette noirceur qui t' opresse doucement. Je suis le Prédateur Nocturne venu pour Toi Je glisse derrière toi, mes mains peuvent presque te toucher, je veux te toucher Tu sens ce frémissement glacé, tu fermes les yeux Ne me demande pas pourquoi, ne me demande pas comment Laisse moi te posséder Laisse moi profiter du Pacte Nourris toi de ce maléfice et sens la chaleur qui vient Je suis celui qui va t'embraser Brûle toi de mes flammes sans crainte Laisse toi engloutir dans les abîmes impies où je te mène Laisse moi te mordre une dernière fois Je suis celui qui a vendu son âme. Je suis celui qui viendra pour Toi.

Mein Teil

Mein Teil

 

Esclaves du Vice

http://www.youtube.com/watch?v=fwGCIbK4LSg Esclaves du Vice En avant pour une longue après midi/soirée de débauche ! Pas de chichi, on sait qu'on va s'envoyer en l'air, même si j'ai des petites surprises pour elle, histoire de lui faire monter un peu plus le palpitant. Elle me récupère à un rond point, il fait bon et l'hôtel n'est pas loin ! On discute, mais mon regard en dit bien plus que mes mots, on arrive, nos langues mettent le feu aux poudres ! Nous ne serons que deux, notre invitée surprise n'a pas pu venir, mais bon niveau plaisir quelque chose me dit qu'on va s'en sortir. On arrive enfin dans la chambre : un miroir à coté du lit, mon côté Voyeur jubile déjà. Nos corps se retrouvent, ça s'électrise mais "Oh désolé Mein Teil j'ai oublié mon téléphone dans la voiture". Elle s'en va, en attendant je dépose deux objets sur le lit, le genre d'objet qu'on ne trouve pas dans les sex shop mais qui en ont inspiré certains articles : ici pas de ruban et de frou frou , seulement de l'acier froid. Elle revient, me dit que je suis un grand malade en découvrant mes "Offrandes" je ne cherche pas à dénier : oui j'ai une graine de déglingué en moi. J'écarte les objets, elle me confiera un autre jour qu'entre temps l'idée a fait son chemin et que potentiellement elle me verrait bien en user sur elle mais restons dans le présent de chair et de luxure. On se lèche, se suce pour étancher nos soifs respectives, je vois sa chevelure faire un va et vient sur ma queue au travers du miroir, ma main impérieuse la guider : pas de doute la première salve est pour bientôt. Dans notre corps à corps qui s'endiable, je la pénètre avidement après "m'être couvert" , je ne la pénètre jamais souvent et pas longtemps car dans le domaine de l'infidélité, une pénétration c'est un peu ma kryptonite et il faut que je fasse vite avant que les cerbères de la morale viennent me mordre les couilles. Elle bascule la tête en arrière, hors du lit, radieuse, ses talons sur mes fesses. J'ai l'impression de baiser une adolescente qui croit avoir affaire au Prince Charmant, enfin pas charmant longtemps vu l'emprise de ma main dans sa chevelure et les mots pas doux qui commencent à fuser. Je m'assois ensuite, elle se place docilement comme je lui demande, à califourchon sur ma cuisse : je peux ainsi lui mordre les fesses, la doigter et la fesser suivant mes pulsions. Elle subit ma perversion ? Non elle l'accompagne : nos dialogues sont courts, crus et chargés en intensité. Je sors une sorte de cravache artisanale qui cingle son petit cul , des traits rouges viennent décorer mes traces de doigts. J'alterne tout ce que je fais, non dans un schéma tactique : j'écoute son corps tout simplement, mon instinct me guide. Je me nourris de ses gémissements, je me délecte de ses mots de petite salope, j'inspire ses doux effluves de chatte trempée... Régal... L'enculer comme un animal a été comme une libération pour nous deux, ça durera juste le temps qu'elle s'abandonne totalement à cette idée de soumission. Le temps d'une étreinte, elle se transforme en divine putain et moi en saloperie démoniaque. Je lui éjaculerai une troisième fois entre ses lèvres, cette fois en me branlant et en lui tenant les cheveux, juste de façon à sublimer cette sensation qu'elle devient mon vidoir à couilles, mon réceptacle de toute cette énergie brûlante. Nous avons été possédés par le Vice. Et nous avons aimé ça.

Mein Teil

Mein Teil

 

Un oeil dans les ténèbres

Je suis l'oeil dans les ténèbres qui a vu ton cul. Ton petit cul d'ange qui a envie de vilaines caresses. Ton petit cul blanc qui frémit à l'idée que je pose mes mains dessus. Tu sais quel maléfice il en ressortira si tu cèdes, Mais tu veux savoir, tu veux sentir Tu veux te brûler à cette idée de ma main sur ta colonne qui glisse sur une de tes fesses Tu veux pouvoir goûter à ce Désir sur toi, la sentir de plus en plus ferme Tu aimes savoir que ton petit cul réveille mes bas instincts Tu aimes te sentir pétrie de cette envie Tu te sens libérée à la première fessée Tu te sens frémissante quand mon souffle se pose dessus Tu te sens délicieusement profanée quand mes doigts parcourent ta raie Tu te sens femme quand mes baisers viennent réconforter tes fesses rougies Tu te sens salope quand ma langue et mes doigts s'emparent de toi.

Mein Teil

Mein Teil

 

Explosion

Il n'était pas souhaitable que celà arrive au boulot, mais la lutte était vaine. Les soubresauts incontrôlés, la respiration forte, les grognements sourds...stigmates d'une obsession malsaine, signes avant coureurs d'un maléfice déjà à l'oeuvre. Elle fut toute désignée par la force des choses : immédiatement disponible et confiante. Elle fut tout de même surprise par mon regard et l'intonation de ma voix "on y va". Je suppose qu'elle croyait qu'il s'agissait d'une de ces rondes qui allait durer cinq minutes durant lesquelles on allait se raconter une tranche de vie. Je la laissai passer devant, non sans la humer au passage. Elle avance après m'avoir chatouillé les narines, elle se retourne pour demander le lieu en haussant un sourcil, j'avais envie de dire à l'abattoir, je lui ai répondu à l'armurerie. Elle souriait en rougissant tout en cheminant, se demandant sûrement de quoi il en retournait tandis que je serrai nerveusement les clefs, j'accélère le pas et la double, mes mains tremblent tant de désir que j'ai beaucoup de mal à déverrouiller, celà l'amuse et prend les devants, ses gestes sont précis. Je vois un collègue qui arrive et qui risque de perturber mes plans, il se sert en matériel comme un grand, je prends une feuille bidon à la main et fait semblant de vérifier des rangées d'armes, elle reste debout et commence à faire ce que font toutes les jeunettes de 21 ans quand elles attendent : des textos Je maudis ce collègue qui commence à me parler de foot et il demande finalement si on reste, j'avais envie de lui hurler dessus et de la projeter dehors, je lui ai juste répondu que j'allais mettre une cartouche à la petite collègue, il hésite un instant puis rigole avant de partir. Elle sourait devant son téléphone et décida de ne rien relever. Je verrouille de l'intérieur tant bien que mal et décide de dévoiler ma parade nuptiale tout en posant la clef devant elle :"Dans cinq secondes je considère que t'as envie de te faire baiser par ton chef, t'auras aucun avantage à le faire si ce n'est de te faire démonter ta petite chatte, t'auras aucun désavantage à ne pas le faire si ce n'est l' avantage précité, faire cette longue phrase m'a demandé beaucoup d'efforts dans l'état où je suis" Elle pouffe de rire et se dirige vers la porte, clef en main, avant de se retourner interrogative "Sérieux ? - Il t'en reste trois. ... Bon" Je bondis, elle a petit mouvement de recul mais est acculée à la porte. "Hannn truc de ouuuuf" Je lui met deux doigts dans la bouche et lui lève la tête et commence à lui mordiller le cou, je me dis un instant qu'il y a plus souple comme approche mais je m'estime déjà heureux d'éviter de lui arracher les chairs du cou. Mes deux mains convergent vers ses fesses et je la soulève sur la table d'où tombent quelques vieux journaux. Elle commence à esquisser quelques gestes en se mordillant les lèvres, comme enlever sa ceinture mais ça ne va pas assez vite, mon corps brûle et c'est tout son pantalon qui part immédiatement suivi de sa culotte, elle se recroqueville un instant ça va trop vite pour elle, je sens qu'un peu de crainte se mêle à l'excitation. Je lui laisse un répit, le temps de sortir mon sexe et de la détendre comme je peux dans l'état où je suis : "On est dans une armurerie, t'imagines les dégâts si ma queue explose ? Sauve nous la vie et vite" Elle l'enfourne, un frisson m'envahit, mes deux mains sur son crâne, je commence déjà à lui baiser la bouche, ses mains s'hasardent sur mes cuisses. Ses mains se portant soudain sur les miennes, je dois sûrement presser trop fort, une de mes mains fonce sur son sexe, les doigts caressant entre ses deux orifices, ça ne dure pas longtemps, sa main gauche m'invite à glisser quelques doigts dans sa chatte. La levrette qui suivit fait tomber quelques musettes à grenades tandis que le Mal se consumait. Son petit cul ondulait au rythme effréné de mes coups de reins, la libération fut divine. Ses fesses souillées restèrent un instant tendues tandis qu'on frappait à la porte. Le Mal était parti mais désormais il fallait réparer ses ravages.

Mein Teil

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