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Ave pOtem

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Pérégrination de plume d'un jeune con

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Divagation littéraire.

Comme une envie d'écrire. Mais pour dire quoi ? J'ai envie de vous raconter une histoire, de vous laisser à rêver les mots que vous allez ingéré. N'être qu'un simple appareil destiné à guider vos pensées vers les miennes, à faire ensemble un rêve en commun, à vous imposer mon rêve. De la marche, randonnée, paysage magique et magnifique. Lac de montagne, une envie et aussitôt nu à ressentir l'eau et la nature fondre sur soi. Un grain de folie, de liberté, sous la réprobation de tous, mais qu'importe ! La nature s'anime, s'occupe à faire disparaitre toute trace de notre folie, et déjà vêtements reprennent possession de leurs proies. Se remettre en marche. Cinq, dix, quinze, vingt kilomètres.. On continue. Le corps se détache, se met en veille. L'esprit s'éveille et prends possession de la brèche. Plus de corps, des pensées entières.. Sur tout, surtout n'importe quoi. Un grand mélange qui est nous. Les pensées envahissent nos idées, le monde devient carré, s'étire, se rétracte et se personnifie. Un monde à nos idées, une idée de notre monde. Et vient l'idée de nous, qui s'éveille et s'élance, se heurte à celle qui parait, la regarde et s'évanouis. Son heure est encore à venir, le flot des pensées est innaretable. Pulsions, envies, désirs, plaisirs, elle ! Sa gloire arrive, chaude et délicieuse, délivrant ses douceurs par image apaisante. Elle s'amuse et me torture, s'amuse de mes réactions et laisse son prisonnier seul sur sa faim. Mais qu'elle prenne garde, car une fois son pouvoir démantelé, le dément dominé pourrait bien se retourner à rattacher son aimée. Le monde tourne et s'en retourne, gigote au gré des envies, mais trouve racines dans ses ailes. Chaque perturbation n'est que pas en plus vers le bouleversement de l'espace qui l'entoure. Le chamboulement de la perception de soi. Cette idée de soi qui revient par la petite porte et s'impose, s'impose comme une évidence à deux. Chante sa mélodie, devient symphonie d'un rêve. Chaques rythmes et notes n'est qu'un moment, un bonheur à faire et à venir, où chaques variations n'est qu'une infime partie de l'avenir à construire. Mais voilà, un corps qui se rappelle. Finis les rêveries, l'heure est à la douleur. Hanche, cuisses, pieds, talons, plante de pieds, orteils, ongles, .. Chaques parties s'éveillent et effrayent pensées et mondes imaginés. Douleur est le meilleur remède à l'imaginaire. Le monde avant d'être rêvé est avant-tout bien réel, et il importe d'être soi avant de rêver d'être à soi. Et quel moyen que de s'approprier son soi que de laisser ses pensées envahir l'âme et de dialoguer du monde avec son être ? Là est toute la difficulté de son propre espace. Évolué avec ce que l'on est pour venir embrasser ce que l'on rêve et un jour espérer ne plus pouvoir les dissocier. Un premier pas vers la folie ? Peut-être. Un premier pas vers son identité ? Peut-être. Le corps est maintenant corps, l'esprit est maintenant esprit. Chacun sa chambre, chacun son lit. Dans la maison de mon moi, les voisins sont trop perturbant pour pouvoir laisser ses deux là converser en toute sérénité.. De peur de perdre de vue ce que je ne veux plus être; Ma réalité, Mon monde, Mes pieds sur terre, Elle. Elle qui s'assemble si bien avec les deux, la seule à les comprendre. Mais où est donc alors sa réalité ? Comment avancer dans l'avenir quand l'éventail des rêves, possible et impossible se chevauchent et ne s'ajuste pas ? Peut-on vouloir le beurre et l'argent du beurre ? Peut-on espérer sa propre réalité sans se laisser influencer par l'espace qui nous entoure ? Dans quelle réalité s'inscrit-elle, elle ? N'a t'elle pas réussis à faire ce que soi-même n'arrivons pas. Un point fixe dans toutes les perceptions. Un appui, un tremplin, un changement, un départ, une fin, un commencement. Un tout. Peut importe les douleurs du corps, les envies des rêves, les multiples rêves. Elle s'inscrit dans ce que je suis, dans ce que je revis, dans ce que je vis, dans ce que je construis. La machine entière s'apaise. Finit l'effort, finit les forts, finit d'être soi. Redevenir le monde et sourions-le. Sourions à ce que nous devenons. Sourions à ce que nous montrons. Sourions à ce monde qui s'impose, sans pour autant en avoir la permission. Notre monde est-il notre réalité ? Notre réalité induit-elle notre monde ? Qui influence quoi ? L'activité s'apaise, les yeux se ferment, le corps s'engourdit. C'est la fin du voyage. Un voyage de quelques heures, minutes, secondes ? Un voyage au centre de soi. La fin d'un commencement, le commencement d'une fin. Un univers se brise. Au lever du soleil, mon univers se crée. Pour combien de temps ?

pOtem

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