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Blog de Cora

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Textes, poèmes et pensées

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Tendresse en bordure de nuit

Veux-tu que je te guide au travers d'un moment de tendresse ? Voyons si je te suis... Je peux te tendre la main et t'inviter à venir te balader au clair de lune. Profiter de la brise du soir.... De la lueur des étoiles... Discuter en se promenant et en contemplant le ciel... Mais frileuse comme je suis, ne pas t'étonner si je tremble à mi-parcours! D'où le "grand élan romantique" où je t'invite dans mes bras pour te réchauffer, et finis par t'offrir ma veste! La fameuse excuse du frisson, qui pour moi n'est pas une excuse! Et discuter au chaud dans tes bras alors que tu joues avec mes cheveux... Les yeux qui regardent en l'air, le ciel, l'avenir... Les mains qui se caressent doucement alors que les paroles s'entremêlent... Encore des frissons, mais est-ce toujours le froid ou le contact de cette peau si chaude? Crédule, je parierai sur le froid, mais.... J'y prends à peine garde... Je me laisse emporter dans notre échange... Douceur et tendresse rythment nos caresses, nos mots, notre conversation.... L'air se refroidit encore. Nous nous évadons ensemble, perdant toute notion du temps, les yeux dans les yeux, et je colle alors mes mains fraîches contre toi pour me réchauffer. Je sens une petite main s'insinuer sous ma chemise, venant sentir cette chaleur qui se dégage... Une main tentante vient se porter à ta joue, l'effleurant du bout de ses doigts. La nuit est si belle, cette nuit est si belle... Cette pleine lune est si tentante. Je ferme les yeux au contact de cette douceur sur mon visage, l'illuminant d'un sourire gêné alors que ma main maintenant réchauffée dégourdit ses doigts contre ta peau. Je ne sens maintenant plus le froid. Une tendre envie monte en moi et je rapproche mon visage près du tien, déposant un léger baiser du bout des lèvres sur ta joue. Je souris lentement à l'approche de tes lèvres et me laisse submerger par les émotions... Mon regard à nouveau plongé dans le tien, ma main se baladant sur ta joue t'explore... Descend sur ta nuque, caresse et effleure... Remonte tendrement vers tes lèvres et y dépose un doigt, faisant le geste de te taire... Mes yeux dans les tiens, lentement, je formule... "Ferme les yeux." J'aime ce sourire et ce qu'il signifie, ton regard ne ment pas, tu ne restes pas insensible à ce chaste assaut. De mon côté, je ne peux m'empêcher de soupirer au passage de tes doigts sur ma peau. Etonnamment docile, je ferme les yeux, me laissant à ta merci alors que je m'accroche à ta chemise. A peine tes yeux fermés, je m'avance vers toi, une main passant dans ton dos et t'enserrant... Mon visage à quelques centimètre du tien, mon doigt toujours en place au travers de tes lèvres... Mes lèvres présentes à quelque centimètres des tiennes... Nos souffles qui bientôt se mêlent... Comme si le temps se gelait en cet instant. Sous ta main, ma peau rayonne plus que jamais. La sensation de ton souffle contre moi, et cette douce chaleur qui m'envahit, me font perdre pied. Je frissonne et bouillonne d'envie que tu retires enfin ton index m'interdisant l'accès à tes lèvres. Je te sens toi aussi qui savoure cet instant et je n'ose bouger, juste me rapprocher encore un peu et sentir les battements de ton cœur contre ma peau. Nous sommes maintenant l'un contre l'autre... Nos poitrines se touchant, s'entrechoquant. Ma main passant lentement sous ta blouse, venant jouer le long de ton épine dorsale... ne pouvant t'empêcher de t'arracher un frisson. Sur cette vague de désir se répandant en toi, mon index se dissipe, et sans même t'en rendre compte, mes lèvres…. mettent fin à ce moment de tendresse!

Cora

Cora

 

Tes baisers sur mes larmes

Du stress et des déceptions. C'est ainsi que l'on aurait pu résumer les dernières semaines écoulées. Je n'avais pas pu t'accueillir chez moi pour le weekend et tu me manquais tellement, que j'ai senti mon cœur se serrer quand je te l'ai annoncé. Le weekend avait été pourri, même si tu l'avais passé à me dire des mots doux par écrans interposés. Je n'avais besoin que d'une chose, une seule : ta peau. Je manquais d'air et sur un coup de tête : "Mercredi soir, je passe te prendre à la fin de tes cours". J'ai attendu le jour du départ avec impatience. Décidée à te plaire, j'enfile collants et robe noire, passe mes escarpins et ajuste mes cheveux. Il fait froid pour se promener ainsi mais je sais que tu me réchaufferas. La route semble plus longue que d'habitude, mais j'arrive enfin à notre point de rendez-vous. Tu te glisses dans la voiture et te colle à moi. Mon cœur explose à la seconde même où je sens ta main dans la mienne. Peu importe ce qui ce passe dans la rue, nous savourons nos retrouvailles. Tu dégustes mes lèvres, caresses mes jambes et me serres contre toi. Je suis aux anges et retrouve tes lèvres avec gourmandise. Ton parfum, ta douceur… Je te respire comme la première fois. Tu m'enlaces et je n'ai plus envie de bouger. Mais quelques courses à faire avant de rejoindre l'hôtel, nous contraignent à nous arrêter. Je reprends la route et nous emmène en centre-ville où tu te dépêches de finir ce que tu as à faire. Petit passage par un magasin de vêtements et je décide d'essayer quelques articles pour patienter. Tu me rejoins aux cabines au moment où je change de robe. Un ange passe. Tu écarquilles les yeux et un sourire immense éclaire ton visage. Je te souris et passe la seconde robe. Après t'avoir demandé ton avis, tu te glisses dans la cabine et m'embrasses avec envie glissant tes mains sur mes fesses pour me serrer à toi. Je sens la robe remonter sur mes cuisses, puis mes fesses. Tu regardes dans le miroir derrière moi. Non, tu n'avais pas rêvé, je n'ai que mes collants sous ma robe… "Habille toi ma belle, on y va!" Je m'exécute, paie mes achats et nous filons à l'hôtel. Tout le long de notre passage en ville, nous n'avons pas lâché la main de l'autre, comme si nous rechargions nos batteries par ce simple contact. Je me sens bien à tes côtés, sure de moi, fière de notre couple et plus que jamais amoureuse. Je reprends mon souffle peu à peu. A peine la porte passée et nos manteaux posés dans un coin, tu me plaques au mur avec toute la force de l'homme prêt à abuser de sa femme. Je me laisse faire sans rechigner, et à quoi bon? Je crève d'envie de toi depuis la minute où tu as déposé tes lèvres sur les miennes. En à peine quelques secondes, je me retrouve allongée sur le lit ton corps pesant sur le mien. Je te sens vibrer et ton cœur cogne dans ta poitrine alors que mon corps frissonne sous tes doigts. Ce plaisir de se retrouver nous coupe du monde. Nous sommes seuls, seuls pour rattraper le temps perdu, nous sentir vivre au travers du regard de l'autre. "Tu m'as manqué" sont les seuls mots que j'ai réussi à balbutier à ce moment-là. Tu relèves la tête de mon cou et plonge tes yeux dans les miens. Tu sais bien que ton regard me transperce et me laisse scotchée sur place à chaque fois. Et ton sourire tendre et coquin pointe le bout de son nez… Peu à peu ta bouche va prendre possession de ma peau. Mes lèvres, mon cou, mes épaules… Mes collants disparaissent et tes doigts glissent sur mes jambes, remontant lentement des genoux à mes hanches… Tu retrousses ma robe pour libérer mon ventre et embrasse l'intérieur de mes cuisses. Ton souffle passe sur mon intimité entièrement offerte à ta vue et je ne peux que plonger mes doigts dans tes cheveux pour ne pas perdre pieds. Chaque baiser me fait bouillonner un peu plus. Chaque souffle sur mon ventre me tord de l'intérieur. Ma robe et mon soutien-gorge ont disparu, lancés pas loin de tes vêtements qui n'ont pas fait long feu entre toi et moi. Et enfin… Ta peau. A nouveau, nos regards se croisent et se perdent en l'autre, nos lèvres se rejoignent et nos cœurs fusionnent. C'est comme si nous ne faisions plus qu'un. Un seul souffle, un seul battement dans nos poitrines. "Ce soir ma chérie, tu seras ma reine. Mon seul but sera que tu prennes tout le plaisir que je pourrai te donner. Mais pour ça, tu seras ma soumise. Tu devras faire tout ce que je te demanderai dans la minute et me répondre par un "oui Monsieur" quand il le faudra. Dans le cas contraire, tu en verras les conséquences. Tu as compris?'." Mon souffle s'arrête une seconde et j'écarquille les yeux. Mes doigts glissent entre les tiens, tu serres ma main dans la tienne et m'embrasse avec tout l'amour que tu ressens à cet instant. Je suis perdue. Tout se bouscule dans ma tête et dans mon cœur mais je m'accroche à toi de toute mon âme et me laisse guider. "Oui, Monsieur…" Dès lors, tu as mené la danse et m'a torturée dans tous les sens du terme. Doux et joueur, tu évitais avec une certaine fierté toutes les zones les plus sensibles chez moi et les plus promptes à me faire du bien. Mais en bon bourreau qui se respecte, tu approchais mon intimité, y laissais ton souffle se déposer pour que j'avance le bassin vers toi et me laissais là sans plus de considération. Mes seins n'espéraient que toi… Oui tu sais très bien que je pourrais jouir de trop y jouer… Mais tu n'en as rien fait. Au bout de longues minutes (des dizaines?), j'ai eu le malheur de laisser mes doigts vagabonder sur mon sexe trempé. La punition a été rapide, une main ferme s'est aussitôt abattue sur mes fesses… Dieu que j'aime ça… Tu joues avec mon corps, avec mes nerfs… Mon sexe est gonflé d'envie, mes seins me font mal tant l'excitation est forte. Je n'ai jamais eu autant envie de toi. Tu t'allonges près de moi et me caresse le visage, un doux sourire sur le tien. Je t'observe, essoufflée par tant de plaisirs, attendant de connaître la suite que tu souhaites y donner. "Suce-moi!". La demande tombe comme un couperet mais m'emplit de joie. Tu m'as jusqu'alors repoussée dès que je voulais te rendre la pareille, une claque sur les fesses pour punition. "Oui, Monsieur…" Gourmande, je m'applique à te satisfaire de mes lèvres et de ma langue. Tu ne me laisses pas la possibilité d'utiliser les mains, ce qui rend la tâche plus ardue mais tout aussi délicieuse. Tes gémissements me récompensent amplement, je souris alors et laisse échapper ton envie de ma bouche. Tu serres fermement mon poignet. "Tu m'as habitué à mieux que ça. Recommence!" Et je m'exécute, essayant de te donner tout le plaisir que je peux. Mes cuisses se trempent de mon envie pour toi et je me surprends à me demander jusqu'où tu vas aller. La réponse arrive vite. Tu m'attires à toi et m'embrasses longuement laissant nos envies se rejoindre et glisser l'une contre l'autre. Je perds pieds… Alors à cheval sur toi, je me laisse aller à ce moment de tendresse quand ton intimité prend possession de la mienne sans crier gare. Mon gémissement emplit la pièce et nos bassins dansent lascivement, ma main dans la tienne, nos corps fusionnent. J'ai attendu ça si longtemps… Dans notre danse, on peut ressentir toute la frustration des dernières semaines mais aussi toute l'excitation que tu as fait naître en moi, et en toi, en prenant le dessus cette fois-ci. Nos muscles se tendent et le plaisir monte petit à petit. Je sens cette chaleur grandir en moi, tellement plus fort que d'habitude. Mes doigts se crispent, je m'accroche à toi, je manque d'air… Et l'apothéose. Tous mes muscles se relâchent et je m'effondre sur toi. C'est indescriptible… Incontrôlable… Tellement bon et à la fois tellement difficile… Tout se mélange, cet instant de plaisir et le manque de toi des derniers jours… Quelques minutes dans tes bras à redescendre sur Terre et tu t'inquiètes des soubresauts qui me reprennent. Tu relèves mon visage vers le tien, et t'étonnes des larmes que tu y trouves. Et je te rassure, tout va bien. Justement tout est rentré dans l'ordre, "nous" m'a fait le plus grand bien. Je tremble de tout ce plaisir dans tes bras. Ta main sur ma joue, tu me souris et dépose les plus tendres des baisers sur mes larmes. Ton regard doux me rassure et je pose ma tête sur ton torse. Douce, la mélodie de ton cœur qui bat… Un "Je t'aime petite âme" finit de dessiner le plus beau des sourires sur mon visage. Et cette belle nuit ne faisait que commencer.

Cora

Cora

 

Quatre

Suite à un défi impromptu avec Explor, voici ma réponse à son poème intitulé "" Face à ton émoi plus que marqué Je trace ma route du bout des lèvres Partant de ton front qui se fait fièvre Vers ce sud fièrement dressé D'un mouvement je vire à l'Est Ma langue parcourt ta peau Vers ton coeur ardent et chaud Et mon envie n'est pas en reste Je m'enflamme de toute ma passion Mais je ne perds pas le Nord Et entame notre corps à corps N'oubliant pas ma destination En transe sous tes coups de reins Sous ton emprise je me fais chienne Mes hanches dansent contre les tiennes Qu'à l'Ouest l'orgasme me perde sans fin Source : ?p=493848

Cora

Cora

 

Si je veux être honnête avec moi-même...

On ne se rend pas compte que l'on se ment à soi-même tant les choses arrivent et s'installent au fur et à mesure. On considère comme "normal", ce qui nous étonnait et ne nous correspondait pas forcément. On vit avec, on prend sur soi, puis ça devient une habitude. On ferme les yeux sur certaines choses, on occulte ce qui nous fait mal à l'âme, par amour ou par amitié. On change. On ment. On se ment de plus en plus. On fait des compromis. On rentre dans un moule qui ne nous correspond pas. On "accepte" des contraintes qui nous gênent, nous écrasent, nous brisent. On étouffe les cris intérieurs. On se focalise sur autre chose. On meurt peu à peu. On pense pouvoir tout faire parce que les sentiments sont plus forts que le reste. On s'épuise à jouer le rôle qu'on nous impose. Et un jour? Seul face à soi-même, on ne se reconnait plus. On hait l'image que nous renvoie le miroir, jour après jour. Où est passée cette personne spontanée, prête à tout et qui voulait profiter de la vie par dessus tout? Comment en est-on arrivé à s'oublier à ce point? Comment est-il possible d'être malhonnête envers soi si effrontément? Tôt ou tard, le malaise apparaît et on a beau fermer les yeux encore une fois, la nausée reste toujours plus présente. Peur de retourner là où le mal-être naît, auprès de celui ou celle qui est à l'origine de tous ces mensonges. On voudrait fuir mais on ne le peut pas, retenu par les chaînes que toutes les contraintes ont créées et la peur de blesser. Il faut alors accepter l'échec, ouvrir les yeux et s'avouer que l'on s'est trahi soi-même. Admettre qu'on a mis au rebut pendant un long moment des promesses qui tenaient à coeur. S'apercevoir du temps perdu, des efforts faits en vain et du désastre qui en résulte dans toutes les parcelles de son corps, de son coeur et de son âme. Voir que ça peut recommencer et qu'on s'est encore laissé berner. Devoir l'accepter et avancer. Sans se trahir, faire le point sur soi et ses envies, se libérer des contraintes extérieures et vivre sa vie. Avancer sans ménager l'autre, puisqu'il sera le premier à poignarder sans état d'âme. Devenir égoïste et arrêter de faire passer l'autre avant soi, quitte à heurter ceux qui voudraient encore abuser. Arrêter d'être la personne qu'on attend de soi, mais juste celle que l'on est au fond de soi. Ça en choquera plus d'un, plus d'une. Je n'ai jamais supporté les contraintes et je me suis laissée emprisonner une fois, une seule. Je ne permettrai plus à qui que ce soit de m'imposer une conduite ou une façon de penser. Il m'a fallu un an pour faire le point et ouvrir les yeux devant toutes les barrières qu'on m'avait imposées. Tout ce temps pour accepter mes erreurs et travailler sur moi malgré d'autres contraintes, inévitables. Alors oui, peu à peu je redeviens celle que vous avez connue, il y a quelques années. Mais j'ai aussi changé et d'avance, si désormais je ne vous conviens plus, j'en suis désolée. Mais en toute honnêteté, de ce que vous pourrez bien en penser, je n'en ai rien à cirer.

Cora

Cora

 

Mon cœur, mon amour

Tes yeux qui brillent quand ton regard se pose sur moi Ton souffle qui se coupe quand je chuchote des mots doux à ton oreille Tes frissons quand ma peau rencontre la tienne Tes sourires quand mes doigts glissent entre les tiens Ton soupir au réveil quand je te fais mon bisou du matin Ton cœur qui s'accélère quand l'envie monte en toi Pour tous ces petits détails Pour tout ce que je ne dis pas Pour tout ce que tu es Pour tout ce que nous sommes Pour ce que nous deviendrons Je t'aime Max Source :

Cora

Cora

 

Du temps

Du temps pour ce qu'il me manquait Du temps pour rire aux éclats Du temps pour vivre sans tracas Du temps pour enfin profiter Ce temps et me retrouver face à moi Me prenant de plein fouet au visage Ce qui n'allait pas ces derniers mois Et ce qui me pousse au naufrage Du temps à trop donner et ne rien recevoir Du temps à ruminer et me laisser avoir Du temps à vouloir comprendre en vain Du temps à ne plus croire en rien Ce temps qui file entre mes doigts Qui me laisse en plein désarroi Ce temps si nécessaire pour moi Pour une discussion que je n'aurai pas Du temps pour reconstruire l'amour Du temps pour perdre mon amitié Du temps à crier au secours Du temps à ne plus te retrouver Mes échecs sont toujours bien présents Et je dois encore accepter le fait Inlassablement d'être au second plan Et d'être une fois de plus délaissée

Cora

Cora

 

Ce lien qui nous unit

N'importe où, tant que nous somme réunis. Ce leitmotiv qui peu à peu m'envahit. Une longue soirée d'automne, où malgré le froid nous avons profité d'une rencontre complice et souriante, entre défis et éclats de rire, l'un près de l'autre. Une longue soirée de passage à l'heure d'hiver, nous offrant pour nous découvrir du temps supplémentaire, nous n'avons pas vu passer les heures, l'un contre l'autre. Une longue soirée, moment d'éternité, j'ai mis ma vie entre parenthèses pour me permettre de respirer, me consolant dans tes bras face au mal-être qui m'envahissait. Ces sourires amusés, ces regards lourds de sens. Nos baisers volés, nos peaux effleurées. Une simple journée ensoleillée, nous sommes restés collés contre ce mur, nos lèvres tendrement occupées et nos doigts entrelacés. Une simple journée à tes côtés, une expo inattendue et animée où juste pour un baiser, nous nous sommes faits remarquer. Une simple journée partagée, collée contre toi à l'abri dans cette voiture, subissant toutes mes tortures, tu t'es laissé aller. Ces envies complices, ces frissons sans fin. Nos jeux délicieux, nos soupirs désireux. Un weekend enneigé et tant espéré, nous avons enfin eu le temps de nous retrouver, coupés du monde, et pas seulement pour combler nos côtés coquins. Un weekend de découvertes tant pour moi que pour toi, motivant et épuisant à la fois, jusqu'à m'y endormir j'ai rarement quitté tes bras. Un weekend de rires et de sourires, arrivée le coeur lourd, je suis repartie l'esprit libre et rassurée de ne pas être la si mauvaise personne qu'on dépeignait. Où que ce soit, mais surtout auprès de toi. L'envie d'aimer prend possession de moi. Plus le temps passe et plus nos rencontres se rapprochent, vibrantes et pleines de joie de vivre, indispensables pour nous ressourcer. Plus le temps passe et plus ce "nous" semble être une évidence, à nos yeux mais aussi à ceux de tes amis et des miens. Plus le temps passe et plus je te laisse prendre ta place, entre peurs et impatience, décidant de laisser faire la chance. Je ne sais pas jusqu'où nous irons, mais tu as pris une telle importance que je ne pourrai plus faire sans toi dans ma vie. Amants, amis, tout ce que nous pouvons être, je le veux et l'attends tant que je ne perds pas ce précieux lien qui nous unit.

Cora

Cora

 

Jeu solitaire, ou presque!

Départementale très fréquentée, dans une petite impasse perpendiculaire à celle-ci, ma voiture presque cachée entre les arbustes environnants. Tu m'as offert un nouveau jouet avant mon départ en vacances, je n'ai pas encore eu le temps de le découvrir depuis que nous l'avons testé ensemble. Peu de coquineries ces derniers jours, une énorme frustration et une envie toujours plus croissante de te faire plaisir, de t'étonner, de te donner envie… Je suis à l'abri dans cette voiture, mais malgré tout je suis piquée par l'excitation d'être vue en train de jouer. Un petit inconvénient bien loin de me déplaire. Je retire mes sandales, fais glisser ma culotte et la dépose sur le siège passager. Je prends mes aises en abaissant le dossier et sors de mon sac le vibromasseur que tu as pris soin de choisir pour moi. Le lubrifiant de ma langue, je retrousse ma robe jusqu'à ma taille et mes doigts rejoignent instinctivement mon intimité. Doucement, lentement, je caresse mon mont de vénus et ferme les yeux en pensant à toi. Je me vois déjà près de toi à jouer de mes lèvres sur ton sexe et, à cette idée, le mien se trempe de plus en plus. Naturellement, mon corps a glissé sur mon siège et mes cuisses ouvertes m'ont laissée tout accès à mon sexe luisant d'envie. Mes lèvres se resserrent autour de mon jouet comme si c'était sur toi qu'elles courraient. De toi, j'ai juste envie de toi... Un message pour te dire ce que je suis en train de faire et ta réponse ne se fait pas attendre : "Appelle-moi! Tout de suite!" S'en suit un dialogue tendre, de nos soupirs s'entremêlant, de nos gémissements qui se répondent. A m'écouter jouer, jouir, tu n'as pas pu t'empêcher de me rejoindre toi aussi accompagné d'un de tes jouets. Chacun de mes soupirs te rendaient fou, chacun des tiens me donnait un plaisir sans fin. Te faire craquer à distance, te faire frémir au rythme de mon plaisir n'a fait que décupler mon ressenti. Les vibrations de mon jouet, les vibrations de ta voix, les vibrations de mon corps… Je suis partie si loin que j'en suis restée à trembler là en t'écoutant jouer et gémir. J'aurais pu en rester là, j'aurais pu raccrocher, mais tu as joué au diable. Tes mots, tes images qui s'insinuent dans ma tête, tes envies qui réveillent les miennes et réchauffent mon corps. Imaginer tout ce que tu voulais me faire subir, je te ressentais presque. Il ne manquait que toi dans mes bras, contre ma peau, entre mes cuisses… A nouveau mon jouet qui s'anime, à nouveau mon corps qui tremble et se cambre. Et cette voiture qui passe devant moi, au moins pour la troisième fois… Mes gémissements, parfois presque un cri de plaisir à te sentir presque là, à t'imaginer te caressant là pour moi… Cette envie de toi, cette envie de nous… Le besoin de te sentir vibrer au fond de moi, de te sentir soupirer à mon oreille… J'ai encore envie de toi, rejoins-moi!

Cora

Cora

 

Souvenirs d'une nouvelle vie

La semaine de travail vient de se terminer. Emma rentre chez elle et il est tard comme d’habitude. Le bruit des clés dans la serrure, de ses talons sur le plancher, elle se jette sur le canapé et fait voler ses chaussures sur le sol. 21h, la flemme de se faire à manger, elle roule sur le dos et se détend un moment. Au bout d’un an, elle reste toujours étonnée par le calme de cet appartement pourtant situé en plein cœur du centre ville. Un an déjà… Un an qu’elle a posé ses valises. Nouvelle ville, nouveau boulot, nouvel appartement, nouvelle vie. De l’ancienne, elle n’a gardé que le minimum, certains souvenirs qui lui tenaient à cœur. Mais elle s’est débarrassée de tout le reste. Sa mère et sa meilleure amie sont les seules à avoir son nouveau numéro, son adresse et un double de ses clés. Elle a supprimé tout ce qui la rattachait à son ancien réseau social et amical, et a disparu sans prévenir. Elle sait bien que certains se sont inquiétés et que peu ont tout fait pour la retrouver. Elle sait le mal qu’elle a pu faire, mais elle sait aussi que pour tous, cela était nécessaire. Et finalement, elle est persuadée qu’elle ne manque à personne. Enfin un peu de courage, elle file dans la cuisine, glisse un plat dans le micro-onde sans même regarder et enclenche la minuterie. Pour patienter, Emma rejoint la salle de bain pour se changer et dépose un à un ses vêtements dans le panier à linge. La peau lui tire et elle se force une fois de plus à se regarder dans le miroir. Si elle était honnête avec elle-même, elle avouerait qu’elle n’a jamais été aussi jolie qu’en ce moment, pour le peu qu’un sourire vienne illuminer son visage. Mais les stigmates de ces opérations ne cessent à ses yeux de ternir son image et à peine la crème appliquée sur ses cicatrices, elle se glisse dans ses vêtements trop grands pour se cacher une fois encore. Même si ses cicatrices restent minimes, elle ne les supporte pas. Sa poitrine était sa seule fierté et elle s’en trouve maintenant privée. Mais au moins, elle est presque la seule à savoir ce qu’elle vit et c’est bien ce qu’elle cherchait. Personne pour s’inquiéter de ce qui peut lui arriver et personne pour pleurer si son dernier bilan n'est pas bon. Mais aussi, personne pour se réjouir si ce n’est pas le cas. A choisir, elle préfère ne pas risquer d’attrister qui que ce soit. Solution de facilité ou réelle envie d’épargner ses proches ? Elle ne le sait pas elle-même mais elle a fait le choix qui dérangerait le moins son entourage, comme elle l’a toujours fait. La sonnerie retentit dans la cuisine, elle ne prend même pas la peine de s’asseoir et engloutit ses lasagnes debout, adossée au frigo. La vaisselle est vite faite et, pendant que le café coule, elle prépare son coin pour la soirée : fauteuil, bouquin et cigarettes. C’est bien à ça que se résument ses soirées et la majeure partie de ses nuits. Elle ne sort jamais ou quand elle s’en sent obligée pour ne pas vexer ses collègues, seuls rapports humains de ses journées. Emma hésite à prendre sa couverture car il fait encore bien chaud ce soir, mais se connaissant frileuse la dépose tout de même sur le fauteuil. Sa tasse remplie à ras bord, elle s’installe confortablement et, emmitouflée, reprend son roman là où elle l’avait laissé le matin même. Cigarette après cigarette, tasse après tasse, les pages défilent devant ses yeux et elle se déconnecte de ce qui se passe autour d’elle. Au fur et à mesure que le temps passe, et après s’être débarrassée de sa couverture, elle retire une couche de vêtement après l’autre sans s’en rendre compte, absorbée par son récit mais dépassée par la chaleur de la nuit. Il faut dire que ce mois de juin est particulièrement chaud et que les 35° à presque minuit sont vraiment de trop. Vers 1h, elle sursaute. Son livre vient de tomber au sol, elle s’est endormie sans s’en apercevoir. Elle a beaucoup trop chaud, et la tête complètement embrumée, part prendre une douche pour se rafraîchir. Elle se sèche rapidement et ne prend pas le temps de ramasser les derniers vêtements semés le long du chemin pour se rhabiller. A peine la tête posée sur son oreiller, elle se rendort. Chaud, il fait si chaud... Ses rêves défilent, tous oubliés aussi vite qu'elle entrouvre les yeux. Son sommeil est agité, elle n'arrive plus vraiment à faire une nuit complète depuis longtemps. Ses souvenirs, tout ce qu'elle oublie à longueur de journée, envahissent son esprit à peine les yeux fermés. Elle est hantée par ses proches, qui malgré ce qu'elle peut dire, lui manquent cruellement. Et encore une fois, Emma se réveille les yeux remplis de larmes. Elle tend le bras et ne le trouve pas près d'elle. Elle pourrait presque sentir sa présence tant ses rêves lui semblent réels. Tellement réels qu'elle s'est régulièrement réveillée avec l'impression que sa bouche venait de quitter la sienne. Il est la seule raison qui aurait pu la faire rester. Ils ne s'étaient rien promis et c'est en toute logique qu'elle a décidé de le protéger d'elle, malgré lui. Il doit penser qu'elle a trouvé un autre homme et qu'elle n'a pas eu le courage d'assumer ses actes. Et c'est bien mieux comme ça. 6h, la lueur de la lune éclaire faiblement la pièce mais assez pour y voir clair. Voyant l'heure, elle referme les yeux et se retourne une énième fois. Une légère brise sur sa peau la fait frissonner et elle se glisse sous ses draps. Un bruit de clés dans la serrure et de pas dans l'entrée. Une ombre se déplace dans cet appartement à moitié vide, juste équipé du minimum pour y vivre. L'homme dépose son sac dans le salon et regarde ébahi autour de lui. Il n'a jamais rien vu d'aussi impersonnel de sa vie, comme si elle était prête à fuir encore une fois. Il se dirige vers la porte de ce qu'il suppose être la chambre et la main sur la poignée s'arrête net. Et si, elle n'avait pas envie qu'il la retrouve? A-t-il eu raison de se battre à ce point pour obtenir son adresse et ses clés, si c'est pour qu'elle le repousse? Et si, elle n'était pas seule dans ce lit? Non! Il n'a pas fait tout ce chemin pour faire marche arrière! Lentement, il tourne la poignée et ouvre la porte sans bruit. A nouveau, il se fige. Oui elle est bien là, et seule comme sa meilleure amie l'avait dit. La lune baigne la pièce de sa lumière et fait ressortir la blancheur de sa peau au milieu de ses draps sombres. Il en a le souffle coupé et le coeur prêt à exploser. Son parfum emplit la pièce et il s'étonne de frissonner comme avant quand il retrouvait son odeur. Comment la réveiller en douceur sans qu'elle ne le prenne pour un quelconque agresseur? Après avoir retiré ses chaussures, il s'allonge près d'elle le plus discrètement possible et ne résiste pas à l'envie de faire glisser ce drap qui la sépare encore d'elle. Elle tremble alors que lentement il la découvre jusqu'au bas du dos. Sa main vient retrouver sa peau qu'il parcourt de son cou à ses reins en suivant sa colonne. Son cœur explose lorsqu'il retrouve sa douceur, celle-là même qu'il adorait sentir contre sa peau. Il se rapproche encore, cette fois ci-pour déposer un baiser sur son épaule. Il sursaute, à son contact sa belle a réagi et elle se tourne vers lui. Le temps lui parait une éternité pendant que le corps de sa bien aimée chavire sur le dos. Et une fois face à sa belle endormie, son bonheur se met vite à couler le long de ses joues. Elle est encore plus belle que lors de leur dernière rencontre. Son visage n'a pas changé même si elle semble exténuée, ses cheveux sont beaucoup plus courts mais elle est toujours aussi jolie à ses yeux. Il détaille du regard chaque centimètre de sa peau et ses doigts ne tardent pas à venir redécouvrir celle qu'il avait déjà tant aimé. Ses mains et ses lèvres glissent sur sa peau et la frôlent, elle est plongée dans ses rêves mais elle réagit cependant. Des frissons parcourent sa peau à l'endroit même où il la caresse. Dans un élan de manque et d'envie, il l'attire à lui et dépose ses lèvres sur les siennes. Toujours ce rêve… Pourquoi n'arrive-t-elle pas à oublier? Louis vient toutes les nuits se rappeler à elle, comme si elle espérait qu'il la rejoigne et qu'elle revivait sans cesse leur retrouvailles. Ses rêves à chaque fois si identiques mais toujours un peu différents, ne lui avaient jamais paru aussi réels que cette nuit. Les sensations de ses lèvres sur les siennes et du fait qu'on vient de l'empoigner s'emparent d'elle. Ses yeux s'entrouvrent alors qu'elle respire ce parfum qui lui plait tant. Profiter de ce rêve une fois de plus, se laisser aller à ses divagations… Après tout quel mal à cela? Emma serre Louis contre elle et leurs langues se retrouvent dans une danse langoureuse et câline. Un baiser qui aurait pu être sans fin, si l'envie de goûter à nouveau au plaisir de leurs corps réunis ne les prenait pas quelques instants plus tard. Louis est allongé près d'elle, son regard la transperce et son sourire est splendide. C'est la première fois qu'elle le rêve avec les larmes aux yeux. Elle se rapproche de lui et vient embrasser chacune de ses perles d'eau salée pour l'apaiser. Et par réflexe, elle vient couvrir sa poitrine de son drap. Non vraiment, ce détail n'a jamais changé au cours de ces illusions nocturnes… "Non!" Louis ne l'entend pas de cette oreille. Il envoie valser le drap aux pieds du lit et saisit les poignets de sa bien aimée. Les remontant au dessus de sa tête, Emma n'ose bouger, pétrifiée par l'idée que malgré la pénombre il voit les traces qu'elle porte honteusement et par le regard déterminé qu'il plonge dans le sien. Il approche sa bouche de son visage et lui murmure à l'oreille les mots qu'elle veut entendre : "Mon amour, tu es toujours aussi belle, aussi désirable, rien ne changera la façon avec laquelle je te vois… Tu en as honte mais je ne vois que toi… Je t'aime Emma!". Mais va-t-elle y croire cette fois-ci? Ce rêve est si réel, sa bouche dans son cou qui la fait frissonner, sa peau contre la sienne qui la réchauffe comme jamais depuis des mois… Tellement fort ce qu'elle ressent! Elle décide de se laisser guider par le nouveau tournant que prend son songe. Inhabituel mais tellement délicieux. Louis parcourt ses épaules de baisers, il se fait tendre pour apprivoiser sa belle à nouveau. Il l'effleure, la goûte et la cajole. La belle ronronne sous ses mains. Il a envie d'elle, besoin de retrouver la chaleur de ses reins et la candeur de leur amour. L'a-t-elle compris? Emma retire un à un les boutons de sa chemise avant de la faire glisser loin d'eux, son jean ne tardant pas à l'y rejoindre. Elle sourit, car à son habitude, il ne porte rien de plus sur lui. Nus l'un contre l'autre, ils se découvrent à nouveau mais leurs corps se souviennent pour eux de ce qu'ils aiment. Et il ne faut pas longtemps pour que le premier gémissement se fasse entendre. Un coup de dents inattendu dans le cou d'Emma, alors que Louis se fait surprendre par les griffes de sa douce dans son dos. Le temps s'arrête, seuls dans leur bulle, ils s'aiment comme au premier jour. Leurs envies sont bien présentes et ils font chacun durer le supplice de l'autre, positionnés dans le 69 qu'ils apprécient tant. Leurs langues glissent, tournent, lapent. Leurs mains caressent, griffent, pincent. Emma cherche à le rendre fou, promenant sa langue tout le long de son sexe, saisissant ses bourses entre ses lèvres, entamant des va et vient parfois doux, parfois intenses. Mais malgré tous ses efforts il lui résiste! Il veut la combler, et l'aimer comme il aurait voulu le faire ces derniers mois. Louis déguste sa belle trempée d'excitation et ses doigts viennent rejoindre sa langue pour la rendre folle de plaisir. Chaque mouvement en elle résonne dans tout son corps. Ses doigts s'amusent, s'arrêtent, sont remplacés par une langue joueuse ou un souffle chaud. Louis lui tire rapidement un premier orgasme, foudroyant... Emma ferme les yeux et se laisse envahir par le plaisir qui lui a tant manqué. Comme observatrice de son propre rêve, elle ne cesse de se répéter que tout a l'air si réel… Si troublant… Louis s'allonge sur le dos et attire Emma contre lui. Pour faire tomber toutes ses barrières, il embrasse son cou, ses épaules, sa poitrine avec une infinie douceur. Leurs intimités se frôlent, se tentent et se retrouvent dans un coup de rein à peine intéressé de la belle. Un seul gémissement résonne alors dans la chambre. A l'unisson, les amoureux ont laissé échapper leur plaisir de se retrouver et leur danse sensuelle ne s'arrête plus. Emma a pris le dessus et écoute chaque réaction de son homme aux caresses qu'elle lui prodigue. Elle embrasse, griffe, mord son torse. Leurs mains se rejoignent et se serrent. Ils ne se lâchent plus du regard. Louis résiste tant qu'il peut mais ce plaisir qu'elle lui offre lui avait trop manqué. A son tour, tout explose, sa tête, son cœur, son corps… Avant de perdre complètement ses esprits, ses doigts viennent tantôt jouer avec le bouton fièrement dressé d'Emma, tantôt la fouiller avec une infinie douceur. Elle ne tarde pas à jouir une seconde fois, se laissant tomber contre son torse. Leurs lèvres se retrouvent dans un baiser amoureux et rassuré. Heureux et perdus dans ce plaisir immense, ils s'endorment serrés l'un contre l'autre comme pour éviter de se perdre à nouveau. Une fois de plus, elle se réveille seule dans son lit, la tête encore pleine des images de la nuit. Tout lui a paru si réel qu'elle a même l'impression de sentir son parfum dans la pièce. La peau de son cou la tiraille tellement, qu'elle pourrait s'imaginer y trouver la marque des crocs de l'homme qui a hanté ses rêves. Elle cherche du courage pour sortir un pied du lit, mais les volets bien fermés la laisse dans une obscurité totale, ce qui pourrait la laisser traîner là encore des heures. Etonnant, car elle ne dort jamais dans le noir total. Ce matin, quelque chose est différent, elle se sent si bien, le même bien-être qu'elle connaissait dans sa vie d'avant. Mais surtout, la musique dans le salon et la douce odeur de café qui envahit peu à peu la chambre la font bondir de son lit.

Cora

Cora

 

La clé

J'avais tout enfermé Aux oubliettes mon passé Ne jamais me retourner Pour toute seule avancer Dans ma tête ça résonne De tout ça je me raisonne Mais si tu nous fredonnes Toute ma peau frissonne Je l'avais bien cachée Contre mon coeur la clé Oseras-tu la voler?

Cora

Cora

 

Revivre

Je souris.. Je souris encore.. Adossée à ce mur Je t'observe avec envie Allongé nu sur ce lit Mon regard parcourt ton corps Ta peau attire la mienne Ton parfum m'enivre Je souris.. Je souris encore.. Silencieuse je m'approche et dépose Un doux baiser sur tes fesses Mes mains jouent de nouveau Du fond de tes rêves tu réagis Tes ronronnements à mes caresses Tes frissons sous mes lèvres Je souris.. Je souris encore.. Ton corps chavire vers le mien Mes doigts glissent et câlinent Ton corps se tend et gémit Des papillons dans le ventre Un pincement dans ma poitrine Mon coeur qui explose Je souris.. Je souris encore.. Ton esprit est peut-être loin Mais ton plaisir est à moi Ton sourire se dessine radieux Mes doigts ne sont plus seuls Ma langue les rejoint coquine Prête à jouer de ton émoi Je joue.. Je joue encore.. Nos peaux fusionnent Mes lèvres te dégustent Mes yeux te dévorent Je te découvre encore Etonnée à chaque fois De la force qui m'attire à toi Je joue.. Je joue encore.. Je te sens perdu Entre tes rêves lointains Et ma réalité si proche Mon âme t'appelle à elle Plus qu'une simple envie Ce sont mes sentiments Que je te prouve à cet instant Le big bang... Chaque rencontre me comble Chacune nous découvrant à l'autre Chacune nous dessinant un avenir Ton âme me ranime, m'assassine et m'illumine! Tu es là, près de moi, je me sens bien, je me sens libre! Je joue.. Je joue encore.. Ta main dans mes cheveux Tu sors de ta torpeur nocturne Et profite de chaque moment Nos regards se croisent Nos sourires se répondent La chaleur nous envahit Pas un mot, pas un bruit.. Rien que.. Tout l'amour qui nous unit.

Cora

Cora

 

Et si...?

Et si…? Tu me plaquais contre la voiture...? Mes yeux plongés dans les tiens, alors que ma main se dépose sur ta hanche... Ma main sur ta hanche se fait caresse, t'empêchant de bouger... Et si...? Tu étais bloquée totalement de mon entrave ? Devant cette attaque, je reste figée de surprise l’espace de quelques secondes, le souffle coupé. Face à ce rapprochement, des frissons parcourent mon corps des hanches à la nuque, mon regard perdu dans le tien. Et si...? Je feignais de me rebeller, te repoussant à peine des mains sur ton torse ? Je prends tes poignets entre mes mains, les faisant allez sur le côté... Et si...? De cette force, tu ne pouvais te défaire ? A la fois inquiète et intriguée de ce qui peut se passer, je te demande du regard de m’épargner. Mon corps te dit l’inverse, frissonnant sous la douce fermeté de tes mains. Et si...? Je tournais la tête pour ne pas voir l’assaut arriver ? Alors que tu tournes la tête, j'en profite pour insuffler mes lèvres dans le creux de ton cou Et si...? Mes lèvres parcouraient ta peau, découvrant tes épaules peu à peu? Mon souffle se raccourcit penchant la tête en arrière pour profiter de tes lèvres. Oubliant le monde autour de nous, je laisse tomber mes dernières barrières. Et si...? Des mots se frayaient un chemin entre mes lèvres tremblantes : « Ne t’arrêtes pas » A ses mots, je me fais vampire... A ses mots, mes crocs s'enfoncent dans ton cou... Et si...? A ces mots, ma main sur tes hanches se faisait moins sage ? Mon plaisir, cambrant mon corps, déchire le silence d’un gémissement soudain. Ma main gauche va se plonger dans tes cheveux alors que la droite s’agrippe à ton bras. Et si...? A chacune de tes caresses sur mes hanches, mon corps se tendait de désir ? Pour répondre à tes vibrations, je me rapproche de toi. Quand tu te cambres, tu sens mon intimité durcir contre toi... Ma main droite se plante dans tes chairs... Et si...? Je retirais mes crocs de ton cou et te regardais fixement ? Mes mains te rapprochent toujours plus de moi, caressant ta nuque, griffant tes épaules. Le contact de ton désir grandissant contre moi fait se tendre mes seins peu à peu. La douleur de tes doigts sur ma peau, me donne l’envie de te rendre la pareille. Et si...? Face à ton regard insistant, je ne pouvais pas détacher le mien de tes lèvres ? Mon visage s'approche du tien, tentateur... Nos souffles chauds s'entremêlent peu à peu... Tes griffes sur moi me provoquent des frissons... Ces mêmes frissons viennent à cambrer mon corps contre le tien... Et si...? Je te murmurais quelques mots...? Je tremble de cette tension entre nous, plongeant à nouveau mon regard dans le tien. Ta chaleur m’envahissant, je m’enivre de cette excitation grandissant à chaque contact de nos bassins. Et si…? Je restais suspendue à tes lèvres ? Mon regard se fait intense, chargé de désir... Je joue de mon bassin contre le tien... Ma main droite vient se balader le long de ton dos... Ma main gauche s'immisce sous ton jean, contre tes fesses... Et si…? Je me mordillais légèrement les lèvres? Les frissons suivent ta main sur mon dos et mes yeux se ferment pour profiter de la douceur de cet instant. Je caresse ton visage d’une main, l’autre allant sous ta chemise découvrir ton torse pour y planter mes griffes. La chaleur de ta main sur mes fesses fait exploser mon désir en moi. Et si…? Je m’approchais de ton visage désireuse de mordiller moi-même tes lèvres si tentantes ? Ce frisson se fait frémissement. Mes muscles se cambrent, mon corps se raidit... Tes attouchements ne font de moi qu'une boule de chaleur... Et si…? Je laissais faire tes lèvres contre les miennes ? Je dépose un doux baiser du bout des lèvres au coin de ta bouche. Mes mains sous ta chemise jouent avec ta peau, tantôt tendres tantôt fermes, alors que la pointe de ma langue vient saluer tes lèvres tendrement. T’embrassant d’abord fébrile, puis assurée, tu sens une main descendre le long de ton ventre. Et si…? Mordillant ta lèvre inférieure, cette main s’arrêtait sur le bouton de ton jean alors que de l’autre mes ongles se plantaient dans ta peau? En sentant cette main descendre, me déboutonner... Je retiens fortement ma respiration... Mes mains sur tes fesses se font câlines et caressent doucement la chute de tes reins... Mon baiser se fait passionné... Nos langues jouent ensemble.... Et si…? Je pesais de tout mon corps sur le tien, te plaquant totalement contre ta voiture ? Ainsi collés, tu sens alors mes seins tendus ne demandant que tes délicates attentions. Tes lèvres sur les miennes m’enivrent de douceur, que je te rends par de tendres caresses au creux de ton cou. Mon souffle s’accélère sous tes mains câlines appréciant chaque centimètre carré de peau que tu viens satisfaire. Et si…? Je commençais à regretter ce manque d’intimité, là dans cette rue ? Une main insidieuse te caresse le ventre. Tes griffes sur mon torse me font gémir entre tes lèvres... Mon intimité n'attend qu'une chose.... De nous deux, nous avons l'impression d'être seuls... Ma main joueuse vient à la rencontre de tes seins tendus... Ma main sur tes fesses vient jouer entre celles-ci... Et si…? Ma cuisse venait s'intercaler entre les tiennes... Mon ventre se contracte sous tes caresses rendant ma respiration haletante. Mes gémissements répondent aux tiens, quand ta main vient se perdre sur mes seins. Oubliant où je suis, mes mains glissent sur ta peau finissant de libérer l’accès à ton intimité. Et si…? Pour répondre à ton assaut sur mes fesses, une main allait se perdre sur ton sexe pendant que l’autre te serrait contre moi? Pour répondre à ta main baladeuse, la mienne torture tes tétons... Pour éviter de se faire entendre, nos gémissements se font entre nos lèvres.... Mon regard dans le tien te prouve l'état de mon désir... Mes crocs viennent à la rencontre de ton oreille... Collé à toi, un petit doigt joue entre tes fesses... Et si…? Sentant ta main joueuse, la mienne sur ton ventre voulait faire de même... ? Je me cambre de plus belle sous tes assauts sur mes tétons si sensibles, te rendant plus facile l’accès à mes fesses. Je te mords la lèvre plus fort que prévu, perdant le contrôle sous un spasme de plaisir. Le sourire aux lèvres, je tends le cou pour te laisser libre accès à mon oreille, ma peau… Et si…? Mon regard dans le tien, lisant ton envie, je t’encourageais dans un murmure ? Cette morsure agit comme un déclencheur sur moi... Sous une pulsion sauvage, un mouvement de bassin en ta direction se fait sentir. Ma main sur ton ventre vient titiller le haut de ton intimité... Je m'aperçois de la réaction de ton corps à cette caresse... Et si…? J'attirais ton corps à moi ? Cette bestialité vient renforcer mon envie de toi, me laissant à ta merci. Le contact de tes doigts à cet endroit m’électrise davantage. J’attise un peu plus ta pulsion plantant mes dents sur cette partie de peau qui m’est chère. Et si…? Je murmurais au creux de ton oreille : « Fais de moi ce que tu veux » Cette douleur ressentie me fait perdre tout contrôle... Ces mots résonnent en moi et me font lâcher prise... Ces deux faits ensemble libèrent toutes mes pulsions... Ma main joueuse vient jouer avec ton petit bourgeon si tendu... Ma main insidieuse se décide enfin à venir jouer près de ton petit trou... Ta main sur mon membre fait des va et vient... Et si…? Sous mes assauts, tes yeux se fermaient et tu sentais une vague de plaisir t'inonder... ? Une bouffée de chaleur m’envahit, imaginant ma langue prendre le relais de ma main. Perdue entre tes deux mains, mon corps se laisse aller tremblant sous tes assauts. De ma main encore libre, je t’attire à moi te dévorant les lèvres avec passion. Un gémissement dans ton oreille, preuve du plaisir que tu m’apportes. Et si…? Mes muscles tendus, les frissons sur ma peau, je te disais : « Continue, c’est si bon » ? Profitant de ton plaisir, je te croque... Mes mains s'amusent ensemble à l'unisson... J'ai de plus en plus de mal à résister à tes attaques... Tu sens mon membre être plus que dur sous ta main... Ma main s'immisçant plus bas, mes doigts viennent titiller l'entrée de ton antre... Tes lèvres s'écartent d'elles-mêmes sous la pression de mes doigts... Et si…? Au creux de l'oreille, je t'ordonnais: "Suce-moi" ? Je gémis encore plus fort à la sensation de tes mains joueuses et de tes doigts dansant sur mon bourgeon. Cet ordre résonne en moi avec force, écarquillant les yeux un instant alors que tes doigts se fraient un chemin en moi. C’est à mon tour de te plaquer contre la voiture, descendant de ton cou à ton ventre par de tendres baisers sur ta peau. Je te goûte enfin de la pointe de ma langue, la laissant glisser sur toute la longueur de ton sexe. J’essaie de te rendre fou, suçant et aspirant délicatement ton gland, les mains caressant tes fesses. Et si…? Je te regardais droit dans les yeux pour observer l’effet de mes attentions ? Ce brusque changement de posture me prend au dépourvu... Les yeux fermés, j'apprécie le moment... Tu me rends fou de ta langue joueuse, de tes lèvres délicates... Tu sens mes fesses se contracter sous tes mains... Ma main vient se déposer dans tes cheveux pour jouer avec eux... Ce regard que tu me lances vient balayer mes dernières résistances... Et si…? Mes yeux dans les tiens, tu voyais que je ne peux te résister ? Dans cette rue, à la vue de tous, tu ne résistes plus à l'assaut de ma langue. Tu retiens tes soupirs difficilement et je te sens perdre pieds. Sentant mon plaisir monter, je t'invite à venir m'embrasser… Laissant mon sexe dans ta main, m'empêchant de gémir entre tes lèvres... Et si…? Tu me rejoignais?

Cora

Cora

 

A toi

Aime moi Pas parce que je t’aime Parce que je suis moi-même Aime moi Si chaque jour je t’étonne Parce que nos vies détonnent Aime moi Car nous sommes différents Mais liés à chaque instant Rattrape moi Si je suis prête à tomber Quand tu me vois vaciller Rattrape moi Ne me laisse pas perdre pieds Si je ne sais où aller Rattrape moi Parce qu’il faut se détacher Et de moi te méfier Repousse moi Quand je ne veux pas comprendre Quand j’en ai assez d’apprendre Repousse moi Quand mon envie n’y est plus Si j'ai peur de l'inconnu Repousse moi Si je compte un peu pour toi Si je ne laisse plus le choix Oublie moi Parce que je te fais du mal Si chaque jour devient banal Oublie moi Si je ne te surprends plus Quand je ne te suffis plus Oublie moi Vis tout simplement ta vie Et suis toutes tes envies A toi je ne cesse de penser Mais mes peurs me laissent figée Et je ne veux pas t’empêcher D’avancer, de vivre et d’aimer Si pour ton unique bonheur Je devais m’effacer dans l’heure Je le ferais car pour moi tu es L’unique âme que je ne veux blesser

Cora

Cora

 

L'instant T

L'origine, Le déclencheur, Là où tout a commencé. Ce moment au cours duquel sans s'en rendre compte, les choses changent. C'est si naturel qu'on ne s'aperçoit de rien, si subtil qu'il faut du temps pour en observer les répercussions. Mais c'est bien là, ancré au fond de soi, à l'intérieur de nous. Toutes ces miettes semées en toi à chacune de nos rencontres, toutes ces graines que tu as sans le vouloir plantées dans mon esprit. C'est avec du recul qu'on s'aperçoit que des changements se sont opérés et que cela continue. On ne se reconnait pas vraiment mais on aime ce qu'on ressent et ce que ça engendre. On ne contrôle rien, ça fait presque peur mais finalement, vivre c'est un peu ça aussi. Toi l'homme le vrai. Tu ne supportais plus l'idée d'aimer et clamais haut et fort qu'une femme dans ta vie ne servirait à rien. Toi l'homme macho. Tu affirmais à qui voulait l'entendre que tu ne connaissais pas la tendresse et que se tenir la main ou vouloir garder près de soi l'odeur de l'autre, c'était du vent et ridicule. Moi la femme blessée. Je ne voulais plus entendre parler de sentiments et souhaitais juste passer du bon temps pour oublier. Moi la femme en colère. J'avais décidé de ne plus me laisser embobiner et de me retrouver enfin. Il aura suffit de peu, il aura suffit d'un rien. Que je ne te juge pas, comme tu l'as fait pour moi. Que tu m'écoutes, au moins autant que je le faisais de mon côté. J'ai gagné ta confiance et t'ai donné la mienne, chose inespérée tant tes barrières étaient solides. Tu as apprivoisé aussi bien mon corps que mon esprit, avec une déconcertante facilité. Tu m'as demandé d'être moi-même, je ne voulais que de l'honnêteté. Une somme de petits rien, mais qui a fait la différence. Tes doigts qui se glissaient entre les miens, quelques secondes à peine après nos retrouvailles et ta main qui ne quittait plus la mienne jusqu'à l'heure du départ. Nos corps qui se connaissaient presque par cœur en si peu de temps, et nos intimités qui n'avaient pas besoin de nous pour se retrouver. Le besoin de se voir, de s'entendre… De plus en plus fort, contre toutes attentes. Nos sourires, nos éclats de rires, mon humour et le tien qui s'accordent alors que ce n'était pas gagné. Les souvenirs que nous avons chacun de notre côté, gravés dans nos mémoires. Mes lèvres sur les tiennes, dès notre première rencontre, comme un défi. La douceur du moment, en te prenant dans mes bras au cours d'une expo pour voir au dessus de ton épaule. Et ces images que nous partageons. Le repos des guerriers après l'amour, terrassés tous les deux par Morphée en quelques secondes. Le bonheur d'une nuit presque blanche, de cuisiner l'un pour l'autre. Ta main qui me caresse les cheveux et le visage, quand tu veux me rassurer. Tes frissons quand je dépose un baiser le matin sur ta joue, pour te réveiller. Nous avançons à notre rythme, sans savoir où cela va nous mener. Avec l'envie d'en profiter. Mais sachant que tu seras là quoi qu'il arrive, j'avance confiante. Ta main dans la mienne.

Cora

Cora

 

Juste une autre

Juste une autre... Qui ne se laisserait pas démonter Qui ne sentirait pas son cœur saigner Elle tombe et ne sait pas se rattraper Et personne ne vient pour la sauver Elle s'effondre de l'intérieur Sa tête remplie de rancœur Son cœur prêt à imploser Son corps la lâche comme jamais Cette envie de disparaître Ne la prend pas en traître Un jour elle écoutera En elle cette petite voix Elle ne fait que l'ignorer Ses promesses sont oubliées Elle le sait bien d'avance Mais veut se laisser une chance A choisir s'il faut souffrir Tant qu'à faire avec sourire Sans les avoir sous les yeux Sans elle ils seront heureux Elle ne souhaite qu'une chose Que chacun leur vie ils osent Sans qu'avec elle ils s'empêtrent Et pour ça il lui faut être Juste une autre...

Cora

Cora

 

Toi aussi..?

Est-ce que toi aussi ? Est-ce que tu les sens ? Cette asphyxie A peine palpable T’envahissant peu à peu Cette tétanie Qui s’insinue en toi A chaque inspiration Cette angoisse Chaque fois plus profonde Toujours plus douloureuse Et cette détresse Que de plein fouet tu prends Devant leur incompréhension Est-ce que toi aussi ? Est-ce que tu ressens ? Ces inepties Lâchées d’un ton affable Te laissant là fielleux Cette accalmie Qui ne durera pas Face à toutes tes tensions Ces indélicatesses Qui emplissent ton monde Simplement doucereuses Et cette ivresse Qui masque tes tourments Devant ta propre scission Est-ce que toi aussi ? Est-ce que tu comprends?

Cora

Cora

 

Désertion

L'animal blessé Meurtri, désarmé Se met seul de côté Pour ne pas déranger L'animal blessé Amaigri, décharné Protège ses bien-aimés Sans les en informer L'animal blessé Peu à peu disparaît Dans sa carapace Fuyant tout face à face Tout être vivant S'il est bien pensant Se fera tout petit Pour éviter les cris Tout être vivant doit être conscient que pour protéger il faut déserter Tout être vivant Égoïste un instant Pour partir sans souffrance Les laisser dans l'ignorance

Cora

Cora

 

St3v'N

N'écoute pas ce qu'ils disent Eux qui ne te connaissent pas Eux qui ne te méritent pas Laisse les à ce qu'ils médisent Profite et vis ta vie N'écoute pas ce qu'ils disent Amuse toi de leurs crises Fier face à eux, souris Avance encore et toujours Malgré toutes leurs méprises N'écoute pas ce qu'ils disent Un peu plus toi chaque jour Le ridicule, ils frisent Continue pas après pas Tel le phœnix, envole toi N'écoute pas ce qu'ils disent J't'aime mon loulou... Source :

Cora

Cora

 

Juste trois mots

Juste trois mots Il suffit d’un rien parfois Pour mettre l'autre en émoi Serre moi fort Peau à peau doux et divin D’un torse contre des seins Je te hais Cette douleur qui poignarde Qui de colère nous farde Prends ma main Un soutien bien nécessaire Pour ne pas se laisser faire Juste trois mots Rien de sorcier rien de beau Mais qui calment tous les maux Je t’adore Frêle preuve de tendresse Qui remplace toute caresse Tu me manques Ce grand vide autour de soi Qu'il faut porter telle une croix Ne pars pas Envie d’arrêter le temps De profiter du moment Juste trois mots Syllabes tant attendues Celles-là n’arriveront plus Source :

Cora

Cora

 

Dégâts collatéraux

A ton retour douce sensation Pour moi une jolie diversion Celle d’avoir trouvé un ami De te parler avec envie Idée d’amitié partagée Qui nous a fait nous dévoiler Pensant tout deux aux mêmes choses De l’autre terminer la prose Nous avons partagé du temps Finissant par devenir amants Amitié coulée dans le marbre Comme une stèle au pied d’un arbre Te voir heureux me soulageait Après tous ces durs mois passés Tout s’est arrêté brusquement Inutile contre tes tourments Mes mots ne cessent de te blesser Mon inaction m’est reprochée Je n’sais que faire sauf rester là Face aux fourbes qui rient de toi Jamais je n’ai imaginé Que de moi tu puisses douter Me mettre ainsi à leur niveau Et ne pas me faire de cadeau Plus que tout détruit tu souffrais Je le sais et ne peux le nier J’ai tout mis de côté pour toi Niant les attaques contre moi Sur moi ton regard lourd de sens Subir pour prouver mon innocence Te calmer je n’y arrive pas A mes mots tu ne te fies pas Hier c’était à mon tour Ça n’a duré que quelques jours Je ne sais plus ce que nous sommes Besoin d’être rassurée tout comme Je t’ai connu avant tout ça Je t’ai apprécié pour toi Je ne sais plus trop qui tu es Ce qui me fait vraiment flipper Même si tu me dis être proche Tout a changé et moi je flanche Il suffit de faire marche arrière Encore heureux pas rancunière Je te souhaite d’être heureux Tout ce que je peux faire de mieux Car je n’sais pas trouver les mots Ne veux pas m’ajouter aux maux Alors oui je suis toujours là Toute ma confiance acquise à toi Mais je sais que dorénavant Rien ne sera plus comme avant Source :

Cora

Cora

 

Moi par lui

Je profite donc du défi de jeanmimel, pour écrire la deuxième partie possible d'un de mes précédent écrits : _____________________________________________________________________________________________________________ Pulsation Si elle continue comme ça, je ne tiendrai pas longtemps… Ne pas craquer, pas encore… Sa bouche ? Pourquoi sa bouche a-t-elle cessé ses caresses ? Oh ! Ses seins contre ma peau, j’adore ça… Ces frissons… Comment fait-elle à chaque fois pour me transporter ainsi d’un simple baiser dans le cou ? Je ne la sens plus ?! Ce froid ! Mais je rêve, elle est partie ! Elle a osé ! Ma demoiselle a encore réussi à se jouer de moi ! Mon cœur tape dans ma poitrine et je sens chaque battement dans mes tempes, mon cou, mon intimité… Elle finira par me rendre fou à force de me mettre sans arrêt dans cet état. L’eau ruisselle sur ma peau et me brûle, je sens encore ses crocs torturer ma peau et sa langue prendre soin de mon sexe. J’en tremble alors que la vapeur continue d’emplir la cabine de douche. J’ai envie d’elle, de sa peau contre la mienne, de lui rendre tout le plaisir qu’elle vient de m’offrir comme à chaque fois que nous nous retrouvons… La sentir vibrer comme moi, sous mes doigts, mes lèvres… Je… Comment peut-elle penser que je vais la laisser s’en tirer comme ça ? J’ouvre la porte et me stoppe sur place. Il fait si froid dans la pièce que j’en ai la chair de poule, mes tétons durcissant en l’espace d’une seconde. Un tel choc thermique aurait d’habitude transformé une si belle envie en sexe de petit garçon, mais mon excitation est si forte que mon membre n’a pas faibli. Je me saisis d’une serviette et rejoins ma demoiselle dans notre chambre. Négociation M’entendant rentrer, elle ne m’accorde pas même un regard alors qu’elle finit de se sécher, prête à sauter dans ses vêtements. Elle prend le temps d’appliquer sur sa peau un baume hydratant avant de s’habiller. Ma gorge se serre et mon ventre se noue, contrairement à ce qu’elle peut dire, elle est magnifique ! Et même sans la toucher, sa peau semble être d’une douceur exquise, le parfum de son baume emplissant la pièce. Je ne peux m’empêcher de la rejoindre et de la serrer contre moi. Mes lèvres courent sur ses épaules alors que mon torse vient se coller à son dos. Je lui prends son produit des mains et viens délicatement étaler cette douceur d’amande sur sa peau de velours. Elle se détend et ferme les yeux, ronronnant presque sous mes caresses. Du bout des doigts, j’entame un léger massage pour amadouer ma belle et lui rendre ses idées coquines alors que mon envie vient se frotter contre ses fesses. Je la vois sourire dans le reflet du miroir, un air coquin mélange d’excitation et d’autosatisfaction de me savoir encore dans cet état. Je vais pouvoir jouer moi aussi ! De nouveau mon torse contre son dos, mes mains viennent retrouver son ventre et la serrer contre moi. J’en profite pour la respirer et imprégner mon esprit de son odeur qui me fait tant d’effet. Mes mains se font moins sages et viennent alors titiller ses seins. Je torture ses tétons gentiment puis plus sévèrement. Je frémis de l’entendre gémir et de la sentir se tordre sous mes doigts, donnant de légers coups de bassin contre moi. Vengeance Je la fais se retourner et la bascule sur le lit. Mon corps vient peser sur le sien, renforçant le contact de nos peaux l’une contre l’autre. Sa bouche rejoint mon cou… Je frisonne encore une fois… Avant de perdre le contrôle, je l’arrête sur le champ en l’embrassant à pleine bouche et saisissant ses poignets au dessus de sa tête pour qu’elle ne vienne pas se remettre à me torturer. Ses soupirs emplissent la pièce quand mes dents s’abattent sur ses tétons tendus et ses gémissements viennent chanter à mes oreilles quand mon sexe vient se plaquer contre le sien. Elle essaie de m’attirer à elle mais je prends un plaisir certain à la faire attendre à mon tour. Et pourtant ! Mon sexe me tiraille tant mon envie d’elle est forte… Je me punis presque moi aussi à tourner au tour du pot. Mon sexe prêt à la pénétrer, je reste à l’entrée sans y venir et plante mon regard dans le sien, surveillant la moindre de ses réactions. Alors que je la sens à bout, n’en pouvant plus, je la pénètre d’un coup nous arrachant à tout deux un gémissement de soulagement. Qu’il est bon de ressentir cette chaleur au creux de ses reins… Sa tête a roulé sur le côté, et ma peau tiraille tant elle s’accroche à moi de ses griffes. J’adore ça ! Quelques mouvements de bassin pour la rendre folle et je me retire un sourire narquois aux lèvres. Elle ouvre les yeux et me fixe, complètement perdue. Fier de moi, je fais mine de me lever, espérant un pincement au cœur, qu’elle me rattrape au vol. Domination Ayant lâché ses poignets pour me lever, ses mains de nouveau libres viennent s’agripper à moi et m’attirer contre elle, verrouillant toute fuite de ses jambes autour de ma taille. Je suis à elle, qu’elle me punisse d’avoir retourné le jeu contre elle, j’assume. Mais qu’elle me laisse lui faire l’amour, je crève d’envie de la voir prendre du plaisir ! Ses mains dans mes cheveux, elle approche ses lèvres de mon oreille et murmure : « Je suis à toi, fais de moi ce que tu veux… ». Ces mots ont sur moi l‘effet d’une bombe et mon sexe se tend encore plus, si cela est possible. Je dépose un tendre baiser sur ses lèvres et descends le long de son ventre pour rejoindre son intimité déjà bien trempée. Ma langue se fait joueuse et douce, mes doigts deviennent aventureux et décidés. Chaque mouvement autour de son bouton la fait se tendre, chaque impulsion que je provoque en elle la fait vibrer. Je ne pourrai pas lui faire subir tout ça sans craquer à mon tour. Je ressens chacun de ses gémissements dans mon bas-ventre et l’idée de la prendre là sans aucune retenue m’emplit d’une chaleur qui présage un raz de marée… Alors qu’elle est au bord de l’orgasme, je reviens me placer entre ses cuisses. C’est elle qui d’un mouvement de bassin vient chercher mon sexe, me forçant de ses jambes à venir en elle. Un moment divin de ressentir sa chaleur, sa douceur et les petites contractions de son vagin qui m’annoncent qu’elle profite pleinement de ce qu’elle ressent. Je suis déconnecté l’espace de quelques secondes, profitant de me sentir vivant contre sa peau. Relâchement D’un geste, je remonte ses jambes sur mes épaules et reprends mes va-et-vient avec douceur, me laissant guider par les soupirs et les coups de griffes de ma belle. Puis me laissant dépasser par les sensations qui m’envahissent, mes assauts se font plus forts et rapprochés, accélérant au rythme qu’elle m’impose, ralentissant pour faire durer le plaisir. J’aime jouer avec elle et nos envies… Mais je n’en peux plus, mon bassin danse avec le sien, puis à nouveau vient le rencontrer de plus en plus vigoureusement alors que nos râles emplissent peu à peu la pièce. Je la sens proche de l’orgasme, sa tête en arrière, ses yeux fermés et ses doigts plantés, soit dans les draps soit dans mon dos. Son corps se tord et elle m’emprisonne de ses bras contre sa poitrine. Les soubresauts que je ressens le long de mon sexe me le confirment : ma demoiselle jouit. Et c’est d’autant plus beau que son visage s’éclaire d’un sourire magnifique ! Un coup de dent bien placé au creux de mon cou et le resserrement de son vagin sur mon membre ont raison de moi. Je me sens partir, n’arrivant plus à bouger ou parler, je ne peux que profiter de cet instant divin contre sa peau. Mes gémissements emplissent la pièce et elle vient m’embrasser jouant de sa langue sur mes lèvres. L’espace de quelques minutes, nous perdons la notion du temps, profitant de la douceur de nos peaux l’une contre l’autre, et de ce moment de tendresse que nous partageons toujours après chacun de nos jeux. Non, elle n’allait pas s’en tirer comme ça ! Source : #entry452615

Cora

Cora

 

La confiance

Dans la vie, l'Homme est pluriel. Il réagit différemment aux choses et c'est ce qui en fait sa belle perplexité. C'est valable sur tous les plans, prenons la confiance par exemple. Certains diront que la confiance se donne et d'autres qu'elle se gagne. Certains n'hésitent pas à donner aveuglément leur confiance à l'Autre, sans se poser de question parce qu'ils estiment qu'il en est digne et parce qu'ils choisissent précieusement celui à qui ils l'offrent. Il est alors plus qu'agréable de vivre drapés l'un l'autre dans cette confiance, là où il n'y a aucune place pour les faux semblants et où tout coule de source. Ils ne doutent pas et ne se posent jamais de questions. Rien ne peut venir ébranler cette conviction. Vous pourriez leur dire qu'ils ont tort, ça ne changerait rien. Cependant, ceux-ci ne sont pas dupes et si l'Autre vient à les décevoir ou à les trahir, naturellement cette confiance s'étiole. Mais pour cela, encore faut-il que des preuves matérielles ou non existent. Et s'il s'avère qu'il faut reprendre sa confiance, elle sera perdue à jamais. D'autres ne sélectionnent pas et observent les gens autour d'eux tout faire pour gagner leur confiance, un peu comme une sélection naturelle ou une course à l'amitié. Ils estiment qu'il faut faire ses preuves pour avoir droit au "minimum". Le chemin est souvent long et difficile pour que l'Autre passe certaines barrières et profite de cette confiance nivelée. Quand il fait un pas de travers ou ne va pas dans le sens dans lequel on l'attend, il met simplement plus de temps pour espérer passer au niveau suivant. Mais rarement il ne perd ce premier niveau de confiance qu'on a pu lui accorder, car quand on a trouvé un jouet, il faut l'user. Relation stérile, c'est malheureusement, l'Autre qui se lasse de ces montagnes russes et qui finit par s'éloigner, laissant seul celui qui se berce de l'illusion, disant qu'il ne sert à rien de faire confiance puisqu'on en reste toujours au même point : seul. Reste une question : de ces deux types de pensées, lequel est une preuve de faiblesse?

Cora

Cora

 

Les malfaiteurs sociaux

Il y a parfois des comportements dans mon environnement familial, amical, social ou professionnel que je ne comprends pas. Depuis toute jeune, j’ai pu vivre ou observer comment certains individus peuvent user de différents comportements pour nuire à l’autre. Quelles en sont les origines ? Quels en sont les moteurs ? Que gagnent-ils à cela ? J’avoue ne pas avoir trouvé de réponse définitive mais je continue à chercher et je ne désespère pas de pouvoir guérir un jour ces personnes de cette maladie pour l’instant incurable : la bêtise humaine. Les origines ? Tout commence souvent par la propension qu’a l’homme à donner son avis sur tout et n’importe quoi, ainsi qu’à juger l’autre. Oui cet « Autre » qu’il faudra détruire par divers subterfuges tels que la rumeur et la vengeance, et que j’aborderai plus loin. Il y a une sévère différence entre le fait de donner un avis et celui donner un jugement. En l’occurrence, donner son avis qu’on nous le demande ou pas, permet de partager sur un sujet donné sa position, son opinion, son point de vue dans le but de discuter et d’avancer sur le sujet abordé. Juger, en dehors de toute connotation pénale ou civile, revient le plus souvent à porter un jugement de valeur sur quelqu’un ou quelque chose sans but de faire avancer la situation, mais en tranchant dans le vif. Le plus souvent, l’avis peut se transformer en conseil, quand celui-ci est donné par un ami à celui pour qui il s’inquiète. Cependant, il faut encore que la personne en face puisse faire la part des choses. Un simple conseil peut vite virer au règlement de compte quand la personne qui le reçoit, piquée au vif, ne prend pas le recul nécessaire pour analyser les mots employés. En face à face, la discussion reste possible car on voit vite sur le visage de l’autre que le conseil ne passe pas. Sur les réseaux sociaux, il est plus difficile de connaître la réaction de l’autre s’il ne répond pas à vos messages. On peut alors s’apercevoir de ses tentatives pathétiques à vous répondre indirectement en vous lançant des pics à longueur de messages postés de ci de là, au lieu de venir crever l’abcès une bonne fois pour toute et de passer à autre chose, ensemble ou pas. Mais alors ? Vous me direz qu’il suffit de fermer sa bouche ou de ne participer à aucune conversation pour éviter le drame ? Pas du tout, ma petite dame ! Vos antécédents relationnels peuvent aussi être source de « matière à redire » sans que vous n’ayez levé le petit doigt, un sourcil ou même bougé un poil. En effet, outre la possibilité d’un acte gratuit (oui les malfaiteurs sociaux les plus expérimentés en sont capables), c’est aussi sur votre vécu que vous pourrez être attaqué. Pour quelles raisons me direz-vous ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre. Les raisons? Il peut y avoir autant de raisons que de malfaiteurs sociaux, mais nous pouvons quand même en ressortir les grandes catégories. - La jalousie Sur le net ou en dehors, les relations entre les personnes finissent implacablement par créer des tensions et de la jalousie. Sentiment que j’ai beaucoup de mal à appréhender, mais très répandu et qui peut causer énormément de tort pour qui ne sait pas le gérer correctement. Sentiment d’ailleurs beaucoup plus féminin que masculin. En effet, quand pour certains la jalousie est une marque de son attachement à l’autre, pour d’autres c’est aussi synonyme d’exclusivité et de mise en place de systèmes de protection complexes pour éviter qu’on leur pique un jouet. Quand le jouet vient à trop fricoter avec autrui, quand autrui tourne trop autour, l’alarme se met en marche et les effets peuvent être plus ou moins destructeurs. Cette jalousie peut aussi se manifester quand certains possèdent une chose ou un lien inconnu pour la personne concernée. Cette non-possession est alors source de frustration et par extension de jalousie. « Si je n’ai pas la chance de profiter de ça, alors les autres non plus ! » Et c’est là que les méfaits commencent, allant vers une montée progressive de la méchanceté de son auteur. - La vengeance Vos relations avec autrui peuvent donc être source de problèmes. Faites un pet de travers et on vous le fera payer tambours battants. Quoique même ne rien faire, peut être raison de vengeance. La plupart du temps les vengeurs masqués le font pour faire souffrir l’autre au moins à la hauteur de ce qu’ils considèrent avoir pu souffrir. Pratique perverse, la vengeance ayant d’abord pour but de se soulager, prend alors une toute autre tournure pour le malfaiteur qui ne sait pas la gérer et le plaisir à faire souffrir apparaît. Tout est bon pour mettre en œuvre sa vengeance. N’essayez surtout pas de vous excuser, cela ne ferait qu’empirer les choses car : il faut être sûr de s’excuser pour la bonne raison, il fallait de toute façon s’excuser plus tôt et il aurait fallu ne pas avoir à s’excuser ! - La différence de l'autre par rapport aux critères de normalité ancrés en chacun de nous (sorte de discrimination) Sur le net, encore plus que dans la vie de tous les jours, vous vous devez d’être irréprochables, lisses, malléables et sans avis personnel. Osez faire preuve d’individualité et on vous le fera payer, d’autant plus si vous vous opposez à la « mauvaise personne », celle-ci fera s’abattre une pluie de grêle sur votre crâne chétif. Soyez différents et vous serez jugés. Bien sûr, nous pourrions parler de l’« anormalité » dans vos choix sexuels, de la couleur de peau différente de celle du malfaiteur social ou même de différences de croyances et de religions. Cependant, il s’agit ici d’autres critères qui troublent les esprits. Aimez différemment, osez parler de vos sentiments, ayez une approche différente du couple ou de l’amitié, ayez envie de voir la vie de façon innocente pour vous protéger de la bêtise de l’Homme, ne prêtez pas attention à ce que les autres pensent de vous, et vous voilà sûrs de vous attirer les foudres des bien-pensants, des je-sais-tout, et autres malfaisants sociaux. - And the last but not the least! (Et le dernier et pas le moindre !) : L'ennui Et oui ! Beaucoup d’entre nous s’ennuient dans la routine de leur petite vie. Mais seuls les plus faibles, ceux qui ne savent pas se donner un coup de pied aux fesses pour avancer en arrivent à devenir malfaiteurs sociaux, « juste pour s’occuper ». Et c’est là le plus navrant. Comment réussir à excuser ce comportement visant à pourrir la vie d’autrui juste parce que notre propre existence n’a pas assez d’intérêt pour s’en contenter ? C’est malheureusement dans cette catégorie que nous trouverons le plus de récidivistes, car ceux-ci sont capables de sauter d’une victime à l’autre sans sourciller, pour le peu qu’elle ait un intérêt divertissant certain. Peu importe le profil du malfaiteur social, ils partagent tous les mêmes pratiques avec plus ou moins de succès selon leur connaissance du sujet attaqué ou leur expérience dans le domaine. Mais quelles sont donc ces pratiques ? Quelles sont leurs pratiques? Les malfaiteurs sociaux mettent en place divers subterfuges pour discréditer leur victime aux yeux de tous en lançant des rumeurs les concernant ou en mettant en place un véritable harcèlement direct ou indirect, faisant parfois participer les gens autour à leur insu. On s’aperçoit d’ailleurs régulièrement que le malfaiteur social peut se lier à d’autres malfaisants pour le peu qu’ils aient en commun une même victime. Le vrai malfaiteur social, l’expérimenté, sera même capable de faire germer chez une personne neutre l’idée qu’elle en veut à la victime désignée pour de véritables raisons, objectives et quantifiables, avec pour unique but : l’association de malfaiteurs ! On pourra donc observer les comportements suivants : - Lancer une rumeur concernant la victime et l’entretenir - Parsemer le réseau social de diverses informations peu flatteuses pour le sujet concerné et le discréditer aux yeux des autres - Etre sans cesse en opposition avec la victime et s’arranger (grâce aux rumeurs) pour que d’autres membres du réseau social le prennent en grippe - Se plaindre sans cesse du comportement de la victime, vue le plus souvent comme quelqu’un qui serait doté de tous les vices les plus inavouables Cette liste est bien sûr non exhaustive et il ne tient qu’à vous de la compléter à votre bon gré selon votre expérience personnelle. Je vous serai d’ailleurs reconnaissante, pour faire avancer le schmilblik, de me transmettre tout ce qui a pu m’échapper. Le harcèlement reste pour ma part le plus incompréhensible car le plus prenant en temps et en attention. En effet, le harceleur se doit d’être « au taquet » pour ne laisser passer aucune faille de la victime et rebondir négativement sur tout ce qui peut être dit ou fait par celle-ci. Cela me remémore une réplique pleine de sens : "Que chacun s'occupe de sa vie sans s'occuper de celle des autres et ce sera bien!" (Malheureusement cette citation n'est pas exacte au mot près, ma mémoire me faisant défaut, mais l'idée est bien là). Là oui je vous vois venir! Vous me direz que c'est plutôt censé comme remarque! Certes. Seulement quand celle-ci vient directement d'un malfaiteur social qui n'a pas hésité à user de calomnie, mensonge et divers autres subterfuges de la panoplie du petit auteur de méfaits en herbe... Je vous répondrais que c'est surtout l'hôpital qui se fout de la charité! Maintenant que notre étude nous a coupé bras et jambes devant tant d’aberrations, de causes de frustration et de détresse sociale, je vous propose de nous remonter le moral en étudiant les solutions à y apporter. Là aussi, n’hésitez pas à me contacter pour en compléter la liste. Quelles solutions à tout ça ? Dans une optique « faites l’amour pas la guerre », j’aurais tendance à dire qu’ignorer les auteurs de ses méfaits sociaux, reste la meilleure des solutions. Peu fatigante, elle ne vous laisse certes pas l’occasion de vous défouler mais vous permet cependant de profiter du spectacle, un peu comme chez Guignol, et de regarder vos malfaiteurs se démener en vain jusqu’à épuisement. Dans une optique plus « participative », je pense sans mal que le dialogue peut être une solution, quand bien même l’individu en face de vous est équipé de suffisamment de bonne foi et d’intelligence dans ses relations à autrui. Mais attention, le malfaiteur social est capable de venir à vous pour tirer encore plus d’informations à utiliser contre vous par la suite. Je vous conseille donc d’être très vigilant sur les sujets abordés et vous donne l’astuce suivante : « Egrener des données de l’énoncé, inventées de toute pièce, et que vous seul (ou éventuellement une personne de confiance) connaît. Il sera alors bien simple de confondre votre bourreau. » Enfin, nul n’est à l’abri d’un dérapage. Le mot ou le geste de trop. Le moment où le point de non retour est atteint et que vous ne maîtrisez plus votre regard assassin, votre langue venimeuse, ou vos membres qui se retrouvent alors dignes de certaines armes de destruction massive. J’oserai citer l’exemple suivant : « Agathe*, lycéenne de 17 ans, subit depuis maintenant plusieurs mois les railleries et les attaques incessantes de certains membres masculins de sa classe sur son physique et son manque d’assurance. Jusque là, la demoiselle avait pris sur elle, pleuré avant chaque rentrée de vacances, sans rien dire et en espérant que tout s’arrête. La première optique décrite ci-dessus n’ayant pas fonctionné, elle tente alors le dialogue… de sourds… Frustrée, déçue, elle en était arrivée à demander son changement d’établissement pour avoir la paix l’année suivante. Arrive alors le jour fatidique. Après une énième provocation de leur part, l’envoi d’une règle métallique sur notre sujet d’étude, elle craque. Non pas que la règle soit de trop dans l’histoire, mais la remarque suivante fut la goutte d’eau : Je ne comprends pas comment ta mère a pu se laisser sauter par ton père, surtout quand on voit le résultat ! Au delà du fou rire des attardés mentaux suscités, un cri de douleur se fit entendre dans la salle de cours. Agathe excédée que l’on parle ainsi de son père décédé en était venue aux mains, balançant sur son bourreau une énorme poubelle en bois aux angles tranchants. » *Pseudonyme utilisé pour conserver l’anonymat de la victime concernée Petite leçon à retirer de cette histoire : dès lors, elle fut tranquille pour le restant de sa scolarité. Comme quoi, en venir aux mains peut être une solution… Cependant, je tiens à vous mettre en garde : vous risquez des sanctions plus ou moins lourdes selon la réaction épidermique que vous pourriez adopter, tout comme d’ailleurs les acteurs de médisances sur autrui. De plus, nous parlons ici d’une mise en situation IRL (In Real Life, dans la vraie vie), mais nous pouvons aussi observer ces mêmes phénomènes, cette fois-ci verbaux, sur internet et dans tous les réseaux sociaux, blogs, forums etc... Pour conclure Bien installés chez vous derrière votre écran, vous pensez surement être à l’abri soit des attaques à votre personne, soit des conséquences à attaquer autrui. Mais détrompez-vous ! Victimes, vous pouvez vous défendre et bourreaux, vous pouvez subir un retour de bâton ! En France, la liberté d’expression est un principe intangible. Toute personne peut librement émettre une opinion, positive ou négative, sur un sujet, mais aussi sur une personne. Il s’agit d’un droit fondamental inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Cependant, comme pour tout droit, son abus peut être sanctionné, dans les cas déterminés par la loi. C’est ainsi que les auteurs de propos diffamatoires, d’injures ou de dénonciations calomnieuses encourent des sanctions pénales. Selon que l’infraction est commise en public ou dans le cadre privé, la sanction est donc plus ou moins lourde. Vous encourez une amende de 38 € (contravention de 1e classe) pour une diffamation ou une injure proférée en privé (articles R. 621-1 et R. 621-2 du Code pénal), contre 12 000 € si vous tenez les mêmes propos en public (sur Internet, dans un bar, sur votre lieu de travail) (articles 32 et 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse). Bibliographie indicative : Le harcèlement moral - La violence perverse au quotidien, Marie-France Hirigoyen, Etude, 12/2011 Le harcèlement moral dans la vie privée : une guerre qui ne dit pas son nom, Laurent Hincker, Etude, 11/2012 Vengeance face à face, Victime-agresseur, une relation à inventer, R. Verdier, Essai, 01/2004

Cora

Cora

 

Interlude nocturne

Ta peau contre la mienne et tes crocs plantés dans mon cou, tout ce qui me fait frémir quand je suis près de toi. Chaque pincement me tire ces gémissements que tu aimes tant obtenir de moi. Tu relèves la tête et plantes ton regard dans le mien en me souriant, rien autour de nous ne pourrait venir gâcher ce moment divin. À peine le temps de te rendre ton sourire que tu déposes tes lèvres douces contre les miennes, me faisant fondre un peu plus en me caressant la joue. À chaque fois, nos petits diables sont heureux de se retrouver et j'aime ça. Comme chaque fois, nos corps fusionnent avec passion mais ce sont nos esprits qui en retirent un plaisir sans fin. Mes griffes plantées dans ton dos, je sens ton excitation grandir contre ma cuisse et je m'imagine cette intimité dressée avec envie. Tu m'as tellement manqué... Mes yeux s'ouvrent alors, fin de ce doux rêve... Je tends le bras vers cette place vide à mes côtés, espérant quand même t'y trouver mais en vain... Ce manque... Tes bras pour me tenir chaud et me rassurer, tes mots pour m'éviter de trembler, même tes blagues pas drôles viennent à mes pensées! Ces pensées... D'abord sages, me remémorant notre dernière rencontre et le temps passé. Puis inavouables, repassant le film de notre nuit devant mes yeux. Sans vraiment m'en rendre compte, mes doigts ont commencé à jouer, agaçant un téton déjà durci d'excitation. Je te revois gémir sous ma langue et mes mains. Ton corps répond toujours au mien d'une délicieuse façon, te contractant et gémissant sous mes attaques. Cette mélodie dans mes oreilles m'excite toujours à un point inimaginable et je pourrais presque jouir avec toi alors que tu ne me touches pas. Soudain la vue de ton corps dans cette douche et de ton sourire amusé parce que tu sais que je suis là à t'observer. J'ai envie de toi. Envie de te sentir trembler quand je dépose sagement mes lèvres sur ta joue, ton cou. Envie que tu t'agrippes à moi quand je viens croquer ce centimètre carré de peau que j'affectionne tant. Envie de tes mains dans mes cheveux quand ma langue s'amuse le long de ton sexe et de tes soupirs quand ma bouche en prend pleinement possession. Si seulement je pouvais remonter de ton ventre à ta bouche, mes baisers suivant mes griffes sur ta peau... Cette envie de toi me tiraille et déjà depuis quelques minutes mes doigts fouillent mon intimité trempée du même désir que celui qui m'envahit quand je me joue de toi. Te faire languir en glissant ton sexe contre le mien, t'entendre gémir mon prénom et cette phrase que j'adore : "Tu vas me rendre fou!" Et mettre fin à ton supplice en te laissant venir en moi, accroché à mes hanches. Un bruit dans ma chambre pourtant si silencieuse à cette heure de la nuit, mon trouble alors que mes doigts viennent remplacer ton sexe au fond de moi. Mon bouton dressé, sensible, me fait frissonner à chaque passage de ma main sur lui. Je n'en peux plus, pourquoi n'es-tu pas près de moi? La danse de mes doigts s'accélère et mon autre main vient prendre soin de mes seins alors que je nous imagine encore. La danse de nos bassins dans ce lit, délicieuse, précieuse, sauvage et tendre à la fois. Nos gémissements qui se répondent, nos regards qui ne se lâchent pas quand le plaisir ne nous submerge pas trop. Tes griffes se plantent en moi alors que tu te tends et ma poitrine vient se poser sur ton torse quand enfin l'orgasme nous terrasse. Comme celui qui a eu raison de moi cette nuit... Quelques instants plus tard, de nouveau cachée sous ma couette, je me suis endormie avec ce moment câlin en tête, celui que nous avions partagé ma tête sur ton épaule. As-tu senti toi aussi mes lèvres sur ta peau, tout comme j'avais la sensation de tes mains sur mon corps? Tu m'as avoué sentir ma présence à tes côtés bien des fois, j'espère que cette nuit mon esprit est aussi venu réveiller le tien. Source :

Cora

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