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Au soleil couchant...

Posté par LadyRose, 16 février 2012 · 162 visite(s)

La pièce est sombre, juste léchée par les derniers rayons du Soleil couchant. C’est ici que vous m’avez donné rendez-vous, dans ce luxueux pavillon au bois sombre, orné de nombreux shoji, ces délicates portes en papier de riz laissant transparaître des ombres chinoises…

Je suis assise, face au mur, dans mon kimono de soie, les cheveux relevés d’une simple épingle. Je vous attends, me délectant des dernières caresses du Soleil. Je ferme les yeux…

Je m’apprête à libérer ma chevelure quand deux mains chaudes arrêtent mon geste. Surprise je réouvre les yeux, et découvre sur le mur une ombre dansant derrière moi. Je laisse mes mains glisser le long de mon buste jusqu’à mes genoux, laissant libre cours à l’inconnu derrière moi. Il s’empresse de débarrasser ma tête de l’épingle, faisant tomber ma chevelure en cascade sur mes reins. Sans savoir pourquoi, je me sens en confiance…

L’ombre bouge, s’agenouille et s’approche de mon visage. Une légère brise chaude caresse ma nuque.

« Bonsoir » dit-il d’une voix suave.

Je vous ai reconnu,  vous êtes enfin là, agenouillé derrière moi. Votre silhouette puissante m’impressionne, l’ombre vous va si bien…

« Bonsoir » dis-je d’une voix discrète.

Vos mains se posent sur ma nuque, et lentement, font glisser l’encolure de mon kimono. Mes épaules découverte, vos lèvres s’empressent de les embrasser, délicatement, comme on baiserait les pétales d’une fleur. La chaleur de vos mains accompagne la douce étoffe dans sa chute le long de mes bras … Ce contact me fait frémir. Je frissonne… Vos baisers remontent le long de mon cou, vous me serrez contre vous… Votre langue dessine la courbure de ma nuque, enlace le lobe de mon oreille, sensuellement dans un soupir…

Vos mains se font moins sages, partent à la découverte des collines d’albâtre, les entourent de leur protection virile… Les effleurent…. Je glisse une main dans vos cheveux, et dégage ma nuque, laissant le champ libre à l’impérieuse envie…
Ces quelques contacts ont libéré les papillons de mon désir, dont chaque battement d’aile disperse une douce chaleur.

« Possède-moi » tels sont les sons que laisse échapper ma bouche…

Dans un long soupir, vous m’enlacez dans vos bras, enfouissez votre visage dans mes cheveux, me serrant comme on étreint une chose fragile que l’on ne veut briser. Votre souffle brûlant m’enivre…
Les pans de votre veste s’écartent, offrant à ma peau le contact de la votre, reflet de votre désir ardant. Vous frissonnez…

Lentement, alors que vos mains glissent  vers le nœud de mon obi, votre visage s’approche du mien, l’effleure, le cajole comme l’on fait lorsque l’audace laisse place à la passion… Lentement, de peur de ne pas apprécier assez chaque instant.
L’étreinte du obi disparaît, de même que la vigueur de l’étoffe de soie. Libéré de cette entrave, mon dos vient épouser les courbes de votre corps… De ma main dans vos cheveux, je vous guide vers ce premier baiser…
Nos visages, si proches pourtant, n’ose se toucher. Nos souffles se mêlent, nos lèvres se frôlent, mon regard se perd dans le vide…
Cet instant semble durer une éternité, comme si nous n’osions pas… La tension de notre désir nous électrise, les battements de nos cœurs, nos respirations s’emballent… Nos lèvres se rapprochent, d’abord timidement, leur contact révèle alors un baiser empreint d’une intense passion. Nos langues, prises dans une danse sensuelle se mêlent, s’entremêlent, se libèrent, pour mieux recommencer…

Vos caresses lascives s’évadent sur mon corps, de mes seins délicats, glissent sur mes flancs, jusque dans l’antre aux papillons. Je m’évade…
Cet échange intime en moi l’envie de me laisser apprivoiser, de vous offrir mon contrôle, de me perdre en vous…



Je m’abandonne à vos caresses… me blottis contre vous, à la chaleur volcanique de votre peau… Je glisse mes mains dans votre nuque, la frôlant du bout des doigts. Malgré votre ardeur, vous frissonnez à mesure que leur pulpe vous touche… Délicatement je précipite la chute de votre veste en écartant ses pans, prolongeant la course de mes doigts sur vos bras, enveloppant vos mains… glissant le long de vos doigts, entre vos doigts, lentement… L’envie vous fait serrer les points. Vous agripper mes mains, conduisant leur valse sur mon corps, me caressant malgré moi. Vous croisez nos bras sur ma poitrine, m’attirant à vous plus encore. Votre ardente virilité se dresse contre moi, pilier de votre passion… La chaleur m’envahis, je rougis de cette expression de désir…

Votre cœur bât à tout rompre, vous resserrez votre étreinte, respirant mes cheveux comme si votre vie en dépendait. Je n’ai plus aucune volonté, vous pourriez faire de moi ce que vous voudriez, si vous le saviez…

Dans un ultime soupir, vous me déposez sur vos hanches, prête à prendre place sur mon piédestal. Sa force, votre puissance, m’effleure, me caresse, se joue de mon humidité… Tu glisses, t’immisces le long de mon intimité, sur le pourtour de ma fleur. Mon bassin ondule contre tes hanches, ma peau frissonne, et pourtant j’ai si chaud… Nos ombres déjà fusionnées transpirent de désir, s’étirent à mesure qu’il croit, encore et encore…

Sur nos corps siamois perlent des gouttes de sueur brûlantes, ajoutant à la moiteur ambiante. Tu sais que tu pourrais…  Mais tu prends plaisir à m’amener au bord du précipice, d’un désir intenable…

Décroisant mes bras, tu les guides dans leurs mouvement saccadés, les frôles, de l’épaule au bout des doigts, d’une main… L’autre cajole mes seins, leurs courbes fiévreuses. Je perds chacun de mes repères à mesure que tes caresses prennent possession de moi, comme un pantin au bout de tes doigts… Ma respiration suit leurs caprices, je sursaute, me calme, ils me surprennent encore, m’abandonnent…

Tu juges le moment arrivé. Tes mains rattrapent les miennes, les déposent dans ta nuque, m’offrant toute à toi. Mon cœur s’emballe, ma respiration saccadée s’accélère. Tu souris, je le sens… Tu harponnes ta hampe d’une main, jouant encore avec mon sexe gonflé, je suis à bout, au bout de toi… Puis d’un coup d’un seul, tu t’introduits, me cambrant de tout mon long, rejetant la tête en arrière… Surprise de ton assaut, et en même temps sous l’emprise d’un désir immense, enfin je te découvre en moi. Sur le mur, nos ombres entament un lent balais synchrone… Elles s’enlacent, ondulent, se fondent, puis de détachent…

Chaque avancée de ton sexe fièrement gonflé, raisonne le long de mon antre en de savoureuses vibrations. Je ressens de toi tout le relief, toute la puissance… Je ferme les yeux… La moiteur de nos corps ardents, la chaleur de ton souffle dans mon cou… La fièvre de tes mains sur mon corps… Les gémissements qui s’échappent d’entre nos lèvres… Le plaisir est immense, le désir toujours croissant… Les parois de mon antre se resserrent sur ton vit. Tu râles… Je sens chacun de tes assauts aller plus profondément en moi, ton gland turgescent… Tu m’emplis…

Une main entourant mon sexe, l’autre serrant ma taille, tu m’enjoins à amplifier le mouvement. Nos ombres se déchaînent… Tes doigts s’affairent sur mon bouton. Mon corps danse sur ton pieu, glissant de haut en bas, se délectant de sa force, de l’agilité de tes doigts… Ton bras me resserre contre toi avec puissance me possédant encore… Je sens ta langue léchant avidement mon cou, se délectant de son humidité salée, prémices d’un autre délice. Le plaisir m’envahit…

Ton vit se gonfle encore, et encore… Tu serres encore ton étreinte. Mes gémissements se font cris… Tu glisses un doigts en moi, accaparant tout mon plaisir. Je me perds… La chaleur me submerge, chaque coup de rein n’est que décharges et étincelles. Tu enfonces tes dents dans mon cou, réprimant un cri… Mon antre se contracte autour de toi en de puissantes convulsions… C’est l’extase. Le plaisir est trop fort, tu ne tiens plus… Dans un long cri rauque tu déverses en moi l’offrande de ta jouissance.. Je n’entends tien, ne vois plus rien, je ne sens que toi, dieu de mon ivresse… Toi qui dans cette étreinte m’a transportée. Je voudrais rester pour toujours là, à toi, de tout mon être, sans concession… Dieu de mon extase…

Lorsque je réouvre les yeux, mon regard plongé dans le tiens, des perles coulent sur mes joues.

Des larmes roulent
Je pleure
Tu souris






j aime trop alors +1j adore  rose  en rouge et NoireMariveau
Merci beaucoup Mariveau :clap:
Magnifique, c'est très très beau, délectable, sensuel, délicieux,  excellent choix des images toutes en finesse, j'ai adoré ce texte écrit avec tellement de délicatesse, j'en suis tout ému!! Bravo belle fleur, je suis encore tout retourné!!!
Pfiouuu quel compliment :clap: ...Ravie que cela t'aie ému...Merci Bigbi :clap:

LadyRose, le 17 février 2012 - 15:59 , dit :

Pfiouuu quel compliment :oops: ...Ravie que cela t'aie ému...Merci Bigbi :bisou:
Ah non, c'est vrai, j'adore ta manière d'écrire, je suis très admiratif, j'espère que tu vas nous régaler vite, ...
C'est vraiment gentil :)Merci...
j'ai ............des tits papillons dans le bas du ventre :bisou: J'aime la "montée" du texte comme dans l'acte vrai  .Comme toujours sans mot vulgaire c'est tellement plus intense.Pareil un "up" ^^
Merci mon petit ninja :bisou:
Ta plume est merveilleuse. Ton texte déborde de sensualité.J'ai adoré le passage du vouvoyement au tutoiement aussi...Un très très grand bravo :bisou: :oops:
Merci Fanie :-)J'avais justement peur que ce changement passe pour une erreur de ma part :bisou:
Ho non ! Au contraire, j'ai trouvé que ça laissait transparaître la montée du désir, le lâché-prise...C'est subtil, j'ai adoré :bisou:
Alors c'est super ;-)Merci

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